Dossier Jess Long


Arthur Piroton aimait les armes à feu, il en possédait et tirait de temps en temps lui aussi. Oh, bien sûr, pas aussi bien que son principal héro, Jess Long! Ici, je consace une page importante au héro principal d'Arthur Piroton. De son personnage et de sa réussite, Arthur en était très fier et très content... Pourtant, tout comme Hergé pour Tintin, Arthur Piroton désirait que son héro ne soit pas repris par un autre dessinateur. Et cela m'a été confirmé par son épouse, Paula Piroton.

C'est avec Maurice Tillieux (né à Huy le 7 août 1921 - décédé en France le 31 janvier 1978) qu'il avait imaginé en 1969 le personnage de Jess Long, un agent du FBI secondé par le pittoresque Slim Sullivan. Cette série policière est remplie d'action et de mouvement. De très bons scénarios, bien ficelés et très bien dessinés. Maurice Tillieux était devenu au fil du temps le meilleur ami d'Arthur Piroton... Pourtant on a bien pensé un moment que la série serait arrêtée avec la mort de Maurice Tillieux (scénariste). Maurice Tillieux est mort d'un accident de voiture en France en se rendant en Espagne... Arthur a bien fait en continuant la série!


   


Hommage à Arthur Piroton - Jess Long


Comme vous le voyez dans cette petite vidéo, le dessin d'Arthur Piroton rend extrêmement bien le mouvement, les ambiances et l'action.


Interview exclusive de Jess Long...


"Je suis né dans le courant de l'année 1969, de la complicité d'Arthur Piroton et de Maurice Tillieux" se présente Jess Long, adulte dès sa conception, comme le permet la magie du dessin. "Le dessinateur Piroton est entré à la maison d'éditions Jean Dupuis le 16 avril 1956, très exactement, où, avant de réaliser sa première série Michel et Thierry, il réalise de nombreuses illustrations", poursuit le détective du FBI. "Michel et Thierry vivent douze aventures. Piroton, qui a quitté Dupuis six ans jour pour jour après être entré dans cette maison, anime ensuite les Krostons, avec Paul Deliège, sous le pseudonyme commun de Max Ariane. En 1968, Piroton créé Martin Lebart un héros qui ne vivra guère que l'espace d'une aventure.

"L'éditeur Charles Dupuis veut alors développer le talent qu'il a découvert chez ce dessinateur. Avec Maurice Tillieux, Piroton me fait naître", poursuit Jess Long, le rouge de la modestie aux joues.

Le rapport du détective note que "la série accroche, que l'artiste a atteint la maturité de son art, que le dessin est net, clair et précis". Le succès de ce nouveau héro, précise encore l'enquête, pousse Tillieux à écrire des scénarios vraiment originaux que Piroton illustre par le dessin. "En vingt-sept ans, conclut Jess Long, j'ai aidé Arthur à se hisser parmi les meilleurs de sa profession".





L'HOMME DU BOUT DE LA NUIT



Une heure du matin... Nous sommes dans la ville de New York. Une ville où presque tout est permis. Même le meurtre... Une cité tentaculaire où la police et les gangsters de tous genres s'affrontent jour et nuit sans relâche. Bref, une ville aux multiples facettes. L'action se passe dans la cuisine d'un petit snack-bar. Tout le personnel de l'établissement se trouve face à deux bandites armés. A ce moment-là, une porte s'ouvre et un homme armé entre. Il crie: "Police Fédérale". Mais au lieu de se rendre, les deux bandits tirent... Echange de balles... Par une autre porte arrive un autre personnage qui va sauver le premier (Extrait du premier album de Jess Long).


Voilà un des cas où opère Jess Long et son ami Slim Sullivan. Ils travaillent tous les deux pour le Federal Bureau of Investigation, plus simplement le F.B.I. Le siège de ce bureau se trouve à Washington.

Jess Long, le personnage vedette de Piroton, porte le matricule G: 51252. En cas de problème lors de vos vacances à New York, n'hésitez pas à lui donner un coup de téléphone de la part de Spirou. Je suis sûr qu'il vous aidera.

Les affaires qu'il doit résoudre ne sont pas toujours de tout repos. Bien souvent, il se retrouve devant des problèmes qui demandent beaucoup plus d'intelligence et de recherche que de force. Et si la patience est la première vertu du bon policier, Jess Long en possède une réserve incroyable. Ce qui lui permet de réaliser des exploits dont peu de policiers seraient capables.

Une pipe vissée entre les dents et un revolver calé sous l'aisselle droite, il mène enquête sur enquête avec une fougue de jeune premier. Pourtant Jess Long reste un policier humain dans ses contacts avec la pègre. Il cherche plus à aider qu'à détruire. Mais il n'hésite pas à intervenir si la situation le demande. Tout cela ne se passe pas sans problème... Rester hônnête dans une telle pourriture demande des nerfs plus solides que ceux de Superman. Les propositions de corruption ne manquent pas. Il faut savoir résister.

Cette série, lancée par Tillieux pour le scénario, aborde tous ces points. Pour la rendre encore plus passionnante, Tillieux l'a tournée vers la fantastique. Mais un fantastique quotidien, plus près de nous.

Avec lui, le moindre petit fait prend une ampleur démesurée et réussit à nous captiver jusqu'à la fin de l'histoire. Une véritable leçon de suspence policier. Tillieux n'est plus avec nous pour lire Jess Long... Mais le plus bel hommage qu'on pouvait lui faire, c'est Piroton qui l'a réalisé: continuer Jess Long. Continuer ces histoires peu ordinaires...

Le dessin de Piroton réussit à rendre avec force les ambiances nocturnes de ces grandes villes américaines. Grâce à lui on ressent vraiment la peur ou l'angoisse du policier face aux criminels fous. Quand une voiture de police se lance dans la nuit, on a l'impression de faire partie de la patrouille. Pour en arriver à ce résultat il faut comprendre ce qu'est une Bande Dessinée, il faut comprendre ce que le public attend de vous. C'est grâce à tout cela que Piroton réussit à nous passionner pour ses histoires policières. A nous faire entrer dans l'Aventure avec un grand A. Come along, Jess Long!

Texte d'Yves Schlirf dans le Spirou 2213 du 11 septembre 1980.
 















Sur les lieux des aventures...


Outre l'aventure "Neige poudreuse à Liège" où il a été relativement facile pour moi de trouver les différents lieux de cette aventure, Jess Long opère sur le territoire américain. Pour ce faire, Arthur Piroton se documentait très bien via des catalogues de l'époque ou sur base de photos prises par des amis sur place. Me voici donc sur les traces de Jess Long sur les lieux de ses exploits...


New York, vue sur l'île de Manhattan et sur les tours jumelles du World Trade Center dans l'album "La Shérif" (1984).
 

New York, le World Trade Center, symbole de la puissance de Manhattan et des États-Unis.

Vue sur un des casinos de Las Vegas ("PIONNER CLUB", alors que cela devrait être en réalité "PIONEER CLUB" qui n'a pas la même enseigne...) dans l'album "Silicium Valley" (1988).
 

Photo du casino "GOLDEN NUGGET" à Las Vegas.
Couverture de l'album "La cible bicéphale" (1989) avec une locomotive "Amtrak".
 

La locomotive "Amtrak" passant par Chicago.

Chicago Sun-Times / Chicago Daily-News dans l'album "La cible bicéphale" (1989).
 

Photo du building du Chicago Sun-Times / Chicago Daily-News

Vue d'une voiture Amtrak "Superliner" dans l'album "La cible bicéphale" (1989).
 

Photo d'une "Dining car" Amtrak "Superliner".

Locomotive Amtrak avec son convoit dans l'album "La cible bicéphale" (1989).
 

Photo d'une locomotive Amtrak avec son convoit.

Le célèbre Pentagone dans l'album "L'année du rat" (1991) (Scénario: Francis DORAO)
 

Le Pentagone


Entrée de Las Vegas dans l'album "Le Fantôme d'Alcatraz" (1992).
 

Photo de l'entrée de Las Vegas "Welcome to fabulous LAS VEGAS Nevada".



Le F.B.I. en 8 questions



Quelle est l'origine du F.B.I. ?


En juillet 1908, un "Bureau d'Investigation" dépendant du Département de la Justice des Etats-Unis fut fondé pour enquêter sur les violations commises contre certaines lois fédérales. Cette première équipe se composait de 35 membres amenés à enquêter dans les 46 Etats regroupés à l'époque dans l'Union.

Personnel et prérogatives crûrent lentement. En 1917 et 1918, des lois promulgées par le Congrès rendirent le Bureau responsable des enquêtes en matière d'espionnage et de sabotage. En 1919, il fut autorisé à suivre les affaires de vol de véhicule amenant le franchissement des frontières d'un Etat.

Agé de 26 ans, John Edgar Hoover en devintdirecteur adjoint en 1921. Trois ans plus tard, il en prenait la direction totale.

Il exigea un entraînement particulièrement poussé des candidats agents spéciaux disposant au départ d'une bonne formation juridique. Le Fichier National d'Identification fut établi au bureau central de Washington en 1924, un laboratoire spécial fut créé en 1932, suivi en 1935 par la fondation de l'Académie Nationale destinée à instruire et entraîner les membres du corps. Le Congrès autorisa en 1935 le "BUREAU OF INVESTIGATION" à transformer son nom en "FEDERAL BUREAU OF INVESTIGATION" (Bureau Fédéral d'Investigation).

Avec la montée du gangstérisme des années 30, ses responsabilités s'étendirent au grand banditisme, les kidnappings, attaques de banques fédérales et vols qualifiés entraînant le franchissement de la frontière d'un Etat, racket organisé, etc.



Quelle est l'importance du F.B.I. aujourd'hui ?


Le F.B.I. dispose de quelque 19.000 employés, dont 7.800 agents spéciaux, de l'un ou l'autre sexe, de toutes races représentées aux Etats-Unis. L'organisation dispose de 59 bureaux répartis à travers les Etats-Unis, ainsi qu'à San Juan (Porto Rico). Chaque bureau local - sauf celui de New York, qui dispose d'un directeur adjoint - est placé sous la responsabilité d'un agent spécial délégué recevant ses instructions du central de Washington. Ce dernier est divisé en dix sections, dirigées chacune par un directeur adjoint, responsable d'un type particulier d'opérations et de recherches.

Jadis nommé par le procureur général du Département de la Justice, le directeur du F.B.I. est désigné depuis 1968 par le président des Etats-Unis sur conseils et accord du Sénat.


Sceau de l'Académie Nationale du F.B.I. reprenant les qualifications indispensables à tout bon agent spécial: CONNAISSANCE - COURAGE - INTEGRITE.


Quelle sont les qualifications requises pour devenir agent spécial ?


Le recrutement s'opère parmi des candidats âgés de 23 ans au minimum jusqu'à 35 ans au maximum. Ils doivent être citoyens des U.S.A. et accepter de servir en n'importe quel lieu des Etats-Unis et de Porto Rico.

Leur condition physique doit être excellement, et il s'agit, dans la plupart des cas, d'universitaires spécialisés dans les problèmes de droit et de fiscalité.

Leur silhouette doit se fondre dans la foule : ils doivent ne pas être aisément repérables.


Les bâtiments de l'Académie Nationale du F.B.I. à Quantico (Virginie).


Quel est l'entraînement suivi par les agents spéciaux ?


Un entraînement extrêmement dur et complexe est accordé aux candidats à l'Académie du F.B.I., située dans la base des Marines de Quantico (Virginie).

Outre l'entraînement purement physique et défensif (armes à feu, tir, judo, etc...), l'Académie prolonge la formation universitaire de base en enseignant les procédures et lois fédérales, le droit constitutionnel, la recherche et la préservation de preuves, les techniques d'enquête, la détection scientifique, etc.

La comptabilité est une matière particulièrement approfondie, car nombre de délits fédéraux reposent sur des détournements de fonds, fraudes diverses et autres sources discrètes de revenus de la criminalité en "col blanc" devenant le problème essentiel de notre fin de siècle. Le gangster sanguinaire et borné s'est effacé derrière ses conseillers, universitaires pour la plupart et au courant des techniques modernes allant de la comptabilité classique aux programmations électroniques. (On estimait, en 1979, que 24% des enquêtes du F.B.I. concernaient des extorsions de fonds commises sans usage de la violence, soit 81.000 enquêtes menant à 3.300 inculpations. Par ailleurs, 35% des enquêtes reposaient sur des détournements ou fraudes bancaires commises. Il ne s'agit là que des crimes recensés: la part cachée de l'iceberg est toujours plus importante que ce qui se voit à la surface.)


Dans un studio de l'Académie Nationale, un instructeur supervise la recherche d'indices après un meurtre présumé.


Pourquoi une police fédérale ?


A la base, chaque Etat a ses lois, ses juges, ses polices. Ces personnes ne peuvent toutefois enquêter qu'à l'intérieur même de leur juridiction et les malfaiteurs ont vite mis à profit cette limitation pour commettre un crime dans un Etat, puis aller se réfugier en une contrée voisine où ils ne seraient pas recherchés.

La police d'un Etat est divisée en police de comté (dirigée par un shérif), police municipale (pour les grands centres) et police d'Etat (contrôlant par exemple les autoroutes).

Chacun de ces corps a des prérogatives et juridictions particulières, la coordination recherchée à l'intérieur de l'Etat est loin d'être parfaite. Les responsables (shérifs, procureurs-attorneys aux tribunaux, responsables des comtés et Etats, etc...) sont élus démocratiquement et doivent régulièrement se représenter devant leurs électeurs. Les groupes de pression, mécontent divers, corrupteurs et personnalités locales pèsent donc lourdement sur le plateau de la justice des petites communautés.

D'où la nécessité d'une police nationale, ne s'attaquant qu'aux délits fédéraux définis comme tels par le Congrès national des Etats-Unis. En dehors des combats électoraux, recrutée avec plus de soin sur des critères qualitatifs plutôt que politiques, formée intensément pour sa tâche nationale et disposant d'un personnel migrant, un jour ici un jour là, cette police est pratiquement incorruptible. C'est le F.B.I., organisme enqêteur dépendant du Département de la Justice, qui intervient automatiquement en n'importe quel lieu dans certains délits fédéraux, ou qui prend le relais lorsqu'un crime purement local devient fédéral par le franchissement des frontières et la transgression des lois nationales.


Entraînement au tir à l'Académie Nationale du F.B.I.


Qu'est-ce que le Fichier National d'Identification ?


En 1979, le FBI avait répertorié quelque 170 millions d'empreintes digitales appartenant à plus de 64 millions de personnes. Cette prise d'empreintes est soit obligatoire (personnes arrêtée, aliénés, fonctionnaires gouvernementaux, militaires en service), soit volontaire (personnes faisant enregistrer leurs empreintes pour des raisons d'identification personnelle). En cas d'enquête particulières, le Fichier National cherche à identifier les empreintes suspectes fournies tant par les polices locales que par les polices nationales de quelque 81 pays neutres ou alliés des Etats-Unis. Le Fichier National est donc une sorte de gigantesque Etat Civil dactyloscopique obéissant à un certain nombre de réquisitions extérieures.

En parallèle, un Centre d'information criminelle nationale fonctionne et tient ses renseignements mis sur ordinateur à la disposition de toutes les polices américaines. Ce NCIC (National Crime Information Center) rassemble toutes les données éparses sur les personnes disparues ou recherchées, les biens volés, les fiches biographiques ou d'identification des criminels avérés. Du Canada à Porto Rico, ces informations peuvent être obtenues en quelques minutes par les réseaux de télécommunications. Quelques 30% des analyses et expertises scientifiques du laboratoire du F.B.I. sont requises par des organismes policiers extérieurs à l'organisation fédérale.

Le F.B.I. rassemble toutes les informations criminelles concernant le pays et les résume statistiquement dans un rapport annuel intitulé "LE CRIME AUX ETATS-UNIS".


Reconstitution en studio d'une attaque à main armée.


Le F.B.I. entretient-il des liaisons fixes dans des pays étrangers ?


Oui. En 1979, 13 pays disposaient d'une liaison fixe avec le F.B.I., composée de 1 à 3 agents spéciaux et quelques employés complémentaires. Ces bureaux se situent en général dans les représentations diplomatiques locales américaines. On trouve de ces liaisons à demeure au Canada (Ottawa), en Europe (Londres, Paris, Bonn, Berne, Rome), en Asie (Tokyo, Hong Kong, Manille), en Amérique Centrale (Mexico, Panama) et du Sud (Bogota, Buenos Aires).



Qu'est-ce que le programme des "dix hommes les plus recherchés" ?


C'est en mars 1950 que le F.B.I. dressa sa première liste des "ten most wanted fugitives" (les dix fugitifs les plus recherchés). Cette sélection se base sur le passé du criminel, l'importance de ses délits et la menace qu'il fait encourir à la cociété en poursuivant sa carrière. Une publicité intense est faite autour de la liste des "TOP TEENERS" ("la dizaine du sommet"): circulaires aux diverses polices américaines, parution dans la presse, appels télévisés au public, etc...

En 30 ans, 370 personnes environ ont été présentées dans cette liste (six hommes s'y retrouvèrent à deux reprises). Quelque 340 criminels furent ainsi localisés. Cent et huit personnes furent arrêtées à la suite de renseignements fournis par le public. Deux criminels préfèrèrent se suicider et treize autres se rendirent spontanément en constatant que toute la population était désormais pratiquement alertée. (En fait, les agents spéciaux arrêtèrent 205 de ces criminels, les autorités locales 82, et 45 prises furent faites par une force combinée d'agents spéciaux F.B.I. et de policiers locaux.)

La liste présente la photo de chaque criminel, son nom et pseudonymes recensés, sa carrière criminelle et son aspect physique, ainsi que, lorsque c'est possible, une de ses empreintes digitales. Elle ne recense pas particulièrement les criminels les plus spectaculaires ou les plus renommés, mais bien ceux qui sont les plus dangereux pour la société et risquent à tout moment de faire à nouveau appel à la violence aveugle. (Trois criminels furent rayés automatiquement de la liste lorsqu'il s'avéra que leur carrière criminelle ne correspondait plus à ce critère.) Ce sont en général des meurtriers, kidnappers, terroristes, preneurs d'otages ayant entraîné mort d'hommes ou racketters.




Un document exceptionnel...




La photo jointe au dossier:






Carte de FBI remplie par Arthur Piroton (carte vendue avec l'album de Jess Long: "Neige poudreuse à Liège").
"NOM DE L'AGENT: PIROTON - PRENOM: ARTHUR - DATE DE NAISSANCE: 4-6-31 - NOM DE CODE: 5 12 52 - SIGNE DISTINCTIF: DOUX REVEUR (VU PAR MA FEMME)".




Apparition de Jess Long dans "Calibre 33", issu des "Plus belles histoires de l'oncle Sam"... (très peu connu, mais également dessiné par Arthur Piroton).




Annonce pour le deuxième album de Jess Long: "Les Ombres du Feu" et "L'évasion".


Annonce dans le journal de Spirou pour le récit complet "Des jouets et des hommes".



Les aventures de Jess Long en album...



1) Le Bouddha Écarlate / Les nouveaux négriers (1976) (Editions Dupuis)
           
© Dupuis

2) Les Ombres du Feu / L'évasion (1977) (Editions Dupuis)
             
© Dupuis

3) La Piste Sanglante / L'homme du bout de la nuit (1978) (Editions Dupuis)
           
© Dupuis

4) Les Masques de Mort / La grotte aux crabes (1978) (Editions Dupuis)
           
© Dupuis

5) Il était deux fois dans l'Ouest / Le saut de la mort / Pour une poignée de balles (1980) (Editions Dupuis)
             
© Dupuis

6) Grand Canyon / Rapt / Le grain de sable (1981) (Editions Dupuis)
           
© Dupuis

7) La Mort Jaune (1982) (Editions Dupuis)
          
© Dupuis

8) Intimidation / K.O. pour l'éternité (1983) (Editions Dupuis)
          
© Dupuis

9) La Shérif (1984) (Scénario: Arthur PIROTON) (Editions Dupuis)
           
© Dupuis

Cette fois encore, Jess Long est embarqué dans une affaire louche. Elle va lui permettre de lier connaissance avec Jenifer Jones-Austin, une fille qui n'a pas froid aux yeux, et qui exerce le difficile métier de shérif.

10) La Bête / Kidnapping (1985) (Editions Dupuis)
          
© Dupuis

11) Ses Adieux à la scène / "Double jeu" / Le noël des loups / Le corps du délit / Vacances manquées / Le noël des amoureux (1986) (Editions Dupuis)
          
© Dupuis

Cet album comprend "Le noël des loups" dont le scénario est signé Piroton et où il va dessiner l'ancienne abbaye d'Anthisnes (située en France dans cette histoire), le village d'Arthur Piroton. Il comprend aussi "Vacances manquées", sur un scénario de Cauvin et une idée de Tillieux, dans lequel le personnage de Natacha est dessiné par Walthéry.

12) Neige Poudreuse à Liège (1987) (Scénario: Francis DORAO) (Editions Dupuis)
              
© Dupuis

13) Silicium Valley (1988) (Scénario: Marc WASTERLAIN) (Editions Dupuis)
          
© Dupuis

14) La Cible Bicéphale / Macchi 39 (1989) (Scénario: Jean-Claude SMIT et Piroton) (Editions Dupuis)

© Dupuis

Cette locomotive, merveilleusement dessinée par Arthur Piroton, existait bel et bien sous cette forme à la fin des années 1980, début des années 1990. Comme dans cette histoire, au départ de Chicago (Union Station), cette ligne de chemin de fer traverse les Etats-Unis jusqu'à San-Fransisco.

15) Channel Fist / Reno Show / Il y a encore des cow-boys heureux... / Le sang des autres / Des jouets et des hommes (1990) (Scénario: Jean-Claude SMIT / RAES) (Editions Dupuis)

© Dupuis

L'histoire "Channel Fist" est parfaitement authentique, elle s'est déroulée le 15 décembre 1985. Cette opération aura coûté 22.000 dollars aux contribuables américains. 101 personnes ont été arrêtées, réunissant 170 chefs d'inculpation.

16) L'Année du rat (1991) (Scénario: Francis DORAO) (Editions Dupuis)

© Dupuis

17) Le Fantôme d'Alcatraz / Jalousie / Marilyn / Dérapage / Un réveillon rouge (1992) (Editions Dupuis)

© Dupuis

18) L'Inconnue de Montréal / Menaces / Un temps de chien / La dernière dédicace (1993) (Scénario: Arthur PIROTON / DOM) (Editions Dupuis)

© Dupuis

19) Sous les Tropiques de l'Antarctique / Pour le meilleur et pour le pire / Jeunes femmes en danger / Intermède (Avec: Stephen Desberg et Raoul Cauvin) (1994) (Editions Dupuis)

© Dupuis

20) L'Appel du Loup / Alaska Gold / La shérif en danger / Qui a tué Jess Long? (1995) (Editions Dupuis)

© Dupuis

Cet album comprend l'histoire "Qui a tué Jess Long?" dans laquelle Arthur Piroton se met en scène avec ses personnages (Jess Long et Slim Sullivan), ainsi que son épouse. Il y dessine également sa maison à Anthisnes.

21) Le Témoin (1996) (Scénario: DOM) (Editions Dupuis)

© Dupuis

Dernier album de Piroton, il sortira en librairie après sa mort... en août 1996.


Liste des scénarios écrits par Maurice TILLIEUX


"Les idées que Maurice Tillieux utilisait pour ce personnage provenaient à coup sûr d'articles lus dans les rubriques "Faits divers" et c'est pour cela que le ton semble tellement anecdotique et qu'il émane de cette série une bonne dose de réalisme. Maurice Tillieux utilise une écriture simple, concise et efficace, qui va droit à l'essentiel. C'est cette écriture qui, malgré un semblant de froideur, rend les personnages et l'univers de Jess Long si attachants et si proches de ce que le monde est réellement."

Référence concernant Maurice TILLIEUX: le site de Thierry WINANTS (http://twinants.chez.com). Allez le voir, il en vaut la peine!

- "Kidnapping" Spirou nº1639 du 11 septembre 1969 au nº1646 du 30 octobre 1969. Reprise d'un Félix intitulé : "Formule Z"".
- "Les Nouveaux Négriers" Spirou nº1687 du 13 août 1970 au nº1698 du 29 octobre 1970.
- "K.O. pour l'Eternité" Spirou nº1738 du 05 août 1971 au nº1739 du 12 août 1971. Reprise d'un Félix intitulé "Neuf ! Dix ! Out !...".
- "L'Evasion" Spirou nº1761 du 13 janvier 1972 au nº1769 du 10 mars 1972.
- "Le Corps du délit" Spirou nº1782 du 05 juin 1972.
- "Les Ombres de Feu" Spirou nº1787 du 13 juillet 1972.
- "Le Boudha Ecarlate" Spirou nº1797 du 21 septembre 1972.
- "Les Masques de la Mort" Spirou nº1813 du 11 janvier 1973. Reprise d'un épisode de Félix intitulé "La Momie mène la danse".
- "Rapt" Spirou nº1837 du 28 juin 1973 au nº1838 du 05 juillet 1973.
- "La Piste Sanglante" Spirou nº1879 du 18 avril 1974 au nº1885 du 30 mai 1974. Reprise magistrale de deux Félix : "Le Mort-Vivant" et "Le Tueur Fantôme".
- "L'Homme du Bout de la Nuit" Spirou nº1897 du 22 août 1974 au nº1898 du 29 août 1974.
- "La Bête" Spirou nº1931 du 17 avril 1975 au nº1932 du 24 avril 1975.
- "La Grotte aux Crabes" Spirou nº1945 du 25 juillet 1975 au nº1950 du 29 août 1975. Reprise d'une aventure d'Ange Signe "Le Démon Vert" qui est elle-même une adaption d'un Félix intitulé "La Grotte Hantée".
- "Le Saut de la Mort" Spirou nº1982 du 08 avril 1976 au nº1983 du 15 avril 1976.
- "Pour une Poignée de Balles" Spirou nº2000 du 12 août 1976.
- "Le Grain de Sable" Spirou nº2031 du 17 mars 1977.
- "Grand Canyon" Spirou nº2063 du 27 octobre 1977 au nº2066 du 17 novembre 1977.
- "Il était deux fois dans l'Ouest" Spirou nº2110 du 21 septembre 1978 au nº2119 du 23 novembre 1978.


               

Quelques dédicaces de la part d'Arthur Piroton...


   

Quelques autres dédicaces destinées à Séverine, une jeune lectrice de bandes dessinées. Merci à elle de mes les avoir fait parvenir.


    







Trois posters de Jess Long, suppléments au journal de Spirou.



Projet pour une couverture de Jess Long...



Jess Long pour un calendrier Citroën (1991) - Jess Long a trouvé un témoin intéressant: la statue d'Ambiorix à TONGRES


Détails de planches originales des aventures de Jess Long...



Liens...




- Sur les traces d'Arthur Piroton
- Interviews et hommages à Arthur Piroton
- Dossier Neige poudreuse à Liège
- Chez Arthur Piroton
- Dossier Michel & Thierry