Le
bulletin "CONTACT"
reflète l'opinion de l'UCPW sur les points les plus importants évoqués
lors
des séances des Conseils communaux.
Madame,
Monsieur,
C’est avec plaisir que nous
vous faisons parvenir un nouvel exemplaire de notre bulletin d’informations
« Contact ». Comme vous
le constaterez, nous sommes particulièrement en retard pour vous faire parvenir
nos commentaires sur la vie communale de notre entité.
La cause ?
Une surcharge de travail pour celles et ceux qui s’occupent de rédiger
et de diffuser ces informations.
Notre bulletin est aussi
distribué de façon militante pour éviter les frais d’envoi. Toutefois
celles et ceux d’entre vous qui possédez une adresse internet reçoivent
beaucoup plus régulièrement de nos nouvelles. Si tel était le cas pour vous
et si vous êtes toujours désireux de lire notre point de vue, aidez-nous et
faites connaître l’adresse de votre courriel à robert.tangre@skynet.be.
Pour celles et ceux qui reçoivent
ce bulletin, soyez gentil(le), ne le conservez pas pour vous seul(e), faites-le
lire par vos ami(e)s, connaissances et/ou voisin(e)s.
Merci pour l’aide précieuse
que vous nous apporterez et croyez, Madame, Monsieur, en nos sentiments les plus
dévoués.
Robert TANGRE
Conseiller communal
Contacts
UCPW :
1, rue Albert Lemaître - 6180 Courcelles - Tél. 071/30.39.12 - 071/45.70.33
Conseil
communal du 1 er juillet 2003.
En 33 ans de mandat, je n’ai jamais connu cela (
André Trigaut).
En effet dès l’ouverture de la séance, Monsieur Cigna (MR) demande la parole « par motion d’ordre ». Par ce procédé, il entend réagir aux accusations proférées lors du Conseil du 3 juin et manifester sa profonde désapprobation pour atteinte « à sa vie privée, à sa profession et à son honneur « et par ce fait enterrer la hache de guerre.
Allait-on revivre ces moments dignes de Clochemerle car le mayeur semblait réticent ? Mentionnant le conseiller UCPW, Robert TANGRE, le chef de file MR signale que lorsque ce dernier invoque la motion d’ordre, la parole ne lui est jamais refusée.
Après les explications qui lui sont fournies, Monsieur Cigna demande une suspension de séance pour expliciter la motion d’ordre car il a oublié les documents expliquant cette notion.
Devant la nouvelle escalade verbale, le bourgmestre accède à sa demande et le chef de file MR revient 10 bonnes minutes plus tard sans avoir trouvé les documents évoqués.
De guerre lasse, le mayeur acceptera la lecture du procès-verbal de la séance du 3 juin qui sera finalement votée par 16 voix de la majorité contre 8 abstentions de l’opposition.
La hache de guerre enterrée, on
peut passer aux choses sérieuses.
La CCAT ne sera pas encore
constituée demain.
Après trois ans, le Conseil à
l’unanimité avait ENFIN élu les membres de cette assemblée consultative.
Les documents sont revenus car paraît-il, l’envoi n’était pas conforme à
la législation puisqu’ils devaient être envoyés par recommandé. On
s’amuse comme on peut dans certains ministères car la réglementation stipule
que l’envoi de la composition de l’assemblée peut se faire par fax et par
internet. Continuons donc ce petit jeu, les prochaines élections communales
auront lieu dans trois ans et on passera alors à la suivante législature et au
lancement d’un nouvel appel. Pauvre citoyen, tu es peu respecté par tes élus
mais qui est finalement responsable car l’électeur, par son vote ne
cautionne-t-il pas ce genre d’attitudes en ne sanctionnant jamais les mauvais
gestionnaires ?
Nouvelle police communale
incapable de répondre aux souhaits de la population.
Il est question, cette fois d’introduire un recours auprès du Ministre de l’Intérieur car le Conseil de police de l’entité est incapable de boucler son budget : « Il manque 32 millions, déclare le Bourgmestre ». Ce à quoi, le groupe UCPW réplique qu’il avait été le seul à voter contre l’attribution de 2.300.000 euros à la police car la dépense avait été volontairement limitée pour obtenir un budget communal global en équilibre. Pourtant par rapport à l’année précédente l’augmentation avait été de 875.000 euros en ce qui concerne la part de Courcelles. Il s’agit d’un problème de compétences entre le Gouverneur du Hainaut et le Ministre ( du même parti : le MR), ajoute André Trigaut. Cela empêche l’engagement de nouveaux policiers alors que le quota de 107 hommes pour Courcelles est loin d’être atteint. Le Bourgmestre exprime alors une importante question : « Que va-t-il se passer si on nous envoie des renforts venant du fédéral ? Comment pourrons-nous les payer ? » Oui surenchérit, Robert TANGRE et lorsqu’on leur attribuera une masse d’habillement pour les nouveaux uniformes, faudra-t-il encore aller puiser dans les poches des citoyens ?
Réforme des polices ratée, les libéraux la voulaient, les autres se sont tus. C’est vrai reconnaît le Bourgmestre, cela s’est fait dans le cadre d’OCTOPUS, avec l’accord des ECOLO, vous semblez l’oublier, Monsieur Glinne, ajoute-t-il.
Réflexion personnelle : « La soif de pouvoir
d’ECOLO était-elle si grande qu’après avoir été cocufiés ( sans être
dans le gouvernement Dehaene), ils n’aient pas tiré de leçon de cette
aventure et se soient fait gruger dans celui de Verhodstadt I ?
Démission chez ECOLO.
Marc SPINETTE a décidé de jeter le gant pour raisons
professionnelles. Courcelles ne se souviendra pas longtemps de lui. Les
militants UCPW n’oublieront toutefois pas qu’il a été le grain de sable
qui a empêché l’union des gens de progrès pour se présenter unis face au
PS et offrir une alternative progressiste à celle menée par la majorité
socialiste de 94 à 2000. Il a ainsi causé la démission du conseiller communal
ECOLO, Pierre MESTAGH et son transfert à l’UCPW avec laquelle ce derrnier
travaillait en étroite collaboration.
Les
interpellations de l’UCPW.
Une fois de plus Page-conteneurs.
Robert TANGRE rappelle sa dernière interpellation sur le
sujet et souhaite que les scellés soient placés sur cette entreprise méprisant
totalement les obligations auxquelles elle est astreinte (principalement la
construction d’un hall industriel) afin de limiter au maximum les pollutions
qu’elle génère). Il souhaite que des mesures contraignantes soient prises dès
le 1 er septembre et qu’une lettre soit envoyée au ministre Forêt dans des
termes démontrant notre volonté d’en finir. Madame Lambot promet d’envoyer
ce courrier.
Elagage des arbres surplombant la rue du Bosquet à
la limite de Trazegnies.
La voûte formée par les arbres
à cet endroit est si épaisse et si basse qu’un véhicule que suivait le
conseiller UCPW cassait les branches les plus frêles et faisait s’envoler une
nuée de feuilles. Ne serait-il donc pas temps de procéder à un élagage
relativement important pour éviter la cassure de grosses branches et éviter
des accidents vu la configuration des lieux et le manque de visibilité
effective ? L’Echevin Hansenne promit de procéder à un élagage léger
et prudent dès que la végétation pourrait le supporter sans souffrir.
Publicité
des permanences de police.
La
création de la police locale a bien compliqué les choses. Auparavant, on
sonnait soit au numéro d’appel de la police communale ou de la gendarmerie ou
tout simplement on formait le 101.
Aujourd’hui,
vu la dispersion des effectifs de police au travers des deux entités formant la
zone des Trieux, peu de personnes s’y retrouvent et des témoignages divers
nous sont adressés.
Outre
les publications des diverses affectations, une publicité régulière devrait
leur être donnée. Ne croyez-vous pas qu’un numéro unique, un central,
devrait être réalisé ?
De
même, les horaires des policiers de planton -ceux qui ont les quartiers dans
leurs attributions- devraient être communiqués au grand public.
D’autre
part, la personne qui reçoit un appel devrait être identifiée lorsqu’ il y
a contestation sur le suivi d’une plainte. Son identité devrait être
communiquée à toute personne la demandant.
D’autre
part, l’UCPW souhaiterait réintroduire une demande formulée antérieurement :
la parution régulière des photos des agents de quartier et le périmètre sur
lequel ils déploient leurs activités.
Dernière
remarque : l’indication annonçant la présence d’un bureau de police
à la rue du Temple, est plus qu’intimiste. Il faut avoir le nez dessus pour
l’apercevoir. Le placement d’un panneau lumineux à hauteur appréciable
serait grandement nécessaire.
Dans
sa réponse, le Bourgmestre rappelle
qu’au deuxième semestre, plusieurs articles ont été publiés par voie de
presse dans différents quotidiens régionaux et le bulletin communal. Les différents
numéros d’appel des services de police étaient mentionnés en bonne place
dans chaque commissariat. Les horaires d’accès aux services sont clairement
affichés. Des directives internes sont données en ce sens. Il existe un numéro
unique, le 101, celui du dispatching qui fait la liaison avec la zone de police.
C’est la meilleure méthode pour obtenir le service d’interventions. Le
policier qui tient le standard est obligé de décliner son identité à la
demande de la personne qui téléphone. Les photos des agents de quartier sont
plus difficiles à réaliser dans le cadre de la législation sur le respect de
la vie privée. La prise d’une photo est aussi liée à l’autorisation donnée
par l’agent et pour des raisons de sécurité, les policiers refusent que leur
identité soit publiée. Par contre, la détermination de leur zone de travail
est une bonne idée qui sera présentée au Conseil de Police. D’autre part,
la police attend toujours que le fédéral fournisse quatre enseignes lumineuses
pour l’identification des bureaux. Par rapport aux remarques de Monsieur
Tangre, il signale que depuis la création de la zone, un service de contrôle
interne est chargé d’examiner les plaintes du public Dans le cadre d’un
protocole conclu avec le comité P, il existe une permanence pour les victimes
d’effractions : ( Melle KUC)
FAIRE
DE L'EUROPE
UNE MOSAÏQUE DE « ZONES NON AGCS »?
Motivation:
PROPOSITION
DE MOTION SUR L'AGCS POUR LES ASSEMBLEES ELUES DES DIFFERENTES COLLECTIVITES
TERRITORIALES DONT LE CONSEIL COMMUNAL DE COURCELLES.
L'Accord Général sur le Commerce des Services a été
signé à Marrakech en 1994. Sa mise en oeuvre fait actuellement l'objet de négociations
au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce. Dans cette matière, qui est de
la compétence des institutions européennes, c'est le Commissaire européen
Pascal Lamy, ardent promoteur des thèses néolibérales, qui est le négociateur
unique au nom des Quinze Etats membres de l'Union européenne, sur base d'un
mandat approuvé par les 15 gouvernements.
De plus en plus, des collectivités territoriales
dans différents pays adoptent une motion déclarant leur territoire "zone
non AGCS."» Ainsi, le 25 février de cette année, à l'unanimité, le
Conseil de Paris a adopté un vœu dans ce sens. On en trouvera le texte sur le
site de l'URFIG (http://www.urfig.org ; campagne AGCS).
Bien entendu, la portée d'un tel texte est d'abord
symbolique. C'est l'expression démocratique du refus de voir amputée la liberté
de choisir son mode de vie en commun. Mais elle est également pédagogique. Déposer
une telle proposition de motion nécessite des explications à fournir aux élus,
à la presse et aux citoyens. L'information sur l'AGCS, que les gouvernements et
la Commission européenne gardent aussi secrète que possible, est ainsi diffusée
et appelle à la mobilisation et à la résistance. Enfin, l'adoption d'une
telle motion peut avoir des conséquences politiques : plus nombreuses seront
les collectivités locales à se déclarer « zones non AGCS », plus forte sera
la pression politique sur les gouvernements pour qu'ils revoient le mandat néolibéral
conféré à la Commission européenne et en particulier à M. Lamy.
Nous vous proposons donc une motion à voter par
notre assemblée.
Objet n° 14 : Commune de
Courcelles – « Zone Hors AGCS ».
Le Conseil communal réuni en séance
publique,
Vu les accords de Marrakech signés
en 1994 par le gouvernement belge et par l’Union européenne ; Vu
l’article 133 du Traité de la Communauté européenne ; Vu l’article 1, §
3 de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui applique cet
accord aux décisions de toutes les collectivités territoriales et en
particulier des communes ; Vu les articles 1, 2, 3, 6, 15, 16, 17, 19 et 21
de l’AGCS ;
Notant les résolutions votées par la Chambre des Représentants de
Belgique, notamment celle adoptée à l'unanimité le 20.3.2003 à l'initiative des député(e)s
Karine Lalieux ( PS ), Dirk Van der Maelen ( SP.A ), Claudine Drion ( Ecolo ),
Vincent Decroly ( Ecolo ) et Leen Laenens ( Agalev ) ;
Soulignant que, selon ce dernier texte, " l'AGCS s'inscrit dans un
contexte évolutif et quasiment irréversible " et que " les
conditions actuelles de négociation ne respectent pas les règles du contrôle
démocratique alors qu'une partie importante des services concernent des droits
humains essentiels " ;
Faisant sienne la demande formulée par la Chambre au Gouvernement, à
savoir qu'il n'y ait " pas
d'offre dans les domaines comme l'eau, le logement, la santé en ce compris
l'aide aux personnes, l'éducation, la formation professionnelle ou la culture
et l' audiovisuel" ;
Prenant en compte les
protestations publiques de l'Association des Centres culturels de
Belgique francophone, de syndicats représentatifs, de forums sociaux, de
l'Internationale de l'Education, d'études telles que celles de Raoul JENNAR ,
auteur notamment de la proposition " Faire de l'Europe une mosaïque de
" zones non AGCS " " ;
Notant les délibérations en cours dans les
institutions européennes en vue du " sommet" de l'Organisation
mondiale du Commerce" à Cancun et la déclaration du
Commissaire européen Pascal Lamy, négociateur pour l'Union européenne,
qui semble ne vouloir exclure du champ d’application à définir que le seul
domaine culturel, cependant que les Etats d'Europe centrale admissibles au sein
de l'Union en 2004 sont invités à libéraliser leurs services, notamment
postaux, sans garantie effective d'un " service universel" ; **
Considérant que l’objectif de
l’AGCS est de modifier les normes, réglementations et procédures du droit
interne des Etats membres de l’OMC en vue d’élever le niveau de libéralisation
de tous les secteurs de tous les services (nous citons pour notre commune et
notre agglomération ; ICDI, TEC, SNCB, POSTE, AQUASAMBRE, IEH, IGH, mais
aussi services communaux et enseignement, etc…) ; Considérant que l’AGCS
ne fait aucune distinction entre services privés, services subventionnés et
services publics ; Considérant que l’AGCS s’applique à tous les
secteurs de tous les services à l’exception des services qui ne sont fournis
ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un autre fournisseur de
services ; Considérant que l’AGCS ne reconnaît pas la notion de
« service public » ; Considérant que l’AGCS ignore le
principe du « service universel » ; Considérant que la négociation
sur la mise en œuvre de l’AGCS est confiée à des procédures
confidentielles non contrôlées démocratiquement, d’abord au niveau des
institutions européennes et ensuite au niveau de l’Organisation
Mondiale du Commerce et que ni les citoyens, ni les élus fédéraux (sénateurs
ou députés) ne sont en mesure d’exercer sur cette mise en œuvre le moindre
contrôle démocratique alors qu’ils sont directement concernés ; Considérant
que les négociations sur la mise en œuvre de l’AGCS peuvent se conclure par
des décisions affectant les normes, réglementation et procédures communales
dans le domaine des services et les subventions accordées à ce niveau ;
Considérant que les contraintes de l’AGCS conduisent mécaniquement de la libéralisation
à la privatisation ; Considérant que les engagements de libéralisation
sont effectivement irréversibles et limitent de ce fait le libre choix démocratique
des citoyens ; Après en avoir délibéré ; Décide par 23 voix pour et 1***
contre : Que le territoire de la commune de Courcelles est exclu du champ
d’application de l’Accord Général sur le Commerce des Services et déclaré
« Zone Hors AGCS »D’en informer les conseils communaux, les
autorités provinciales, régionales, communautaires et fédérales et Monsieur
PRODI, Président de la Commission européenne. D’en informer la population au
travers du bulletin communal.
L’AGCS
: UN FANTASME ? UN EPOUVANTAIL ? UN BOUC EMISSAIRE ?
La Commission européenne, le patronat, la droite et ceux qui, à gauche, sont contaminés par l’idéologie marchande, réagissent aux critiques de l’internationale citoyenne sur l’AGCS en affirmant que rien ne justifie de telles alarmes. L’AGCS ne présenterait pas de menaces graves sur les services publics ; il ne mettrait pas en cause le modèle social développé depuis 150 dans certains pays européens ; il ne menacerait pas les droits démocratiques des citoyens. Tout cela ne serait que fantasmes destinés à mobiliser un mouvement citoyen à la recherche de boucs émissaires pour justifier sa propre existence. Trop souvent, les journalistes propagent cette affirmation anesthésiante. Et pourtant, qu’on en juge :
1. L’AGCS existe et s’applique à tous les niveaux de pouvoir
C’est un traité signé par 125 gouvernements, le 15 avril 1994. Il est entré en vigueur le 1 janvier 1995. Il a été ratifié par les parlements des pays de l’Union européenne en 1995. L’OMC est chargée de sa mise en œuvre. L’OMC : l’organisation internationale la plus puissante du monde, la seule de toutes les institutions internationales à disposer des moyens judiciaires de faire respecter les accords qu’elle gère en s’appuyant sur les critères de la concurrence commerciale, les seuls qui soient contraignants. L’article 1 de l’AGCS concerne l’ensemble des lois, arrêtés, règlements et procédures pris, dans le domaine des services, « par les autorités nationales, régionales et locales ainsi que par les organismes non gouvernementaux qui exercent des pouvoirs délégués par ces autorités. »
2. L’AGCS menace les services publics
Les effets conjugués des articles 8 (monopoles), 9 (pratiques commerciales), 16 (accès au marché) et 17 (traitement national) conduisent quasi mécaniquement de la libéralisation à la privatisation, comme on le voit déjà dans l’Union européenne, cette mini OMC dont les options prioritaires en faveur d’un marché totalement libéralisé fournissent l’exemple du démantèlement progressif des services publics et de la destruction massive d’emplois.
3. L’AGCS menace le modèle social
Le paragraphe 2 de l’article 1 relatif au mode 4 de fourniture des services et à la mobilité des personnes physiques va interdire aux pouvoirs publics de faire respecter les normes et de garantir les conventions collectives qui donnent vie à ce modèle social. Les employeurs pourront mettre en concurrence du personnel qui est au bénéfice de 150 ans de conquêtes sociales avec du personnel venu à titre temporaire d’autres pays auquel les patrons pourront appliquer les normes salariales et sociales du pays d’origine.
L’article 6 relatif aux réglementations intérieures donne mandat à l’OMC d’élaborer des « disciplines » afin que les législations et les réglementations nationales, régionales et locales ne présentent pas un contenu éthique, sanitaire, social, environnemental « plus rigoureux que nécessaire » qui serait de nature à entraver la libre concurrence. Avec ces « disciplines », l’OMC aura le pouvoir de démanteler les protections sanitaires, sociales, environnementales et culturelles décidées dans chaque pays, à chaque niveau de pouvoir.
4. L’AGCS menace les droits démocratiques des citoyens
L’article 21, par les
conditions qu’il impose, rend le processus de privatisation pratiquement irréversible.
Ce qui ne laisse plus aux citoyens qu’un choix d’orientations politiques
limité à un contexte privatisé, comme d’autres, en URSS, ne pouvaient
formuler de choix que dans un contexte étatisé.
C’est la fin d’une démocratie devenue un obstacle à la recherche du
profit.
5. L’AGCS menace le respect des droits fondamentaux reconnus et proclamés par les Nations Unies
La Déclaration universelle des
droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, la Convention internationale sur le respect de la biodiversité
consacrent des droits fondamentaux qui sont radicalement remis en cause par l’AGCS
comme par bien des accords de l’OMC, ainsi que cela a déjà été constaté
par des travaux et même des résolutions de la Commission des Droits de l’Homme
de l’ONU. En constituant une menace permanente contre le principe du service
public, menace qui devient réalité dès que cessent des limitations et des
exemptions régulièrement périmées, l’AGCS menace l’accomplissement de
ces droits fondamentaux à l’alimentation et à l’eau, à un cadre de vie
durable, à l’éducation, à la santé, au travail, à un niveau de vie
suffisant, à des normes sociales.
6. L’AGCS sera mis en œuvre à partir du 1 janvier 2005
L’article 1 définit les services par « tous les secteurs de tous les services, à l’exception des services qui ne sont pas fournis ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services » Cette définition ne protège que les services régaliens de l’Etat : certains services ministériels, la défense nationale, les services de police et l’appareil judiciaire. Aucun autre service n’est à l’abri de l’AGCS.
Aujourd’hui, les implications les plus effrayantes de l’AGCS sont peu perceptibles. Il s’agit d’un texte dont l’application croissante est l’objet de négociations périodiques. Chaque Etat garde le droit de refuser de s’engager dans la libéralisation d’un secteur. Pour autant qu’il résiste au troc voulu par l’Union européenne entre les services qui font l’objet de demandes et ceux qui font l’objet d’offres de libéralisation. Et qu’il soit très vigilant à chaque négociation.
L’article 19 de l’AGCS
consacre son caractère évolutif en indiquant que «des
séries de négociations successives auront lieu périodiquement en vue d’élever
le niveau de libéralisation. » C’est en 2005 qu’il sera appliqué sur
base des résultats de la présente série de négociations. En attendant la
suivante. Ce qui ne sera pas concerné par l’AGCS aujourd’hui pourra très
bien être libéralisé et conduit à privatisation lors de la série suivante.
Aussi longtemps que l’AGCS n’aura pas été modifié, PERSONNE, à moins de mentir, ne peut garantir que la santé, la sécurité sociale, l’éducation et la culture ne seront pas, à terme, totalement privatisés, soumis aux seules règles du commerce et accessibles seulement à ceux qui en auront les moyens. PERSONNE. Le fantasme serait de croire le contraire
Raoul
Marc JENNAR Chercheur auprès d'Oxfam Solidarité (Bruxelles) et de l'URFIG
(Bruxelles-Paris-Genève), spécialiste de l’AGCS ; Tél : (32) (0) 478 913
812 ; Fax : (32) 2 511 89 19 ; Email : raoul.jennar@oxfamsol.be ou rmj@urfig.org
; Site web : www.urfig.org
Réflexions
à partir d’une histoire d’empoisonnement de chats à Gouy-lez-Piéton.
Lors
du conseil communal du 1 er juillet 2003, le groupe UCPW, interpellait le Collège
échevinal sur les dangers que représente l’emploi de certains insecticides.
Les
documents joints à l’interpellation prouvaient bien que le chat autopsié par
un institut agréé était mort après avoir absorbé un insecticide identifié comme
étant le carbofuran.
Les
diverses études que nous avons pu consulter sur internet – études effectuées
aux USA ou au Canada - concluent que ce pesticide est particulièrement toxique
pour les oiseaux (1). Nommé la peste noire des pesticides, il est largement
distribué tant dans les activités agricoles que sur les pommes de terre ou les
potagers des jardiniers amateurs.
Selon
son distributeur, la firme BAYER, le carbofuran est sans danger SI EMPLOYE SELON
LES DIRECTIVES. Pourtant sur l’étiquette, on peut lire : «
Garder en dehors des endroits habités par les poissons, les oiseaux
et la faune en général. »
La
firme Bayer a-t-elle toutefois un truc pour empêcher ces animaux de pénétrer
dans un champ ou un jardin avant que ne soit vaporisé
le carbofuran ?
Celui-ci
tue sans distinction : vers de terre, lapins, renards, corbeaux. Les
rapaces meurent après avoir mangé des oiseaux, des rongeurs ou des insectes
contaminés par le produit chimique.
Les
chats et chiens peuvent devenir malades ou mourir après s’être roulés dans
un champ fraîchement traité au carbofuran ou après avoir bu de l’eau souillée
par la substance chimique.
Plus
grave, des études tendent à prouver que le degré de mortalité d'enfants
d'agriculteurs âgés de moins de 6 ans s’accroît tout comme les
malformations congénitales à la naissance.
Le carbofuran est vendu sous le nom de furadan. Dans ce cas, la proportion en
poids du produit représente 10 % du poids global. L’empoisonnement de ce chat
tend également à prouver alors que le produit reste particulièrement nocif
sous un volume moins important.(2)
Le
carbofuran fait partie des pesticides classés sous le nom de carbamate. Ceux-ci
proviennent de l’acide carbamique obtenu par synthèse et ils sont utilisés
en agriculture.
Les
intoxications par carbamates font froid dans le dos car elles se manifestent par
une importante salivation, des larmoiements et des écoulements de la truffe.
L’animal est pris de vomissements, de diarrhées et d’incontinence. Par la
suite, ce sont des troubles nerveux qui apparaissent. L’animal est abattu,
faible, prostré puis il sombre dans le coma et la mort. Parfois, des crises
convulsives peuvent aggraver le tableau clinique.
Lors de son interpellation, le groupe
UCPW demandait à la majorité courcelloise d’informer nos concitoyens au
travers du bulletin communal et de faire en sorte qu’une publicité particulière
soit adressée aux agriculteurs ? La majorité a oublié ou estimé que le
sujet n’était pas suffisamment important. Nous nous chargeons donc de réparer
ce oubli (soyons gentils).
L’UCPW
tient toutefois à tirer une conclusion éclairante de ce fait divers :
l’industrie chimique n’est pas là pour soulager la misère du monde, elle répond
à un impératif : satisfaire les actionnaires afin que ceux-ci réalisent
les plus-values les plus importantes possibles. Seule, la rentabilité à court
terme compte.
L’avenir
de l’humanité ? Foutaise ! Respecter l’équilibre biologique
indispensable -notion que je tentais de faire entrer dans les têtes de mes élèves
de 5 ème année primaire- ? Une vaste farce, pensent tous ces apprentis
sorciers!
Et
pourtant : il est temps de réagir. Les prémices de l’empoisonnement de
l’humanité toute entière sont là. Un dernier exemple: la Nouvelle Gazette
du 17 juillet dernier soulignait que l’apiculture se portait mal vu la
mortalité importante chez les abeilles à cause des insecticides déversés sur
les cultures pour tuer…les insectes. Qu'importe la différence?
(1)
Une récente émission de la RTBF portait sur la diminution importante des
oiseaux insectivores dont les hirondelles.
(2)
Depuis cette interpellation, un pharmacien hutois nous a contactés pour nous
signaler que dans son voisinage 5 chats avaient été empoisonnés et que
l’autopsie désignait le carbofuran comme coupable de leur mort. Il dépose
plainte.
A
vos poches, Citoyens!
Beaucoup de nos concitoyens nous interpellent à propos de l’avis de paiement d’une taxe de 100 euros sur le ramassage, le traitement et l’élimination des déchets.
Faut-il croire que la mémoire collective oublie
rapidement les avertissements publiés dans Tan que Vive par l’UCPW qui avait
mis les Courcellois en garde dès les élections de l’an 2000. Pour rappel :
en 2001, sous le prétexte du coût
« vérité » de la collecte des déchets, la majorité voulait
« faire payer les pollueurs ». Une enquête publique a eu lieu
et vu le peu de réponses visant à accepter ou rejeter cette taxe, celle-ci est
devenue applicable. En 2002, le montant de la taxe a été porté à 50 euros
pour les personnes isolées et à 100 euros pour les ménages et ce, à nouveau,
sans réaction importante de la population.
Devant cette absence de réaction, le mal était fait
et aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à payer.
Nous avions également raison lorsque nous déclarions que cette taxe servirait uniquement à présenter un budget 2002 puis 2003 en équilibre. Les chiffres fournis par le compte communal 2002, nous donnent aujourd’hui raison ( voir Conseil communal du 3 septembre 2003). La majorité a choisi la facilité : lever une nouvelle taxe pour que les finances communales soient en boni.
Les réactions de mécontentement
sont aujourd’hui nombreuses. Méfions-nous toutefois des carabiniers d’Offenbach
car, en effet, parmi les
partis de la minorité, certains se présentent aujourd’hui comme opposants
irréductibles à l’imposition de cette nouvelle taxe. Leur dénonciation des
impôts levés pour 2002 et 2003 est très opportuniste et bien tardive vu qu’à
l’époque, les conseillers MR, pour ne pas les citer, avaient surtout dénoncé
les taxes touchant principalement les professions indépendantes (taxes sur les
enseignes ou sur la force motrice) car la plupart des commerçants et artisans
emploient des firmes privées pour le ramassage
des déchets issus de leur activité et il aurait été anormal de les
taxer à nouveau pour le même objet.
Pour l’UCPW, cette taxe
ne vise pas une vraie politique des déchets. Seuls seront pénalisés
ceux qui ont adopté une politique personnelle visant à limiter leur production
de déchets ménagers ( compost, emballages cautionnés, tri sélectif, parc à
conteneurs,…). Les autres seront confortés dans leur incivisme et
continueront à penser « puisque nous devons payer, nous continuerons à
polluer » et le coût sera partagé entre tous.
Monsieur
Charles MICHEL, ministre wallon, aime la majorité PS de COURCELLES.
Lors de la séance du Conseil communal de Courcelles du 3 septembre 2003, le groupe UCPW* a rappelé les graves accusations de Monsieur Pirmolin (cdH), accusations formulées en mai 2003 à l’endroit de Monsieur Hansenne, Echevin des Travaux à qui il donnait l’avertissement suivant : « Si vous continuez ainsi, j’irai vous porter des oranges à Jamioulx ». Ces propos étaient motivés par les faits suivants : utilisation abusive de l’article 249 ( qui permet au Collège échevinal, vu l’urgence de se passer de l’avis du Conseil communal), contestations à propos de l’achat d’un véhicule tout terrain (4x4) pour le Directeur des Travaux et extension non autorisée par le Conseil communal de travaux exécutés lors de la rénovation de la place Lagneau à Souvret.
Ces accusations importantes ne pouvaient rester sans suite. Dépassant la querelle interne de la majorité (cdH - PS), le groupe UCPW s’est adressé au Ministre Charles MICHEL pour qu’une enquête soit diligentée afin de faire vérifier ces accusations par le pouvoir de tutelle.
Quelques mois plus tard, le groupe UCPW a reçu du Ministre une réponse lénifiante d’où il se dégage, qu’aucune enquête n’a eu lieu à l’administration communale et que le Ministre s’est contenté des réponses qui lui furent envoyées par le Collège échevinal. Nous reproduisons maintenant quelques passages de cette lettre :
« …pour
l’achat de la jeep 4x4, je n’ai relevé des pièces que m’a communiquées
la commune aucune violation de la loi…
…pour votre réclamation
relative aux nouveaux avenants aux travaux de la place Lagneau et des voiries
avoisinantes, il ressort des
renseignements obtenus auprès de l’administration communale … il
n’y a donc pas eu de nouveaux avenants aux travaux précités ( bien sûr puisque ce sont de nouveaux travaux décidés par le seul échevin
sans l’avis ni du Collège ni du Conseil, NDLR).
… en ce qui
concerne les travaux de voirie (article 249 NDRL)…,
j’estime, compte tenu de la réalisation des travaux concernés, ne pas devoir
m’opposer à l’exécution des délibérations…
Néanmoins, j’attire par le même
courrier l’attention des autorités communales sur la nécessité de respecter
strictement, à l’avenir, les règles répartitrices de compétences entre le
Conseil communal et le Collège échevinal, et les règles relatives aux dépenses
communales et à la passation des marchés…)
Monsieur Michel, d’autre part, envoie au Collège échevinal la lettre dont nous reproduisons des extraits :
« Concerne :
réclamation du Conseiller communal Tangre :
… j’ai
l’honneur de vous informer que j’ai décidé
de laisser devenir exécutoires PAR EXPIRATION DU DELAI LEGAL d’annulation les
délibérations contestées par le réclamant..
Toutefois,
concernant la réalisation des travaux de voiries et pour autant qu’il se confirme que ces effondrements ont eu lieu
durant le mois de juin, ce dont votre administration n’a pu m’informer,
j’attire votre attention sur les faits suivants. Le Collège échevinal ne pouvait pas, le 25 septembre 2002, invoquer
l’urgence pour décider l’ordonnancement d’une dépense de 130.000 euros,
se substituer au Conseil communal pour la passation d’un marché public et
passer ce marché par procédure négociée sans publicité…. »
Conclusions :
Le Ministre ne mène pas d’enquête auprès de l’administration communale et n’exige pas l’obtention de TOUTES les pièces justificatives. Il ne constate donc pas que l’urgence a été décrétée non pas pour un effondrement de voirie mais pour cinq effondrements qui se sont passés en 5 moments différents et en 5 lieux différents. Dans l’absolu, il aurait fallu 5 délibérations et non une seule pour procéder à la passation de marchés publics.
Le Ministre constate toutefois que le Collège prend très à la légère la loi communale et confisque de fait les compétences du Conseil communal.
Dans l’absolu, toutes les décisions illégales auraient dû être annulées et portées au remboursement des dépenses illégalement engagées par le Collège échevinal ( car COLLEGIALEMENT RESPONSABLE).
Enfin pour éviter de dénoncer les illégalités commises par le Collège échevinal ( PS-cdH) de Courcelles, le Ministre décide de laisser couler le temps afin de dépasser les délais légaux qui auraient pu rendre INEXECUTOIRES les délibérations contestées.
Quel aveu, de la part d’un ministre : savoir qu’à Courcelles la majorité prend des décisions illégales et protéger ce dernier par une procédure de retardement !
Il faut aussi souligner le fait que ce Ministre est bien
gentil et qu’il n’est pas rancunier pour un sou, lui membre du MR qui espérait
tant participer à la majorité courcelloise et qui se fit battre sur le fil par
le cdH.
Tournons manège. Amusons-nous comme des fous, on est
entre nous (PS-cdH-MR).
Conseil
communal du 3 septembre 2003.
Nombreux
points de ce conseil communal ont fait l’objet d’articles publiés dans le périodique
Tan que Vive ou dans le Bulletin communal et sont repris indépendamment de
notre compte-rendu de la séance concernée.
Page-conteneurs
encore et toujours.
Suite aux courriers contenus dans la farde d’information, l’UCPW
s’étonne des réactions différentes des uns et des autres. D’une part,
suite à la décision du Conseil communal de juillet, le Bourgmestre a écrit au
Ministre Forêt pour lui faire savoir qu’il prévoyait de mettre les scellés
en cas de non-observation du délai prévu ( 31 août 2003). D’autre part,
Madame Lambot, échevine de l’environnement, a attendu le 22 août pour réagir
et s’étonner de la lenteur de réaction de la firme concernée.
L’interpellant UCPW se fait le porte-parole des riverains qui demandent, par
la voix de leur conseil juridique, de procéder d’urgence au placement de
scellés car l’activité aurait dû être interrompue le 09 août pour
non-mise en conformité des installations.
Sécurisation
des abords des écoles.
La Région Wallonne subventionne de façon importante les projets de sécurisation
des abords des écoles. L’UCPW, toutefois, pense que ceux qui ont été réalisés
à hauteur de l’école libre de Sarty (section du Belvédère) sont
insuffisants et ont été fort dispendieux car inutiles au niveau de l’aménagement
de la voirie. L’UCPW souhaiterait un rétrécissement de la chaussée à
hauteur de l’établissement concerné.
Création
d’une zone bleue à la place du Charbonnage de Trazegnies.
Une longue discussion démarrera suite au souhait exprimé par les
riverains qui, très souvent, voient les places de parking dessinées sur cette
place occupées par des véhicules laissés là durant toute la journée par des
personnes favorables au co-voiturage. Ils ne peuvent donc plus stationner à
hauteur de leur domicile. Conscients de la justesse de la demande, les
conseillers avancent toutefois une série de propositions diverses visant à
rencontrer le souhait des habitants du lieu sans s’opposer toutefois à la
volonté de certains automobilistes de limiter les dépenses causées par
l’utilisation de véhicules personnels pour se rendre sur leur lieu de
travail. Un parking de dissuasion placé à hauteur de l’autoroute semblerait
la solution idéale pour beaucoup.
C’est
bien le rond-point de la rue Bois du Sart qui est prioritaire.
Suite à l’intervention de l’UCPW en juin dernier, le Bourgmestre
avait répondu que, seule, la
priorité de gauche était valable. Toutefois, répondant à cette affirmation,
un policier avait averti le conseiller Tangre que le Bourgmestre se trompait car
vu la signalisation existante, le lieu représentait un sens giratoire avec
priorité de droite absolue. Cela signifie donc qu’avant de s’engager dans
ce rond-point, tout automobiliste doit s’assurer que rien n’arrive à sa
droite sans quoi, il doit céder le passage car l’article 5 de la loi du
01.12.1975 signale que « Les
usagers doivent se conformer aux signaux lumineux de circulation, aux signaux
routiers et aux marques routières lorsque ceux-ci sont réguliers en la forme,
suffisamment visibles et placés conformément aux prescrits du présent règlement. » En conclusion, l’UCPW demande que la
signalisation soit changée et que des panneaux indiquant le sens giratoire
soient placés et des triangles dessinés sur le sol.
Devant cette argumentation, le Bourgmestre demande au conseiller
communal de l’excuser pour son interprétation erronée et lui promet de faire
placer la signalisation adéquate. (
Ce 26 décembre, aucune modification n’a pas encore été apportée. Attend-on
un accident où la commune sera condamnée pour défaut de prévoyance ?)
Taxi post
s’installe à Courcelles et provoque une réaction des habitants de la Cité
Confort.
Le zoning industriel de Courcelles se peuple petit à
petit. Aujourd’hui, c’est une filiale privée de la poste qui va y installer
ses bâtiments pour le tri des colis. Les riverains toutefois, émus, ont pensé
qu’on pourrait faire marche arrière et revenir sur les décisions prises. Une
pétition signée par 44 personnes tenta de s’opposer à cette installation.
Partant de ce fait, le groupe écologiste intervient surtout pour parler de la
spécialisation du zoning et souligner le manque de structures d’accueil pour
les activités en phase de démarrage. Avec démagogie, sans rien connaître des
antécédents de ce déjà vieux dossier, le MR s’oppose à l’implantation
de l’entreprise. De son côté, l’UCPW répète la position qu’il défendait
depuis le début : « Les riverains, agités par démagogie, n’ont
rien à craindre car on ne peut
exproprier leur maison pour étendre les activités de cette entreprise. Nul ne
devrait ignorer que les emprises ne peuvent se faire que pour cause d’utilité
publique. En outre, l’UCPW rappelle qu’elle a invité la majorité à
prendre les dispositions nécessaires pour obliger les
véhicules à emprunter la route interne au zoning tant pour les entrées
que pour les sorties.
Démagogie.
Le groupe MR, en la personne de son chef de groupe,
Monsieur Cigna, est en campagne électorale permanente et il utilise, depuis
plusieurs mois, le journal Tan que Vive pour vendre sa marchandise. Un fait est
irritant pour beaucoup de conseillers : les interpellations qu’il développe
l’on déjà été quelque temps auparavant par d’autres groupes. En outre,
le conseiller MR aurait intérêt à mieux connaître ses dossiers et ne pas
interpeller sans vérifier ses diverses sources d’informations. Son
interpellation sur le report du délai du paiement de la taxe sur les déchets
est aussi une nouvelle preuve de la démagogie de ce groupe politique qui ne
s’est JAMAIS préoccupé de la politique des déchets. Il est inadmissible de
faire croire aux citoyens qu’on peut revoir en cours d’année budgétaire le
montant d’une taxe car, celle-ci, votée pour l’exercice en cours, ne peut
être revue avant l’élaboration du budget suivant.
COMMENT L’ETAT FEDERAL
PEUT REDUIRE LES IMPOTS ET LES TRANSFERER PARTIELLEMENT SUR LES COMMUNES.
Sans conteste, la délivrance
de la carte d’identité électronique va générer un important surcroît de
travail au sein des communes. L’Union a mis cet élément en évidence. Et
elle a suggéré que dès lors, à l’instar de ce qui s’est passé
lors de la réforme précédente, que la mise à disposition de personnel
supplémentaire, actuellement effective pour onze communes pilotes, soit élargie
à l’ensemble des communes.
L’Union suggère aussi que les moyens supplémentaires dégagés dans le cadre de la délivrance de la carte d’identité électronique soient conférés aux communes en propre, afin que cette mission se déroule au mieux.
En effet, la délivrance de
la carte d’identité est une prérogative de puissance publique qui relève de
la compétence communale. Il est, par conséquent, difficilement concevable
que semblable prérogative soit confiée à une entreprise qui s’engage dans
une privatisation accrue. S’il est vrai que, selon le texte adopté, les
communes auront le libre choix de déléguer ou non cette compétence à la
poste. L’Union s’interroge quant au choix laissé si les municipalités ne
disposent pas des moyens financiers nécessaires. Dans l’état actuel des
choses, la Poste sera rémunérée par l’autorité fédérale pour
l’exercice de cette mission si elle lui est déléguée par la commune. La
commune, si elle l’exerce en propre, ne recevra, elle, aucun moyen supplémentaire.
Suite à cette intervention, une
motion sera rédigée par le Secrétaire communal sur base de cette question
orale à destination du gouvernement fédéral.
Intentions
du gouvernement fédéral à propos des diverses indemnités payées
aujourd’hui
par l’ONEM et qui seraient dorénavant prises en charge par les communes et
les CPAS. »*
Pour arriver à boucler son budget, le gouvernement fédéral
a décidé qu’à partir du 1 er janvier 2004, toutes les indemnités qui sont
octroyées dans le cadre des interruptions de carrière, crédit temps, congé
parental, congé pour soins palliatifs,… seront dorénavant à charge des
divers pouvoirs publics si elles concernent des membres du personnel du service
public autres que fédéraux.
Cela signifie en clair que les communes, CPAS,
provinces, intercommunales, ministères et parastataux régionaux et
communautaires devront assumer, sur leurs budgets propres, cette charge nouvelle
qui, jusqu’à présent, était une charge assumée par l’Onem et donc le
budget fédéral.
Cette disposition risque de mettre en péril
l’octroi de ces congés et aussi les finances des divers lieux de pouvoir et
en ce qui nous concerne, la commune et le CPAS.
Puis-je vous demander d’envoyer d’urgence au
Gouvernement fédéral, au nom du Conseil communal, une motion d’opposition à
cette nouvelle mesure qui transfère une nouvelle fois les charges du fédéral
sur les niveaux de pouvoirs qui lui sont subordonnés, aggravant toujours plus
la charge des impôts locaux et cela, dans le même temps où certains, comme le
Ministre des Finances, se targuent de diminuer la charge des impôts.
Cette disposition doit être reprise dans une loi
programme qui sera examinée par le gouvernement dans le courant de la première
quinzaine de novembre, la décision finale étant prévue pour le 17 novembre
Donc l’urgence est manifeste.
L’Echevin Quériat fait remarquer qu’un article
paru le jour même dans le journal Le Soir annonçait toutefois le retrait de
cette mesure. A ce jour, celle-ci n’a pas été retirée par le Gouvernement fédéral
fortement contesté par le Gouvernement wallon.
Conseil communal du 07
novembre 2003.
Clôtures et barbelés.
Le hall omnisports de Trazegnies a déjà été l’objet
de bien des dégradations. Pour y faire face, on a installé un concierge. Ce
fait n’est pas suffisant, vu les nombreux actes hostiles développés par
certains. Il est alors proposé aux conseillers communaux de voter pour le
placement d’une clôture surmontée de trois rangs de fils barbelés. A
l’intérieur de l’enclos, le responsable du lieu laissera un chien en liberté,…
de quoi rappeler une sinistre époque, souligne l’UCPW qui s’abstient sur la
pose des barbelés.
Le manque de surveillance peut coûter cher.
Les riverains de la rue de Viesville se rappelleront la
durée anormale des travaux de réfection de leur rue, la rue de Viesville. En
cause, la commune, l’entreprise Rousseaux adjudicataire et Belgacom. Lors de
l’aménagement des trottoirs, la firme a constaté que les câbles téléphoniques
se trouvaient placés à 10 cm sous le niveau de la voirie au lieu de se trouver
à une profondeur de plus de 20 cm d’où l'exigence d’un surcoût. Belgacom
et la Commune se rejetant la responsabilité, la firme a exigé des
compensations et la justice a tranché en sa faveur. Un recours auprès de la
Cour de Cassation sera introduit par la Commune. Ne serons-nous pas encore une
fois de plus les victimes de notre imprévoyance ou du manque de vigilance de
nos services ?
Un audit peut-il révéler nos insuffisances ?
Devant la proposition de la majorité de réaliser un
audit pour inventorier les besoins et moyens de l’Administration communale et
de chacun de ses services, l’UCPW rappelle qu’une commune proche avait
demandé le même genre d’inventaire et que devant les résultats tellement défavorables
pour sa gestion, le Collège échevinal
du lieu n’avait jamais communiqué à son Conseil communal les résultats de
l’enquête. Ne voulant pas connaître une telle mésaventure, le groupe UCPW
souhaite que les résultats de l’enquête soient communiqués à notre assemblée
dans le mois qui suit le dépôt des conclusions, proposition que l’assemblée
ne pouvait qu’accepter. On en reparlera.
Au tour des interpellations.
Réponse à la question de Monsieur Cigna à propos de la
« motion d’ordre ».
Lors
du Conseil communal du 03 septembre, Monsieur Cigna était revenu sur la
question qu’il avait posée au Collège à propos de la motion d’ordre. Le
Conseiller Tangre ayant par ailleurs été interpellé personnellement, il a
voulu compléter ses déclarations de l’époque par des documents trouvés
dans les archives du Parlement.
26.04.1973
Question parlementaire. n° 113 (Ch.): Article 63 de la loi communale (ordre du
jour des conseils communaux)
LAHAYE-DUCLOS
En résumé :
|
: |
(1)
Le collège échevinal est-il en droit d'exiger que la demande
tendant à porter un point à l'ordre du jour du conseil soit introduite
par au moins un tiers des conseillers? (2)
Le collège échevinal peut-il, après avoir inscrit ces points à
l'ordre du jour, proposer au conseil de ne pas les prendre en considération,
sans avoir pris connaissance des explications orales fournies au sujet de
leur portée? (3)
Le bourgmestre agit-il en concordance avec la loi lorsqu'il engage
le conseil à ne pas accueillir favorablement la demande d'un conseiller
qui sollicite par motion d'ordre l'autorisation de prendre la parole dans
le but de faire inscrire un point à l'ordre du jour? Le Ministre répond que : (1)
Pareille exigence irait à l'encontre de l'art. 63, dernier alinéa,
de la loi communale (maintenant art. 97, de la nouvelle loi communale),
qui se borne à stipuler le mode d'inscription d'un point supplémentaire
à l'ordre du jour; (2)
Le collège n'a aucune compétence en ce qui concerne le traitement
des points qui figurent à l'ordre du jour, les conseillers communaux qui
s'estimeraient lésés dans leurs droits peuvent toujours en appeler aux
autorités de tutelle; (3)
Si la motion d'ordre a trait à un point qui ne figure pas à
l'ordre du jour, le bourgmestre ne pourra perdre de vue l'art. 63, al. 2
et 3, de la loi communale (maintenant art. 97, de la nouvelle loi
communale). En traitant la motion d'ordre, le conseil communal devra se
prononcer sur le caractère urgent de l'affaire. |
Dont
acte.
La
commune a-t-elle voulu acheter l’actuelle propriété de la société,
Page conteneurs ?
Dans
le recours contre le retrait de l'autorisation d’exploiter (articles
19 et 13 du RGPT, la société, en page 6 des notes d’observation,
paragraphe 3), la société Shanks, Waste Solutions explique le non-respect des
deux obligations : « En ce qui concerne les plantations, il convient
de signaler que lorsque nous avons voulu les réaliser, la Commune de Courcelles
( acquéreuse potentielle de notre site de la rue Baudouin 1 er au vu des
premières négociations entamées), nous a signalé
qu ‘elle serait amenée à couper les arbres devant être plantés. Nous
nous sommes dès lors abstenus ».
Que
voici une singulière et incompréhensible décision!
D’un
côté, la commune n’impose pas au propriétaire la nécessité de faire procéder
aux plantations nécessaires, plantations visant à réduire partiellement la
pollution engendrée par l’activité qu’elle soit visuelle, pour empêcher
les poussières et objets les plus divers de voler ou limiter l’effet des
effluves nauséabonds connus des riverains. Quel manque de respect manifesté
par le pouvoir communal envers ses concitoyens et leur environnement au lieu de
les soutenir dans leur juste combat ! L’expression « manque de respect »
est-elle assez forte ? Le mot « mépris » ou « double jeu »
ne conviendrait-il pas mieux ?
A
la question posée par l’UCPW : « Quelles sont les motivations
avancées par la commune pour acheter en tout ou partiellement un site qui a été
pollué pendant vingt ans ? », le Bourgmestre André Trigaut répond
qu’à défaut d’une décision du Ministre sur le recours introduit par la
firme, il n’est pas possible de fermer le site car la décision dépend de
l’ancienne législation qui ne prévoit pas de délai pour se prononcer (ce
que conteste le Conseil des riverains). D’autre part, le Bourgmestre explique
que pour couper court à tout bruit, il est exact qu’un fonctionnaire des
travaux a visité le site « Page » dans le cadre d’une éventuelle
acquisition mais la démarche n’est pas allée au-delà.
Vandalisme
et délabrement de l’école de Reguignies.
Depuis
de nombreuses années, cette ancienne école maternelle est mise à la
disposition d’un club de pétanque. Comme très souvent, la coexistence entre
riverains et jeunes ou moins jeunes, issus du quartier ou étrangers à celui-ci
pose un problème semblable à celui connu en bien d’autres endroits de la
localité. Les plaintes les plus diverses ont été adressées aux services de
police pour dégradation de bâtiments, vols par effraction au détriment des
gestionnaires du club, destruction de biens communaux.
Les
riverains s’enferment chez eux par peur de représailles : sacs poubelles
de vieilles personnes, éventrés et jetés sur la rue, serrures bouchées et
bien d’autres doléances.
En
outre, le mur de séparation entre la propriété communale et la propriété
située immédiatement après l’école est sapé à sa base car les briques
sont retirées systématiquement les unes après les autres.. S’il n’est pas
apporté une réparation rapide, ce mur finira par s’écrouler.
En
ce qui concerne le bien en lui-même, les gestionnaires souhaiteraient connaître
les intentions de la commune avant de procéder à certains travaux de
sauvegarde (mise en conformité de l’installation électrique) et sécurisation
du bâtiment. Des bruits à confirmer leur seraient revenus : « Le
Collège proposerait la vente cet immeuble. Des travaux à fonds perdus
deviendraient alors inutiles. Pouvez-vous les rassurer ? »
En
réponse aux questions posées, le Bourgmestre déclare que la réparation du
mur sera effectuée et que le Collège n’envisage pas la vente du bâtiment.
En outre, la police sera plus souvent présente sur les lieux.
Les
déclarations de Monsieur Cigna :
Toutes
les techniciennes de surface seront enfin placées sur le même pied.
Lors
du vote sur les modifications budgétaires, Monsieur Cigna s’est étonné de
l’augmentation de la rémunération des femmes d’ouvrage. ( quelque 8
millions de FB pour l’ensemble du personnel), dépense que le conseiller MR
juge trop importante.
Nous
l’avons voulu ainsi pour effacer les différences salariales en les rémunérant
au mètre carré de travail effectué, lui rétorque, Monsieur Quériat, échevin
des Finances. Le mérite que s’attribue l’Echevin fait sursauter Monsieur
Tangre de l’UCPW qui rappelle que c’est à l’appel de son mouvement
qu’après deux ans de tractations, ces travailleuses vont enfin être traitées
également car auparavant, il existait une réelle différence salariale entre
les personnes qui travaillaient dans les bâtiments communaux et celles qui
travaillaient dans les écoles. Ces dernières n’étaient pas payées à la
surface de travail effectué mais au nombre de pièces à nettoyer indépendamment
de leur surface. Certaines ouvrières pouvaient se fournir en produits auprès
du magasin communal, d’autres devaient les acheter. Le tout pour un revenu
mensuel nettement inférieur au minimex. Grâce à l’UCPW, justice leur est
rendue et tant mieux si aujourd’hui, ces personnes travaillent presque toutes
à temps plein. Décidément les libéraux ne comprendront jamais les difficultés
vécues par les petits « salaires ! ».
L’art
d’interpeller sans connaître la législation.
Faire connaître
notre point de vue coûte cher. A toutes celles et ceux qui veulent nous aider,
versez donc votre soutien sur le compte repris sur l’entête de la première
page avec la mention « soutien »
Merci
Le prochain numéro de
« Contact » est en cours de fabrication et nous allons essayer de
soutenir une cadence de quatre numéros par an.