Traditions, sous cette appellation
je regroupes les us et coutumes des différentes manifestations
bien connues de tous, tel que la chandeleur
Le 2 février, la Chandeleur.
Le 2 févier, c'est le jour de la présentation
de Jésus au temple, le jour de la purification. Le jour
des chandelles, aussi, et des fameuses "coucoubaques"!
La première commémoration liturgique de la Chandeleur
est attestée à Jérusalem par l'Itinérium
d' Egérie (vers 390) qui donne le nom de "Quadragesima
de Epiphania" (quarante jours après l'Epiphanie).
Cela signifie qu' au départ, cette fête de la purification était
fixée au 14 février, en dépendance avec
l' Epiphanie. Si vous ajoutez quarante jours après le
6 janvier, vous obtenez en effet la date qui deviendra, elle
aussi, célèbre par la suite avec...Saint-Valentin!
Ce fut le pape syriaque SergeI (687-701) qui l'introduisit à Rome
sous le nom d'Hypapanté, le 2 février, titre qui
s'était imposé progressivement à tout l'Orient.
Lumière ! L'usage des cierges allumés (Chandeleur)
semble remonter à des temps très anciens : à Rome,
la procession allant du Farum romain à Sainte-Marie-Majeure
se déroulait la nuit. Et puis, on le sait, les jours commencent à allonger;
c'est la victoire du soleil sur les ténèbres. Jadis,
aussi, l'on portait à l'"glise des chandelles que
l'on faisait bénir et qui servaient à la procession.
Toujours est-il qu'on goûte avec délice les "coucoubaques" (crêpes)
dorées, faites à la fleur de bouquette. "Celui
qui s'en dispenserait, précise Walter Ravez, risquerait
de pisser cron toute l'année".
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Des
crêpes oui, mais pourquoi?
A
la Chandeleur, chacun sait cela, la tradition veut que l'on
prépare des crêpes. Mais d'ou vient cette coutume
?La mythologie raconte que le pape Gélase
accueillait a V siècle les pélerins arrivés à Rome
en leur offrant des galettes pour les rassasier.Leur forme et leur
couleur symbolisaient le soleil, et donc le retour de la belle
saison.Ta tradition des crêpes serait ainsi la
survivance d'un mythe lié à la roue solaire.Crêpes et soleil sont apparentés à une
source de la lumière et de chaleur.Les traditions anciennes
rapportent également
que les crêpes devaient être préparées à base
de farine provenant de froment de la moisson précédente.Les
beignets de nos ancêtres.Pendant des siècles,
les paysans ont ainsi mangé des petits beignets ronds à la
Chandeleur, afin de s'assurer de bonnes récoltes.Enfin,
il est conseillé de
faire sauter la première crêpe en tenant la poêle
dans la main droite, et une pièce d'or dans la gauche.En
enroulant ensuite la crêpe autour de la pièce d'or et en la déposant jusqu'à l'année
suivante, sur le haut d'une armoire, on serait certain de voir
sa fortune fructifier.A condition toutefois
de donner la pièce d'or au premier pauvre rencontré...Le
mythe saisonnier.Etymologiquement, la Chandeleur est la fête
des Chandelles (Festa Candelarum).Elle est liée à la lumière,
la fécondité, la purification ou encore à la
prospérité.Les Celtes se réjouissaient de la fin de
l' hiver, et célébraient la fête d'Imbolic
le 1er février.Une autre croyance raconte que l'ours sort
de sa tanière à la Chandeleur.Si la température
est bonne et s'il voit le soleil, il retournera vite hiberner,
car il sait que le beau
temps ne durera pas. |
Le 14 février.
Il n'existe pas moins de 7 saints chrétiens qui se nomment
Valentin et qui sont fêtés le 14 février
. Mais celui que fêtent les amoureux tous les ans est sans
doute le prêtre romain Valentinus qui vécut au III ème
siècle après JC.
A cette époque, l'empereur Claudius II (dit le Cruel) considérant
que le mariage ôtait l'ardeur à ses soldats avait interdit
l'union des jeunes gens. Valentin fut martyrisé puis décapité de
14 février pour avoir désobéi en mariant en secret
de jeunes couples. Il devint par la même occasion Saint Patron
des amoureux.
La légende raconte qu'avant de mourir il se prit d'amitié pour
la fille de son geôlier, aveugle, lui rendit la vue et lui laissa
un message signé "Ton valentin"...
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| Les Lupercales. |
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Sous l'Antiquité, le 15 février était
le jour des Lépurcales, fêtes païennes en l'honneur
de Lupercus, Dieu des troupeaux et des bergers et de Junon, protectrice
de femmes.
Cette fête célébrait la fécondité par
des chants, des danses et des courses plus qu'étranges.... Des
hommes à moitié nus devaient courir après des femmes
vêtues de peaux de louves pour les fouetter avec des lanières
de bouc, leur assurant ainsi leur fécondité.
On organisait également des "Loteries de l'Amour" qui
désignaient des couples d'amants pour l'année à venir.
Ces fêtes furent abolies par le Pape en 496 qui instaura pour les
contrecarrer la Saint Valentin, fêtes des amoureux...
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| La Fête des Amoureux. |
Le 14 février
est le jour de tous les amoureux : c'est la date à laquelle
commence la saison des amours des oiseaux. A cette occasion les
jeunes filles scrutaient le ciel afin de deviner leur futur mari.
Apercevoir un rouge-gorge promettait un mari marin, un moineau
un mariage heureux mais modeste, un chardonnet un mariage riche....
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La coutume
des messages amoureux date du XV ème siècle en Angleterre.
La plus ancienne carte conservée au British Museum de Londres
date de 1415. C'est un poème que le Duc d'Orléans emprisonné dans
la Tour de Londres a envoyé à sa femme.
Il rapportera avec lui cette tradition, après 25 ans de captivité.
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| Ce n'est pourtant qu'en 1965 que la fête des
amoureux fut officialisée par l'union des commerçants
de France, la Loterie Nationale et le renfort des amoureux de Peynet
! |
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| Envoyez un mot doux. |
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Autrefois, il était d'usage de fabriquer
soi-même une carte et de composer une déclaration
d'amour.
Aujourd'hui, vous pouvez déclarer votre flamme par internet...
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Le Mardi gras.
Le mardi gras marque le début du carême.
Partout dans le monde, il est célébré par des
carnavals où l' on danse, chante et se régale avant
40 jours de jeûne.
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Mardi gras et Carnaval, la fête
des fous
Carnaval vient d’une expression latine (carne levare) qui veut
dire "enlever la viande". Si ce jour est devenu un jour
de fête, c’est précisément parce qu’il
fallait en profiter, festoyer et faire bombance avant que la viande
et les repas trop riches ne soient interdits. La période de
Carnaval se clôt en effet le jour du Mardi gras, veille du
Carême, cette période de quarante jours de jeûne
avant l’anniversaire de la mort puis de la résurrection
du Christ (Pâques).Pour mieux faire la fête et le fou,
on prend l’habitude de se déguiser : derrière
un masque, toutes les barrières sociales, d’âge
ou de fortune disparaissent ! |
Vive les masques !
L’origine du mot masque reste aussi mystérieuse que
les visages qu’il cache… Il apparaît en 643 et
pourrait venir du latin (sorcière) ou de l’indoeuropéen
(filet dont on enveloppe les morts). Dans le sud de la Provence,
les sorciers seront, jusqu’au XIXème siècle appelés
des "masques"… Pour se déguiser, on se contente
souvent au Moyen ge de se noircir le visage avec de la suie, de le
dissimuler sous une étoffe ou de porter ses vêtements à l’envers,
coutures apparentes. Les premiers masques sont taillés dans
la tête des porcs tués à Noël (on se cache
derrière la peau épaisse et soyeuse ou le groin) ou
dans une cagoule de peau de lapin. Les jeunes gens ainsi masqués
parcourent bruyamment les rues à la nuit tombée, chahutent
les femmes, les filles et les avares. Ils évoquent à la
fois les revenants et l’au-delà (dans les Pyrénées,
on les appelle même des ("peurs"), la nature et le
printemps qui va revenir. |
Quelques superstitions de Carnaval
Les croyances ancestrales assurent que le bruit et les danses de
Carnaval favorisent la prospérité. Pendant cette
période de lien entre les vivants et les morts (évoqués
par les masques), il ne fallait ni brûler les os des bêtes
ni les donner à manger aux chiens : il valait mieux les
enfouir dans une écurie, comme autant de graines symboliques
des animaux à naître. Carnaval se terminait souvent
par un feu. Pour s’assurer de bonnes moissons à venir,
on conseillait de sauter par-dessus le feu, le plus haut possible,
ou bien d’emporter des cendres et d’en répandre
dans les champs. |
Les géants de Carnaval
Dès le Moyen-âge, on a construit de grands mannequins,
appelés rois de Carnaval, que l’on faisait défiler
dans les rues en grande joie. A la nuit tombée, le pantin était
jugé par un tribunal improvisé puis brûlé car
il évoquait à la fois les bêtises de chacun et
la fin de l’hiver. Si les déguisements ont évolué vers
des masques de princesses, de fées, de dragons, de loups ou
de personnages politiques, si plus personne aujourd’hui ne
bondit à travers les flammes du Carnaval ou ne porte de cendres
dans ses champs (qui donc d’ailleurs a encore un champ ?),
les bons géants existent encore dans de nombreuses régions
de France. Très attendus, ils constituent le point d’orgue
des parades urbaines ou villageoises orchestrées pour Carnaval
comme des spectacles de stars. |
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Le 25 Novembre.
Jour de la Sainte Catherine, est le
jour des Catherinettes. On y fête les jeunes filles de 25 ans qui ne sont
pas encore mariées. La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant
aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur
image. Quelle est l'origine de cette tradition? Découvrez la vie incroyable
de Catherine d'Alexandrie, sainte, martyre et docteur de l'Eglise. Ste-Catherine:
Née
à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit
au christianisme à la suite d' une vision. Jésus, ému par
sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et
de la Cour céleste. Très intelligente, elle suit les cours des
plus grands maîtres chrétiens et on dit qu'elle réussit à
démontrer à 50 grands philosophes d'Alexandrie la vanité
des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu'à les convertir tous.
Impressionné, l'empereur Maxence lui propose un mariage royal,
qu'elle refuse par fidélité envers son mari mystique. Humilié,
l'empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès,
puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. Elle finira décapitée
le 25 Novembre 307 et deviendra la seule Sainte du paradis à posséder
trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge
des martyrs. Sainte Catherine est aujourd'hui la patronne des filles à
marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants,
meuniers, plombiers, tailleurs ... Coiffé Ste-Catherine:
La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. A l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient
pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants
et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la
parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir
de trouver un mari ! Aujourd'hui, la coutume est largement suivie
par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux).
Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la mairie de Paris,
où elles présentent leurs chefs d'oeuvres.
Le 6 décembre, St Nicolas.
Nicolas, saint patron des enfants:
Ce saint, immensément populaire, est célébré dans
toute l'Europe du Nord et aux États-Unis, à la "Santa Claus",
comme une préfiguration du Père Noël. Pendant la nuit, il
vient prendre l'avoine que les enfants offrent à son âne, et dépose à la
place des chocolats...
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Evêque de Myra (Turquie actuelle)
au
III ème
siècle, Saint
Nicolas aurait réalisé de nombreux miracles auprès d'enfants.
C'est pourquoi il est devenu leur Saint Patron et Protecteur.
Représenté coiffé d'une mître, vêtu d'un long
manteau de fourrure avec une crosse à la main, il est fêté depuis
le moyen-âge, le 6 décembre, anniversaire de sa mort, particulièrement
dans les régions de l'Est. |
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Il fait sa tournée à dos d'âne et distribue
cadeaux et friandises aux enfants qui ont été sages pendant
l'année. Il est accompagné de son opposé, le père
fouettard qui lui, distribue des verges aux méchants garnements.
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Le 25 décembre, Noël.
Le Père Noël ne connaît pas de frontières. Father
Christmas en Angleterre, Santa Claus aux États-Unis, Babbo Natale
en Italie, Weihnachtsmann en Allemagne. Le Père Noël aurait pour
ancêtre saint Nicolas. Lorsque les Hollandais s'installèrent
aux États-Unis, Sinter Klass, qui est le nom hollandais de saint Nicolas,
devint Santa Claus. Avec le temps, le Père Noël prit l'allure
qu'on lui connait aujourd'hui; un gros bonhomme joufflu vêtu de rouge,
avec une longue barbe blanche, volant dans les airs à la tête
d'un traîneau tiré par des rennes. Le Père Noël était
né ! Mais une Mère Noël existe-t-elle ? Le Père
Noël a-t-il des enfants ? Quelle est sa descendance ?
Noël vient du mot latin natalis, qui signifie jour de la naissance.
Mais les Evangiles ne précisent pas la date de la Nativité,
et aussi surprenant que cela puisse paraître, la fête de Noël
n'existait pas aux débuts du christianisme. C'est en 354 que le pape
Liberus instaura la célébration du 25 décembre. De saint
Nicolas au Père Noël, ils sont plusieurs à avoir la charge
de distribuer les cadeaux aux enfants sages :
Saint Nicolas : Saint Nicolas fut évêque de Myre (Asie Mineure)
au IVe siècle, sa fête, le 6 décembre, célèbre
la date de sa mort. Pendant l'année saint Nicolas "vit" en
Espagne et tient à jour le livre des bonnes et mauvaises actions.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il vole dans le ciel sur son âne
ou son cheval, chargé de cadeaux et de confiseries, et les dépose
dans les souliers des enfants du Nord et de l'Est de la France ainsi que
de plusieurs régions de l'Europe. Ceux-ci auront pris soin de laisser
tout près des carottes pour la monture du saint.
Le père Gel : la nuit du 31 décembre. Les enfants russes ne
reçoivent pas leurs cadeaux le 25 décembre et doivent s'armer
de patience jusqu'au jour de l'An. Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre,
le Père Gel, dit aussi le Père Givre, descend dans les cheminées
pour apporter des cadeaux aux enfants sages.
La Befana : la nuit du 5 janvier. La Befana, en italien, signifie à la
fois la fête de l'Epiphanie, et sa personnification sous les traits
d'une sorcière. Dans la nuit du 6 janvier, vêtue de noir, les
souliers percés, un grand sac sur le dos, elle chevauche son balai
pour porter aux enfants sages d'Italie des cadeaux. En revanche, s'ils ont été désobéissants,
elle remplit leurs souliers de charbon...
Noël est la fête solennelle de la naissance de Jésus.
La date en a été fixée tardivement au IVe siècle.
Le jour de la naissance de Jésus étant inconnu, l'Église
a finalement choisi cette date car elle coïncide avec le solstice d'hiver,
moment où les jours commencent à s'allonger, et qui était
l'occasion de grandes fêtes païennes.
Noël est devenue la fête chrétienne la plus populaire. La
coutume s'est répandue de représenter le nouveau-né dans
une grotte à Bethléem, entouré de Marie sa mère,
de Joseph, des bergers, du bœuf, de l'âne et des Rois mages (crèches
vivantes ou statuettes comme les santons de Provence). Une messe est célébrée à minuit
pour rassembler les croyants, suivie de deux autres dans la journée.
Noël est aujourd'hui une grande fête familiale centrée sur
les enfants. Traditionnellement, on mange de la dinde et on échange
des cadeaux.
L'origine du sapin de Noël est mal connue. Il serait apparu en Alsace
au XVIe siècle. La coutume s'est ensuite développée en
Allemagne, en Autriche et en France. L'illumination du sapin avec des petites
bougies de cire est une tradition qui s'est vraiment implantée en Allemagne
et en Europe de l'Est au début du XIXe siècle. On ne dressait
le sapin que le 24 décembre à cause des risques d'incendie. À New-york,
en 1882, on illumina le premier sapin à l'électricité.
La production industrielle de guirlandes électriques permit d'étaler
la période d'illumination des sapins au fur à mesure des progrès
de l'électrification.
Santa Claus, l' Oncle d' Amérique: Au XVII ème
siècle,
SinterKlaas, le Saint Nicolas néerlandais
débarque en Amérique avec les colons des Pays-Bas dans la colonie
de Nieuw Amsterdam (future New York).
Sa légende se propage et son nom se transforme en Santa Claus. Il est
alors très semblable au Saint Nicolas du vieux continent.
Plusieurs auteurs et illustrateurs vont ensuite forger l'image d'un père
Noël que nous connaissons tous :
- Irving en 1809, fait de Santa Claus un homme volant qui distribue ses présents
par les airs.
- en 1821, Clément Clark Moore dans un conte de Noël décrit
un Santa Claus dodu et jovial. Il abandonne le père fouettard et remplace
l'âne de saint Nicolas par 8 rennes.
Quant au Père Noël, il
est une invention tardive venue des États-Unis. C'est un poème
de Clement Clarke Moore publié dans un journal new-yorkais en 1823
qui a lancé le personnage. Il le décrit comme un lutin qui
se déplace dans un traîneau tiré par huit rennes et dépose
des cadeaux dans les cheminées. Santa Claus, le père Noël
est inspiré par saint Nicolas, évêque d'Asie mineure
du IV siècle, très fêté dans l'Europe de tradition
germanique le 6 décembre. Il a été popularisé par
l'illustrateur Thomas Nast qui a dessiné son costume rouge et a fixé sa
résidence au pôle Nord. Puis le dessinateur Haddon Sundblom,
travaillant pour Coca-Cola, a fixé, dans les années trente,
son apparence « humaine » actuelle de grand-père jovial.
- Thomas Nas, illustrateur et caricaturiste au Harper's Illustrated
Weekly a croqué Santa Claus pendant près de 30 ans, depuis sa première
illustration en 1860 sous les traits d'un vieil homme barbu habillé d'un
costume rouge à fourrure blanche.
En 1885, il établit même
la résidence officielle du Père Noël au pôle
Nord. |
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L'image actuelle du Père Noël
est finalement assez éloignée du Saint Nicolas de nos ancêtres.
Et oh surprise, elle sort tout droit d'une publicité... pour le
Coca-Cola !
Sous les crayons de Haddon Sundblom, Santa Claus prend
un visage humain et sympathique, un air débonnaire, un ventre
bien rebondi...Il porte une tunique et un pantalon de fourrure rouge
et un bonnet !
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Le Père Noël
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En France, Santa Claus s'appelle Père Noël.
Il est rendu populaire par Tino Rossi et son fameux "Petit papa
Noël".
Dans l'Est de la France, il reste encore très concurrencé par
Saint Nicolas qui continue à distribuer ses présents le 06 décembre.
Notre père Noël est très proche du Santa Claus d'outre
Atlantique, mises à part la longue robe rouge et la hotte.
Il distribue ses cadeaux par les airs, trainé par ses 9 rennes
aux doux noms de Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair
et Tonnerre (le 9ème renne Rodolphe avec son nez rouge a été créé en
1939) |
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| Le 7 mars. La fête des Grand-mères. |
Le Boom des mamies
Marie-Odile Mergnac
Autrefois : des mamies bien rares
L’espérance d’être mamie est d’abord
liée à l’espérance de vie. Il n’était
pas si fréquent autrefois d’être grand-mère.
En 1900 (c’était pourtant hier !), l’espérance
de vie des femmes était seulement de 37 ans et il a fallu attendre
1910 pour la voir passer à 45 ans ! Bien sûr, on se mariait
plus jeune, les enfants venaient plus vite, à 45 ans les petits-enfants
pouvaient déjà être là. Par ailleurs, l’espérance
de vie ne traduit qu’une moyenne, il y a toujours eu des centenaires,
même si cela était rarissime. La France était en
avance en ce domaine : en 1789 déjà, 8 % de la population
du pays avait 60 ans ou plus, une proportion que les pays voisins mettront
plus d’un siècle à obtenir.
Maintenant : le mamie-boom
Aujourd’hui, l’espérance de vie d’une femme
est de 83 ans. Les 60 ans et plus représentent bientôt
le quart de la population. Les nourrissons de l’an 2000 devraient
dépasser 90 ans. Plus de 165 000 centenaires devraient vivre
en France en 2050 (contre 11 500 en 2002)… C’en est au
point que, lorsqu’on annonce le décès d’un
aïeul de 80 ans, on commence à entendre dire : «Déjà ?
Que s’est-il passé ? Il a eu un accident ?»… Autant
dire que, dans ce contexte, le nombre de mamies a véritablement
explosé. Elles ne connaissent plus seulement leurs petits-enfants
mais aussi leurs arrière-petits-enfants, voire la génération
suivante… Il y a aujourd’hui 12,6 millions de grands-parents
et 2 millions d’arrière-grands-parents.
De la fragile mamie d’autrefois…
Les romans du XIXème ou de la première moitié du
XXème siècle donnaient de l’aïeule une image
tout droit sortie des livres de la comtesse de Ségur : une petite
vieille dévouée, tout à sa maison et sa famille,
aux cheveux blancs serrés sous un fichu ou un bonnet de dentelle.
Jusque dans les années 1950, les grands-parents s’occupaient
des petits-enfants, car ils habitaient souvent tout près, puis étaient
pris chez leurs enfants dans leur vieil âge.
… à la mamie de choc d’aujourd’hui
Aujourd’hui, les grands-mères ont une vie largement aussi
active que la génération qui les suit. Les solidarités
entre les générations sont toujours là, mais les
mamies n’entendent plus rester enfermées chez elles :
les 65-75
ans expriment aujourd’hui un véritable engouement pour
les voyages, même lointains, elles animent des associations,
elles ont une activité sociale importante… et n’hésitent
pas à renouer avec l’amour et le mariage si les rencontres
s’y prêtent…
Un lien entre les générations
Les mamies sont cependant toujours là pour assurer le lien entre
les générations, transmettre à leurs petits-enfants
des valeurs que les parents n’ont plus toujours le temps d’inculquer.
Elle transmet culture, tradition et mémoire familiale : ce n’est
pas un hasard si la généalogie est devenue un phénomène
de société !
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Le 1er Avril.
On raconte qu' en 1564 en France, le roi Charles IX décida
que l'année commencerait désormais le 1er janvier.
Et non plus le 1er le avril. Le 1er janvier 1565, tout le monde se
souhaita donc une bonne et heureuse année... mais le 1er avril
1565, des petits plaisantins eurent l'idée de la souhaiter
une nouvelle fois... Quelle bonne blaguer ! Il est depuis de tradition
de faire des farces ce jour-là. Alors qui sera votre victime
cette année?
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L’origine du poisson d’avril
est-elle un canular ?
Sans doute peut-on le croire quand on voit toutes les histoires inventées à ce
sujet. Les explications sont parfois si fantaisistes qu’elles semblent
elles-mêmes constituer des canulars de 1er avril !
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On a souvent dit autrefois que les cadeaux
absurdes du 1er avril, un jour proche de Pâques et de la période
d’emprisonnement du Christ avant
sa Crucifixion, évoquaient la dérision avec laquelle ses geôliers
se moquaient de lui : une couronne d’épine au lieu d’une
couronne d’or, une branche en guise de sceptre, des moqueries au lieu
des courbettes des courtisans… Il faut cependant avouer que cette explication
semble peu crédible, la date de Pâques fluctuante n’imposant
pas celle du 1er avril. |
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Certains journaux continuent à affirmer,
cette année encore, que le 1er jour de l’année était
le 1er avril jusqu’en 1564, date à laquelle un édit
a fixé le début de l’année au 1er janvier.
Les traditionnels présents de Nouvel An auraient donc été désormais
offerts le 1er janvier tandis que des malicieux se seraient mis à donner
des "cadeaux pour rire" à l’ancienne date, au
1er avril.
L’explication semble intéressante… à ceci près
que le 1er avril n’a jamais été le premier jour de l’année
! A l’époque romaine, l’année débutait le 1er
mars, ce qui explique les noms de certains mois : octobre qui veut dire huitième
(du latin octo), novembre qui veut dire neuvième, décembre qui
veut dire dixième. Elle a ensuite débuté le 1er janvier,
puis le 25 décembre (anniversaire de la naissance du Christ), puis le
25 mars (neuf mois plus tôt, c’est-à-dire à la date
anniversaire de l’Incarnation du Christ) puis à Pâques. Mais
le choix définitif et obligatoire du 1er janvier comme début d’année
date effectivement de 1564.
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Certains essaient de maintenir
cette explication de "faux Nouvel An" en indiquant que les cadeaux étaient
distribués pendant une semaine, du 25 mars jusqu’à ce
fameux premier avril. Une affirmation aussi fragile qu’une arête
de sardine… d’autant plus qu’aucun historien ne peut
assurer que les poissons d’avril aient bien débuté en
1564. |
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Et puis, pourquoi ces cadeaux
fantaisistes de Nouvel An auraient-ils pris la forme d’un poisson que l’on
accroche dans le dos des victimes ? On raconte parfois que ce serait parce
que le soleil entre à cette période de l’année
dans le signe astrologique du Poisson. Une explication guère plus
fiable que votre horoscope du matin ! En effet, si la connaissance des
signes astrologiques fait partie maintenant de la culture populaire, ce
n’était pas le cas il y a quelques siècles : le savoir
de quelques érudits ne peut expliquer ce vaste mouvement de facéties
et de blagues ! |
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L’explication serait-elle aussi
insaisissable qu’une anguille
? aussi difficile à pêcher que le monstre aquatique du
Loch Ness ? aussi incroyable que la sardine du port de Marseille ?… En
fait, elle coule de source comme l’eau des rivières :
le 1er avril a tout bonnement été pendant
de nombreux siècles la date généralisée de la fermeture
de la pêche en eau douce en France, pour permettre le frai (ponte des
oeufs). Pour les taquiner, on offrait alors aux pêcheurs des poissons
de mer séchés
(comme des harengs) ou des arêtes. Poisson d’avril ! Et les malicieux
ont bien vite élargi le champ de leurs victimes et de leurs plaisanteries
! |
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Texte : Marie-Odile mergnac
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| Pâques. |
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Les premiers textes qui évoquent l’offrande
d’œufs à Pâques datent du XVème siècle
en Alsace. Mais cette tradition est certainement une coutume printanière
encore plus ancienne car, de tous temps et dans la plupart des pays, l’œuf
a évoqué la naissance et la résurrection.
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Commençons simplement : c’est parfois tout bonnement
une poule qui
fait, fort logiquement, don pour Pâques d’œufs blancs ou décorés.
C’est surtout au Tyrol qu’on parle aux enfants de cette fameuse poule
de Pâques mais la poule en chocolat entourée de petits œufs
est aujourd’hui un classique de la Semaine Sainte en France aussi. |
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À fête exceptionnelle, pondeur exceptionnel : c’est le coq
qui apporte les œufs dans le Gotha, le Schelswig-Holstein ou la Wallonie
! Autrefois, l’enfant qui se désolait parce qu’il ne trouvait
pas assez d’œufs pouvait ce jour-là prendre un bâton
et frapper la queue du coq : il obtiendrait peut-être, lui disait-on, un
bel œuf de la couleur de ses plumes ! D’autres oiseaux sont parfois
mis à contribution, comme la cigogne de Pâques en Thuringe ou
le coucou en Suisse. |
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L’origine du lapin de Pâques
qui vient déposer ses œufs dans le jardin reste discutée.
On dit en Grande-Bretagne que le mot Pâques (Easter en anglais) viendrait
du nom d’une ancienne déesse saxonne du printemps, Eastre,
dont le symbole était un lièvre. Le lapin de Pâques
n’est pourtant pas né en Angleterre mais plus à l’Est.
Il serait issu d’une ancienne légende allemande : une pauvre
femme, trop misérable pour acheter des friandises et des gâteaux à ses
enfants, avait caché dans son jardin des œufs peints de toutes
les couleurs. Elle les avait dissimulés dans de petits nids d’herbes
et de mousse. Lorsque les enfants s’égaillèrent pour
chercher leurs surprises dans le jardin, un lapin caché sur un des
nids se sauva soudain sous leurs yeux. "Le lapin a laissé des œufs
peints pour notre surprise de Pâques", s’exclama un des
petits… Une jolie surprise devenue mythe. En France, c’est à l’Est,
en Alsace et en Lorraine, que s’est implanté le lapin de Pâques.
En Amérique, cette tradition est arrivée avec les immigrants allemands
de Pennsylvanie au XVIIIème siècle. Mais, comme la plupart des
autres colons respectaient de façon fort austère les règles
religieuses, ce lapin jugé trop frivole mit plus d’une centaine
d’année à s’étendre au reste du pays. Aujourd’hui
en revanche, il est le plus populaire des donneurs d’œufs de Pâques
aux États-Unis. |
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Mais si ! Le
renard aussi s’est mis à distribuer des œufs de
Pâques. Pas dans les mêmes régions que le lapin de Pâques
bien sûr : on peut le rencontrer en Allemagne, dans le Schaumbourg et
la Westphalie. |
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| Dans la majeure partie
des régions de
France, ce sont les cloches qui déposent des œufs en survolant
les jardins. Les cloches des églises doivent en effet rester silencieuses
pendant les deux jours qui vont de la Crucifixion à la Résurrection
du Christ. Un silence qui a toujours intrigué les enfants et
qui a donné naissance à de multiples légendes.
On raconte qu’elles sont toutes parties à Rome – mais
pour des raisons aussi diverses que nos régions : pour aller
chercher leurs œufs bien sûr, mais aussi pour déjeuner
avec le pape dit-on en Lorraine mosellane, pour se faire bénir
affirment les habitants de la Bresse, pour se confesser assure-t-on
dans l’Isère, ou même pour aller y manger du fromage
explique-t-on aux enfants ardéchois... C’est à leur
retour, le jour de Pâques, que les cloches sonnent leur joie à toute
volée et laissent tomber leurs œufs sur leur passage… si
du moins on ne les regarde pas traverser le ciel. Attention aux enfants
trop curieux !
Texte : Marie-Odile mergnac |
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| La fête des Mères. |
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Faut-il une fête pour
aimer sa mère ? Les petits répondront qu’ils l’aiment
tous les jours ! Et d’ailleurs, ce sont les gouvernements qui l’ont
instituée plutôt que les familles.
Le premier à avoir lancé l’idée, c’est
l’Etat américain, pour remonter le moral de ses soldats envoyés
en Europe lors de la Première Guerre mondiale. Il crée alors
un Mother’s Day le deuxième dimanche du mois de mai et incite
les combattants à envoyer des cartes à leur mère en
leur racontant leurs faits d’armes pour le rétablissement
de la paix en Europe !
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En France, c’est pendant l’Entre-Deux-Guerres
que de nombreuses associations proposent de célébrer, sinon
toutes les mères, du moins les mères de famille nombreuses
ou les mères "méritantes" (notamment les veuves
de guerre élevant seules leurs enfants, un cas hélas bien
fréquent à l’issue d’un conflit qui a fait 1,5
millions de morts pour la France). S’il n’y avait pas encore
de "jour" officiel, on vit se multiplier les prix locaux, régionaux
ou nationaux destinés à récompenser ces "mamans
de choc". Parmi les plus célèbres, le prix Cognacq (du
nom du fondateur de la Samaritaine) attribué par l’Académie
française à une mère de famille nombreuse (vingt,
vingt-deux enfants, ce qui se trouvait encore !).
En 1941, le maréchal Pétain s’y met à son tour,
en instituant une "Journée nationale des mères".
Comme les Américains en 1914-1918, il veut exalter le patriotisme à travers
chaque famille.
Après guerre, l’idée est reprise par le président
de la République Vincent Auriol. C’est lui qui l’institutionnalise
le 25 mai 1950, marquant à travers elle son souhait d’un développement
de la natalité. Là encore, on est bien loin de la fête
de famille privée… |
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Depuis ce 25 mai 1950, la
fête des mères
a lieu tous les ans, le dimanche qui suit la pentecôte. Comme les
instituteurs ont très tôt été incités
par l’Etat à faire préparer à leurs élèves
des petits cadeaux à offrir… la fête officielle est
devenue progressivement une fête populaire et familiale. Oh, pas
tout de suite bien sûr ! Mais les années 1960-1970, avec à la
fois l’essor d’une société de consommation et
la libéralisation de la femme, ont vu ce basculement : puisque les
appareils ménagers affirmaient qu’ils "libéraient
la femme", les petits, avec l’appui du budget des papas, ont "libéré leur
maman" en lui offrant l’appareil dernier cri. Et puis les fleurs,
et puis les poèmes, le plus joli cadeau d’enfant puisqu’il
vient du cœur. La fête est devenue désormais incontournable
pour sept millions de mamans ! |
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La fête des pères
L’autorité paternelle
Marie-Odile Mergnac 09/06/2004
Le père de famille de l’Antiquité, empereur chez
lui
Sous l’Antiquité, le pater familias règne dans
sa famille comme César sur Rome. Il a droit absolu de vie et
de mort sur ses enfants. Une scène reste connue : celle de la
présentation des nouveau-nés à leur père… L’enfant
qui vient de naître est amené et montré à son
père. Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve
place dans la famille. Sinon, il est mis à mort ou exposé à l’abandon
sur une place publique. Ce droit de vie et de mort permanent des pères
sur leurs enfants est supprimé à la fin de l’Antiquité par
les empereurs chrétiens.
Au Moyen âge, une autorité partagée avec la mère
L’autorité parentale est mieux partagée et moins
forte au Moyen ge. Les filles sont placées sous l’autorité maternelle.
Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur
mère jusqu’à l’âge de l’apprentissage
professionnel (vers huit à douze ans) ou chevaleresque (douze à quinze
ans) et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du
père.
La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise
reconnaît au Moyen âge la validité des mariages
contractés sans le consentement des parents à partir
de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les
filles, mariages qui souvent émancipent les enfants.
La Renaissance : un retour au pouvoir du père
L’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se
renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause
du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue. Le
garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que : "nous devons
tenir nos pères comme des Dieux sur terre" et Jean Bodin
va jusqu’à réclamer le rétablissement du
droit de mort du père sur ses enfants !
Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus
grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines.
La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants
mais aux petits-enfants et à toutes les générations
qui suivent. Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure
de contrat (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord
du père ni faire de testament.
Cette autorité paternelle est de durée variable selon
les régions. Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous
les descendants aussi longtemps que vit le chef de famille. En Bretagne,
le fils reste jusqu’à ses soixante ans sous l’autorité du
père à moins de se marier avec son consentement, ce qui
l’émancipe. Dans le Poitou, les enfants célibataires
restent soumis au père toute leur vie mais peuvent tester à partir
de vingt ans. Dans le Berry, le mariage émancipe les enfants,
mais à Montargis les célibataires sont affranchis à partir
de vingt ans…
L’égalité révolutionnaire entre le père
et ses enfants
La Révolution met en avant l’égalité des
membres de la famille et, à propos des enfants, assure que "la
voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle
a dit : il n’y a plus de puissance paternelle… Suurveillance
et protection, voilà les droits des parents".
Le Consulat fait par nécessité un premier pas en arrière
en reconnaissant la puissance paternelle, "droit fondé par
la nature et confirmé par la loi".
L’ordre des familles est maintenu mais des limites à la
puissance paternelle empêchent un retour à la patria potestas
du droit romain.
Du Code Napoléon à aujourd’hui
Avec son Code civil de 1804, Napoléon réalise un nouveau
compromis entre le droit révolutionnaire et le droit d’Ancien
Régime et contribue à renforcer "l’autorité de
son chef… car c’est par la petite patrie (la famille) que
l’on s’attache à la grande".
La famille se suffit alors à elle-même. C’est très
progressivement que l’Etat va prendre en charge des fonctions
qui relèvent auparavant du père de famille : instruction,
surveillance sanitaire et alimentaire… L’Etat peut même
désormais se substituer au père en cas de défaillance
ou de carence.
Enfin, des réformes successives au XXème siècle
ont remplacé la famille hiérarchique fondée sur
l’autorité du mari et du père à une famille égalitaire
entre les époux qui prennent solidairement les décisions
concernant les enfants.
Pour conclure sur une image d’Epinal mais qui traduit bien le
nouveau rôle des pères, de ces papas-poules dont les magazines
brossent régulièrement le portrait, on pourrait dire
que les enfants ont désormais un papa qu’on aime plutôt
qu’un père que l’on craint !
|
| La rentrée des classes. |


"
Les élèves ne pourront jamais être frappés",
indique le statut de l’instituteur de 1834. Claques, coups de règles
et oreilles tirées font pourtant partie, jusque vers 1970, des moyens
de rétorsion utilisés par le maître pour calmer les élèves
dissipés ou faire rentrer de force un cours dans la tête d’un
cancre. Pas question de le reconnaître pourtant : "Si vous reprochez
[à l’instituteur] d’avoir tiré les cheveux, il
prétend qu’il a posé la main sur la tête et que
l’enfant s’est retiré méchamment, juste pour
laisser une poignée de cheveux entre ses doigts."
Dans certaines écoles, il existe des "mauvais points" (l’inverse
des bons) qui privent l’élève de récréation
au bout de cinq, la mise au piquet ou à genoux pendant la durée
de la classe, l’obligation de porter autour du cou un écriteau
mentionnant la nature de la faute ou sur la tête le traditionnel
bonnet d’âne – appelé vache en Bretagne où le
nom de cet animal est synonyme de benêt.

Qui
en revanche n’a pas copié dix, cinquante ou cent lignes
? À la fois pour punir l’enfant et pour l’éduquer. "L’année
des bourses, raconte Pierre-Jakez Hélias, je me vois infliger
la conjugaison à tous les temps et à tous les modes du
verbe dactylographier, cette horreur. Que je dactylographiasse, que nous
dactylographiassions ! Tout premier de classe que je sois, j’ai
mille misères à conjuguer par écrit le verbe dactylographier
!"

À côté du bâton, il y a la carotte. Les maîtres
ont longtemps utilisé les bons points : au bout de cinq ou de
dix selon les écoles, l’enfant gagne une image. Autre principe
censé favoriser une saine émulation et le désir
d’apprendre : la croix d’honneur, épinglée
chaque semaine sur la blouse du meilleur élève de la classe.
La croix sera abandonnée en même temps que les classements
lorsque, le 6 janvier 1969, le ministère décide de supprimer
tout système de notation et de comparaison entre les élèves.

Elle
est tombée en désuétude à partir de
1968 mais elle était pourtant le moment de gloire républicaine
rêvé par toutes les familles, surtout les plus modestes.
L’histoire d’un paysan lorrain évoque avec beaucoup
d’émotion cette cérémonie en 1910 : "À son
banc, le petit s’était levé ; il marcha vers l’estrade
avec une crânerie charmante et reçut un beau livre rouge.
La voix recommença : Prix de calcul : Maurice Meunier ; prix d’histoire
: Maurice Meunier ; prix de leçon de choses : Maurice Meunier.
Neuf fois, la voix répéta son nom, sonore et fatidique.
L’enfant avait tous les prix. […] Mme Jondet demanda : Qui
est cet enfant qui remporte tant de prix ? Son voisin se retourna vers
la bijoutière et la regarda fixement : " Madame, c’est
mon petiot ". Oui, avec ses bijoux, ses toilettes, sa maison, elle
n’avait pas la fierté qui le rehaussait, lui, le simple,
le tâcheron qui déchargeait les voitures. Il répéta
tout haut : " C’est mon petiot ! C’est mon petiot !"" |
| 

La marquise de Sévigné a évoqué dans l’une
de ses lettres le plaisir qu’elle avait pris à faucher quelques épis
de blé lors d’une après-midi de moisson.
Mais elle n’avait consacré qu’une demi-journée à cette
activité fort éreintante pour ceux qui en vivaient !
Autrefois, c’était à la faux que l’on coupait
les épis, qu’ils soient d’orge, d’avoine ou de
blé. Ce n’est qu’au début du XXème siècle
que se sont généralisées les faucheuses. Ces engins à vapeur
coupaient les épis sur leur côté droit et il fallait
donc quand même encore utiliser la faux tout le tour du champ sur
une zone de la largeur de la machine pour ne pas perdre le grain. Par ailleurs,
les premières faucheuses ne liaient pas les gerbes : femmes et enfants
devaient suivre derrière la machine pour ramasser les épis
et les attacher. Les faucheuses-lieuses ont remplacé les faucheuses
peu avant la Seconde Guerre mondiale.
  

Les gerbes liées restaient sur place dans le champ jusqu’à ce
qu’elles soient bien sèches, afin d’éviter
des condensations ou fermentations pouvant se transformer en combustion.
Ensuite, chaque fermier allait en charrette les chercher et les ramenait
dans la cour de sa propre ferme en de gigantesques tas.
  

Jusqu’au XIXème siècle, voire le début du
XXème siècle dans les régions les plus pauvres,
le battage pour séparer le grain de la paille s’effectuait
au fléau. "Les difficultés sont multiples, raconte
Van Gennep. Il faut d’abord apprendre à faire pivoter
le petit bâton au bout du grand ; comme bien d’autres,
j’ai commencé par me l’envoyer sur la tête
; il y a une petite torsion du poignet à donner ; dès
qu’on a saisi le truc, le travail est deux fois moins pénible.
Ensuite, il faut savoir se déplacer sur l’aire selon une
sorte de pas de danse qui rappelle celui des dindons faisant leur cour
; et réussir le mouvement sans se déhancher, ni se donner
un tour de reins et aussi en ne se baissant en avant qu’à peine
; sinon, on est vite fourbu. La troisième difficulté consiste à garder
la cadence imposée au début par le chef d’équipe
et, pour ce faire, il faut économiser son souffle, combiner à la
fois les mouvements des bras et ceux des pieds. J’ai vu de bons
batteurs manœuvrer à l’entour de l’aire sans
presque mouvoir le corps et arriver au bout des dix à douze
heures de battage sans épuisement" Toute la famille est
mise à contribution mais aussi les voisins (à charge
de revanche) ainsi que des équipes d’ouvriers agricoles
qui tournent d’une exploitation à l’autre au moment
des moissons puis des battages.
 

À
partir du XXème siècle sont arrivées les batteuses,
d’énormes machines impressionnantes qui passaient de ferme
en ferme pour battre les gerbes qu’on y avait rassemblées.
Pour une petite ferme, la batteuse travaillait une journée ou
une demi-journée seulement, avec là encore beaucoup de
monde pour l’aider. Il fallait une vingtaine d’hommes :
deux installés en haut de la machine qui y enfournaient les
gerbes qu’on leur tendaient, d’autres pour les leur tendre,
d’autres pour ligoter la paille, les plus costauds enfin pour
lier les sacs de blés (50 kg minimum) et les monter dans les
greniers.
Tout cela dans un grand bruit de moteur à vapeur et dans une
nuée de poussière de paille ! Rien n’était
perdu : la paille bien séchée servait de litière
aux animaux l’hiver et les "balles" (coques des épis) étaient
donnés aux lapins. Ce n’est qu’après la Seconde
Guerre mondiale qu’apparurent dans les exploitations petites
et moyennes les moissonneuses-batteuses : faucheuses, lieuses et batteuses à la
fois.
 

"
Manger comme un batteur", dit un dicton alsacien, car l’appétit
des batteurs était devenu proverbial. Lorsque le battage était
fini, la journée se clôturait sur un solide dîner,
bien arrosé, sur de grandes tables en bois dressées dans
l’une des granges de la ferme. Y participaient tous ceux qui
avaient aidé – et certaines fermes étaient plus
recherchées que d’autres pour le travail car on y mangeait
mieux ! Tard dans la nuit, chacun rentrait chez soi… pour mieux
recommencer le lendemain : pas question de chômer en période
de moissons, le grain n’attend pas !
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La Toussaint.
Une fête très
ancienne 
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De tout temps, les chrétiens ont prié pour
leurs défunts, non dans la tristesse mais dans la joie. Pour
fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d' hommes
et de femmes. C'est pour cela que dès les premiers siècles,
cette fête se situe aux alentours de Pâques ou de la Pentecôte.
En Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui
suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement
dès le Ve siècle . Elle est déplacée une première
fois à la date du 13 mai en l'an 610, par le pape Boniface IV.
Ce jour là, il fait transporter dans l'ancien temple païen du Panthéon
toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon
devient l'église "Sainte-Marie et des martyrs". Un siècle
plus tard, cette fête est transférée définitivement
au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça
en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l'honneur de tous les saints.
En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée
dans le monde entier.
C'est seulement au XXe siècle que Pie X l'insère dans
la liste des huit fêtes, avec obligation d'entendre la messe.
La fête de tous les saints devient une fête chômée.
Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir
de tous les défunts. |

Les Grecs appelaient les morts "les plus nombreux". Camille
Flammarion affirmait que "tout est plein d’âmes".
Sous l’Antiquité, placer des pierres sur un corps, c’était
aussi bien bâtir une tombe qu’empêcher le mort de se relever… Petit
zoom sur les rites mortuaires, à quelques jours de la Toussaint

Se préoccuper des morts est une attitude qui remonte à la nuit
des temps puisque les rites funéraires sont apparus vers 100 000 ans
avant notre ère. Mais les relations entre les vivants et leurs défunts
ont évolué au fil du temps.
Sous l’Antiquité, les Romains redoutaient le retour des morts
et l’errance des revenants. Aussi construisaient-ils des tombes en pierre
bien solides, afin que les morts ne puissent en sortir, et disposées
hors des villes, loin des vivants.
Enfin, ils honoraient scrupuleusement le souvenir de leurs défunts,
une façon comme une autre selon eux de les maintenir dans le repos éternel.
Les
cinq croix St-Ouen-Marchefroy

Avec le christianisme des premiers siècles et du bas Moyen Age, tout
change. Les lieux d’inhumation vont s’établir dans l’église
ou autour d’elle. Les corps sont entassés dans des fosses communes
car peu importe la destination exacte des ossements ou leur individualisation
dès lors qu’ils sont près des saints et de l’église,
inhumés "en terre très chrétienne".
La
porte du cimetière Monfort Lamaury
Ce cimetière qui entourait l’église est pendant longtemps
un lieu de passage en plein centre du village, un lieu de vie où l’on
n’hésite pas à parler, passer, installer boutique et faire
commerce. Bref : tout sauf un lieu de recueillement car la mort n’est
perçue que comme une autre vie, près de Dieu.

Dans cette Europe "chrétienne jusqu’à la mœlle" selon
l’expression de l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, une mort sans
baptême était la pire des choses puisqu’elle privait le
défunt de sa seconde vie, éternelle celle-là.
L’angoisse des parents d’enfants morts à la naissance sans
avoir pu être baptisés était indescriptible et l’amour
porté à ces tout-petits leur donnait une place privilégiée
jusque dans la mort.
Ainsi, les enfants morts sans baptême étaient le plus souvent
inhumés aux endroits les plus saints : dans les canalisations du baptistère
ou les fondations de l’église, dont les murs étaient creusés
pour accueillir les petits corps, dans le chœur, sous le parvis de l’église
(surnommé "le Paradis") ou bien sous une gouttière
: ils étaient ainsi baignés pour l’éternité dans
l’eau ruisselant du toit de l’église et sanctifiée.

A partir du XIIIème siècle, les sépultures s’individualisent,
les tombeaux et les inscriptions réapparaissent. Ce qui n’empêche
pas le passage des ossements vers des ossuaires ou des fosses lorsque le cimetière
est plein.
Tout cela favorise la familiarité des communautés chrétiennes
avec la mort… jusqu’au XVIIIème siècle quand les
esprits des Lumières vont souligner les risques d’épidémie
liés à la proximité des cadavres. On interdit les inhumations
dans les églises et on commence à chasser les cimetières
loin des villes, une tendance que la Révolution va accentuer.

Les laïques vont reprocher à l’Église d’avoir
négligé le corps au profit de l’âme et vont prôner
un culte du souvenir, à l’image de la piété des
Romains pour leurs défunts : les grands hommes et les héros doivent être
vénérés par l’État, comme les particuliers
doivent l’être par leurs familles, dans des cimetières devenus
lieux de promenade et de recueillement. Les Romantiques favorisent ce mouvement
en exaltant la mort et les deuils ostentatoires.
" Toutes les conditions étaient alors réunies pour que s’épanouissent
le pèlerinage au cimetière et le culte des tombeaux", souligne
le sociologue Jean-Hugues Déchaux. La tombe va désormais prendre
une importance toute particulière, cessant souvent d’être
individuelle pour devenir familiale, hymne à la puissance d’un patriarche à travers
la splendeur de sa construction.
La première des chapelles funéraires familiales a été construite
en 1815 par la famille Greffulhe au Père-Lachaise, mais ce type de monument
va se multiplier jusqu’à nos jours. Le recueillement et le culte
du souvenir lors du jour des morts le 2 novembre va ainsi prendre le pas sur
la Toussaint, "fête joyeuse de tous les saints", le 1er novembre.
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L'Avent.
... ou l'attente joyeuse de la célébration annuelle de
la naissance de Jésus
La venue de Dieu
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Le mot Avent (du latin "adventus" avènement,
venue) se réfère tout d'abord au mystère de
l'Incarnation en sa totalité. Communément associé avec
ce que nous appelons aujourdhui le cycle de Noël, il en vint à désigner
spécifiquement la période préparatoire à la
fête de la Nativité.
Le début de l'Avent tombe toujours le dimanche le plus proche de la fête
de l'apôtre André, le 30 novembre. Il est attente joyeuse de la
célébration de la naissance de Jésus, envisagée
sous un aspect historique mais aussi salutaire, comme venue de Dieu en notre
chair. |
Une origine très ancienne
Dès le IVème siècle, l'Avent est un temps liturgique.
A cette époque, on faisait précéder la fête
de Noël par un temps de jeûne et de pénitence. Dès
le VIème siècle, sous le pontificat de Grégoire
le Grand, ce temps de jeûne se raccourcit. On se prépare à Noël
sur quatre semaines. Les dimanches sont centrés sur la commémoration
joyeuse de la naissance de Jésus, le 25 décembre. le
thème pénitentiel, très présent autrefois,
s'estompe.
Les traditions de l'Avent
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Les traditions de l'Avent manifestent
l'attente, voila pourquoi elles se déroulent par étapes. L'une
des plus connues est d'allumer des bougies sur une couronne de
l'Avent, tant dans les églises que dans les maisons. Cette
coutume remonte aux luthériens allemands du XVIème
siècle. . Tout comme l'arbre de Noël, il s'agit vraisemblablement
d'une pratique populaire païenne christiannisée. |
Cette tradition se répandit aux Etats-Unis par le biais des émigrés
venus d'Allemagne. Ele gagne le monde catholique vers 1950. En France,
elle s'est propagée dans les années 1980.
Le premier dimanche, après la bénédiction de
la couronne, on dit une prière et on allume une bougie. Cette
cérémonie se répète les trois dimanches
suivants.
La couronne est symbole de victoire et de gloire.Ele rappelle que
la lumière a vaincu les ténèbres. Jésus
le Christ vient nous visiter.
Les quatre semaines qui précèdent l'Avent peuvent faire
l'objet d'un calendrier de l'Avent aux formes diverses. L'essentiel
est qu'ils soit muni de fenêtres à ouvrir chaque jour,
lesquelles découvriront des images en rapport avec le mystère
de Noël. Le 24 décembre laissera apparaître une nativité.
Dès le premier dimanche de l'Avent, les enfants sont invités à faire
la crèche, c'est à dire une représentation de
la Nativité. Chaque soir, les prière en famille se fait
devant Marie et Joseph attendant l'Enfant Jésus.
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Voilà le 6 janvier ! On partage la galette, on distribue les parts
au hasard ou selon la volonté du plus jeune, on trinque à la
santé du
roi qui a tiré la fève, on cale une couronne de carton doré sur
sa tête…
Ce sont les Rois mages évoqués dans l’Évangile de
saint Matthieu que l’on fête ainsi. Mais qui étaient-ils
au juste ?

Écrit au VIème siècle, le Livre de la caverne des trésors
raconte l’histoire traditionnelle de ces mages orientaux qui seraient venus
adorer le Christ peu de jours après sa naissance. L’ouvrage rappelle
qu’une prophétie voulait que de l’or, de l’encens et
de la myrrhe aient été déposés par Adam en Perse,
sur le mont Nud (un mot qui signifie "paradis"), pour être apportés
au Messie dont la venue devait être annoncée par un astre extraordinaire.
De génération en génération, douze mages étaient
chargés de guetter ce signe du ciel en montant tous les ans sur la montagne
et en y priant pendant trois jours tout en observant le firmament. Or, deux
ans avant la n aissance du Christ, ils auraient aperçu une étoile
ressemblant à une jeune fille portant sur son sein un enfant couronné.
Ils prirent aussitôt les présents et suivirent l’étoile
qui allait les mener jusqu’à Bethléem.

Les Évangiles n’indiquent pas le nombre de rois mages. Les traditions
divergent, évoquant tous les chiffres entre deux et douze. Finalement,
c’est le chiffre de trois que l’on a retenu. Pour deux raisons
: d’une part parce que l’Évangile de saint Matthieu évoquait
trois présents offerts à l’Enfant Dieu, d’autre part
parce que les reliques des mages, conservées d’abord à Saint-Eustorge
de Milan puis à Cologne, étaient celles de trois corps.

Les Rois Mages (musée de Tulle)
À la fin du XIIIème siècle, Jacques de Voragine,
futur évêque de Gênes, rassemble toutes les traditions éparses
concernant les Rois mages dans un livre qu’il intitule La Légende
dorée. Il y aborde longuement les trois présents offerts
(l’or, l’encens qui servait depuis les temps les plus anciens
dans les temples et les églises, et la myrrhe, une gomme aromatique
utilisée entre autres pour embaumer les morts) et il donne leur
sens symbolique :
"Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était
un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il
offrit l’or au Seigneur comme à son roi, l’or signifiant
la Royauté du Christ.
Le second, nommé Gaspard, jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus,
dans l’encens, l’hommage à sa Divinité.
Le troisième, au visage noir, portant toute sa barbe, s’appelait
Balthazar ; la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que le Fils
devait mourir". |

détail de l'Adoration des Mages (Boticelli) |

Les tableaux, mosaïques ou dessins les plus anciens représentent
les Rois mages en costume persan, avec des pantalons serrés à la
cheville et des bonnets phrygiens ; ils offrent leurs présents selon
le rite de la Perse, en tenant les offrandes dans des mains recouvertes par
leurs manteaux. Ce n’est qu’à partir du IXème siècle
qu’on prend l’habitude de les désigner comme des rois, avec
des couronnes sur la tête.
À partir du XIIème siècle, nouvelle évolution qui
montre à travers eux les trois âges de la vie : Gaspard est un adolescent
jeune et imberbe, Balthazar un homme mûr portant la barbe et Melchior un
vieillard chauve à barbe blanche. Enfin, à partir du XVème
siècle, les Rois mages évoquent l’humanité tout entière
: un asiatique, un blanc, un noir. Les peintres n’ont pas ajouté de
quatrième Mage pour les Indiens après la découverte du Nouveau
Monde par Christophe Colomb. Il n’y a que dans la cathédrale de
Viseu au Portugal qu’on voit un chef indien du Brésil apporter ses
présents au nouveau-né de Bethléem.

La fameuse galette des Rois, mangée le 6 janvier, date choisie comme
jour anniversaire du passage des Mages dans la crèche, existe au moins
depuis 1300. On nomme roi d’un jour celui qui trouve la fève dans
sa part, la galette ayant été partagée par un enfant aux
yeux bandés.
Autrefois, il s’agissait de fèves véritables, ou bien de
haricots blancs ou de pois chiches. Les premières fèves en porcelaine
ne sont apparues que vers 1875 et ont longtemps gardé des formes symboliques évoquant
la chance (trèfle, fer à cheval), la richesse (voiture), l’amour
(roi ou dame de cœur), le pouvoir (reine, couronne ou château) ou
la vertu (Enfant Jésus). Enfin, à travers sa forme ronde comme
le Soleil, la galette des Rois évoque tout à la fois l’univers
et la divinité.
Dans les temps les plus anciens, notamment chez les Chrétiens d’Orient,
l’Épiphanie était une date plus importante que celle de
Noël. Non pas parce que les Rois mages étaient jugés plus
importants, mais parce que l’anniversaire de la présentation de
l’Enfant Dieu au monde des hommes semblait plus essentielle que celui
de sa naissance physique. Aujourd’hui, le 25 décembre s’est
imposé, mais l’Épiphanie clôt toujours dans la fête
le cycle de Noël.
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