HISTORIQUE

 


Pourquoi Villers -" deux"- Eglises
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        Le village doit son nom à l'existence de deux villas romaines implantées dans notre région dès le premier siècle de notre ère.  Le mot "Villers" vient du latin " Villares" qui signifie "habitants d'une villa".  Ces deux villas auraient donné naissance à deux hameaux, donc à deux paroisses fondées au moyen âge.  La plus ancienne semble avoir été la paroisse Saint Pierre, l'autre ayant été dédiée à Saint Martin.

La paroisse Saint Pierre.

        La première mention de Villers-deux-Eglises dans un écrit date de 1018, époque des donations faites en grand nombre aux monastères.  C'est à cette date que Godefroid III le chauve, seigneur de Florennes, et ses frères, donnent à l'abbaye Saint jean de Florennes le cinquième de l'église Saint Pierre avec une part égale du domaine foncier et une ferme.  Au siècle suivant, les enfants de Godescal 1er, seigneur de Morialmé, font aussi des dons à l'abbaye de Florennes.  Berthe donne en 1147 la moitié de l'église Saint Pierre et un alleu, à condition qu'elle et son mari, Gérard de Vierves, jouissent leur vie durant d'une prébende régulière de pain et de cervoise.  Pour leur part, en 1155, Philippe, seigneur de Tinlot, son épouse Hazèche et leurs enfants donnent leur alleu de Villers-deux-Eglises à la même abbaye de Florennes.

La paroisse Saint Martin.

        Deux autres enfants de Godescal 1er de Morialmé choisissent pour leur part de bénéficier l'abbaye de Floreffe de leurs largesses.  Il s'agit de Gérard, religieux de Floreffe, qui donne à son abbaye, en 1155, l'alleu qu'il possédait à Villers-deux-Eglises.  Sa soeur Emma, son mari Simon de Thiméon - dit de Senzeilles - et leurs trois fils, donnent à l'abbaye de Floreffe l'église Saint Martin de Villers-deux-Eglises, ses bois et ses revenus dont ils avaient hérité de leurs ancêtres.

Dispartion de l'église Saint Martin.

    Le 19 juillet 1588, un accord fut conclu entre les abbayes de Florennes et de Floreffe.  L'églises Saint Martin avait été désertée, la plupart des habitants du hameau ayant émigré vers Philippeville, construite quelques années auparavant.  Laissé à l'abandon, l'église tombait en ruines et pour éviter les frais considérables d'une restauration, l'abbaye de Floreffe décida de la démolir et de céder tous ses droits et ses biens à l'abbaye de Florennes pour autant que cette dernière d'une part, assure le service des fidèles dans l'églises Saint Pierre et, d'autre part, lui alloue une rente de 28 Florins de Brabant.  En réalité, l'accord de 1588 ne faisait qu'entériner une situation de fait qui perdurait depuis très longtemps.  En effet, un rapport de l'archidiacre constatait que déjà en 1444, il n'y avait, à Villers-deux-Eglises, qu'une seule église qui avait le rang de quarte chapelle.  Ces informations sont confirmées dans deux autres documents : un pouillé de 1497 et un document de 1502.   Sous l'empire, la paroisse fut érigée en succursale en 1807, dépendant du diocèse de Metz, puis transférée au diocèse de Namur en 1823.  A cette époque, Beauregard, Vachefontaine et le Traigneaux étaient des dépendances de Villers-deux-Eglises.