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Le génocide rwandais aux assises
Ce mardi
17 avril a débuté un procès historique devant la cour
d'assises de Bruxelles, qui juge quatre rwandais génocidaires présumés.
Il s'agit d'un ancien professeur d'université, d'un industriel
proche du pouvoir et de deux religieuses d'un couvent de Sovu.
En toile de fond de ce procès, le soutien controversé
de certains milieux catholiques belges à l'ancien régime
rwandais.
Pour tout savoir sur ce procès, suivez nos informations dans
ce dossier.
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Me
Vergauwen "dédiabolise" Gertrude
Me Cédric Vergauwen s'est attaché
vendredi à démontrer que soeur Gertrude avait été
chargée injustement par des témoins car ils estimaient, qu'en
tant que mère supérieure du couvent, elle aurait pu ou dû
empêcher les massacres. Si Emmanuel Rekeraho, chef des milices qui
ont perpétré les massacres, l'accuse, c'est pour sauver sa
peau, a estimé l'avocat. |
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Vingt-huitième
jour : des accusations non convaincantes
- La
défense de Ntezimana dénonce la légéreté
du dossier
Me Jean-Yves Carlier s'est attaché mercredi après-midi
à démontrer la légèreté du dossier à
charge de Vincent Ntezimana. Pour l'avocat de la défense, les premiers
témoignages accusateurs doivent être pris avec prudence. Pour
sa collègue, Me Annabel Belamri, la personnalité de Vincent
Ntezimana ne correspond pas aux actes qui lui sont reprochés.
- "Faites
justice, ne faites pas vengeance"
"Faites justice, ne faites pas vengeance", a martelé
Me Carlier mercredi au début de sa plaidoirie pour Vincent Ntezimana.
Pour l'avocat de la défense, la souffrance légitime des victimes
du génocide ne doit pas occulter le fait que l'on juge ici un homme
pour des faits précis, et pas les faits commis pendant le génocide.
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Vingt-sixième
jour : le rôle d'organisateur des 2 accusés
- Les
parties civiles accusent les prévenus de mensonges
Les avocats des parties civiles ont dénoncé une nouvelle
fois lundi des mensonges proférés par deux des quatre accusés
quand ils retraçaient à la Cour d’assises de Bruxelles leur
parcours politique et leurs activités durant le génocide
rwandais d’avril à juillet 1994.
- "Donner
un cercueil aux victimes du génocide"
Mes Michèle Hirsch et Eric Gillet ont mis en avant lundi après-midi,
au nom des parties civiles qu'ils représentent, le rôle important
de Vincent Ntezimana et d'Alphonse Higaniro dans la préparation
du génocide rwandais
- Contredire
la barbarie est un devoir
Contredire la barbarie est un devoir. Je ne doute pas que vous les
déclarerez coupables, a souligné lundi en conclusion de sa
plaidoirie, Me Philippe Lardinois, un des avocats des parties civiles au
procès Rwanda qui juge le professeur d'université Vincent
Ntezimana, l'ex-ministre et directeur d'usine Alphonse Higaniro et les
deux religieuses, soeur Gertrude et soeur Maria Kisito.
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Vingt-troisième
jour: Kisito aurait-elle avoué?
- Kisito
aurait reconnu sa culpabilité
Une témoin de dernière minute a indiqué lundi
après-midi devant la Cour d'assises de Bruxelles-Capitale que soeur
Maria Kisito lui avait confié, en 1998, sa responsabilité
dans les massacres de Sovu, perpétrés au Rwanda en 1994.
Confrontée à ce témoignage, l'accusée a expliqué
à la Cour que la témoin avait mal compris et interprété
ses paroles.
- La
Sorwal n'aurait pas servi les intérêts du MNRD
Alphonse Higaniro a contesté lundi devant la Cour d'assises
de Bruxelles-Capitale avoir été placé à la
tête de la Sorwal afin de pouvoir servir les intérêts
du MRND, parti au pouvoir. Il réfutait ainsi la présentation
faite vendredi dernier par André Guichaoua, un témoin-expert
du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
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Vingt-deuxième
jour : le génocide était planifié
- La
Sorwal, coffre-fort des Interahamwes
Un témoin-expert du Tribunal pénal international pour
le Rwanda a indiqué vendredi devant la cour d'assises que le poste
de directeur général de la Sorwal, occupé par Alphonse
Higaniro, était un poste-clé dans le Rwanda de 1992 à
1994.
- Un
génocide planifié, selon le procureur de Kigali
L'ancien procureur de la république de Kigali a fait état
vendredi devant la cour d'asssises des relations très étroites
qui existaient avant le génocide entre les Interahamwes et des entreprises
comme la Sorwal, l'usine dirigée par Alphonse Higaniro. Il a souligné
que, peu de temps avant le génocide, l'épouse de cet accusé,
avait été impliquée dans un trafic d'armes vers la
rébellion hutue du Burundi. Il a enfin précisé qu'Alphonse
Higaniro l'avait menacé bien avant le génocide
-Une
lettre compromettante pour Maria Kisito
Soeur Maria Kisito aurait reconnu sa participation aux massacres de
Sovu au cours d'une conversation téléphonique qu'elle a eue,
bien après les faits, avec une étudiante de Belgique. Cette
jeune femme, qui a envoyé le mercredi 16 mai une lettre en ce sens
au président de la Cour d'assises, sera entendue lundi matin par
la Cour d'assises.
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Vingt-et-unième
jour : Défendre les soeurs ou l'Eglise ?
- Deux
religieuses décrites comme dévouées
Deux témoins de moralité ont mis en avant jeudi après-midi,
devant la Cour d'assises de Bruxelles-Capitale, les qualités de
soeur Gertrude et soeur Maria Kisito qu'elles ont connues en Belgique.
Cette courte audience a également été consacrée
à la lecture de témoignages sur Vincent Ntezimana. Ces personnes,
pour une raison ou l'autre, n'avaient en effet pu faire le déplacement
devant la Cour d'assises.
-Retour
sur le contexte du génocide
La Cour d'assises a repris jeudi matin une certaine distance avec les
faits qui valent aux quatre accusés de se retrouver devant leurs
jurés pour des faits commis dans le cadre du génocide rwandais.
Le sociologue Charles Karemano et le militant des droits de l'homme Charles
Ntampaka ont ainsi donné devant la Cour un éclairage sur
les événements au Rwanda qu'ils ont vécu de l'intérieur.
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Dix-neuvième
jour : Higaniro en difficulté
- Kamavu
ne confirme pas version du nettoyage
Jean-Paul Kamavu, délégué commercial de la Sorwal,
n'a pu corroborer le thèse du "nettoyage" conjointe à celle
du directeur technique, Martin Dusabe, et de son directeur général,
Alphonse Higaniro.
Il a précisé qu'il n'était pas présent à
Butare au moment des faits et ne pouvait donc ni confirmer, ni infirmer
qu'un camion se soit retrouvé bloqué dans la boue à
l'usine.(le 15 mai)
- Alphonse
Higaniro mis en difficulté
Alphonse Higaniro a été mis en difficulté mardi
devant la Cour d'assises de Bruxelles-Capitale par un de ses subordonnés.
Martin Dusabe a pourtant corroboré les dires antérieurs de
son patron. Mais, sur un point crucial, il a donné, bien involontairement,
une version divergente sur l'échange d'un courrier. (le 15 mai)
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Dix-huitième
jour : celles qui ont vécu les massacres de Sovu
- Six
religieuses qui ont vécu les événements de
loin
Six religieuses ont livré lundi après-midi un éclairage
partiel sur les terribles massacres qui ont eu pour cadre le monastère
de Sovu. Ces religieuses, qui semblent avoir subi de manière relativement
passive les événements, n'ont pas assisté aux moments
cruciaux. Elles n'ont dès lors pas véritablement apporté
des éléments à charge ou à décharge
des deux accusées.
- Le
peu de compassion de soeur Gertrude
Soeur Scholastique a fait état lundi devant la cour d'assises
de Bruxelles du peu de compassion apporté aux réfugiés
par soeur Gertrude (Mukangango), mère supérieure du couvent.
Elle a expliqué qu'une fois de retour au Rwanda, quelques mois après
le génocide, un religieux belge lui a demandé d'écrire
une lettre pour qu'elle innocente soeur Gertrude. Elle a refusé.
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Dix-septième
jour : les massacres du Sovu à la loupe
- La
sérénité perdue du procès
La défense des deux religieuses a dénoncé vendredi
la manière dont le président de la Cour d'assises conduit
les débats du procès Rwanda. Me Alain Vergauwen a souligné
qu'il croyait fondamentalement que le procès est en train de perdre
la condition sine qua non sans laquelle la justice doit être rendue,
la sérénité. Il a estimé que cela mettait en
péril les droits de la défense. Les avocats des parties civiles
se sont joints à cette protestation.
- Quatre
témoignages sur les massacres du Sovu
Quatre témoins ont apporté vendredi un éclairage
partiel sur les terribles massacres de Sovu qu'ils ont vus d'un point de
vue différent. Jean-Baptiste Muvuni, conseiller communal, a indiqué
qu'il avait été convoqué le 23 avril 1994 par Emmanuel
Rekeraho, l'orchestrateur des massacres. Il a alors été chargé
d'enterrer les cadavres des tueries de la veille.
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Quatorzième
jour : Ntezimana a trouvé un farouche défenseur
-J-P
Van Ypersele met en cause un policier
Jean-Pascal Van Ypersele, farouche partisan de Vincent Ntezimana, a
mis en cause mardi devant la Cour d'assises de Bruxelles-Capitale l'intégrité
d'un commissaire de police qui a enquêté sur Vincent Ntezimana
pour le compte du juge d'instruction Damien Vandermeersch. Il a estimé
que ce policier d'Ottignies, qui a adopté un orphelin du génocide,
grâce à l'aide d'une partie civile selon lui, aurait pu exercer
des pressions sur un témoin à charge pour orienter ses dires.
-Il
y a bien eu génocide au Rwanda en 1994
Le rapporteur spécial de l'ONU sur les faits commis au Rwanda
après le 6 avril 1994 a indiqué mardi à la cour d'assises
qu'il y avait bien eu génocide.
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Treizième
jour : accusations contre les deux soeurs, témoignage pour Ntezimana
-Une
ancienne religieuse renforce les charges contre les deux accusées
Une ancienne religieuse a renforcé lundi par son témoignage
les accusations portées contre deux religieuses jugées depuis
le 17 avril à la cour d’assises de Bruxelles pour leur participation
présumée au génocide du Rwanda en 1994.
-Analyse
: des femmes avant tout
La comparution de Soeur Gertrude et de Soeur Marie Kisito devant les
assises de Bruxelles ne cesse de poser question. Comment deux religieuses,
censées vouer leur vie aux autres et à Dieu, peuvent-elles
être soupçonnées d'implication dans le génocide
rwandais de 1994? N'était-on pas en droit d'attendre de leur part
un comportement plus héroïque ou évangélique?
Bref, ces deux femmes avaient-elles réellement la vocation religieuse?
-Ntezimana
a toujours gardé la confiance des siens
La cour d'assises est revenue lundi en fin d'après-midi sur
le dossier Vincent Ntezimana. Son épouse, appelée à
la barre des témoins, l'a qualifié de "mari idéal".
Agnès Mukankubana ne voit que des qualités chez son mari:
père avenant, affectueux avec les enfants, généreux
sont quelques-uns des termes qu'elle emploie pour le qualifier.
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Douzième
jour : au tour des deux religieuses
-La
mémoire "miraculeuse" de soeur Mukangango
Le président de la cour d'assises de Bruxelles-Capitale, Luc
Maes, et l'avocat général, Alain Winants, ont fortement mis
en doute les explications fournies par soeur Gertrude lors de son interrogatoire. Celle-ci
a en effet répété vendredi qu'elle avait tout fait
pour épargner les milliers de personnes qui s'étaient réfugiées
dans le couvent qu'elle dirigeait et qu'elle n'a pas livré des réfugiés
aux génocidaires.
-Les
pressions de la hiérarchie religieuse
Le juge d'instruction Damien Vandermeersch a fait état vendredi
des pressions de la hiérarchie religieuse sur soeur Scholastique
et soeur Marie-Bernard pour qu'elles rétractent leurs accusations
de participation au génocide formulées contre leurs deux
coreligionnaires, soeur Gertrude et soeur Maria-Kizito.
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Dixième
jour : Higaniro nie, le juge doute
-Higaniro
nie sur toute la ligne
Alphonse Higaniro a nié mercredi devant la cour d'assises de
Bruxelles-Capitale tous les faits qui lui sont reprochés. Cet ancien
ministre, directeur de la SORWAL, une usine d'alumettes de Butare pendant
le génocide rwandais, est poursuivi pour avoir incité aux
massacres par des écrits, commandité des meurtres à
Butare et commandité l'assassinat d'une famille à Gisenyi
en vue de s'approprier sa parcelle.
-Le
juge doute des explications de M. Higaniro
Le juge d'instruction Damien Vandermeersch a mis en doute les explications
avancées mercredi matin par Alphonse Higaniro pour expliquer que
le "nettoyage" ne devait pas être compris dans le sens de tuer ou
perpétrer des massacres. Cette signification était très
répandue pendant le génocide rwandais.
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Septième
jour : accusations précises contre Vincent Ntezimana
Le président de la Commission
nationale des droits de l’Homme du Rwanda, Ndoba Gasana, en quête
de la vérité sur l’assassinat de son frère depuis
le génocide de 1994, a accusé mercredi l’un des prévenus
du procès d’assises de Bruxelles d’en avoir été le
principal responsable. |
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Sixième
jour : les pleurs de Vincent Ntezimana
Le Cour d'assises de Bruxelles-Capitale a poursuivi
mardi ses débats par l'audition de plusieurs témoins, dont
certains ont livré une analyse différente de celles entendues
jusqu'ici.
- Vincent
Ntezimana se défend d’avoir été un idéologue
du génocide
Vincent Ntezimana, professeur d’université de 39 ans accusé
d’avoir participé au génocide de 1994, a nié mardi
devant la Cour d’assises de Bruxelles avoir été un idéologue
des massacres et a avoué, en pleurs, sa lâcheté de
ne pas avoir secouru une jeune fille achevée sous ses yeux.
- Des
analyses différentes des événements
Certains témoignages ont, par exemple, insisté sur la
situation du Burundi voisin comme déclencheur du sentiment de méfiance
à l'égard des Tutsis.
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Cinquième
jour : apprentissage de la haine et incrédulité
La
Cour d'assises de Bruxelles-Capitale a entendu lundi matin les témoignages
difficiles et poignants de Yolande Mukagasana et Rony Zacharia. La première
était infirmière à Kigali et a tout perdu durant les
événements de 1994. Le second était coordinateur général
de "Médecins Sans Frontières" (MSF) à Butare en avril
1994. Il a assisté à des massacres et a perdu une partie
de son personnel sur place.
-Yolande
Mukagasana : la haine apprise dès l'école
Yolande Mukagasana était infirmière à Kigali et
a tout perdu durant les événements de 1994. Mme Mukagasana
a insisté lundi sur la haine et l'apprentissage des différences
entre Hutus et Tutsis dès le plus jeune âge sur les bancs
de l'école.
-Des
listes de Tutsis, «permis de tuer» pendant le génocide
Des listes de Tutsis rédigées pour le génocide
de 1994 au Rwanda étaient de véritables permis de tuer, a
témoigné lundi à Bruxelles un membre de Médecins
sans frontières (MSF)-Belgique, Rony Zacharia, au procès
d’assises de quatre Rwandais accusés d’avoir participé aux
massacres.
-Le
rôle des médias et de la rumeur
Le procès des quatre Rwandais, poursuivis pour crimes de droit
international pour des homicides commis dans le cadre du génocide
rwandais de 1994, s'est poursuivi lundi après-midi par quatre témoignages.
Ceux-ci ont permis d'éclairer la Cour d'assises sur le rôle
des médias et des journalistes dans le génocide, l'importance
de la notion d'accusation "en miroir" et de la rumeur.
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Quatrième
jour : trois témoignages qui contrecarrent ceux des accusés
La Cour d'assises de Bruxelles-Capitale a entendu
vendredi, jusqu'en début d'après-midi, les témoignages
sur le Rwanda de la journaliste Colette Braeckman et du professeur Filip
Reyntjens.
-Colette
Braeckman : une tragédie se préparait avant 1994
Colette Braeckman s'est rendue dans la région de Butare quelques
jours après l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président.
Butare est la région où se sont principalement déroulés
les faits reprochés aux accusés. Elle y a, notamment après
le mois d'avril, recueilli des témoignages sur ce qui s'était
passé dans cette région.
-Le
professeur Filip Reyntjens et l'Akazu
Le professeur Filip Reyntjens, juriste et politologue, a également
séjourné à de nombreuses reprises au Rwanda. Il a
rappelé le contexte historique de ce pays avant le génocide.
Il a également tenté d'éclairer la Cour sur la définition
de l'Akazu (petite hutte ou petite maison).
-Human
Rights Watch : la mise en place d'une idéologie ethnique
La Cour d'assises de Bruxelles-Capitale a aussi entendu le témoignage
d'Allison Desforges, de "Human Rights Watch" (HRW). Les enquêteurs
de l'organisation ont en effet recueilli durant près de 5 années
- entre février 1995 et mars 1999 - des témoignages concernant
le génocide un peu partout dans le Rwanda, et notamment à
Butare.
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Troisième
jour : le récit de Damien Vandermeersch
Des
jurés confrontés à la réalité
Le génocide de 1994 au Rwanda s’est déroulé dans
un «contexte de peur» mais il y a eu «peu d’affrontements
armés» à Butare (sud), où se sont déroulés
les faits dont est saisie la justice belge, a estimé jeudi devant
la Cour d’assises de Bruxelles le juge d’instruction Damien Vandermeersch.
"Un
contexte de peur, mais pas de guerre"
Les jurés de la Cour d'assises ont pu se rendre compte jeudi
après-midi de l'ampleur des massacres perpétrés pendant
le génocide rwandais en 1994, ainsi que de son contexte historique.
(photo Bernard Demoulin)
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Deuxième
jour : les actes d'accusation
Lecture
des actes d'accusation
La seconde journée du procès d’assises de quatre Rwandais
accusés de crimes commis lors du génocide de 1994 a été
consacrée mercredi à Bruxelles à la lecture des faits
qui leur sont reprochés: des appels à l’élimination
des Tutsis, des assassinats et des ordres ou des soutiens aux tueurs.
Deux
religieuses accusées d’un «Oradour» rwandais
Les deux religieuses rwandaises jugées en Belgique pour des
faits commis pendant le génocide de 1994 ont été accusées
mercredi de complicité dans une tragédie rappelant celle
de l’église d’Oradour (France), où 452 femmes et enfants
périrent par les flammes en 1944.
Quatre
accusés façonnés par l'université et la religion
Le procès des quatre Rwandais est entré mercredi après-midi
dans le vif du sujet avec l'interrogatoire des quatre accusés qui
ont détaillé leurs parcours familiaux, scolaires et professionnels
avant les événements qui leur sont reprochés. Si les
deux hommes ont été façonnés par l'université,
les deux femmes, religieuses, sont apparues comme très traumatisées.
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Premier
jour : questions de procédure
Les avocats de trois des quatre accusés ont
demandé mardi après-midi l'irrrecevabilité des poursuites
et le retrait de certaines pièces du dossier à charge de
leurs clients. Le ministère public, comme les parties civiles, leur
ont répliqué qu'ils y étaient tout à fait opposés.
La Cour d'assises de Bruxelles-Capitale se prononcera mercredi matin sur
ces demandes.
Consultez notre dossier Le
génocide rwandais aux assises |
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Le
génocide rwandais devant les assises belges
La cour d'assises de Bruxelles-capitale
jugera à partir de mardi quatre Rwandais poursuivis pour crimes
de droit international, des faits commis au Rwanda dans le cadre du génocide
de 1994. Entre le 6 avril et le 18 juillet, cette année-là,
entre 500.000 et un million de personnes, principalement des Tutsis, avaient
trouvé la mort dans des conditions atroces.
Le procès, qui devrait voir défiler 171 témoins,
est prévu pour une durée comprise entre quatre et six semaines.
Il sera présidé par Luc Maes. Alain Winants occupera le siège
du ministère public. |
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Alphonse
Higaniro: l'homme de pouvoir
Ancien ministre, directeur d'une usine de production
d'allumettes, Alphonse Higaniro était considéré comme
un proche du président Habyarimana. Les faits qui lui sont reprochés
sont divisé en trois catégories qui reflètent trois
visages de l'accusé |
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Les
deux religieuses de Sovu, soeurs du devoir
Consolata Mukangango (soeur Gertrude)
et Julienne Mukabutera (soeur Maria Kisito) sont poursuivies pour les massacres
du couvent de Sovu, qui auraient fait plus de 7.600 morts en mai 1994. |
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Vincent
Ntezimana, l'homme du savoir
Vincent Ntezimana est accusé, en tant qu'auteur
ou complice, de l'assassinat de neuf personnes désignées
nommément et "d'un nombre indéterminé de personnes
dont l'identité n'a pu être déterminée à
ce jour", entre le 6 avril 1994 et et le 27 mai 1994. Il a purgé
14 mois de détention préventive entre le 27 avril 1995 et
le 28 juin 1996. |
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Le
contexte historique des événements
L'acte d'accusation du procès qui s'ouvre
mardi devant la cour d'assises de Bruxelles-capitale retrace également
le contexte historique et politique des événements survenus
au Rwanda jusqu'au génocide de 500.000 à 1 millions de Tutsis
et Hutus modérés en 1994. |
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La
loi de 1993, une loi belge d'avant-garde
Les quatre Rwandais, poursuivis dès
mardi devant la cour d'assises de Bruxelles-capitale de crimes de droit
international, le sont en vertu de la loi du 16 juin 1993 relative à
la répression des infractions graves aux conventions internationales
de Genève du 12 août 1949 et aux protocoles additionnels à
ces conventions. |
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Onze
instructions ouvertes en 1995
Les deux dossiers d'instruction relatifs à
des faits commis dans le cadre du génocide rwandais qui aboutissent
devant les assises ne sont pas les seuls ouverts à Bruxelles. |
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Des
témoins logés, nourris et protégés?
Ce sont environ 170 témoins qui ont été
cités par le ministère public pour ce «méga-procès».
Problème: qu'ils soient à charge ou à décharge,
ils seront tous logés à la même enseigne avec les risques
de sécurité que cela comporte |
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Reportage
: "Aux victimes innocentes du secteur de Sovu..."
«Aux victimes innocentes du secteur de Sovu massacrées pendant
le génocide d’avril 1994». L’hommage mortuaire en kinyarwanda
est inscrit à la main, sur une simple stèle de béton
surmontée d’une croix d’acier rouillée. Ce monument, seul
témoignage du massacre de plusieurs milliers de Rwandais en avril
1994, marque l’entrée d’un petit enclos fermé d’une clôture
en rondins de bois, où trois tombes sont envahies par l’herbe folle. |
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