Présentation

Minuscule village au sein de l’Entre-Sambre et Meuse, faisant partie de l’entité de Philippeville, Omezée était avant la fusion des communes la plus petite commune de Belgique avec une superficie de 393 ha. Aujourd’hui, 54 habitants résident dans la trentaine de maisons du village.

Patrimoine

Le château ferme

Il se compose d’une grosse demeure seigneuriale à laquelle est jointe une  exploitation agricole. Il a subi de nombreuses transformations au fil du temps et de ses propriétaires successifs. Certains bâtiments auraient été érigés par Jean de Rougraeve en 1717. La demeure principale fut restaurée sous sa forme actuelle en 1772. En 1906 s'opère une scission au sein du château. Une grange avec étable est bâtie à ce moment. Elle brûlera en 1920. Abandonnée depuis des années, la belle demeure est dévastée par le feu dans la nuit du 5 Août 1976.

L’église

Elle fut érigée quatre fois. Tout d’abord, une chapelle castrale correspondant à l’emplacement du chœur actuel. En 1695 apparaît la nef actuelle. Le porche d’entrée et son clocher s’ajoutent en 1786. En 1902, une sacristie vient compléter l’ensemble.

Quatre pierres tombales se trouvent à l’intérieur de l’église. Celles de Louis Ignace Bonaventure (décédé le 27 mai 1790 à Omezée), d’Egide Hennevart (curé de la paroisse de 1658 à 1666), de Léonard Dirick (curé d’Omezée de 1693 à 1729à et Jean-Lambert Maréchal (curé d’Omezée en 1730).

La cure

Située aux abords de l’église, l’ancienne cure offre ses murs massifs, ses fenêtres dissemblables, son haut toit et son muret d’enceinte écrasé par la vigne vierge. Le dernier curé qui y a séjourné fut aussi le dernier curé d’Omezée : l’abbé Jean-Baptiste Hermand. Il utilisa la cure comme école qui pris place finalement dans le home Saint-Feuillen qu’il créa. La cure fut vendue en 1969.

Les tilleuls

Omezée possède trois tilleuls imposants. Marie-Thérèse, fille de Joseph II, les aurait fait planter. Le premier se trouve devant le porche de l’église. Le second se dresse entre le village et Champelle. Il supporte un christ en croix. Le troisième se situe au bord du chemin de Soulme. Une niche renfermant Saint-Donat y est fixée.

La grotte

Une grotte se dresse en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes dans le bas du village, côté Surice. L’assemblage en pierres cimentées comprend deux niches : une renfermant la statue de la vierge, l’autre accueillant l’autel. Elle fut érigée en 1954 sous l’impulsion de l’abbé Hermand. La grotte traduit la gratitude de la population, heureuse d’avoir retrouvé ses prisonniers après la guerre et d’avoir été épargnée lors de celle-ci.

L’abreuvoir

Une source était aménagée en abreuvoir communal et comprenait pour ce faire une série de bacs dans lesquels venait boire le bétail, ainsi que deux pompes à bras. L’abreuvoir est aujourd’hui tombé en désuétude et est repris dans le complexe de station d’épuration des eaux usées.

Le monument

Inauguré lors des fêtes du centenaire de l’indépendance belge, le 14 juillet 1930, le monument commémore les victimes de la guerre 14-18.

La vieille forge

Une forge était en activité au siècle dernier. Elle était située au hameau de Champelle. De taille modeste, elle comprenait un atelier sur l’avant avec une grande porte y donnant accès et un corps de logis sur l’arrière, partie dépourvue de fenêtres. Une grande cheminée adossée à la face Est composait la pièce essentielle de la forge. Y était adjoint un four à pains. Le bâtiment a été transformé en seconde résidence. D’importantes modifications y ont été apportées.

Extraits du livre « Omezée, un village au fil du temps » écrit en 1990 par Michel Léonard, illustrations d’Eliane Pierard.