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Ferdinand Porsche

Libre. Ferdinand Porsche se sent enfin délivré, même si une curieuse sensation d’angoisse lui vrille l’estomac. Après avoir travaillé 30 ans chez de nombreux constructeurs d’automobiles, il part pour une nouvelle vie à 55 ans en créant son propre bureau d’études. Maintenant, pour vivre, il doit chercher des clients.
(Patrice Vergés)

Malgré la conjoncture détestable et les 4 millions de chômeurs nés du terrible krach de Wall Street qui a anéanti l’économie de l’Allemagne, Porsche reste confiant. Il sait que sa renommée a largement dé passé les frontières de son pays, puisque Skoda et GM l’ont sollicité. Désirant désormais travailler sans pesantes contraintes hiérarchiques ni conflits d’intérêts nés d’inévitables rivalités internes, il a poli ment refusé, sans oublier que ces firmes étaient des clients potentiels.
Son carnet de commandes de départ se résume en tout et pour tout à l’unique étude d’une berline moyenne pour Wanderer, une petite firme automobile de Saxe. Ce 17 décembre, déjà une douzaine de collaborateurs qu’il a débauchés de chez ses employeurs successifs, renforcée par la présence de son jeune fils Ferry, planche sur le dessin de la future Wanderer 22. Ce projet est baptisé «numéro 7» afin que le constructeur ignore qu’il est le tout premier travail du petit bureau d’études. Ce soir-là, comme tous les soirs d’ail leurs, les lumières brilleront longtemps aux fenêtres du 24 KronenstraBe, car Porsche a promis de livrer les plans définitifs dans quatre mois. Une folie! Les mains dans les poches, il regarde d’un oeil critique mais satisfait les premiers croquis sur les planches à dessin.

Passionné par l’électricité
Que de chemin parcouru depuis 1893! A 18 ans, le jeune Ferdinand, au caractère déjà difficile, a réussi à convaincre son père, ferblantier, que sa passion, c’est l’électricité naissante qui va révolution n4er le monde moderne. Résigné, Anton Porsche, qui avait rêvé que son fils lui succède, l’envoie à Vienne travailler dans une importante compagnie électrique. Là, il montre rapidement un réel génie inventif, qui lui vaut d’être sollicité par le carrossier Lôhner, celui-ci désirant produire sa première automobile. Porsche dessine un véhicule dont la particularité est d’être animée par des moteurs électriques placés dans les roues.
La Lôhner Porsche, transformée peu après en voiture hybride à mécanique thermique, apporte une sacrée notoriété à ce jeune homme de 25 ans. Il est approché en 1905 par la firme autrichienne Austro-Daimler, qui l’engage comme directeur technique. Passionné par la compétition automobile, qu’il pratique, il dessine ses premières voitures de tourisme et de course, notamment l’intéressante Sascha pilotée par Alfred Neubauer.
D’un caractère peu conciliant, il ne pense qu’à créer en ignorant les hiérarchies et les bilans financiers. Après une violente altercation avec les actionnaires d’Austro-Daimler, il quitte la firme autrichienne pour entrer chez Mercedes. En Allemagne, il travaille sur des voitures de tourisme et sportives, notamment la fameuse lignée des Mercedes SSK à compresseur. Mais, lors de la fusion entre Mercedes et Benz, il se retrouve en concurrence avec l’homologue de cette firme. Porsche, auréolé de son titre de docteur honoris causa de l’école Poly technique de Vienne, n’est pas prêt à jouer les seconds couteaux.
Fin 1928, au cours d’une terrible dis pute où il jette à terre son éternel chapeau mou, il claque la porte de Mercedes pour revenir en Autriche, chez Steyr. Le séisme boursier de septembre 1929 pousse la petite firme autrichienne à fusionner
avec Austro-Daimler, qu’il a quitté en mauvais termes quelques années plus tôt. Porsche préfère rompre son contrat et, malgré le climat économique morose, crée son bureau d’études quelques semaines avant Noël 1930.

Des débuts difficiles

La conjoncture difficile pousse Wanderer à passer rapidement dans le giron d’Auto-Union, qui ne donne pas suite aux collaborations envisagées. Ses études d’une petite voiture à moteur arrière pour Zundapp puis NSU ne débouchent sur aucun modèle de série. Porsche pense même s’exiler en URSS, où Joseph Staline lui propose un pont d’or.
Toujours passionné par la course, il réalise une originale monoplace de grand prix à moteur central arrière à 16 cylindres qu’il vend à Auto-Union, financé comme Mercedes par le U Reich, qui veut prouver au monde la supériorité technologique du régime nazi. Dépassant les 600 ch dans leurs ultimes versions, les colossales Auto-Union argentées, comme les Mercedes à qui elles s’opposeront pendant plus de 5 ans sur les pistes, resteront parmi les plus fascinantes voitures de course jamais construites.
En 1934, Adolf Hitler lui demande de réaliser une voiture populaire pour le peuple (Volkswagen) qui serait vendue moins de 1000 RM. Un pari impossible, que Porsche accepte néanmoins. Pour ce faire, il s’inspire des prototypes NSU et Zundapp restés sans lendemain pour concocter une voiture économique à moteur arrière refroidi par air. Quand elle est enfin au point et qu’une gigantesque usine a été édifiée à Wolfsburg, financée en partie par le Front des travailleurs allemands, la guerre éclate. Pendant celle- ci, Porsche et ses collaborateurs, repliés en Autriche à Gmtind, oeuvrent sur la version militaire de la Cox (Kubelwagen) et développent entre autres des chars d’assaut, notamment, le fameux Tigre.

A la fin de la guerre, Porsche se trouve dans une situation délicate. Sans être un nazi, il a travaillé pour l’armée allemande, dont les usines employaient notamment des Français déportés. Retenu en France pendant 22 mois avec son gendre Anton Pièch, il est prié de superviser la mise au point de la future 4 CV Renault avant d’être jeté en prison à Dijon, où il est traité très durement malgré son âge avancé.
Libéré le 1” août 1947 et lavé de toute accusation, c’est un homme vieilli et malade qui revient à Gmiind. Il y retrouve son fils Ferry qui, pendant ce temps, a concocté sur la base de la Coccinelle un petit spider sportif dérivé du modèle 60 KW profilé qu’il avait lui-même conçu en 1939 pour battre des records. Appelé Porsche, ce spider, rapidement épaulé par un coupé, rencontrera un bel accueil auprès d’une clientèle de passionnés qui se nommeront bientôt eux-mêmes tout simplement «Porschistes». Une superbe reconnaissance.

En septembre 1950, les premiers Porschistes se réunissent sur le circuit de la Solitude pour fêter le 75’ anniversaire d’un homme visiblement ému mais fatigué. Quelques semaines plus tard, en visitant l’usine de Wolfsburg d’où sortent déjà plusieurs centaines de Coccinelle par jour, il est victime d’un malaise. Avant de disparaître le 30janvier 1951, il aura eu le bonheur de voir vivre le véhicule populaire qu’il avait créé et de voir naître une voiture sportive portant enfin son nom. Il ne savait pas que grâce à Ferry, ce nom allait devenir une légende...


 

(Source: Le moniteur automobile)

 

Mise à jour : 22/12/2003 10:48

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