Traditions, sous cette appellation je regroupes les us et coutumes des différentes manifestations bien connues de tous, tel que la chandeleur

Le 2 février, la Chandeleur.

Le 2 févier, c'est le jour de la présentation de Jésus au temple, le jour de la purification. Le jour des chandelles, aussi, et des fameuses "coucoubaques"! La première commémoration liturgique de la Chandeleur est attestée à Jérusalem par l'Itinérium d' Egérie (vers 390) qui donne le nom de "Quadragesima de Epiphania" (quarante jours après l'Epiphanie). Cela signifie qu' au départ, cette fête de la purification était fixée au 14 février, en dépendance avec l' Epiphanie. Si vous ajoutez quarante jours après le 6 janvier, vous obtenez en effet la date qui deviendra, elle aussi, célèbre par la suite avec...Saint-Valentin! Ce fut le pape syriaque SergeI (687-701) qui l'introduisit à Rome sous le nom d'Hypapanté, le 2 février, titre qui s'était imposé progressivement à tout l'Orient. Lumière ! L'usage des cierges allumés (Chandeleur) semble remonter à des temps très anciens : à Rome, la procession allant du Farum romain à Sainte-Marie-Majeure se déroulait la nuit. Et puis, on le sait, les jours commencent à allonger; c'est la victoire du soleil sur les ténèbres. Jadis, aussi, l'on portait à l'"glise des chandelles que l'on faisait bénir et qui servaient à la procession. Toujours est-il qu'on goûte avec délice les "coucoubaques" (crêpes) dorées, faites à la fleur de bouquette. "Celui qui s'en dispenserait, précise Walter Ravez, risquerait de pisser cron toute l'année".

 

 

Des crêpes  oui, mais pourquoi?

A la Chandeleur, chacun sait cela, la tradition veut que l'on prépare des crêpes. Mais d'ou vient cette coutume ?La mythologie raconte que le pape Gélase accueillait a V siècle les pélerins arrivés à Rome en leur offrant des galettes pour les rassasier.Leur forme et leur couleur symbolisaient le soleil, et donc le retour de la belle saison.Ta tradition des crêpes serait ainsi la survivance d'un mythe lié à la roue solaire.Crêpes et soleil sont apparentés à une source de la lumière et de chaleur.Les traditions anciennes rapportent également que les crêpes devaient être préparées à base de farine provenant de froment de la moisson précédente.Les beignets de nos ancêtres.Pendant des siècles, les paysans ont ainsi mangé des petits beignets ronds à la Chandeleur, afin de s'assurer de bonnes récoltes.Enfin, il est conseillé de faire sauter la première crêpe en tenant la poêle dans la main droite, et une pièce d'or dans la gauche.En enroulant ensuite la crêpe autour de la pièce d'or et en la déposant  jusqu'à l'année suivante, sur le haut d'une armoire, on serait certain de voir sa fortune fructifier.A condition toutefois de donner la pièce d'or au premier pauvre rencontré...Le mythe saisonnier.Etymologiquement, la Chandeleur est la fête des Chandelles (Festa Candelarum).Elle est liée à la lumière, la fécondité, la purification ou encore à la prospérité.Les Celtes se réjouissaient de la fin de l' hiver, et célébraient la fête d'Imbolic le 1er février.Une autre croyance raconte que l'ours sort de sa tanière à la Chandeleur.Si la température est bonne et s'il voit le soleil, il retournera vite hiberner, car il sait que le beau temps ne durera pas.

Le 14 février.

Il n'existe pas moins de 7 saints chrétiens qui se nomment Valentin et qui sont fêtés le 14 février . Mais celui que fêtent les amoureux tous les ans est sans doute le prêtre romain Valentinus qui vécut au III ème siècle après JC.
A cette époque, l'empereur Claudius II (dit le Cruel) considérant que le mariage ôtait l'ardeur à ses soldats avait interdit l'union des jeunes gens. Valentin fut martyrisé puis décapité de 14 février pour avoir désobéi en mariant en secret de jeunes couples. Il devint par la même occasion Saint Patron des amoureux.
La légende raconte qu'avant de mourir il se prit d'amitié pour la fille de son geôlier, aveugle, lui rendit la vue et lui laissa un message signé "Ton valentin"...

Les Lupercales.
Sous l'Antiquité, le 15 février était le jour des Lépurcales, fêtes païennes en l'honneur de Lupercus, Dieu des troupeaux et des bergers et de Junon, protectrice de femmes.
Cette fête célébrait la fécondité par des chants, des danses et des courses plus qu'étranges.... Des hommes à moitié nus devaient courir après des femmes vêtues de peaux de louves pour les fouetter avec des lanières de bouc, leur assurant ainsi leur fécondité.
On organisait également des "Loteries de l'Amour" qui désignaient des couples d'amants pour l'année à venir. Ces fêtes furent abolies par le Pape en 496 qui instaura pour les contrecarrer la Saint Valentin, fêtes des amoureux...
 
La Fête des Amoureux.
Le 14 février est le jour de tous les amoureux : c'est la date à laquelle commence la saison des amours des oiseaux. A cette occasion les jeunes filles scrutaient le ciel afin de deviner leur futur mari. Apercevoir un rouge-gorge promettait un mari marin, un moineau un mariage heureux mais modeste, un chardonnet un mariage riche....
 
La coutume des messages amoureux date du XV ème siècle en Angleterre.
La plus ancienne carte conservée au British Museum de Londres date de 1415. C'est un poème que le Duc d'Orléans emprisonné dans la Tour de Londres a envoyé à sa femme.
Il rapportera avec lui cette tradition, après 25 ans de captivité.
Ce n'est pourtant qu'en 1965 que la fête des amoureux fut officialisée par l'union des commerçants de France, la Loterie Nationale et le renfort des amoureux de Peynet !
 
Envoyez un mot doux.
Autrefois, il était d'usage de fabriquer soi-même une carte et de composer une déclaration d'amour.
Aujourd'hui, vous pouvez déclarer votre flamme par internet...
 
 

Le Mardi gras.

Le mardi gras marque le début du carême. Partout dans le monde, il est célébré par des carnavals où l' on danse, chante et se régale avant 40 jours de jeûne.

Mardi gras et Carnaval, la fête des fous
Carnaval vient d’une expression latine (carne levare) qui veut dire "enlever la viande". Si ce jour est devenu un jour de fête, c’est précisément parce qu’il fallait en profiter, festoyer et faire bombance avant que la viande et les repas trop riches ne soient interdits. La période de Carnaval se clôt en effet le jour du Mardi gras, veille du Carême, cette période de quarante jours de jeûne avant l’anniversaire de la mort puis de la résurrection du Christ (Pâques).Pour mieux faire la fête et le fou, on prend l’habitude de se déguiser : derrière un masque, toutes les barrières sociales, d’âge ou de fortune disparaissent !
Vive les masques !
L’origine du mot masque reste aussi mystérieuse que les visages qu’il cache… Il apparaît en 643 et pourrait venir du latin (sorcière) ou de l’indoeuropéen (filet dont on enveloppe les morts). Dans le sud de la Provence, les sorciers seront, jusqu’au XIXème siècle appelés des "masques"… Pour se déguiser, on se contente souvent au Moyen ge de se noircir le visage avec de la suie, de le dissimuler sous une étoffe ou de porter ses vêtements à l’envers, coutures apparentes. Les premiers masques sont taillés dans la tête des porcs tués à Noël (on se cache derrière la peau épaisse et soyeuse ou le groin) ou dans une cagoule de peau de lapin. Les jeunes gens ainsi masqués parcourent bruyamment les rues à la nuit tombée, chahutent les femmes, les filles et les avares. Ils évoquent à la fois les revenants et l’au-delà (dans les Pyrénées, on les appelle même des ("peurs"), la nature et le printemps qui va revenir.
Quelques superstitions de Carnaval
Les croyances ancestrales assurent que le bruit et les danses de Carnaval favorisent la prospérité. Pendant cette période de lien entre les vivants et les morts (évoqués par les masques), il ne fallait ni brûler les os des bêtes ni les donner à manger aux chiens : il valait mieux les enfouir dans une écurie, comme autant de graines symboliques des animaux à naître. Carnaval se terminait souvent par un feu. Pour s’assurer de bonnes moissons à venir, on conseillait de sauter par-dessus le feu, le plus haut possible, ou bien d’emporter des cendres et d’en répandre dans les champs.
Les géants de Carnaval
Dès le Moyen-âge, on a construit de grands mannequins, appelés rois de Carnaval, que l’on faisait défiler dans les rues en grande joie. A la nuit tombée, le pantin était jugé par un tribunal improvisé puis brûlé car il évoquait à la fois les bêtises de chacun et la fin de l’hiver. Si les déguisements ont évolué vers des masques de princesses, de fées, de dragons, de loups ou de personnages politiques, si plus personne aujourd’hui ne bondit à travers les flammes du Carnaval ou ne porte de cendres dans ses champs (qui donc d’ailleurs a encore un champ ?), les bons géants existent encore dans de nombreuses régions de France. Très attendus, ils constituent le point d’orgue des parades urbaines ou villageoises orchestrées pour Carnaval comme des spectacles de stars.
 

 


Le 25 Novembre.

Jour de la Sainte Catherine, est le jour des Catherinettes. On y fête les jeunes filles de 25 ans qui ne sont pas encore mariées.
La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image. Quelle est l'origine de cette tradition?
Découvrez la vie incroyable de Catherine d'Alexandrie, sainte, martyre et docteur de l'Eglise.

Ste-Catherine: Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d' une vision. Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.
Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu'elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d'Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu'à les convertir tous.


Impressionné, l'empereur Maxence lui propose un mariage royal, qu'elle refuse par fidélité envers son mari mystique. Humilié, l'empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. Elle finira décapitée le 25 Novembre 307 et deviendra la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs.
Sainte Catherine est aujourd'hui la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs ...


Coiffé Ste-Catherine: La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. A l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari !



Aujourd'hui, la coutume est largement suivie par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux). Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la mairie de Paris, où elles présentent leurs chefs d'oeuvres.

Le 6 décembre, St Nicolas.

Nicolas, saint patron des enfants:
Ce saint, immensément populaire, est célébré dans toute l'Europe du Nord et aux États-Unis, à la "Santa Claus", comme une préfiguration du Père Noël. Pendant la nuit, il vient prendre l'avoine que les enfants offrent à son âne, et dépose à la place des chocolats...

Evêque de Myra (Turquie actuelle) au III ème siècle, Saint Nicolas aurait réalisé de nombreux miracles auprès d'enfants. C'est pourquoi il est devenu leur Saint Patron et Protecteur.
Représenté coiffé d'une mître, vêtu d'un long manteau de fourrure avec une crosse à la main, il est fêté depuis le moyen-âge, le 6 décembre, anniversaire de sa mort, particulièrement dans les régions de l'Est.
Il fait sa tournée à dos d'âne et distribue cadeaux et friandises aux enfants qui ont été sages pendant l'année. Il est accompagné de son opposé, le père fouettard qui lui, distribue des verges aux méchants garnements.

Le 25 décembre, Noël.

Le Père Noël ne connaît pas de frontières. Father Christmas en Angleterre, Santa Claus aux États-Unis, Babbo Natale en Italie, Weihnachtsmann en Allemagne. Le Père Noël aurait pour ancêtre saint Nicolas. Lorsque les Hollandais s'installèrent aux États-Unis, Sinter Klass, qui est le nom hollandais de saint Nicolas, devint Santa Claus. Avec le temps, le Père Noël prit l'allure qu'on lui connait aujourd'hui; un gros bonhomme joufflu vêtu de rouge, avec une longue barbe blanche, volant dans les airs à la tête d'un traîneau tiré par des rennes. Le Père Noël était né ! Mais une Mère Noël existe-t-elle ? Le Père Noël a-t-il des enfants ? Quelle est sa descendance ?


Noël vient du mot latin natalis, qui signifie jour de la naissance. Mais les Evangiles ne précisent pas la date de la Nativité, et aussi surprenant que cela puisse paraître, la fête de Noël n'existait pas aux débuts du christianisme. C'est en 354 que le pape Liberus instaura la célébration du 25 décembre. De saint Nicolas au Père Noël, ils sont plusieurs à avoir la charge de distribuer les cadeaux aux enfants sages :


Saint Nicolas : Saint Nicolas fut évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, sa fête, le 6 décembre, célèbre la date de sa mort. Pendant l'année saint Nicolas "vit" en Espagne et tient à jour le livre des bonnes et mauvaises actions. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il vole dans le ciel sur son âne ou son cheval, chargé de cadeaux et de confiseries, et les dépose dans les souliers des enfants du Nord et de l'Est de la France ainsi que de plusieurs régions de l'Europe. Ceux-ci auront pris soin de laisser tout près des carottes pour la monture du saint.
Le père Gel : la nuit du 31 décembre. Les enfants russes ne reçoivent pas leurs cadeaux le 25 décembre et doivent s'armer de patience jusqu'au jour de l'An. Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, le Père Gel, dit aussi le Père Givre, descend dans les cheminées pour apporter des cadeaux aux enfants sages.


La Befana : la nuit du 5 janvier. La Befana, en italien, signifie à la fois la fête de l'Epiphanie, et sa personnification sous les traits d'une sorcière. Dans la nuit du 6 janvier, vêtue de noir, les souliers percés, un grand sac sur le dos, elle chevauche son balai pour porter aux enfants sages d'Italie des cadeaux. En revanche, s'ils ont été désobéissants, elle remplit leurs souliers de charbon...

Noël est la fête solennelle de la naissance de Jésus.
La date en a été fixée tardivement au IVe siècle. Le jour de la naissance de Jésus étant inconnu, l'Église a finalement choisi cette date car elle coïncide avec le solstice d'hiver, moment où les jours commencent à s'allonger, et qui était l'occasion de grandes fêtes païennes.
Noël est devenue la fête chrétienne la plus populaire. La coutume s'est répandue de représenter le nouveau-né dans une grotte à Bethléem, entouré de Marie sa mère, de Joseph, des bergers, du bœuf, de l'âne et des Rois mages (crèches vivantes ou statuettes comme les santons de Provence). Une messe est célébrée à minuit pour rassembler les croyants, suivie de deux autres dans la journée.
Noël est aujourd'hui une grande fête familiale centrée sur les enfants. Traditionnellement, on mange de la dinde et on échange des cadeaux.

 

L'origine du sapin de Noël est mal connue. Il serait apparu en Alsace au XVIe siècle. La coutume s'est ensuite développée en Allemagne, en Autriche et en France. L'illumination du sapin avec des petites bougies de cire est une tradition qui s'est vraiment implantée en Allemagne et en Europe de l'Est au début du XIXe siècle. On ne dressait le sapin que le 24 décembre à cause des risques d'incendie. À New-york, en 1882, on illumina le premier sapin à l'électricité. La production industrielle de guirlandes électriques permit d'étaler la période d'illumination des sapins au fur à mesure des progrès de l'électrification.

Santa Claus, l' Oncle d' Amérique: Au XVII ème siècle, SinterKlaas, le Saint Nicolas néerlandais débarque en Amérique avec les colons des Pays-Bas dans la colonie de Nieuw Amsterdam (future New York).
Sa légende se propage et son nom se transforme en Santa Claus. Il est alors très semblable au Saint Nicolas du vieux continent.

 

Plusieurs auteurs et illustrateurs vont ensuite forger l'image d'un père Noël que nous connaissons tous :
- Irving en 1809, fait de Santa Claus un homme volant qui distribue ses présents par les airs.
- en 1821, Clément Clark Moore dans un conte de Noël décrit un Santa Claus dodu et jovial. Il abandonne le père fouettard et remplace l'âne de saint Nicolas par 8 rennes.
Quant au Père Noël, il est une invention tardive venue des États-Unis. C'est un poème de Clement Clarke Moore publié dans un journal new-yorkais en 1823 qui a lancé le personnage. Il le décrit comme un lutin qui se déplace dans un traîneau tiré par huit rennes et dépose des cadeaux dans les cheminées. Santa Claus, le père Noël est inspiré par saint Nicolas, évêque d'Asie mineure du IV siècle, très fêté dans l'Europe de tradition germanique le 6 décembre. Il a été popularisé par l'illustrateur Thomas Nast qui a dessiné son costume rouge et a fixé sa résidence au pôle Nord. Puis le dessinateur Haddon Sundblom, travaillant pour Coca-Cola, a fixé, dans les années trente, son apparence « humaine » actuelle de grand-père jovial.

- Thomas Nas, illustrateur et caricaturiste au Harper's Illustrated Weekly a croqué Santa Claus pendant près de 30 ans, depuis sa première illustration en 1860 sous les traits d'un vieil homme barbu habillé d'un costume rouge à fourrure blanche.

En 1885, il établit même la résidence officielle du Père Noël au pôle Nord.

L'image actuelle du Père Noël est finalement assez éloignée du Saint Nicolas de nos ancêtres. Et oh surprise, elle sort tout droit d'une publicité... pour le Coca-Cola !

Sous les crayons de Haddon Sundblom, Santa Claus prend un visage humain et sympathique, un air débonnaire, un ventre bien rebondi...Il porte une tunique et un pantalon de fourrure rouge et un bonnet !

Le Père Noël

En France, Santa Claus s'appelle Père Noël. Il est rendu populaire par Tino Rossi et son fameux "Petit papa Noël".
Dans l'Est de la France, il reste encore très concurrencé par Saint Nicolas qui continue à distribuer ses présents le 06 décembre.

Notre père Noël est très proche du Santa Claus d'outre Atlantique, mises à part la longue robe rouge et la hotte.

Il distribue ses cadeaux par les airs, trainé par ses 9 rennes aux doux noms de Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre (le 9ème renne Rodolphe avec son nez rouge a été créé en 1939)

Le 7 mars. La fête des Grand-mères.
Le Boom des mamies
Marie-Odile Mergnac

Autrefois : des mamies bien rares
L’espérance d’être mamie est d’abord liée à l’espérance de vie. Il n’était pas si fréquent autrefois d’être grand-mère. En 1900 (c’était pourtant hier !), l’espérance de vie des femmes était seulement de 37 ans et il a fallu attendre 1910 pour la voir passer à 45 ans ! Bien sûr, on se mariait plus jeune, les enfants venaient plus vite, à 45 ans les petits-enfants pouvaient déjà être là. Par ailleurs, l’espérance de vie ne traduit qu’une moyenne, il y a toujours eu des centenaires, même si cela était rarissime. La France était en avance en ce domaine : en 1789 déjà, 8 % de la population du pays avait 60 ans ou plus, une proportion que les pays voisins mettront plus d’un siècle à obtenir.

Maintenant : le mamie-boom
Aujourd’hui, l’espérance de vie d’une femme est de 83 ans. Les 60 ans et plus représentent bientôt le quart de la population. Les nourrissons de l’an 2000 devraient dépasser 90 ans. Plus de 165 000 centenaires devraient vivre en France en 2050 (contre 11 500 en 2002)… C’en est au point que, lorsqu’on annonce le décès d’un aïeul de 80 ans, on commence à entendre dire : «Déjà ? Que s’est-il passé ? Il a eu un accident ?»… Autant dire que, dans ce contexte, le nombre de mamies a véritablement explosé. Elles ne connaissent plus seulement leurs petits-enfants mais aussi leurs arrière-petits-enfants, voire la génération suivante… Il y a aujourd’hui 12,6 millions de grands-parents et 2 millions d’arrière-grands-parents.

De la fragile mamie d’autrefois…
Les romans du XIXème ou de la première moitié du XXème siècle donnaient de l’aïeule une image tout droit sortie des livres de la comtesse de Ségur : une petite vieille dévouée, tout à sa maison et sa famille, aux cheveux blancs serrés sous un fichu ou un bonnet de dentelle. Jusque dans les années 1950, les grands-parents s’occupaient des petits-enfants, car ils habitaient souvent tout près, puis étaient pris chez leurs enfants dans leur vieil âge.

… à la mamie de choc d’aujourd’hui
Aujourd’hui, les grands-mères ont une vie largement aussi active que la génération qui les suit. Les solidarités entre les générations sont toujours là, mais les mamies n’entendent plus rester enfermées chez elles : les 65-75
ans expriment aujourd’hui un véritable engouement pour les voyages, même lointains, elles animent des associations, elles ont une activité sociale importante… et n’hésitent pas à renouer avec l’amour et le mariage si les rencontres s’y prêtent…

Un lien entre les générations
Les mamies sont cependant toujours là pour assurer le lien entre les générations, transmettre à leurs petits-enfants des valeurs que les parents n’ont plus toujours le temps d’inculquer. Elle transmet culture, tradition et mémoire familiale : ce n’est pas un hasard si la généalogie est devenue un phénomène de société !

Le 1er Avril.

On raconte qu' en 1564 en France, le roi Charles IX décida que l'année commencerait désormais le 1er janvier. Et non plus le 1er le avril. Le 1er janvier 1565, tout le monde se souhaita donc une bonne et heureuse année... mais le 1er avril 1565, des petits plaisantins eurent l'idée de la souhaiter une nouvelle fois... Quelle bonne blaguer ! Il est depuis de tradition de faire des farces ce jour-là. Alors qui sera votre victime cette année?

L’origine du poisson d’avril est-elle un canular ?
Sans doute peut-on le croire quand on voit toutes les histoires inventées à ce sujet. Les explications sont parfois si fantaisistes qu’elles semblent elles-mêmes constituer des canulars de 1er avril !
On a souvent dit autrefois que les cadeaux absurdes du 1er avril, un jour proche de Pâques et de la période d’emprisonnement du Christ avant sa Crucifixion, évoquaient la dérision avec laquelle ses geôliers se moquaient de lui : une couronne d’épine au lieu d’une couronne d’or, une branche en guise de sceptre, des moqueries au lieu des courbettes des courtisans… Il faut cependant avouer que cette explication semble peu crédible, la date de Pâques fluctuante n’imposant pas celle du 1er avril.

Certains journaux continuent à affirmer, cette année encore, que le 1er jour de l’année était le 1er avril jusqu’en 1564, date à laquelle un édit a fixé le début de l’année au 1er janvier. Les traditionnels présents de Nouvel An auraient donc été désormais offerts le 1er janvier tandis que des malicieux se seraient mis à donner des "cadeaux pour rire" à l’ancienne date, au 1er avril.
L’explication semble intéressante… à ceci près que le 1er avril n’a jamais été le premier jour de l’année ! A l’époque romaine, l’année débutait le 1er mars, ce qui explique les noms de certains mois : octobre qui veut dire huitième (du latin octo), novembre qui veut dire neuvième, décembre qui veut dire dixième. Elle a ensuite débuté le 1er janvier, puis le 25 décembre (anniversaire de la naissance du Christ), puis le 25 mars (neuf mois plus tôt, c’est-à-dire à la date anniversaire de l’Incarnation du Christ) puis à Pâques. Mais le choix définitif et obligatoire du 1er janvier comme début d’année date effectivement de 1564.

Certains essaient de maintenir cette explication de "faux Nouvel An" en indiquant que les cadeaux étaient distribués pendant une semaine, du 25 mars jusqu’à ce fameux premier avril. Une affirmation aussi fragile qu’une arête de sardine… d’autant plus qu’aucun historien ne peut assurer que les poissons d’avril aient bien débuté en 1564.
Et puis, pourquoi ces cadeaux fantaisistes de Nouvel An auraient-ils pris la forme d’un poisson que l’on accroche dans le dos des victimes ? On raconte parfois que ce serait parce que le soleil entre à cette période de l’année dans le signe astrologique du Poisson. Une explication guère plus fiable que votre horoscope du matin ! En effet, si la connaissance des signes astrologiques fait partie maintenant de la culture populaire, ce n’était pas le cas il y a quelques siècles : le savoir de quelques érudits ne peut expliquer ce vaste mouvement de facéties et de blagues !
L’explication serait-elle aussi insaisissable qu’une anguille ? aussi difficile à pêcher que le monstre aquatique du Loch Ness ? aussi incroyable que la sardine du port de Marseille ?… En fait, elle coule de source comme l’eau des rivières : le 1er avril a tout bonnement été pendant de nombreux siècles la date généralisée de la fermeture de la pêche en eau douce en France, pour permettre le frai (ponte des oeufs). Pour les taquiner, on offrait alors aux pêcheurs des poissons de mer séchés (comme des harengs) ou des arêtes. Poisson d’avril ! Et les malicieux ont bien vite élargi le champ de leurs victimes et de leurs plaisanteries !


Texte : Marie-Odile mergnac

Pâques.
Les premiers textes qui évoquent l’offrande d’œufs à Pâques datent du XVème siècle en Alsace. Mais cette tradition est certainement une coutume printanière encore plus ancienne car, de tous temps et dans la plupart des pays, l’œuf a évoqué la naissance et la résurrection.
 
Commençons simplement : c’est parfois tout bonnement une poule qui fait, fort logiquement, don pour Pâques d’œufs blancs ou décorés. C’est surtout au Tyrol qu’on parle aux enfants de cette fameuse poule de Pâques mais la poule en chocolat entourée de petits œufs est aujourd’hui un classique de la Semaine Sainte en France aussi.
À fête exceptionnelle, pondeur exceptionnel : c’est le coq qui apporte les œufs dans le Gotha, le Schelswig-Holstein ou la Wallonie ! Autrefois, l’enfant qui se désolait parce qu’il ne trouvait pas assez d’œufs pouvait ce jour-là prendre un bâton et frapper la queue du coq : il obtiendrait peut-être, lui disait-on, un bel œuf de la couleur de ses plumes ! D’autres oiseaux sont parfois mis à contribution, comme la cigogne de Pâques en Thuringe ou le coucou en Suisse.
L’origine du lapin de Pâques qui vient déposer ses œufs dans le jardin reste discutée. On dit en Grande-Bretagne que le mot Pâques (Easter en anglais) viendrait du nom d’une ancienne déesse saxonne du printemps, Eastre, dont le symbole était un lièvre. Le lapin de Pâques n’est pourtant pas né en Angleterre mais plus à l’Est. Il serait issu d’une ancienne légende allemande : une pauvre femme, trop misérable pour acheter des friandises et des gâteaux à ses enfants, avait caché dans son jardin des œufs peints de toutes les couleurs. Elle les avait dissimulés dans de petits nids d’herbes et de mousse. Lorsque les enfants s’égaillèrent pour chercher leurs surprises dans le jardin, un lapin caché sur un des nids se sauva soudain sous leurs yeux. "Le lapin a laissé des œufs peints pour notre surprise de Pâques", s’exclama un des petits… Une jolie surprise devenue mythe. En France, c’est à l’Est, en Alsace et en Lorraine, que s’est implanté le lapin de Pâques.
En Amérique, cette tradition est arrivée avec les immigrants allemands de Pennsylvanie au XVIIIème siècle. Mais, comme la plupart des autres colons respectaient de façon fort austère les règles religieuses, ce lapin jugé trop frivole mit plus d’une centaine d’année à s’étendre au reste du pays. Aujourd’hui en revanche, il est le plus populaire des donneurs d’œufs de Pâques aux États-Unis.
Mais si ! Le renard aussi s’est mis à distribuer des œufs de Pâques. Pas dans les mêmes régions que le lapin de Pâques bien sûr : on peut le rencontrer en Allemagne, dans le Schaumbourg et la Westphalie.
Dans la majeure partie des régions de France, ce sont les cloches qui déposent des œufs en survolant les jardins. Les cloches des églises doivent en effet rester silencieuses pendant les deux jours qui vont de la Crucifixion à la Résurrection du Christ. Un silence qui a toujours intrigué les enfants et qui a donné naissance à de multiples légendes. On raconte qu’elles sont toutes parties à Rome – mais pour des raisons aussi diverses que nos régions : pour aller chercher leurs œufs bien sûr, mais aussi pour déjeuner avec le pape dit-on en Lorraine mosellane, pour se faire bénir affirment les habitants de la Bresse, pour se confesser assure-t-on dans l’Isère, ou même pour aller y manger du fromage explique-t-on aux enfants ardéchois... C’est à leur retour, le jour de Pâques, que les cloches sonnent leur joie à toute volée et laissent tomber leurs œufs sur leur passage… si du moins on ne les regarde pas traverser le ciel. Attention aux enfants trop curieux !
Texte : Marie-Odile mergnac
La fête des Mères.
Faut-il une fête pour aimer sa mère ? Les petits répondront qu’ils l’aiment tous les jours ! Et d’ailleurs, ce sont les gouvernements qui l’ont instituée plutôt que les familles.
Le premier à avoir lancé l’idée, c’est l’Etat américain, pour remonter le moral de ses soldats envoyés en Europe lors de la Première Guerre mondiale. Il crée alors un Mother’s Day le deuxième dimanche du mois de mai et incite les combattants à envoyer des cartes à leur mère en leur racontant leurs faits d’armes pour le rétablissement de la paix en Europe !
En France, c’est pendant l’Entre-Deux-Guerres que de nombreuses associations proposent de célébrer, sinon toutes les mères, du moins les mères de famille nombreuses ou les mères "méritantes" (notamment les veuves de guerre élevant seules leurs enfants, un cas hélas bien fréquent à l’issue d’un conflit qui a fait 1,5 millions de morts pour la France). S’il n’y avait pas encore de "jour" officiel, on vit se multiplier les prix locaux, régionaux ou nationaux destinés à récompenser ces "mamans de choc". Parmi les plus célèbres, le prix Cognacq (du nom du fondateur de la Samaritaine) attribué par l’Académie française à une mère de famille nombreuse (vingt, vingt-deux enfants, ce qui se trouvait encore !).
En 1941, le maréchal Pétain s’y met à son tour, en instituant une "Journée nationale des mères". Comme les Américains en 1914-1918, il veut exalter le patriotisme à travers chaque famille.
Après guerre, l’idée est reprise par le président de la République Vincent Auriol. C’est lui qui l’institutionnalise le 25 mai 1950, marquant à travers elle son souhait d’un développement de la natalité. Là encore, on est bien loin de la fête de famille privée…
 
Depuis ce 25 mai 1950, la fête des mères a lieu tous les ans, le dimanche qui suit la pentecôte. Comme les instituteurs ont très tôt été incités par l’Etat à faire préparer à leurs élèves des petits cadeaux à offrir… la fête officielle est devenue progressivement une fête populaire et familiale. Oh, pas tout de suite bien sûr ! Mais les années 1960-1970, avec à la fois l’essor d’une société de consommation et la libéralisation de la femme, ont vu ce basculement : puisque les appareils ménagers affirmaient qu’ils "libéraient la femme", les petits, avec l’appui du budget des papas, ont "libéré leur maman" en lui offrant l’appareil dernier cri. Et puis les fleurs, et puis les poèmes, le plus joli cadeau d’enfant puisqu’il vient du cœur. La fête est devenue désormais incontournable pour sept millions de mamans !

La fête des pères

L’autorité paternelle
Marie-Odile Mergnac 09/06/2004

Le père de famille de l’Antiquité, empereur chez lui

Sous l’Antiquité, le pater familias règne dans sa famille comme César sur Rome. Il a droit absolu de vie et de mort sur ses enfants. Une scène reste connue : celle de la présentation des nouveau-nés à leur père… L’enfant qui vient de naître est amené et montré à son père. Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve place dans la famille. Sinon, il est mis à mort ou exposé à l’abandon sur une place publique. Ce droit de vie et de mort permanent des pères sur leurs enfants est supprimé à la fin de l’Antiquité par les empereurs chrétiens.


Au Moyen âge, une autorité partagée avec la mère

L’autorité parentale est mieux partagée et moins forte au Moyen ge. Les filles sont placées sous l’autorité maternelle. Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur mère jusqu’à l’âge de l’apprentissage professionnel (vers huit à douze ans) ou chevaleresque (douze à quinze ans) et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du père.
La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise reconnaît au Moyen âge la validité des mariages contractés sans le consentement des parents à partir de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les filles, mariages qui souvent émancipent les enfants.


La Renaissance : un retour au pouvoir du père

L’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue. Le garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que : "nous devons tenir nos pères comme des Dieux sur terre" et Jean Bodin va jusqu’à réclamer le rétablissement du droit de mort du père sur ses enfants !
Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines. La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants mais aux petits-enfants et à toutes les générations qui suivent. Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure de contrat (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord du père ni faire de testament.
Cette autorité paternelle est de durée variable selon les régions. Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous les descendants aussi longtemps que vit le chef de famille. En Bretagne, le fils reste jusqu’à ses soixante ans sous l’autorité du père à moins de se marier avec son consentement, ce qui l’émancipe. Dans le Poitou, les enfants célibataires restent soumis au père toute leur vie mais peuvent tester à partir de vingt ans. Dans le Berry, le mariage émancipe les enfants, mais à Montargis les célibataires sont affranchis à partir de vingt ans…

L’égalité révolutionnaire entre le père et ses enfants

La Révolution met en avant l’égalité des membres de la famille et, à propos des enfants, assure que "la voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle… Suurveillance et protection, voilà les droits des parents".
Le Consulat fait par nécessité un premier pas en arrière en reconnaissant la puissance paternelle, "droit fondé par la nature et confirmé par la loi".
L’ordre des familles est maintenu mais des limites à la puissance paternelle empêchent un retour à la patria potestas du droit romain.

Du Code Napoléon à aujourd’hui

Avec son Code civil de 1804, Napoléon réalise un nouveau compromis entre le droit révolutionnaire et le droit d’Ancien Régime et contribue à renforcer "l’autorité de son chef… car c’est par la petite patrie (la famille) que l’on s’attache à la grande".
La famille se suffit alors à elle-même. C’est très progressivement que l’Etat va prendre en charge des fonctions qui relèvent auparavant du père de famille : instruction, surveillance sanitaire et alimentaire… L’Etat peut même désormais se substituer au père en cas de défaillance ou de carence.
Enfin, des réformes successives au XXème siècle ont remplacé la famille hiérarchique fondée sur l’autorité du mari et du père à une famille égalitaire entre les époux qui prennent solidairement les décisions concernant les enfants.
Pour conclure sur une image d’Epinal mais qui traduit bien le nouveau rôle des pères, de ces papas-poules dont les magazines brossent régulièrement le portrait, on pourrait dire que les enfants ont désormais un papa qu’on aime plutôt qu’un père que l’on craint !

La rentrée des classes.


" Les élèves ne pourront jamais être frappés", indique le statut de l’instituteur de 1834. Claques, coups de règles et oreilles tirées font pourtant partie, jusque vers 1970, des moyens de rétorsion utilisés par le maître pour calmer les élèves dissipés ou faire rentrer de force un cours dans la tête d’un cancre. Pas question de le reconnaître pourtant : "Si vous reprochez [à l’instituteur] d’avoir tiré les cheveux, il prétend qu’il a posé la main sur la tête et que l’enfant s’est retiré méchamment, juste pour laisser une poignée de cheveux entre ses doigts."
Dans certaines écoles, il existe des "mauvais points" (l’inverse des bons) qui privent l’élève de récréation au bout de cinq, la mise au piquet ou à genoux pendant la durée de la classe, l’obligation de porter autour du cou un écriteau mentionnant la nature de la faute ou sur la tête le traditionnel bonnet d’âne – appelé vache en Bretagne où le nom de cet animal est synonyme de benêt.


Qui en revanche n’a pas copié dix, cinquante ou cent lignes ? À la fois pour punir l’enfant et pour l’éduquer. "L’année des bourses, raconte Pierre-Jakez Hélias, je me vois infliger la conjugaison à tous les temps et à tous les modes du verbe dactylographier, cette horreur. Que je dactylographiasse, que nous dactylographiassions ! Tout premier de classe que je sois, j’ai mille misères à conjuguer par écrit le verbe dactylographier !"

À côté du bâton, il y a la carotte. Les maîtres ont longtemps utilisé les bons points : au bout de cinq ou de dix selon les écoles, l’enfant gagne une image. Autre principe censé favoriser une saine émulation et le désir d’apprendre : la croix d’honneur, épinglée chaque semaine sur la blouse du meilleur élève de la classe. La croix sera abandonnée en même temps que les classements lorsque, le 6 janvier 1969, le ministère décide de supprimer tout système de notation et de comparaison entre les élèves.

Elle est tombée en désuétude à partir de 1968 mais elle était pourtant le moment de gloire républicaine rêvé par toutes les familles, surtout les plus modestes. L’histoire d’un paysan lorrain évoque avec beaucoup d’émotion cette cérémonie en 1910 : "À son banc, le petit s’était levé ; il marcha vers l’estrade avec une crânerie charmante et reçut un beau livre rouge. La voix recommença : Prix de calcul : Maurice Meunier ; prix d’histoire : Maurice Meunier ; prix de leçon de choses : Maurice Meunier. Neuf fois, la voix répéta son nom, sonore et fatidique. L’enfant avait tous les prix. […] Mme Jondet demanda : Qui est cet enfant qui remporte tant de prix ? Son voisin se retourna vers la bijoutière et la regarda fixement : " Madame, c’est mon petiot ". Oui, avec ses bijoux, ses toilettes, sa maison, elle n’avait pas la fierté qui le rehaussait, lui, le simple, le tâcheron qui déchargeait les voitures. Il répéta tout haut : " C’est mon petiot ! C’est mon petiot !""


La marquise de Sévigné a évoqué dans l’une de ses lettres le plaisir qu’elle avait pris à faucher quelques épis de blé lors d’une après-midi de moisson.
Mais elle n’avait consacré qu’une demi-journée à cette activité fort éreintante pour ceux qui en vivaient !
Autrefois, c’était à la faux que l’on coupait les épis, qu’ils soient d’orge, d’avoine ou de blé. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que se sont généralisées les faucheuses. Ces engins à vapeur coupaient les épis sur leur côté droit et il fallait donc quand même encore utiliser la faux tout le tour du champ sur une zone de la largeur de la machine pour ne pas perdre le grain. Par ailleurs, les premières faucheuses ne liaient pas les gerbes : femmes et enfants devaient suivre derrière la machine pour ramasser les épis et les attacher. Les faucheuses-lieuses ont remplacé les faucheuses peu avant la Seconde Guerre mondiale.





Les gerbes liées restaient sur place dans le champ jusqu’à ce qu’elles soient bien sèches, afin d’éviter des condensations ou fermentations pouvant se transformer en combustion. Ensuite, chaque fermier allait en charrette les chercher et les ramenait dans la cour de sa propre ferme en de gigantesques tas.





Jusqu’au XIXème siècle, voire le début du XXème siècle dans les régions les plus pauvres, le battage pour séparer le grain de la paille s’effectuait au fléau. "Les difficultés sont multiples, raconte Van Gennep. Il faut d’abord apprendre à faire pivoter le petit bâton au bout du grand ; comme bien d’autres, j’ai commencé par me l’envoyer sur la tête ; il y a une petite torsion du poignet à donner ; dès qu’on a saisi le truc, le travail est deux fois moins pénible. Ensuite, il faut savoir se déplacer sur l’aire selon une sorte de pas de danse qui rappelle celui des dindons faisant leur cour ; et réussir le mouvement sans se déhancher, ni se donner un tour de reins et aussi en ne se baissant en avant qu’à peine ; sinon, on est vite fourbu. La troisième difficulté consiste à garder la cadence imposée au début par le chef d’équipe et, pour ce faire, il faut économiser son souffle, combiner à la fois les mouvements des bras et ceux des pieds. J’ai vu de bons batteurs manœuvrer à l’entour de l’aire sans presque mouvoir le corps et arriver au bout des dix à douze heures de battage sans épuisement" Toute la famille est mise à contribution mais aussi les voisins (à charge de revanche) ainsi que des équipes d’ouvriers agricoles qui tournent d’une exploitation à l’autre au moment des moissons puis des battages.



À partir du XXème siècle sont arrivées les batteuses, d’énormes machines impressionnantes qui passaient de ferme en ferme pour battre les gerbes qu’on y avait rassemblées. Pour une petite ferme, la batteuse travaillait une journée ou une demi-journée seulement, avec là encore beaucoup de monde pour l’aider. Il fallait une vingtaine d’hommes : deux installés en haut de la machine qui y enfournaient les gerbes qu’on leur tendaient, d’autres pour les leur tendre, d’autres pour ligoter la paille, les plus costauds enfin pour lier les sacs de blés (50 kg minimum) et les monter dans les greniers.
Tout cela dans un grand bruit de moteur à vapeur et dans une nuée de poussière de paille ! Rien n’était perdu : la paille bien séchée servait de litière aux animaux l’hiver et les "balles" (coques des épis) étaient donnés aux lapins. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’apparurent dans les exploitations petites et moyennes les moissonneuses-batteuses : faucheuses, lieuses et batteuses à la fois.



" Manger comme un batteur", dit un dicton alsacien, car l’appétit des batteurs était devenu proverbial. Lorsque le battage était fini, la journée se clôturait sur un solide dîner, bien arrosé, sur de grandes tables en bois dressées dans l’une des granges de la ferme. Y participaient tous ceux qui avaient aidé – et certaines fermes étaient plus recherchées que d’autres pour le travail car on y mangeait mieux ! Tard dans la nuit, chacun rentrait chez soi… pour mieux recommencer le lendemain : pas question de chômer en période de moissons, le grain n’attend pas !

La Toussaint.

Une fête très ancienne

 

De tout temps, les chrétiens ont prié pour leurs défunts, non dans la tristesse mais dans la joie. Pour fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d' hommes et de femmes. C'est pour cela que dès les premiers siècles, cette fête se situe aux alentours de Pâques ou de la Pentecôte.
En Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle . Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l'an 610, par le pape Boniface IV.
Ce jour là, il fait transporter dans l'ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l'église "Sainte-Marie et des martyrs". Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l'honneur de tous les saints.
En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier.

C'est seulement au XXe siècle que Pie X l'insère dans la liste des huit fêtes, avec obligation d'entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.

 

Les Grecs appelaient les morts "les plus nombreux". Camille Flammarion affirmait que "tout est plein d’âmes".
Sous l’Antiquité, placer des pierres sur un corps, c’était aussi bien bâtir une tombe qu’empêcher le mort de se relever… Petit zoom sur les rites mortuaires, à quelques jours de la Toussaint


Se préoccuper des morts est une attitude qui remonte à la nuit des temps puisque les rites funéraires sont apparus vers 100 000 ans avant notre ère. Mais les relations entre les vivants et leurs défunts ont évolué au fil du temps.
Sous l’Antiquité, les Romains redoutaient le retour des morts et l’errance des revenants. Aussi construisaient-ils des tombes en pierre bien solides, afin que les morts ne puissent en sortir, et disposées hors des villes, loin des vivants.
Enfin, ils honoraient scrupuleusement le souvenir de leurs défunts, une façon comme une autre selon eux de les maintenir dans le repos éternel.
Les cinq croix St-Ouen-Marchefroy



Avec le christianisme des premiers siècles et du bas Moyen Age, tout change. Les lieux d’inhumation vont s’établir dans l’église ou autour d’elle. Les corps sont entassés dans des fosses communes car peu importe la destination exacte des ossements ou leur individualisation dès lors qu’ils sont près des saints et de l’église, inhumés "en terre très chrétienne".
La porte du cimetière Monfort Lamaury
Ce cimetière qui entourait l’église est pendant longtemps un lieu de passage en plein centre du village, un lieu de vie où l’on n’hésite pas à parler, passer, installer boutique et faire commerce. Bref : tout sauf un lieu de recueillement car la mort n’est perçue que comme une autre vie, près de Dieu.




Dans cette Europe "chrétienne jusqu’à la mœlle" selon l’expression de l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, une mort sans baptême était la pire des choses puisqu’elle privait le défunt de sa seconde vie, éternelle celle-là.
L’angoisse des parents d’enfants morts à la naissance sans avoir pu être baptisés était indescriptible et l’amour porté à ces tout-petits leur donnait une place privilégiée jusque dans la mort.
Ainsi, les enfants morts sans baptême étaient le plus souvent inhumés aux endroits les plus saints : dans les canalisations du baptistère ou les fondations de l’église, dont les murs étaient creusés pour accueillir les petits corps, dans le chœur, sous le parvis de l’église (surnommé "le Paradis") ou bien sous une gouttière : ils étaient ainsi baignés pour l’éternité dans l’eau ruisselant du toit de l’église et sanctifiée.



A partir du XIIIème siècle, les sépultures s’individualisent, les tombeaux et les inscriptions réapparaissent. Ce qui n’empêche pas le passage des ossements vers des ossuaires ou des fosses lorsque le cimetière est plein.
Tout cela favorise la familiarité des communautés chrétiennes avec la mort… jusqu’au XVIIIème siècle quand les esprits des Lumières vont souligner les risques d’épidémie liés à la proximité des cadavres. On interdit les inhumations dans les églises et on commence à chasser les cimetières loin des villes, une tendance que la Révolution va accentuer.



Les laïques vont reprocher à l’Église d’avoir négligé le corps au profit de l’âme et vont prôner un culte du souvenir, à l’image de la piété des Romains pour leurs défunts : les grands hommes et les héros doivent être vénérés par l’État, comme les particuliers doivent l’être par leurs familles, dans des cimetières devenus lieux de promenade et de recueillement. Les Romantiques favorisent ce mouvement en exaltant la mort et les deuils ostentatoires.
" Toutes les conditions étaient alors réunies pour que s’épanouissent le pèlerinage au cimetière et le culte des tombeaux", souligne le sociologue Jean-Hugues Déchaux. La tombe va désormais prendre une importance toute particulière, cessant souvent d’être individuelle pour devenir familiale, hymne à la puissance d’un patriarche à travers la splendeur de sa construction.
La première des chapelles funéraires familiales a été construite en 1815 par la famille Greffulhe au Père-Lachaise, mais ce type de monument va se multiplier jusqu’à nos jours. Le recueillement et le culte du souvenir lors du jour des morts le 2 novembre va ainsi prendre le pas sur la Toussaint, "fête joyeuse de tous les saints", le 1er novembre.

L'Avent.
... ou l'attente joyeuse de la célébration annuelle de la naissance de Jésus

La venue de Dieu

Le mot Avent (du latin "adventus" avènement, venue) se réfère tout d'abord au mystère de l'Incarnation en sa totalité. Communément associé avec ce que nous appelons aujourdhui le cycle de Noël, il en vint à désigner spécifiquement la période préparatoire à la fête de la Nativité.
Le début de l'Avent tombe toujours le dimanche le plus proche de la fête de l'apôtre André, le 30 novembre. Il est attente joyeuse de la célébration de la naissance de Jésus, envisagée sous un aspect historique mais aussi salutaire, comme venue de Dieu en notre chair.

Une origine très ancienne

Dès le IVème siècle, l'Avent est un temps liturgique. A cette époque, on faisait précéder la fête de Noël par un temps de jeûne et de pénitence. Dès le VIème siècle, sous le pontificat de Grégoire le Grand, ce temps de jeûne se raccourcit. On se prépare à Noël sur quatre semaines. Les dimanches sont centrés sur la commémoration joyeuse de la naissance de Jésus, le 25 décembre. le thème pénitentiel, très présent autrefois, s'estompe.

Les traditions de l'Avent

Les traditions de l'Avent manifestent l'attente, voila pourquoi elles se déroulent par étapes. L'une des plus connues est d'allumer des bougies sur une couronne de l'Avent, tant dans les églises que dans les maisons. Cette coutume remonte aux luthériens allemands du XVIème siècle. . Tout comme l'arbre de Noël, il s'agit vraisemblablement d'une pratique populaire païenne christiannisée.

Cette tradition se répandit aux Etats-Unis par le biais des émigrés venus d'Allemagne. Ele gagne le monde catholique vers 1950. En France, elle s'est propagée dans les années 1980.

Le premier dimanche, après la bénédiction de la couronne, on dit une prière et on allume une bougie. Cette cérémonie se répète les trois dimanches suivants.

La couronne est symbole de victoire et de gloire.Ele rappelle que la lumière a vaincu les ténèbres. Jésus le Christ vient nous visiter.


Les quatre semaines qui précèdent l'Avent peuvent faire l'objet d'un calendrier de l'Avent aux formes diverses. L'essentiel est qu'ils soit muni de fenêtres à ouvrir chaque jour, lesquelles découvriront des images en rapport avec le mystère de Noël. Le 24 décembre laissera apparaître une nativité.

Dès le premier dimanche de l'Avent, les enfants sont invités à faire la crèche, c'est à dire une représentation de la Nativité. Chaque soir, les prière en famille se fait devant Marie et Joseph attendant l'Enfant Jésus.



Voilà le 6 janvier ! On partage la galette, on distribue les parts au hasard ou selon la volonté du plus jeune, on trinque à la santé du roi qui a tiré la fève, on cale une couronne de carton doré sur sa tête…
Ce sont les Rois mages évoqués dans l’Évangile de saint Matthieu que l’on fête ainsi. Mais qui étaient-ils au juste ?


Écrit au VIème siècle, le Livre de la caverne des trésors raconte l’histoire traditionnelle de ces mages orientaux qui seraient venus adorer le Christ peu de jours après sa naissance. L’ouvrage rappelle qu’une prophétie voulait que de l’or, de l’encens et de la myrrhe aient été déposés par Adam en Perse, sur le mont Nud (un mot qui signifie "paradis"), pour être apportés au Messie dont la venue devait être annoncée par un astre extraordinaire.
De génération en génération, douze mages étaient chargés de guetter ce signe du ciel en montant tous les ans sur la montagne et en y priant pendant trois jours tout en observant le firmament. Or, deux ans avant la n aissance du Christ, ils auraient aperçu une étoile ressemblant à une jeune fille portant sur son sein un enfant couronné. Ils prirent aussitôt les présents et suivirent l’étoile qui allait les mener jusqu’à Bethléem.

Les Évangiles n’indiquent pas le nombre de rois mages. Les traditions divergent, évoquant tous les chiffres entre deux et douze. Finalement, c’est le chiffre de trois que l’on a retenu. Pour deux raisons : d’une part parce que l’Évangile de saint Matthieu évoquait trois présents offerts à l’Enfant Dieu, d’autre part parce que les reliques des mages, conservées d’abord à Saint-Eustorge de Milan puis à Cologne, étaient celles de trois corps.

Les Rois Mages (musée de Tulle)

À la fin du XIIIème siècle, Jacques de Voragine, futur évêque de Gênes, rassemble toutes les traditions éparses concernant les Rois mages dans un livre qu’il intitule La Légende dorée. Il y aborde longuement les trois présents offerts (l’or, l’encens qui servait depuis les temps les plus anciens dans les temples et les églises, et la myrrhe, une gomme aromatique utilisée entre autres pour embaumer les morts) et il donne leur sens symbolique :

"Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur comme à son roi, l’or signifiant la Royauté du Christ.
Le second, nommé Gaspard, jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, dans l’encens, l’hommage à sa Divinité.
Le troisième, au visage noir, portant toute sa barbe, s’appelait Balthazar ; la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que le Fils devait mourir".

détail de l'Adoration des Mages (Boticelli)


Les tableaux, mosaïques ou dessins les plus anciens représentent les Rois mages en costume persan, avec des pantalons serrés à la cheville et des bonnets phrygiens ; ils offrent leurs présents selon le rite de la Perse, en tenant les offrandes dans des mains recouvertes par leurs manteaux. Ce n’est qu’à partir du IXème siècle qu’on prend l’habitude de les désigner comme des rois, avec des couronnes sur la tête.
À partir du XIIème siècle, nouvelle évolution qui montre à travers eux les trois âges de la vie : Gaspard est un adolescent jeune et imberbe, Balthazar un homme mûr portant la barbe et Melchior un vieillard chauve à barbe blanche. Enfin, à partir du XVème siècle, les Rois mages évoquent l’humanité tout entière : un asiatique, un blanc, un noir. Les peintres n’ont pas ajouté de quatrième Mage pour les Indiens après la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. Il n’y a que dans la cathédrale de Viseu au Portugal qu’on voit un chef indien du Brésil apporter ses présents au nouveau-né de Bethléem.

La fameuse galette des Rois, mangée le 6 janvier, date choisie comme jour anniversaire du passage des Mages dans la crèche, existe au moins depuis 1300. On nomme roi d’un jour celui qui trouve la fève dans sa part, la galette ayant été partagée par un enfant aux yeux bandés.
Autrefois, il s’agissait de fèves véritables, ou bien de haricots blancs ou de pois chiches. Les premières fèves en porcelaine ne sont apparues que vers 1875 et ont longtemps gardé des formes symboliques évoquant la chance (trèfle, fer à cheval), la richesse (voiture), l’amour (roi ou dame de cœur), le pouvoir (reine, couronne ou château) ou la vertu (Enfant Jésus). Enfin, à travers sa forme ronde comme le Soleil, la galette des Rois évoque tout à la fois l’univers et la divinité.

Dans les temps les plus anciens, notamment chez les Chrétiens d’Orient, l’Épiphanie était une date plus importante que celle de Noël. Non pas parce que les Rois mages étaient jugés plus importants, mais parce que l’anniversaire de la présentation de l’Enfant Dieu au monde des hommes semblait plus essentielle que celui de sa naissance physique. Aujourd’hui, le 25 décembre s’est imposé, mais l’Épiphanie clôt toujours dans la fête le cycle de Noël.

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