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Le bulletin "CONTACT" 
reflète l'opinion de l'UCPW sur les points les plus importants évoqués lors 
des séances des Conseils communaux. 

Madame, Monsieur, 

C’est avec plaisir que nous vous faisons parvenir un nouvel exemplaire de notre bulletin d’informations « Contact ».  Comme vous le constaterez, nous sommes particulièrement en retard pour vous faire parvenir nos commentaires sur la vie communale de notre entité.

La cause ?  Une surcharge de travail pour celles et ceux qui s’occupent de rédiger et de diffuser ces informations.

Notre bulletin est aussi distribué de façon militante pour éviter les frais d’envoi. Toutefois celles et ceux d’entre vous qui possédez une adresse internet reçoivent beaucoup plus régulièrement de nos nouvelles. Si tel était le cas pour vous et si vous êtes toujours désireux de lire notre point de vue, aidez-nous et faites connaître l’adresse de votre courriel à robert.tangre@skynet.be. 

Pour celles et ceux qui reçoivent ce bulletin, soyez gentil(le), ne le conservez pas pour vous seul(e), faites-le lire par vos ami(e)s, connaissances et/ou voisin(e)s.

Merci pour l’aide précieuse que vous nous apporterez et croyez, Madame, Monsieur, en nos sentiments les plus dévoués.  

Robert TANGRE 
Conseiller communal 

Contacts UCPW : 

Pour Courcelles : Georges Cambier, rue de Forrière 120  ( tél. : 0496/981877)
Pour Gouy : Jean Depasse, rue de Nivelles 8 (tél. : 071/843092)
Pour Souvret : Pierre Mestdagh, rue de la Baille, 115
Pour Trazegnies : Raymond Vilain, rue de l’Yser 3 (tél. : 0476/552630)

1, rue Albert Lemaître - 6180 Courcelles - Tél. 071/30.39.12 - 071/45.70.33

Conseil communal du  1 er juillet 2003.

En 33 ans de mandat, je n’ai jamais connu cela ( André Trigaut). 

En effet dès l’ouverture de la séance, Monsieur Cigna (MR) demande la parole « par motion d’ordre ». Par ce procédé, il entend réagir aux accusations proférées lors du Conseil du 3 juin et manifester sa profonde désapprobation pour atteinte «  à sa vie privée, à sa profession et à son honneur «  et par ce fait enterrer la hache de guerre.

Allait-on revivre ces moments dignes de Clochemerle car le mayeur semblait réticent ? Mentionnant le conseiller UCPW, Robert TANGRE, le chef de file MR signale que lorsque ce dernier invoque la motion d’ordre, la parole ne lui est jamais refusée.

Après les explications qui lui sont fournies, Monsieur Cigna demande une suspension de séance pour expliciter la motion d’ordre car il a oublié les documents expliquant cette notion.

Devant la nouvelle escalade verbale, le bourgmestre accède à sa demande et le chef de file MR revient 10 bonnes minutes plus tard sans avoir trouvé les documents évoqués.

De guerre lasse, le mayeur acceptera la lecture du procès-verbal de la séance du 3 juin qui sera finalement votée par 16 voix de la majorité contre 8 abstentions de l’opposition.

La hache de guerre enterrée, on peut passer aux choses sérieuses. 

La CCAT ne sera pas encore constituée demain. 

Après trois ans, le Conseil à l’unanimité avait ENFIN élu les membres de cette assemblée consultative. Les documents sont revenus car paraît-il, l’envoi n’était pas conforme à la législation puisqu’ils devaient être envoyés par recommandé. On s’amuse comme on peut dans certains ministères car la réglementation stipule que l’envoi de la composition de l’assemblée peut se faire par fax et par internet. Continuons donc ce petit jeu, les prochaines élections communales auront lieu dans trois ans et on passera alors à la suivante législature et au lancement d’un nouvel appel. Pauvre citoyen, tu es peu respecté par tes élus mais qui est finalement responsable car l’électeur, par son vote ne cautionne-t-il pas ce genre d’attitudes en ne sanctionnant jamais les mauvais gestionnaires ? 

Nouvelle police communale incapable de répondre aux souhaits de la population. 

Il est question, cette fois d’introduire un recours auprès du Ministre de l’Intérieur car le Conseil de police de l’entité est incapable de boucler son budget : « Il manque 32 millions, déclare le Bourgmestre ». Ce à quoi, le groupe UCPW réplique qu’il avait été le seul à voter contre l’attribution de 2.300.000 euros à la police car la dépense avait été volontairement limitée pour obtenir un budget communal global en équilibre. Pourtant par rapport à l’année précédente l’augmentation avait été de 875.000 euros en ce qui concerne la part de Courcelles. Il s’agit d’un problème de compétences entre le Gouverneur du Hainaut et le Ministre ( du même parti : le MR), ajoute André Trigaut. Cela empêche l’engagement de nouveaux policiers alors que le quota de 107 hommes pour Courcelles est loin d’être atteint. Le Bourgmestre exprime alors une importante question : « Que va-t-il se passer si on nous envoie des renforts venant du fédéral ? Comment pourrons-nous les payer ? » Oui surenchérit, Robert TANGRE et lorsqu’on leur attribuera une masse d’habillement pour les nouveaux uniformes, faudra-t-il encore aller puiser dans les poches des citoyens ?

Réforme des polices ratée, les libéraux la voulaient, les autres se sont tus. C’est vrai reconnaît le Bourgmestre, cela s’est fait dans le cadre d’OCTOPUS, avec l’accord des ECOLO, vous semblez l’oublier, Monsieur Glinne, ajoute-t-il.

Réflexion personnelle : «  La soif de pouvoir d’ECOLO était-elle si grande qu’après avoir été cocufiés ( sans être dans le gouvernement Dehaene), ils n’aient pas tiré de leçon de cette aventure et se soient fait gruger dans celui de Verhodstadt I ? 

Démission chez ECOLO. 

Marc SPINETTE a décidé de jeter le gant pour raisons professionnelles. Courcelles ne se souviendra pas longtemps de lui. Les militants UCPW n’oublieront toutefois pas qu’il a été le grain de sable qui a empêché l’union des gens de progrès pour se présenter unis face au PS et offrir une alternative progressiste à celle menée par la majorité socialiste de 94 à 2000. Il a ainsi causé la démission du conseiller communal ECOLO, Pierre MESTAGH et son transfert à l’UCPW avec laquelle ce derrnier travaillait en étroite collaboration. 

Les interpellations de l’UCPW. 

Une fois de plus Page-conteneurs. 

Robert TANGRE rappelle sa dernière interpellation sur le sujet et souhaite que les scellés soient placés sur cette entreprise méprisant totalement les obligations auxquelles elle est astreinte (principalement la construction d’un hall industriel) afin de limiter au maximum les pollutions qu’elle génère). Il souhaite que des mesures contraignantes soient prises dès le 1 er septembre et qu’une lettre soit envoyée au ministre Forêt dans des termes démontrant notre volonté d’en finir. Madame Lambot promet d’envoyer ce courrier. 

Elagage des arbres surplombant la rue du Bosquet à la limite de Trazegnies. 

La voûte formée par les arbres à cet endroit est si épaisse et si basse qu’un véhicule que suivait le conseiller UCPW cassait les branches les plus frêles et faisait s’envoler une nuée de feuilles. Ne serait-il donc pas temps de procéder à un élagage relativement important pour éviter la cassure de grosses branches et éviter des accidents vu la configuration des lieux et le manque de visibilité effective ? L’Echevin Hansenne promit de procéder à un élagage léger et prudent dès que la végétation pourrait le supporter sans souffrir. 

Publicité des permanences de police. 

La création de la police locale a bien compliqué les choses. Auparavant, on sonnait soit au numéro d’appel de la police communale ou de la gendarmerie ou tout simplement on formait le 101.

Aujourd’hui, vu la dispersion des effectifs de police au travers des deux entités formant la zone des Trieux, peu de personnes s’y retrouvent et des témoignages divers nous sont adressés.

Outre les publications des diverses affectations, une publicité régulière devrait leur être donnée. Ne croyez-vous pas qu’un numéro unique, un central, devrait être réalisé ?

De même, les horaires des policiers de planton -ceux qui ont les quartiers dans leurs attributions- devraient être communiqués au grand public.

D’autre part, la personne qui reçoit un appel devrait être identifiée lorsqu’ il y a contestation sur le suivi d’une plainte. Son identité devrait être communiquée à toute personne la demandant.

D’autre part, l’UCPW souhaiterait réintroduire une demande formulée antérieurement : la parution régulière des photos des agents de quartier et le périmètre sur lequel ils déploient leurs activités.

Dernière remarque : l’indication annonçant la présence d’un bureau de police à la rue du Temple, est plus qu’intimiste. Il faut avoir le nez dessus pour l’apercevoir. Le placement d’un panneau lumineux à hauteur appréciable serait grandement nécessaire.  

Dans sa réponse, le Bourgmestre rappelle qu’au deuxième semestre, plusieurs articles ont été publiés par voie de presse dans différents quotidiens régionaux et le bulletin communal. Les différents numéros d’appel des services de police étaient mentionnés en bonne place dans chaque commissariat. Les horaires d’accès aux services sont clairement affichés. Des directives internes sont données en ce sens. Il existe un numéro unique, le 101, celui du dispatching qui fait la liaison avec la zone de police. C’est la meilleure méthode pour obtenir le service d’interventions. Le policier qui tient le standard est obligé de décliner son identité à la demande de la personne qui téléphone. Les photos des agents de quartier sont plus difficiles à réaliser dans le cadre de la législation sur le respect de la vie privée. La prise d’une photo est aussi liée à l’autorisation donnée par l’agent et pour des raisons de sécurité, les policiers refusent que leur identité soit publiée. Par contre, la détermination de leur zone de travail est une bonne idée qui sera présentée au Conseil de Police. D’autre part, la police attend toujours que le fédéral fournisse quatre enseignes lumineuses pour l’identification des bureaux. Par rapport aux remarques de Monsieur Tangre, il signale que depuis la création de la zone, un service de contrôle interne est chargé d’examiner les plaintes du public Dans le cadre d’un protocole conclu avec le comité P, il existe une permanence pour les victimes d’effractions : ( Melle KUC) 

FAIRE DE L'EUROPE UNE MOSAÏQUE DE « ZONES NON AGCS »?

 Motivation: 

PROPOSITION DE MOTION SUR L'AGCS POUR LES ASSEMBLEES ELUES DES DIFFERENTES COLLECTIVITES TERRITORIALES DONT LE CONSEIL COMMUNAL DE COURCELLES. 

L'Accord Général sur le Commerce des Services a été signé à Marrakech en 1994. Sa mise en oeuvre fait actuellement l'objet de négociations au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce. Dans cette matière, qui est de la compétence des institutions européennes, c'est le Commissaire européen Pascal Lamy, ardent promoteur des thèses néolibérales, qui est le négociateur unique au nom des Quinze Etats membres de l'Union européenne, sur base d'un mandat approuvé par les 15 gouvernements.

De plus en plus, des collectivités territoriales dans différents pays adoptent une motion déclarant leur territoire "zone non AGCS."» Ainsi, le 25 février de cette année, à l'unanimité, le Conseil de Paris a adopté un vœu dans ce sens. On en trouvera le texte sur le site de l'URFIG (http://www.urfig.org ; campagne AGCS).

Bien entendu, la portée d'un tel texte est d'abord symbolique. C'est l'expression démocratique du refus de voir amputée la liberté de choisir son mode de vie en commun. Mais elle est également pédagogique. Déposer une telle proposition de motion nécessite des explications à fournir aux élus, à la presse et aux citoyens. L'information sur l'AGCS, que les gouvernements et la Commission européenne gardent aussi secrète que possible, est ainsi diffusée et appelle à la mobilisation et à la résistance. Enfin, l'adoption d'une telle motion peut avoir des conséquences politiques : plus nombreuses seront les collectivités locales à se déclarer « zones non AGCS », plus forte sera la pression politique sur les gouvernements pour qu'ils revoient le mandat néolibéral conféré à la Commission européenne et en particulier à M. Lamy. 

Nous vous proposons donc une motion à voter par notre assemblée.  

Objet n° 14 : Commune de Courcelles – « Zone Hors AGCS ».

Le Conseil communal réuni en séance publique, 

Vu les accords de Marrakech signés en 1994 par le gouvernement belge et par l’Union européenne ; Vu l’article 133 du Traité de la Communauté européenne ; Vu l’article 1, § 3 de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui applique cet accord aux décisions de toutes les collectivités territoriales et en particulier des communes ; Vu les articles 1, 2, 3, 6, 15, 16, 17, 19 et 21 de l’AGCS ; Notant les résolutions votées par la Chambre des Représentants de Belgique, notamment celle adoptée à  l'unanimité le 20.3.2003 à l'initiative des député(e)s Karine Lalieux ( PS ), Dirk Van der Maelen ( SP.A ), Claudine Drion ( Ecolo ), Vincent Decroly ( Ecolo ) et Leen Laenens ( Agalev ) ; Soulignant que, selon ce dernier texte, " l'AGCS s'inscrit dans un contexte évolutif et quasiment irréversible " et que " les conditions actuelles de négociation ne respectent pas les règles du contrôle démocratique alors qu'une partie importante des services concernent des droits humains essentiels " ; Faisant sienne la demande formulée par la Chambre au Gouvernement, à savoir qu'il n'y ait "  pas d'offre dans les domaines comme l'eau, le logement, la santé en ce compris l'aide aux personnes, l'éducation, la formation professionnelle ou la culture et l' audiovisuel" ; Prenant en compte  les protestations publiques de l'Association des Centres culturels de  Belgique francophone, de syndicats représentatifs, de forums sociaux, de l'Internationale de l'Education, d'études telles que celles de Raoul JENNAR , auteur notamment de la proposition " Faire de l'Europe une mosaïque de " zones non AGCS " " ; Notant les délibérations en cours dans les  institutions européennes en vue du " sommet" de l'Organisation mondiale du Commerce" à Cancun et la déclaration du  Commissaire européen Pascal Lamy, négociateur pour l'Union européenne, qui semble ne vouloir exclure du champ d’application à définir que le seul domaine culturel, cependant que les Etats d'Europe centrale admissibles au sein de l'Union en 2004 sont invités à libéraliser leurs services, notamment postaux, sans garantie effective d'un " service universel" ; **

Considérant que l’objectif de l’AGCS est de modifier les normes, réglementations et procédures du droit interne des Etats membres de l’OMC en vue d’élever le niveau de libéralisation de tous les secteurs de tous les services (nous citons pour notre commune et notre agglomération ; ICDI, TEC, SNCB, POSTE, AQUASAMBRE, IEH, IGH, mais aussi services communaux et enseignement, etc…) ; Considérant que l’AGCS ne fait aucune distinction entre services privés, services subventionnés et services publics ; Considérant que l’AGCS s’applique à tous les secteurs de tous les services à l’exception des services qui ne sont fournis ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un autre fournisseur de services ; Considérant que l’AGCS ne reconnaît pas la notion de « service public » ; Considérant que l’AGCS ignore le principe du « service universel » ; Considérant que la négociation sur la mise en œuvre de l’AGCS est confiée à des procédures confidentielles non contrôlées démocratiquement, d’abord au niveau des institutions européennes et ensuite au niveau de l’Organisation  Mondiale du Commerce et que ni les citoyens, ni les élus fédéraux (sénateurs ou députés) ne sont en mesure d’exercer sur cette mise en œuvre le moindre contrôle démocratique alors qu’ils sont directement concernés ; Considérant que les négociations sur la mise en œuvre de l’AGCS peuvent se conclure par des décisions affectant les normes, réglementation et procédures communales dans le domaine des services et les subventions accordées à ce niveau ; Considérant que les contraintes de l’AGCS conduisent mécaniquement de la libéralisation à la privatisation ; Considérant que les engagements de libéralisation sont effectivement irréversibles et limitent de ce fait le libre choix démocratique des citoyens ; Après en avoir délibéré ; Décide par 23 voix pour et 1*** contre : Que le territoire de la commune de Courcelles est exclu du champ d’application de l’Accord Général sur le Commerce des Services et déclaré « Zone Hors AGCS »D’en informer les conseils communaux, les autorités provinciales, régionales, communautaires et fédérales et Monsieur PRODI, Président de la Commission européenne. D’en informer la population au travers du bulletin communal.  

*  Union Communale Progressiste et Wallonne
** Amendements (en italique) apportés par Ernest Glinne
***Philippe HENNEQUIERE du MR ( employé à la SNCB …..) 

L’AGCS : UN FANTASME ? UN EPOUVANTAIL ? UN BOUC EMISSAIRE ? 

La Commission européenne, le patronat, la droite et ceux qui, à gauche, sont contaminés par l’idéologie marchande, réagissent aux critiques de l’internationale citoyenne sur l’AGCS en affirmant que rien ne justifie de telles alarmes. L’AGCS ne présenterait pas de menaces graves sur les services publics ; il ne mettrait pas en cause le modèle social développé depuis 150 dans certains pays européens ; il ne menacerait pas les droits démocratiques des citoyens. Tout cela ne serait que fantasmes destinés à mobiliser un mouvement citoyen à la recherche de boucs émissaires pour justifier sa propre existence. Trop souvent, les journalistes propagent cette affirmation anesthésiante. Et pourtant, qu’on en juge :

1. L’AGCS existe et s’applique à tous les niveaux de pouvoir

C’est un traité signé par 125 gouvernements, le 15 avril 1994. Il est entré en vigueur le 1 janvier 1995. Il a été ratifié par les parlements des pays de l’Union européenne en 1995. L’OMC est chargée de sa mise en œuvre. L’OMC : l’organisation internationale la plus puissante du monde, la seule de toutes les institutions internationales à disposer des moyens judiciaires de faire respecter les accords qu’elle gère en s’appuyant sur les critères de la concurrence commerciale, les seuls qui soient contraignants. L’article 1 de l’AGCS concerne l’ensemble des lois, arrêtés, règlements et procédures pris, dans le domaine des services, « par les autorités nationales, régionales et locales ainsi que par les organismes non gouvernementaux qui exercent des pouvoirs délégués par ces autorités. »

2. L’AGCS menace les services publics

Les effets conjugués des articles 8 (monopoles), 9 (pratiques commerciales), 16 (accès au marché) et 17 (traitement national) conduisent quasi mécaniquement de la libéralisation à la privatisation, comme on le voit déjà dans l’Union européenne, cette mini OMC dont les options prioritaires en faveur d’un marché totalement libéralisé fournissent l’exemple du démantèlement progressif des services publics et de la destruction massive d’emplois.

3. L’AGCS menace le modèle social

Le paragraphe 2 de l’article 1 relatif au mode 4 de fourniture des services et à la mobilité des personnes physiques va interdire aux pouvoirs publics de faire respecter les normes et de garantir les conventions collectives qui donnent vie à ce modèle social. Les employeurs pourront mettre en concurrence du personnel qui est au bénéfice de 150 ans de conquêtes sociales avec du personnel venu à titre temporaire d’autres pays auquel les patrons pourront appliquer les normes salariales et sociales du pays d’origine.

L’article 6 relatif aux réglementations intérieures donne mandat à l’OMC d’élaborer des « disciplines » afin que les législations et les réglementations nationales, régionales et locales ne présentent pas un contenu éthique, sanitaire, social, environnemental « plus rigoureux que nécessaire » qui serait de nature à entraver la libre concurrence. Avec ces « disciplines », l’OMC aura le pouvoir de démanteler les protections sanitaires, sociales, environnementales et culturelles décidées dans chaque pays, à chaque niveau de pouvoir.

4. L’AGCS menace les droits démocratiques des citoyens

L’article 21, par les conditions qu’il impose, rend le processus de privatisation pratiquement irréversible. Ce qui ne laisse plus aux citoyens qu’un choix d’orientations politiques limité à un contexte privatisé, comme d’autres, en URSS, ne pouvaient formuler de choix que dans un contexte étatisé. C’est la fin d’une démocratie devenue un obstacle à la recherche du profit.

5. L’AGCS menace le respect des droits fondamentaux reconnus et proclamés par les Nations Unies

La Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention internationale sur le respect de la biodiversité consacrent des droits fondamentaux qui sont radicalement remis en cause par l’AGCS comme par bien des accords de l’OMC, ainsi que cela a déjà été constaté par des travaux et même des résolutions de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. En constituant une menace permanente contre le principe du service public, menace qui devient réalité dès que cessent des limitations et des exemptions régulièrement périmées, l’AGCS menace l’accomplissement de ces droits fondamentaux à l’alimentation et à l’eau, à un cadre de vie durable, à l’éducation, à la santé, au travail, à un niveau de vie suffisant, à des normes sociales. 

6. L’AGCS sera mis en œuvre à partir du 1 janvier 2005

L’article 1 définit les services par « tous les secteurs de tous les services, à l’exception des services qui ne sont pas fournis ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services » Cette définition ne protège que les services régaliens de l’Etat : certains services ministériels, la défense nationale, les services de police et l’appareil judiciaire. Aucun autre service n’est à l’abri de l’AGCS.

Aujourd’hui, les implications les plus effrayantes de l’AGCS sont peu perceptibles. Il s’agit d’un texte dont l’application croissante est l’objet de négociations périodiques. Chaque Etat garde le droit de refuser de s’engager dans la libéralisation d’un secteur. Pour autant qu’il résiste au troc voulu par l’Union européenne entre les services qui font l’objet de demandes et ceux qui font l’objet d’offres de libéralisation. Et qu’il soit très vigilant à chaque négociation.

L’article 19 de l’AGCS consacre son caractère évolutif en indiquant que «des séries de négociations successives auront lieu périodiquement en vue d’élever le niveau de libéralisation. » C’est en 2005 qu’il sera appliqué sur base des résultats de la présente série de négociations. En attendant la suivante. Ce qui ne sera pas concerné par l’AGCS aujourd’hui pourra très bien être libéralisé et conduit à privatisation lors de la série suivante. 

Aussi longtemps que l’AGCS n’aura pas été modifié, PERSONNE, à moins de mentir, ne peut garantir que la santé, la sécurité sociale, l’éducation et la culture ne seront pas, à terme, totalement privatisés, soumis aux seules règles du commerce et accessibles seulement à ceux qui en auront les moyens. PERSONNE. Le fantasme serait de croire le contraire

Raoul Marc JENNAR Chercheur auprès d'Oxfam Solidarité (Bruxelles) et de l'URFIG (Bruxelles-Paris-Genève), spécialiste de l’AGCS ; Tél : (32) (0) 478 913 812 ; Fax : (32) 2 511 89 19 ; Email : raoul.jennar@oxfamsol.be ou rmj@urfig.org ; Site web : www.urfig.org 

Réflexions à partir d’une histoire d’empoisonnement de chats à Gouy-lez-Piéton. 

Lors du conseil communal du 1 er juillet 2003, le groupe UCPW, interpellait le Collège échevinal sur les dangers que représente l’emploi de certains insecticides.

Les documents joints à l’interpellation prouvaient bien que le chat autopsié par un institut agréé était mort après avoir absorbé un insecticide identifié comme étant  le carbofuran.

Les diverses études que nous avons pu consulter sur internet – études effectuées aux USA ou au Canada - concluent que ce pesticide est particulièrement toxique pour les oiseaux (1). Nommé la peste noire des pesticides, il est largement distribué tant dans les activités agricoles que sur les pommes de terre ou les potagers des jardiniers amateurs.

Selon son distributeur, la firme BAYER, le carbofuran est sans danger SI EMPLOYE SELON LES DIRECTIVES. Pourtant sur l’étiquette, on peut lire : «  Garder  en  dehors des endroits habités par les poissons, les oiseaux et la faune en général. »

La firme Bayer a-t-elle toutefois un truc pour empêcher ces animaux de pénétrer dans un champ ou un jardin avant que ne soit vaporisé  le carbofuran ?

Celui-ci tue sans distinction : vers de terre, lapins, renards, corbeaux. Les rapaces meurent après avoir mangé des oiseaux, des rongeurs ou des insectes contaminés par le produit chimique.

Les chats et chiens peuvent devenir malades ou mourir après s’être roulés dans un champ fraîchement traité au carbofuran ou après avoir bu de l’eau souillée par la substance chimique.

Plus grave, des études tendent à prouver que le degré de mortalité d'enfants d'agriculteurs âgés de moins de 6 ans s’accroît tout comme les malformations congénitales à la naissance.
Le carbofuran est vendu sous le nom de furadan. Dans ce cas, la proportion en poids du produit représente 10 % du poids global. L’empoisonnement de ce chat tend également à prouver alors que le produit reste particulièrement nocif sous un volume moins important.(2)

Le carbofuran fait partie des pesticides classés sous le nom de carbamate. Ceux-ci proviennent de l’acide carbamique obtenu par synthèse et ils sont utilisés en agriculture.

Les intoxications par carbamates font froid dans le dos car elles se manifestent par une importante salivation, des larmoiements et des écoulements de la truffe. L’animal est pris de vomissements, de diarrhées et d’incontinence. Par la suite, ce sont des troubles nerveux qui apparaissent. L’animal est abattu, faible, prostré puis il sombre dans le coma et la mort. Parfois, des crises convulsives peuvent aggraver le tableau clinique. 

Lors de son interpellation, le groupe UCPW demandait à la majorité courcelloise d’informer nos concitoyens au travers du bulletin communal et de faire en sorte qu’une publicité particulière soit adressée aux agriculteurs ? La majorité a oublié ou estimé que le sujet n’était pas suffisamment important. Nous nous chargeons donc de réparer ce oubli (soyons gentils). 

L’UCPW tient toutefois à tirer une conclusion éclairante de ce fait divers : l’industrie chimique n’est pas là pour soulager la misère du monde, elle répond à un impératif : satisfaire les actionnaires afin que ceux-ci réalisent les plus-values les plus importantes possibles. Seule, la rentabilité à court terme compte.

L’avenir de l’humanité ? Foutaise ! Respecter l’équilibre biologique indispensable -notion que je tentais de faire entrer dans les têtes de mes élèves de 5 ème année primaire- ? Une vaste farce, pensent tous ces apprentis sorciers!

Et pourtant : il est temps de réagir. Les prémices de l’empoisonnement de l’humanité toute entière sont là. Un dernier exemple: la Nouvelle Gazette du 17 juillet dernier soulignait que l’apiculture se portait mal vu la mortalité importante chez les abeilles à cause des insecticides déversés sur les cultures pour tuer…les insectes. Qu'importe la différence? 

(1) Une récente émission de la RTBF portait sur la diminution importante des oiseaux insectivores dont les hirondelles.

(2) Depuis cette interpellation, un pharmacien hutois nous a contactés pour nous signaler que dans son voisinage 5 chats avaient été empoisonnés et que l’autopsie désignait le carbofuran comme coupable de leur mort. Il dépose plainte. 

A vos poches, Citoyens!

 Beaucoup de nos concitoyens nous interpellent à propos de l’avis de paiement d’une taxe de 100 euros sur le ramassage, le traitement et l’élimination des déchets.

Faut-il croire que la mémoire collective oublie rapidement les avertissements publiés dans Tan que Vive par l’UCPW qui avait mis les Courcellois en garde dès les élections de l’an 2000. Pour rappel : en 2001,  sous le prétexte du coût « vérité » de la collecte des déchets, la majorité voulait « faire payer les pollueurs ». Une enquête publique a eu lieu et vu le peu de réponses visant à accepter ou rejeter cette taxe, celle-ci est devenue applicable. En 2002, le montant de la taxe a été porté à 50 euros pour les personnes isolées et à 100 euros pour les ménages et ce, à nouveau, sans réaction importante de la population. 

Devant cette absence de réaction, le mal était fait et aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à payer.                                                    

Nous avions également raison lorsque nous déclarions que cette taxe servirait uniquement à présenter un budget 2002 puis 2003 en équilibre. Les chiffres fournis par le compte communal 2002, nous donnent aujourd’hui raison ( voir Conseil communal du 3 septembre 2003). La majorité a choisi la facilité : lever une nouvelle taxe pour que les finances communales soient en boni.

Les réactions de mécontentement sont aujourd’hui nombreuses. Méfions-nous toutefois des carabiniers d’Offenbach car, en effet,  parmi les partis de la minorité, certains se présentent aujourd’hui comme opposants irréductibles à l’imposition de cette nouvelle taxe. Leur dénonciation des impôts levés pour 2002 et 2003 est très opportuniste et bien tardive vu qu’à l’époque, les conseillers MR, pour ne pas les citer, avaient surtout dénoncé les taxes touchant principalement les professions indépendantes (taxes sur les enseignes ou sur la force motrice) car la plupart des commerçants et artisans emploient des firmes privées pour le ramassage  des déchets issus de leur activité et il aurait été anormal de les taxer à nouveau pour le même objet. 

Pour l’UCPW, cette taxe  ne vise pas une vraie politique des déchets. Seuls seront pénalisés ceux qui ont adopté une politique personnelle visant à limiter leur production de déchets ménagers ( compost, emballages cautionnés, tri sélectif, parc à conteneurs,…). Les autres seront confortés dans leur incivisme et continueront à penser «  puisque nous devons payer, nous continuerons à polluer » et le coût sera partagé entre tous. 

Monsieur Charles MICHEL, ministre wallon, aime la majorité PS de COURCELLES. 

Lors de la séance du Conseil communal de Courcelles du 3 septembre 2003, le groupe UCPW* a rappelé les graves accusations de Monsieur Pirmolin (cdH), accusations formulées en mai 2003 à l’endroit de Monsieur Hansenne, Echevin des Travaux à qui il donnait l’avertissement suivant : « Si vous continuez ainsi, j’irai vous porter des oranges à Jamioulx ». Ces  propos étaient motivés par les faits suivants : utilisation abusive de l’article 249 ( qui permet au Collège échevinal, vu l’urgence de se passer de l’avis du Conseil communal), contestations à propos de l’achat d’un véhicule tout terrain (4x4) pour le Directeur des Travaux et extension non autorisée par le Conseil communal de travaux exécutés lors de la rénovation de la place Lagneau à Souvret.

Ces accusations importantes ne pouvaient rester sans suite. Dépassant la querelle interne de la majorité (cdH - PS), le groupe UCPW s’est adressé au Ministre Charles MICHEL pour qu’une enquête soit diligentée afin de faire vérifier ces accusations par le pouvoir de tutelle.

Quelques mois plus tard, le groupe UCPW a reçu du Ministre une réponse lénifiante d’où il se dégage, qu’aucune enquête n’a eu lieu à l’administration communale et que le Ministre s’est contenté des réponses qui lui furent envoyées par le Collège échevinal. Nous reproduisons maintenant quelques passages de cette lettre :

« …pour l’achat de la jeep 4x4, je n’ai relevé des pièces que m’a communiquées la commune aucune violation de la loi…

…pour votre réclamation relative aux nouveaux avenants aux travaux de la place Lagneau et des voiries avoisinantes, il ressort des renseignements obtenus auprès de l’administration communale … il n’y a donc pas eu de nouveaux avenants aux travaux précités ( bien sûr puisque ce sont de nouveaux travaux décidés par le seul échevin sans l’avis ni du Collège ni du Conseil, NDLR).

… en ce qui concerne les travaux de voirie (article 249 NDRL)…, j’estime, compte tenu de la réalisation des travaux concernés, ne pas devoir m’opposer à l’exécution  des délibérationsNéanmoins, j’attire par le même courrier l’attention des autorités communales sur la nécessité de respecter strictement, à l’avenir, les règles répartitrices de compétences entre le Conseil communal et le Collège échevinal, et les règles relatives aux dépenses communales et à la passation des marchés…) 

Monsieur Michel, d’autre part, envoie au Collège échevinal la lettre dont nous reproduisons des extraits :

« Concerne : réclamation du Conseiller communal Tangre :

… j’ai l’honneur de vous informer que j’ai décidé de laisser devenir exécutoires PAR EXPIRATION DU DELAI LEGAL d’annulation les délibérations contestées par le réclamant..

Toutefois, concernant la réalisation des travaux de voiries et pour autant qu’il se confirme que ces effondrements ont eu lieu durant le mois de juin, ce dont votre administration n’a pu m’informer, j’attire votre attention sur les faits suivants. Le Collège échevinal ne pouvait pas, le 25 septembre 2002, invoquer l’urgence pour décider l’ordonnancement d’une dépense de 130.000 euros, se substituer au Conseil communal pour la passation d’un marché public et passer ce marché par procédure négociée sans publicité…. » 

Conclusions : 

Le Ministre ne mène pas d’enquête auprès de l’administration communale et n’exige pas l’obtention de TOUTES les pièces justificatives. Il ne constate donc pas que l’urgence a été décrétée non pas pour un effondrement de voirie mais pour cinq effondrements qui se sont passés en 5 moments différents et en 5 lieux différents. Dans l’absolu, il aurait fallu 5 délibérations et non une seule pour procéder à la passation de  marchés publics.

Le Ministre constate toutefois que le Collège prend très à la légère la loi communale et confisque de fait les compétences du Conseil communal.

Dans l’absolu, toutes les décisions illégales auraient dû être annulées et portées au remboursement des dépenses illégalement engagées par le Collège échevinal ( car COLLEGIALEMENT RESPONSABLE).

Enfin pour éviter de dénoncer les illégalités commises par le Collège échevinal ( PS-cdH) de Courcelles, le Ministre décide de laisser couler le temps afin de dépasser les délais légaux qui auraient pu rendre INEXECUTOIRES les délibérations contestées.

Quel aveu, de la part d’un ministre : savoir qu’à Courcelles la majorité prend des décisions illégales et protéger ce dernier par une procédure de retardement !

Il faut aussi souligner le fait que ce Ministre est bien gentil et qu’il n’est pas rancunier pour un sou, lui membre du MR qui espérait tant participer à la majorité courcelloise et qui se fit battre sur le fil par le cdH. 

Tournons manège. Amusons-nous comme des fous, on est entre nous (PS-cdH-MR). 

Conseil communal du 3 septembre 2003. 

Nombreux points de ce conseil communal ont fait l’objet d’articles publiés dans le périodique Tan que Vive ou dans le Bulletin communal et sont repris indépendamment de notre compte-rendu de la séance concernée. 

Page-conteneurs encore et toujours. 

Suite aux courriers contenus dans la farde d’information, l’UCPW s’étonne des réactions différentes des uns et des autres. D’une part, suite à la décision du Conseil communal de juillet, le Bourgmestre a écrit au Ministre Forêt pour lui faire savoir qu’il prévoyait de mettre les scellés en cas de non-observation du délai prévu ( 31 août 2003). D’autre part, Madame Lambot, échevine de l’environnement, a attendu le 22 août pour réagir et s’étonner de la lenteur de réaction de la firme concernée. L’interpellant UCPW se fait le porte-parole des riverains qui demandent, par la voix de leur conseil juridique, de procéder d’urgence au placement de scellés car l’activité aurait dû être interrompue le 09 août pour non-mise en conformité des installations. 

Sécurisation des abords des écoles. 

La Région Wallonne subventionne de façon importante les projets de sécurisation des abords des écoles. L’UCPW, toutefois, pense que ceux qui ont été réalisés à hauteur de l’école libre de Sarty (section du Belvédère) sont insuffisants et ont été fort dispendieux car inutiles au niveau de l’aménagement de la voirie. L’UCPW souhaiterait un rétrécissement de la chaussée à hauteur de l’établissement concerné. 

Création d’une zone bleue à la place du Charbonnage de Trazegnies. 

Une longue discussion démarrera suite au souhait exprimé par les riverains qui, très souvent, voient les places de parking dessinées sur cette place occupées par des véhicules laissés là durant toute la journée par des personnes favorables au co-voiturage. Ils ne peuvent donc plus stationner à hauteur de leur domicile. Conscients de la justesse de la demande, les conseillers avancent toutefois une série de propositions diverses visant à rencontrer le souhait des habitants du lieu sans s’opposer toutefois à la volonté de certains automobilistes de limiter les dépenses causées par l’utilisation de véhicules personnels pour se rendre sur leur lieu de travail. Un parking de dissuasion placé à hauteur de l’autoroute semblerait la solution idéale pour beaucoup. 

C’est bien le rond-point de la rue Bois du Sart qui est prioritaire. 

Suite à l’intervention de l’UCPW en juin dernier, le Bourgmestre avait répondu que,  seule, la priorité de gauche était valable. Toutefois, répondant à cette affirmation, un policier avait averti le conseiller Tangre que le Bourgmestre se trompait car vu la signalisation existante, le lieu représentait un sens giratoire avec priorité de droite absolue. Cela signifie donc qu’avant de s’engager dans ce rond-point, tout automobiliste doit s’assurer que rien n’arrive à sa droite sans quoi, il doit céder le passage car l’article 5 de la loi du 01.12.1975 signale que « Les usagers doivent se conformer aux signaux lumineux de circulation, aux signaux routiers et aux marques routières lorsque ceux-ci sont réguliers en la forme, suffisamment visibles et placés conformément aux prescrits du présent règlement. » En conclusion, l’UCPW demande que la signalisation soit changée et que des panneaux indiquant le sens giratoire soient placés et des triangles dessinés sur le sol. 

Devant cette argumentation, le Bourgmestre demande au conseiller communal de l’excuser pour son interprétation erronée et lui promet de faire placer la signalisation adéquate. ( Ce 26 décembre, aucune modification n’a pas encore été apportée. Attend-on un accident où la commune sera condamnée pour défaut de prévoyance ?) 

Taxi post s’installe à Courcelles et provoque une réaction des habitants de la Cité Confort. 

Le zoning industriel de Courcelles se peuple petit à petit. Aujourd’hui, c’est une filiale privée de la poste qui va y installer ses bâtiments pour le tri des colis. Les riverains toutefois, émus, ont pensé qu’on pourrait faire marche arrière et revenir sur les décisions prises. Une pétition signée par 44 personnes tenta de s’opposer à cette installation. Partant de ce fait, le groupe écologiste intervient surtout pour parler de la spécialisation du zoning et souligner le manque de structures d’accueil pour les activités en phase de démarrage. Avec démagogie, sans rien connaître des antécédents de ce déjà vieux dossier, le MR s’oppose à l’implantation de l’entreprise. De son côté, l’UCPW répète la position qu’il défendait depuis le début : « Les riverains, agités par démagogie, n’ont rien à  craindre car on ne peut exproprier leur maison pour étendre les activités de cette entreprise. Nul ne devrait ignorer que les emprises ne peuvent se faire que pour cause d’utilité publique. En outre, l’UCPW rappelle qu’elle a invité la majorité à prendre les dispositions nécessaires pour obliger les  véhicules à emprunter la route interne au zoning tant pour les entrées que pour les sorties. 

Démagogie.

Le groupe MR, en la personne de son chef de groupe, Monsieur Cigna, est en campagne électorale permanente et il utilise, depuis plusieurs mois, le journal Tan que Vive pour vendre sa marchandise. Un fait est irritant pour beaucoup de conseillers : les interpellations qu’il développe l’on déjà été quelque temps auparavant par d’autres groupes. En outre, le conseiller MR aurait intérêt à mieux connaître ses dossiers et ne pas interpeller sans vérifier ses diverses sources d’informations. Son interpellation sur le report du délai du paiement de la taxe sur les déchets est aussi une nouvelle preuve de la démagogie de ce groupe politique qui ne s’est JAMAIS préoccupé de la politique des déchets. Il est inadmissible de faire croire aux citoyens qu’on peut revoir en cours d’année budgétaire le montant d’une taxe car, celle-ci, votée pour l’exercice en cours, ne peut être revue avant l’élaboration du budget suivant.

COMMENT L’ETAT FEDERAL PEUT REDUIRE LES IMPOTS ET LES TRANSFERER PARTIELLEMENT SUR LES COMMUNES.

Position à prendre par rapport à la délivrance des cartes d’identité électroniques. »

Permettez-moi de citer le texte paru dans « Trait d’Union », le bulletin de l’Union des Villes et Communes. Cette dernière vient de faire savoir au Ministre de l’Intérieur qu’elle regrettait, dans le cadre de la généralisation de la carte d’identité électronique sur trois ans, de ne pas avoir été associée à la discussion. Le Service public fédéral Intérieur a, en effet, avisé l’Union de ce que le Gouvernement avait décidé d’associer la Poste à la délivrance des cartes d’identité au cas où une commune déciderait d’y faire appel pour effectuer cette tâche alors que toutes les décisions étaient déjà prises, et sans que beaucoup d’éclaircissements ne soient donnés quant à la justification de ce choix.

Sans conteste, la délivrance de la carte d’identité électronique va générer un important surcroît de travail au sein des communes. L’Union a mis cet élément en évidence. Et elle a suggéré  que dès lors, à l’instar de ce qui s’est passé lors de la réforme précédente, que la mise à disposition de personnel supplémentaire, actuellement effective pour onze communes pilotes, soit élargie à l’ensemble des communes.

L’Union suggère aussi que les moyens supplémentaires dégagés dans le cadre de la délivrance de la carte d’identité électronique soient conférés aux communes en propre, afin que cette mission se déroule au mieux.

En effet, la délivrance de la carte d’identité est une prérogative de puissance publique qui relève de la compétence communale. Il est, par conséquent, difficilement concevable que semblable prérogative soit confiée à une entreprise qui s’engage dans une privatisation accrue. S’il est vrai que, selon le texte adopté, les communes auront le libre choix de déléguer ou non cette compétence à la poste. L’Union s’interroge quant au choix laissé si les municipalités ne disposent pas des moyens financiers nécessaires. Dans l’état actuel des choses, la Poste sera rémunérée par l’autorité fédérale pour l’exercice de cette mission si elle lui est déléguée par la commune. La commune, si elle l’exerce en propre, ne recevra, elle, aucun moyen supplémentaire. 

Suite à cette intervention, une motion sera rédigée par le Secrétaire communal sur base de cette question orale à destination du gouvernement fédéral.  

Intentions du gouvernement fédéral à propos des diverses indemnités payées

aujourd’hui par l’ONEM et qui seraient dorénavant prises en charge par les communes et les CPAS. »*

Pour arriver à boucler son budget, le gouvernement fédéral a décidé qu’à partir du 1 er janvier 2004, toutes les indemnités qui sont octroyées dans le cadre des interruptions de carrière, crédit temps, congé parental, congé pour soins palliatifs,… seront dorénavant à charge des divers pouvoirs publics si elles concernent des membres du personnel du service public autres que fédéraux.

Cela signifie en clair que les communes, CPAS, provinces, intercommunales, ministères et parastataux régionaux et communautaires devront assumer, sur leurs budgets propres, cette charge nouvelle qui, jusqu’à présent, était une charge assumée par l’Onem et donc le budget fédéral.

Cette disposition risque de mettre en péril l’octroi de ces congés et aussi les finances des divers lieux de pouvoir et en ce qui nous concerne, la commune et le CPAS.

Puis-je vous demander d’envoyer d’urgence au Gouvernement fédéral, au nom du Conseil communal, une motion d’opposition à cette nouvelle mesure qui transfère une nouvelle fois les charges du fédéral sur les niveaux de pouvoirs qui lui sont subordonnés, aggravant toujours plus la charge des impôts locaux et cela, dans le même temps où certains, comme le Ministre des Finances, se targuent de diminuer la charge des impôts. 

Cette disposition doit être reprise dans une loi programme qui sera examinée par le gouvernement dans le courant de la première quinzaine de novembre, la décision finale étant prévue pour le 17 novembre Donc l’urgence est manifeste. 

L’Echevin Quériat fait remarquer qu’un article paru le jour même dans le journal Le Soir annonçait toutefois le retrait de cette mesure. A ce jour, celle-ci n’a pas été retirée par le Gouvernement fédéral fortement contesté par le Gouvernement wallon. 

Conseil communal du 07 novembre 2003. 

Clôtures et barbelés. 

Le hall omnisports de Trazegnies a déjà été l’objet de bien des dégradations. Pour y faire face, on a installé un concierge. Ce fait n’est pas suffisant, vu les nombreux actes hostiles développés par certains. Il est alors proposé aux conseillers communaux de voter pour le placement d’une clôture surmontée de trois rangs de fils barbelés. A l’intérieur de l’enclos, le responsable du lieu laissera un chien en liberté,… de quoi rappeler une sinistre époque, souligne l’UCPW qui s’abstient sur la pose des barbelés. 

Le manque de surveillance peut coûter cher. 

Les riverains de la rue de Viesville se rappelleront la durée anormale des travaux de réfection de leur rue, la rue de Viesville. En cause, la commune, l’entreprise Rousseaux adjudicataire et Belgacom. Lors de l’aménagement des trottoirs, la firme a constaté que les câbles téléphoniques se trouvaient placés à 10 cm sous le niveau de la voirie au lieu de se trouver à une profondeur de plus de 20 cm d’où l'exigence d’un surcoût. Belgacom et la Commune se rejetant la responsabilité, la firme a exigé des compensations et la justice a tranché en sa faveur. Un recours auprès de la Cour de Cassation sera introduit par la Commune. Ne serons-nous pas encore une fois de plus les victimes de notre imprévoyance ou du manque de vigilance de nos services ? 

Un audit peut-il révéler nos insuffisances ? 

Devant la proposition de la majorité de réaliser un audit pour inventorier les besoins et moyens de l’Administration communale et de chacun de ses services, l’UCPW rappelle qu’une commune proche avait demandé le même genre d’inventaire et que devant les résultats tellement défavorables pour  sa gestion, le Collège échevinal du lieu n’avait jamais communiqué à son Conseil communal les résultats de l’enquête. Ne voulant pas connaître une telle mésaventure, le groupe UCPW souhaite que les résultats de l’enquête soient communiqués à notre assemblée dans le mois qui suit le dépôt des conclusions, proposition que l’assemblée ne pouvait qu’accepter. On en reparlera.

Au tour des interpellations.

 Réponse à la question de Monsieur Cigna à propos de la « motion d’ordre ». 

Lors du Conseil communal du 03 septembre, Monsieur Cigna était revenu sur la question qu’il avait posée au Collège à propos de la motion d’ordre. Le Conseiller Tangre ayant par ailleurs été interpellé personnellement, il a voulu compléter ses déclarations de l’époque par des documents trouvés dans les archives du Parlement. 

26.04.1973 Question parlementaire. n° 113 (Ch.): Article 63 de la loi communale (ordre du jour des conseils communaux)
LAHAYE-DUCLOS 

En résumé :


:

(1)    Le collège échevinal est-il en droit d'exiger que la demande tendant à porter un point à l'ordre du jour du conseil soit introduite par au moins un tiers des conseillers?

(2)    Le collège échevinal peut-il, après avoir inscrit ces points à l'ordre du jour, proposer au conseil de ne pas les prendre en considération, sans avoir pris connaissance des explications orales fournies au sujet de leur portée?

(3)    Le bourgmestre agit-il en concordance avec la loi lorsqu'il engage le conseil à ne pas accueillir favorablement la demande d'un conseiller qui sollicite par motion d'ordre l'autorisation de prendre la parole dans le but de faire inscrire un point à l'ordre du jour?  

Le Ministre répond que : 

(1)   Pareille exigence irait à l'encontre de l'art. 63, dernier alinéa, de la loi communale (maintenant art. 97, de la nouvelle loi communale), qui se borne à stipuler le mode d'inscription d'un point supplémentaire à l'ordre du jour;

(2)   Le collège n'a aucune compétence en ce qui concerne le traitement des points qui figurent à l'ordre du jour, les conseillers communaux qui s'estimeraient lésés dans leurs droits peuvent toujours en appeler aux autorités de tutelle;

(3)   Si la motion d'ordre a trait à un point qui ne figure pas à l'ordre du jour, le bourgmestre ne pourra perdre de vue l'art. 63, al. 2 et 3, de la loi communale (maintenant art. 97, de la nouvelle loi communale). En traitant la motion d'ordre, le conseil communal devra se prononcer sur le caractère urgent de l'affaire.

 Dont acte. 

 La commune a-t-elle voulu acheter l’actuelle propriété de la société,  Page conteneurs ?  

Dans le recours contre le retrait de l'autorisation d’exploiter (articles  19 et 13 du RGPT, la société, en page 6 des notes d’observation, paragraphe 3), la société Shanks, Waste Solutions explique le non-respect des deux obligations : «  En ce qui concerne les plantations, il convient de signaler que lorsque nous avons voulu les réaliser, la Commune de Courcelles ( acquéreuse potentielle de notre site de la rue Baudouin 1 er au vu des premières négociations entamées), nous a signalé qu ‘elle serait amenée à couper les arbres devant être plantés. Nous nous sommes dès lors abstenus ». 

Que voici une singulière et incompréhensible décision!

D’un côté, la commune n’impose pas au propriétaire la nécessité de faire procéder aux plantations nécessaires, plantations visant à réduire partiellement la pollution engendrée par l’activité qu’elle soit visuelle, pour empêcher les poussières et objets les plus divers de voler ou limiter l’effet des effluves nauséabonds connus des riverains. Quel manque de respect manifesté par le pouvoir communal envers ses concitoyens et leur environnement au lieu de les soutenir dans leur juste combat ! L’expression « manque de respect » est-elle assez forte ? Le mot « mépris » ou « double jeu » ne conviendrait-il pas mieux ? 

A la question posée par l’UCPW : « Quelles sont les motivations avancées par la commune pour acheter en tout ou partiellement un site qui a été pollué pendant vingt ans ? », le Bourgmestre André Trigaut répond qu’à défaut d’une décision du Ministre sur le recours introduit par la firme, il n’est pas possible de fermer le site car la décision dépend de l’ancienne législation qui ne prévoit pas de délai pour se prononcer (ce que conteste le Conseil des riverains). D’autre part, le Bourgmestre explique que pour couper court à tout bruit, il est exact qu’un fonctionnaire des travaux a visité le site « Page » dans le cadre d’une éventuelle acquisition mais la démarche n’est pas allée au-delà. 

Vandalisme et délabrement de l’école de Reguignies. 

Depuis de nombreuses années, cette ancienne école maternelle est mise à la disposition d’un club de pétanque. Comme très souvent, la coexistence entre riverains et jeunes ou moins jeunes, issus du quartier ou étrangers à celui-ci pose un problème semblable à celui connu en bien d’autres endroits de la localité. Les plaintes les plus diverses ont été adressées aux services de police pour dégradation de bâtiments, vols par effraction au détriment des gestionnaires du club, destruction de biens communaux.

Les riverains s’enferment chez eux par peur de représailles : sacs poubelles de vieilles personnes, éventrés et jetés sur la rue, serrures bouchées et bien d’autres doléances.

En outre, le mur de séparation entre la propriété communale et la propriété située immédiatement après l’école est sapé à sa base car les briques sont retirées systématiquement les unes après les autres.. S’il n’est pas apporté une réparation rapide, ce mur finira par s’écrouler.

En ce qui concerne le bien en lui-même, les gestionnaires souhaiteraient connaître les intentions de la commune avant de procéder à certains travaux de sauvegarde (mise en conformité de l’installation électrique)  et sécurisation du bâtiment. Des bruits à confirmer leur seraient revenus : «  Le Collège proposerait la vente cet immeuble. Des travaux à fonds perdus deviendraient alors inutiles. Pouvez-vous les rassurer ? »

En réponse aux questions posées, le Bourgmestre déclare que la réparation du mur sera effectuée et que le Collège n’envisage pas la vente du bâtiment. En outre, la police sera plus souvent présente sur les lieux.  

 Les déclarations de Monsieur Cigna :

Toutes les techniciennes de surface seront enfin placées sur le même pied. 

Lors du vote sur les modifications budgétaires, Monsieur Cigna s’est étonné de l’augmentation de la rémunération des femmes d’ouvrage. ( quelque 8 millions de FB pour l’ensemble du personnel), dépense que le conseiller MR juge trop importante.

Nous l’avons voulu ainsi pour effacer les différences salariales en les rémunérant au mètre carré de travail effectué, lui rétorque, Monsieur Quériat, échevin des Finances. Le mérite que s’attribue l’Echevin fait sursauter Monsieur Tangre de l’UCPW qui rappelle que c’est à l’appel de son mouvement qu’après deux ans de tractations, ces travailleuses vont enfin être traitées également car auparavant, il existait une réelle différence salariale entre les personnes qui travaillaient dans les bâtiments communaux et celles qui travaillaient dans les écoles. Ces dernières n’étaient pas payées à la surface de travail effectué mais au nombre de pièces à nettoyer indépendamment de leur surface. Certaines ouvrières pouvaient se fournir en produits auprès du magasin communal, d’autres devaient les acheter. Le tout pour un revenu mensuel nettement inférieur au minimex. Grâce à l’UCPW, justice leur est rendue et tant mieux si aujourd’hui, ces personnes travaillent presque toutes à temps plein. Décidément les libéraux ne comprendront jamais les difficultés vécues par les petits « salaires ! ». 

L’art d’interpeller sans connaître la législation. 

Décidément, le chef de file MR interpelle pour qu’on parle de lui.  

Exemples : 

La rentrée scolaire a vu une diminution du nombre global d’élèves inscrits dans l’enseignement communal. Cette perte supérieure à 5 % a causé la perte de 7 emplois, deux étant repris à charge communale. Malheureusement, ce sont les plus jeunes enseignant(e)s provisoires qui perdirent leur emploi. Situation triste pour eux, cela va de soi mais comment pouvoir avantager de jeunes enseignant(e)s qui fonctionnent depuis quelques mois alors que d’autres sont en fonction depuis plusieurs années quand on sait que ceux-ci (celles-ci) sont souvent engagés financièrement suite à un mariage, l’achat d’une voiture ou d’une habitation. Il faut être libéral pour ne pas comprendre que les syndicats ont imposé au pouvoir politique de la Communauté française la notion d’ancienneté, fait qui fut rappelé par le conseiller UCPW Tangre, ancien enseignant et militant syndical.

Le conseiller MR ne s’en tiendra pas là : sur base d’une lettre injurieuse, il interpellera à nouveau le Collège sur la volonté d’un chef d’école de porter atteinte au respect dû à la personne handicapée. Son intervention fut rejetée par l’ensemble du Conseil communal et un soutien au chef d’école sera publié dans la presse suite à un vote exprimé à l’unanimité, celui de Monsieur Cigna compris.

Faire connaître notre point de vue coûte cher. A toutes celles et ceux qui veulent nous aider, versez donc votre soutien sur le compte repris sur l’entête de la première page avec la mention « soutien »

Merci

Le prochain numéro de « Contact » est en cours de fabrication et nous allons essayer de soutenir une cadence de quatre numéros par an.

 

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