Les gendarmes lors de la campagne de France en 1814

                                                                                                                                     

{Back}                                                                                                                                {Go To}

Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.    Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.    Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.    Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.

Des gendarmes fin Révolution début du consulat, dessins de Rousselot.

       

Pour vos commandes Pedersoli en Belgique une seul adresse

Wapenhandel Nikabi

Testeltsesteenweg 66C

3271 Averbode - Belgium

e-mail : wapenhandelnikabi@telenet.be

website : www.wapenhandelnikabi.be

La gendarmerie en 1814

Chose importante, mais peut connue :

N’oublions pas, que la gendarmerie départementale à elle aussi fait partie de la Garde Impériale ! Suite à ses exploits à la bataille de Montereau du 18 février 1814. En effet, la gendarmerie commander par le capitaine Jean-Baptiste Dourthe, de la Légion d’Espagne, a reçu ses lettres de noblesses à la fin de l’empire. Un lettre spéciale, dictée par l’Empereur en son quartier impérial de Surville, le 19 février 1814, et adressée au général comte Drouot, aide-major de la Garde impériale. L'Empereur demande d'intégrez la gendarmerie à sa Vielle Garde. Ils ne feront partie de la Vielle Garde que 51 jours.

Les gendarmes à Montereau, le 18 février 1814

            L’Ecluse, 4 heures 30 du matin, les cavaliers du général Delort montent à cheval et se dirigent sur le bois de Valence précédés d’éclaireurs ; derrière eux, marchent : la brigade de Coetlosquet, le capitaine Jean-Baptiste Dourtre, (ancien d’Espagne, né le 22  mai 1770, à Landres, il reçoit un sabre d’honneur de Bonaparte. À l’armée de Sambre et Meuse, à l’armée d’Allemagne, à l’armée du Rhin. En 1804, il passe au 4e cuirassier, reçoit la Légion d’honneur, en Italie en 1805 et 1806, Wagram, Dresde, etc. Lieutenant le 8 janvier 1807, il charge à Heilsberg, le 11 juin. Adjudant major le 19 juillet 1808, capitaine le 4 mars 1812, Polotsk, Smolianof. Affecté à la 3e légion de gendarmerie d’Espagne. Il arrive en Espagne en 1813. Rentré à Paris le 9 novembre 1813, il sera avec ses gendarmes à Montereau-Fault-Yonne). Ses gendarmes et son artillerie, puis 6 escadrons du général Grouvel, enfin, les trente bataillons de gardes nationaux encadrant une compagnie d’artillerie, soit 4 500 fantassins, 1 400 chevaux et 16 pièces d’artillerie.

            L’Empereur, a donné à Pajol l’ordre "de ne point s’épargner". Voici Panfou, Valence ; rien à signaler que des futailles défoncées et quelques hussards du prince Ferdinand. On entre en forêt ; "Halt ! …" Des patrouilleurs ont entendu des commandements en allemand, puis ils ont aperçu des chasseurs bavarois et des hulans. Une compagnie de gendarme serre la tête ; suivant sur deux files les fossés de la route, ils encadrent à droite et à gauche les cavaliers du général Delort ; la marche reprend. 7 heures : coups de canon en avant ; les pelotons d’avant-garde viennent d’être salués par une batterie autrichienne et des fantassins installés à la demi-lune (croisement de la route de Provins à Fontainebleau). Des cavaliers lancés sur eux sont ramenés. Les canons de Dourtre, mis en batterie sur la route, ouvrent le feu pendant que le général de Coetlosquet et les gendarmes gagnent, par les sentiers ou à travers bois, la lisière orientale ; mais en arrière de la ferme de "Maupertuis" des escadrons wurtembergeois sont en bataille. Le général Pajol, attends pour déboucher en plaine, l’arrivée à sa hauteur des bataillons de Pacthod engagés dans le bois de Valence-en-Brie, à l’ouest de la route de Paris. L’ennemi se retire ; en effet, plusieurs bataillons de gardes nationaux sont sortis des bois et s’avancent vers les fermes de "la Mare Grand-Champ" et du "Dragon-Bleu". Mais, pour faciliter ces mouvements, les gendarmes postés de part et d’autre de la route et face à "Plat-Buisson" ont attiré sur eux le feu de l’ennemi. "C’est l’exacte vérité de dire, qu’il fallait que ces intrépides gendarmes eussent un bras ou une jambe emporté pour cesser le feu. Ils ne regardaient plus les balles comme dignes de leur attention ; et, cependant, elles y pleuvaient, car l’ennemi avait fait avancer plusieurs bataillons, soutenus par une nombreuse artillerie", écrit le capitaine Biot, chef d’état-major de Pajol, dans ses mémoires.

            Le général, désespéré de les voir maltraités et de devoir diriger les blessés sur Melun pour obtenir un pansement faute d’officier de santé, envoie Biot chercher à la réserve un bataillon de gardes nationaux afin de soulager ces braves gendarmes. L’officier revient peu après suivi du bataillon d’Eure-et-Loir, le seul des trente uniformément habillé de capotes, coiffé de shakos, équipé de havresacs. Hélas, l’habit ne fait pas le moine. Arrivé à la lisière du bois, Biot répartit les gardes entre les gendarmes, mais il n’est pas parvenu à la gauche de la ligne que les hommes de droite ne sont déjà plus à leur poste. 11 heures : l’ennemi s’est renforcé ; le petit Corps de Pajol, seul au combat depuis le matin, est aux prises avec la moitié du Corps du prince de Wurtemberg. Au centre, le bataillon du capitaine Dourtre, celui d’Eure-et-Loir et l’artillerie aux lisières des bois et vers "Plat-Buisson". A gauche, huit bataillons de gardes nationaux, deux brigades de cavalerie entre les bois et les "Courreaux". A droite, sept autres bataillons et six escadrons de chasseurs, devant le "Dragon-Bleu" et la "Mare Grand-Champ". En réserve, le reste de l’infanterie de Pacthode, quatorze bataillons. 

            Le soir du 18 février, le général Pajol, écrit à l’Empereur "Je dois dire que le corps de gendarmerie s’est très bien conduit". L’Empereur dicte de son quartier général une lettre adressée au comte Drouot, aide-major de la Garde impériale à Montereau : Mon intention est de ramasser tous les gendarmes à pied de l’armée ; les deux bataillons d’Espagne font 800 hommes, mais il y en avait avec le général Pajol et d’autres corps. Il y a aussi des douaniers. Voyez à réunir tout cela pour augmenter la réserve de ma vielle Garde. J’ai déjà 18 bataillons ; avec les sapeurs et les marins de la Garde fera dix-neuf ; ce qui, avec le secours des tirailleurs, dont j’ai ordonné la formation fera, je crois, près de 9 000 hommes. Il faudrait encore renforcer cela par un bon bataillon de douaniers, s’il est possible, ou par un bataillon de gendarmes à pied. Le capitaine Dourtre et ses gendarmes termineront la campagne rattachée à la Garde impériale.

            Voilà aussi comment, suite à leurs héroïsmes à la bataille de Montereau, les légions de gendarmerie d’Espagne, entrèrent le 19 février dans la Garde impériale, Garde qu’ils quittèrent à l’arriver des Bourbon.

Mes remerciements à l'Adjudant Bruno Dupuis - Source : Archive de la gendarmerie du musée de Melun.

 Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.    Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.    Documents de la collection Yves Moerman, reproduction interdite - Copyright.

Gendarmes d'élite vers 1812, dessins de Rousselot.

Les documents de la collection sont reproduction interdite - Copyright.

 

contacter l'auteur : Yves Moerman

Contact : ym04@skynet.be

       

Pour vos commandes Pedersoli en Belgique une seul adresse

Wapenhandel Nikabi

Testeltsesteenweg 66C

3271 Averbode - Belgium

e-mail : wapenhandelnikabi@telenet.be

website : www.wapenhandelnikabi.be

{Back}                                                                                                                                {Go To}