COURCELLES CONSEIL COMMUNAL
Lors
du Conseil communal du 15 juin, les conseillers devaient se prononcer sur le
compte communal 1999.
Lors des débats, Robert Tangre, chef du groupe UCPW (Union Communale Démocratique
et Wallonne) a interpellé le Collège échevinal sur les dépenses de
consommation de mazout à l’ancienne Maison communale de Gouy-lez-Piéton.
Cette dernière est chauffée par un poêle au mazout et le
conseiller a constaté que les consommations de ce carburant grimpaient à
une vitesse vertigineuse.
A
vous de juger :
Le
3 février 1999 : 10.176 F
Le 8 février 1999 : 11810 F
Le 25 mars 1999 : 10183 F
Le 01 avril 1999 :13068 F
Le 30 septembre 1999 : 18271 F
Le 01 octobre 1999 : 19375 F
Le 05 octobre 1999 : 20449 F
Soit
un total de 103.332 F pour l’année 1999.
Et pour 2000 ?
Nous
en étions au 15 juin à un montant de 116.667 F. Des modifications budgétaires
votées par la seule majorité viennent de porter la dépense à 160.000 F.
Chacun
sait qu’il y a explosion des prix pétroliers mais comment expliquer
qu’une cuve de 2000 l de contenance puisse être remplie 2 ou 3 fois à
quelques jours d’intervalle ?
Ces
chiffres figurent dans les comptes que la majorité voulait nous faire
voter. Devant l’évidence, les explications les plus extraordinaires
furent données par les divers échevins :
Etrange
car l’article budgétaire pour les maisons communales porte le numéro de
code 104/125-03 et la Maison
communale de Gouy est la seule de l’entité à être chauffée par un poêle
au mazout.
On
nous affirma aussi : «Le service des finances se trompe souvent. »
Merci pour le personnel.
C’est
alors au tour de l’Echevin des Finances d’affirmer : « On
a rempli par erreur les cuves de Monsieur Krantz et de Monsieur Wostyn .
Ils vont rembourser la commune.»
Devant une telle situation, les
conseillers UCPW, indépendant et PSC votèrent contre cet article.Quelques
jours plus tard, le correspondant de la Nouvelle Gazette fit le compte-rendu
du Conseil communal et mentionna les noms de Messieurs Krantz et Wostyn,
noms cités par l’Echevin des Finances.
Monsieur
Krantz qui était jusque là, resté étrangement muet, fit paraître par la
suite un semblant de rectificatif expliquant que des livraisons avaient été
effectuées par erreur et qu’elles seraient payées. Il fut également déclaré
qu’une cuve presque pleine avait été
remplie, qu’elle déborda et que sa cave fut inondée. Enfin, il
fut signalé qu’une cuve non raccordée fut remplie, la mazout s’échappant.
TOUT CELA, C’EST DONC DE LA FAUTE DU LIVREUR. Ces explications confuses
tendaient à prouver que Robert TANGRE avait tort.
Et
puis encore quoi ? Le themostat ne serait-il pas resté bloqué sur
35 °? Ne chaufferait-on portes et fenêtres ouvertes ? Ne chaudière
ne tournerait-elle pas à plein rendement aussi durant les périodes
caniculaires que nous venons de vivre?
Cessons de rire. Cessez, membres de la majorité, de
prendre les conseillers de l’opposition pour des cons. Ils ne sont pas prêts
à avaler toutes les couleuvres que vous leur préparez. Les
dysfonctionnements signalés par le Collège ne concernent pas le compte
1999 que l’opposition conteste mais bien l’année 2000.
Nous y reviendrons !
L’UCPW CONTINUERA A VOUS INFORMER.
SE
LOGER A COURCELLES ET A CHARLEROI
Lors
des prochaines élections communales d'octobre, l’U.C.P.W. sera présente.
La détérioration des conditions de vie pour de nombreux courcellois et carolos justifie un vrai projet de gauche et une autre gestion communale que celle menée depuis les fusions de communes. Ce changement est particulièrement indispensable dans la politique du logement. Entrer dans une maison sociale : c'est le parcours du combattant! Pour preuve, des milliers de demandes restent insatisfaites. Des centaines de minimexés et exclus sont exploités dans les "garnis" par des propriétaires généralement voraces puisque les loyers réclamés pour une méchante chambre meublée dépassent souvent les 12.000 fb par mois. On fait du "fric" sur la misère, sur fond de pénurie de logements bon marché! Et au moment même où la désertification du centre ville laisse à l'abandon habitations privées, bâtiments publics et industriels.
Pour
un "plan logement".
Construire et rénover 500 logements
par an dans le cadre d'un plan de 5 ans, c'est là une des propositions que
nous avançons. Ensemble, plutôt qu'en ordre dispersé, Communes, CPAS, Régies
foncières, Sociétés d’habitations sociales
peuvent porter ce plan. En expropriant les locaux abandonnés pour
cause d'utilité publique. En associant à la rénovation et à la
construction sociale des entreprises locales. En encourageant l'accès à la
propriété qui va de pair, souvent, avec un meilleur entretien des immeubles.
En moyenne, 500 logements construits ou rénovés chaque année, c'est un
investissement d'un milliard et la création de 750 emplois dans le bâtiment
et les entreprises liées.
Comment financer ?
1.
Il faut refinancer les communes. La région peut y aider. Notamment en
soutenant plus les PME de la construction que les multinationales qui ne
pensent qu’à délocaliser. Il faut relever le fonds des communes et
mobiliser les aides européennes pour de la rénovation.
2.
Salariés, appointés, petits propriétaires immobiliers paient de
lourds additionnels communaux. Mais les réformes fiscales opérées par les
gouvernements, depuis 20 ans, exonèrent de toute taxe communale les revenus
mobiliers dont les actions, obligations et dépôts bancaires. Une injustice
fiscale de plus. Et une perte pour la commune de plusieurs millions par an
qu'il serait légitime de récupérer sur les grosses fortunes.
3. Un chômeur remis au travail dans le bâtiment, c'est un million de boni par an pour les finances fédérales. Donc, suivant notre raisonnement, en créant 750 emplois pendant 5 ans, cela rapporte 3,75 milliards à l'Etat. La restitution de l' essentiel de ce montant à la commune plus les autres recettes proposées, les primes à la rénovation et les loyers perçus dépassent largement les 5 milliards que coûtent le plan.
Se
loger décemment est donc possible.
Pour avancer dans cette autre politique du logement, indispensable, une pression populaire sur le PS, le PRL et les Ecolos, au pouvoir, est à construire.
Nous allons nous y employer !
Dans les prochains mois, ensemble, discutons-en et agissons !
Il y a 20
ans, un chômeur longeait les murs.
Aujourd’hui,
le chômage reste une bien triste réalité. Lorsque vous demandez sa profession
aux personnes que vous rencontrez, elles répondent pour la plupart :
« chômeur ».
Il y a 10
ans, les agences d’intérim se sont créées.
Aujourd’hui,
beaucoup de chômeurs s’y inscrivent dans l’espoir de trouver un travail, même
provisoire, afin de retrouver une
certaine dignité. Ces intérimaires
sont utilisés dans les entreprises, sans la moindre garantie pour eux. Ainsi se
développe une nouvelle exploitation de l’homme, profitable au seul
capitalisme. Cela devient « normal » et entre dans les mœurs. Et,
malheureusement, on s’habitue et on se tait.
Il y a
environ 5 ans, Miet Smet a créé les A.L.E.
Des
responsables politiques « bien pensant » ont ainsi octroyé une aumône
aux plus démunis en échange de petits travaux rémunérés de façon dérisoire.
De
même que pour l’intérim, les Agences Locales pour l’Emploi entrent dans
les mœurs et les personnes inscrites deviennent des travailleurs à part entière.
Profession ? « Travailleur
A.L.E. », mais avec quel contrat, quelles assurances ?
Ne
laissons pas aller les choses, combattons les contrats A.L.E. avant de « s’habituer ».
Ce travail n’est pas une fin en soi et doit rester provisoire car seul un
emploi réel et durable peut valoriser un travailleur.
Savez-vous
qu’un contrat A.L.E., simple à première vue, pose en fait beaucoup de
questions. Par exemple, dans l’Article 1, le travailleur (en fait, le chômeur)
est enregistré suivant un code : « J » pour un chômeur inscrit d’office demandant priorité,
« K » pour un chômeur
inscrit d’office, « L1 » pour
un chômeur librement inscrit et résidant dans la commune, … Et demain ?
Demain ,
« x, y, z » pour Juifs, Arabes, handicapés, paresseux, … ?
C’est inacceptable !
La
lutte commence par la commune !
Réclamons
des emplois durables et valorisants.
Il y a tant de besoins à satisfaire : déchets, culture, logement, soins
de santé, ….
Il
faut être avec les pauvres ou avec les riches ! Il faut choisir.
Nous à l’UCPW, nous avons choisi.
Avec l’U.C.P.W., luttez pour une vie digne.

L’UCPW
* VOUS INFORME.
Copie de la lettre adressée à la Députation
Permanente et à Monsieur le Gouverneur
du Hainaut,
à Monsieur
le Ministre SEVERIN (tutelle des communes)
et à
Madame la Ministre ONKELINX (ministre de l’emploi).
Monsieur le Gouverneur ,
Messieurs les Membres de la Députation permanente,
En juillet dernier, suite aux affaires qui secouent la
commune de Courcelles, j’ai demandé à exercer mon droit de regard sur les pièces
comptables des ASBL CORAIL, ALLO REPIT et SLAIE. Si après quelques freins
destinés à me décourager, j’ai pu éplucher la comptabilité de deux de ces
associations et relever la légèreté ( pour ne pas dire plus ) de la
comptabilité de Corail, le Bourgmestre de Courcelles, André TRIGAUT refusa
que me soient communiquées les pièces comptables de l’ASBL « SLAIE »
sous prétexte que cette dernière n’était pas à proprement parler une
association para-communale.
Or, si je me réfère à la loi du 14 novembre 1983,
celle-ci stipule bien que tout pouvoir subsidiant a le devoir de contrôler la
comptabilité d’une association recevant un subside. C’est le cas du SLAIE
qui a été subsidié en 1999 à hauteur de plusieurs centaines de milliers de
francs.
De même, le Bourgmestre ne pouvait m’empêcher
d’exercer mon droit de regard sur cette comptabilité puisque le droit de
contrôle est exercé, lui, par le Conseil communal.
Ayant pris connaissance d’un rapport détaillé adressé
au Conseil d’Administration ainsi
qu’à l’Assemblé générale du SLAIE, je suis effaré
en constatant la légèreté, la nonchalance, le « je m ‘en
f … » et le manque total du
sens des responsabilités des gestionnaires de cette association ( présidence :
Monsieur KRANTZ, échevin de l’emploi et des sports de la commune de
Courcelles).
Le même rapport fut envoyé à Monsieur le Ministre
Dardenne. Celui-ci n’accusa pas réception du courrier et n’y répondit pas.
Jusqu’à quand, les protections politiques continueront-elles à jouer ?
Dans ce rapport je relève les affirmations suivantes :
- au 31/03/2000, : la comptabilité était inexistante ;
- les seuls documents existants consistaient en une feuille recto-verso et ne comprenaient que les extraits bancaires des comptes courant et épargne ;
- les comptes individuels étaient réduits à leur plus simple expression ;
- les données qui y étaient reprises étaient fausses ;
- il a fallu reconstituer les salaires et les comptes individuels ;
- à trois reprises, à des dates différentes, les documents ont été changés, modifiés et recommencés ;
- la dette de l’exercice se montait à 922.000 F ;
- des frais ahurissants en frais de déplacement étaient accordés ;
-
d’importantes créances sur salaires trop payés devaient être recouvrées
(338.672 F) ; etc…
L’auteur de ce rapport signale que de sa propre
initiative, il a entrepris de reconstituer une comptabilité sur PRESOMPTION car
il ne disposait pas des pièces comptables (ni journal, ni factures, ni
justificatifs divers) justifiant les dépenses.
A ce jour, premier septembre 2000, malgré ces graves
accusations, ni le Conseil d’Administration ni l’Assemblée générale
n’ont été réunis pour statuer comme si aucune urgence ne s’y manifestait.
Il faut aussi signaler que les dépôts légaux conformément à la loi de 1921
n’ont pas été effectués.
Devant une telle carence, devant l’impossibilité qui
m’empêcha d’exercer mon droit de regard de conseiller communal, je porte
plainte entre vos mains et espère que le pouvoir de tutelle va enfin mener une
enquête sérieuse sur les graves déficiences des gérants de ces associations.
Dans l’attente d’une réponse, que j’espère rapide,
je vous prie de croire, Monsieur le Gouverneur, Messieurs les Membres de la Députation
permanente, à l’assurance de ma haute considération.
Robert
TANGRE
Conseiller communal
Ca continue, les amateurs de sites chauds s’en donnent à
cœur joie. Nous relevons sur la facture n° 5026404801 du 09/08/00 11 coups de
fil sur le préfixe 077 d’une durée de 4h 33 min 44 sec d’un montant de
4086, 92 F HTVA. De même sur la facture n° 5026404657 du 09/08/00 également,
nous relevons 14 coups de fil appelant le même préfixe d’une durée de 4 h
01 min 05 sec pour un nouveau montant de 3591, 82 F HTVA. L’ordre du paiement
de ces deux factures a été donné le 29/08/00 par Monsieur l’Echevin
Richard.
Celui-ci
aurait appris récemment qu’il était le trésorier de l’ASBL CORAIL. Dès
cette nouvelle, il a aussitôt décidé d’exercer un contrôle rigoureux de la
comptabilité de cette association.
Que pensez du sérieux
du fonctionnement d’une telle ASBL si le trésorier a été désigné sans
qu’il n’en soit averti et par conséquent, qu’il n’ait pu exercer le
mandat de contrôle qui lui était confié .
Des blocages du système d’accès aux messageries roses
seraient bientôt installés sur tous les PC de l’administration communale. Il
y a vraiment urgence !
Une question demeure toutefois : « Quand récupéra-t-on toutes les clés qui donnent accès aux bâtiments portant les n° 103 et 105 de la rue Churchill car ceux-ci sont régulièrement occupés la soirée venue ? Quand désignera-t-on un unique responsable d’ouverture et de fermeture des locaux ? »
ON EN REPARLERA !
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Elections Communales PRENEZ LA PAROLE ! |
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Certains parlent de démocratie
Quand ça les arrange… |
![]() |
Renforçons ensemble la démocratie locale dans les communes et les
intercommunales.
L’exercice
de la démocratie demande de la volonté, du temps, des crédits.
La démocratie a un prix : ça dérange.
Il ne suffit pas d’informer, il faut écouter, tenir compte des avis
recueillis, les retenir ou les rejeter sans a priori
avant de décider.
Il faut faciliter la
vie des mouvements associatifs, des comités de défense ou de quartier. On
doit les aider, les subventionner même s’ils expriment des positions dérangeantes
pour les élus en place.
·
Soutenons
les multiples projets locaux qui s’appuient
sur
les besoins et les savoir faire des habitants.
·
Cessons
de subventionner les entreprises sans scrupules
qui
déménagent sitôt les subventions engrangées.
·
Luttons
pour transformer les emplois jeunes en emplois durables
·
Pour
un air , une eau et une alimentation de qualité
Elaborons ensemble, élus
et citoyens, un plan d’aménagement et de déplacement qui respectera notre
environnement.
Exigeons que les usagers soient associés à l’action des services publics.
Assurons, avec tous les habitants, le droit au logement, à la santé, à des
services éducatifs de qualité.
Imaginons des politiques culturelles, sociales et écologistes avec tous les acteurs concernés.