Conseil communal du
24 février 2005.
Deux heures de durée, une heure de chamailleries.
De l’ordre du jour proposé par le Collège échevinal, nous ne
retiendrons que peu de choses car la majorité
des points proposés ne portaient pas à discussion.
Retenons toutefois la volonté du Conseil d’ester en justice contre une
firme qui a vendu un véhicule d’occasion à la commune. En effet, ce véhicule,
suite à un accident , a révélé une réparation antérieure au châssis, réparation
cachée par le vendeur.
Point plus important : la ratification de la convention passée entre
la commune et l’ICDI pour la mise à disposition de nos concitoyen(ne)s de
sacs bleus. Le vote se solda par un vote unanime à l’exception de l’UCPW
qui ne pouvait laisser passer le fait de rappeler qu’elle était opposée de
façon globale à la problématique du ramassage, du tri, de l’élimination
des déchets. Un rappel s’impose donc en rappelant la déclaration de notre
groupe lors de la présentation du budget 2005.
« En
ce qui concerne la politique des déchets, même si des efforts visibles ont été
accomplis, nous continuerons à marquer comme toujours, notre opposition à la
politique menée par l’intercommunale à laquelle nous sommes associés, même
si celle-ci est un exemple de gestion. Courcelles tout comme nos communes
voisines est et …reste sale, nos concitoyens se moquent des efforts accomplis
car ils ne sont pas convaincus du bien-fondé de la politique de ramassage par
les sacs et de la perception d’une taxe forfaitaire. Aujourd’hui, on nage
dans l’irrationnel le plus absolu. Hier, on organisait des ramassages sélectifs
et les bons citoyens s’y mettaient. Aujourd’hui, on aura des sacs bleus dans
lesquels, on pourra mettre bouteilles de verre blanc ou coloré, bouteilles en
plastic PVC ou PET avec ou sans bouchon alors qu'au parc à container, vous étiez
surveillés. Le grand changement, c’est l’investissement enfin réalisé du
lobbying de Fost Plus, une coopérative ayant comme actionnaires l’Oréal ou
Cola Cola, c’est-à-dire ceux qui contrôlent la filière de l’emballage non
pas en philanthropes de l’environnement mais en acteurs industriels qui en
retireront une importante plus-value et lorsqu’on sait que les actionnaires de
ces grands groupes financiers veulent rentabiliser leurs actions à hauteur de
15 à 20 %, on peut s’attendre au pire. Mais Madame Lambot, continuez votre
effort et surtout équipez vos ouvriers contractuels ou travailleurs ALE de
chariots car il est pénible pour le regard de les voir tirer un sac jaune derrière
eux . »
Place aux interpellations.
Ralentisseurs de la rue de Forrière, pièges à cons ?
C’est en rappelant une ancienne interpellation que l’UCPW a dénoncé
le danger que représentent ces obstacles. Le temps nous a malheureusement vite
donné raison, les témoignages abondent pour nous signaler le danger réel représenté
suite à l'aménagement des lieux.
En effet, depuis la création de ceux-ci, les
accidents se succèdent. A peine
quelques semaines après leur construction, un camion les heurtait et
emboutissait la façade d’une maison. Ce seront tour à tour
diverses voitures, un
4/4 et
même un autobus qui connaîtront le même sort.
S’il n’y a eu que des blessés
jusqu’à présent, il faut reconnaître que les
catadioptres ont disparu
et que ces
obstacles se disloquent sous les coups de boutoir.
Aux questions posées par
l’interpellant, le Bourgmestre A. Trigaut répond que la police n’a
inventorié que deux accidents l ‘un en 2003, l’autre en janvier 2005. Il
reconnaît toutefois que d’autres ont eu lieu mais sans intervention de la
police et souligne que le matériel placé en, ces endroits répond aux normes
de l’IBSR ( Institut Belge de Sécurité Routière). ) ce, à quoi
l’interpellant lui rappelle qu’en aucun cas la sécurisation d’un endroit
ne pouvait être cause de la mort de personnes.
Une étude va toutefois être entreprise pour le placement d’une
signalisation lumineuse.
La firme Keyser a ses
installations conformes.
C’est la réponse fournie à
Madame Hainaut, Ecolo qui s’inquiétait de l’avis favorable émis par le
Collège pour l’extension des activités de cette firme située dans le port
autonome de Charleroi (Courcelles-Motte).
Et l’avenir de la gare de
Courcelles-Motte ?
C’est un autre conseiller
Ecolo, Monsieur Clersy qui s’inquiète de l’utilisation des bâtiments
devenus libres suite à la fermeture bien malheureuse du guichet de cette gare
causée par une politique de rentabilité voulue par les dirigeants de la SNCB
avec l'aval des partis politiques au pouvoir. Et dire que les mêmes se
gargarisent d'expressions comme développement durable, mobilité, économie d'énergies,…
L'ami Christophe souhaite
qu’une commission rassemblant les forces politiques et la population soit mise
sur pieds pour envisager l'avenir du bâtiment ce qui lui est accordé par le Bourgmestre.
Réfléchissons suite à cette
proposition!.
Toutefois , l’UCPW pense
qu’il faut tout d’abord savoir si la commune a besoin d’utiliser ces
locaux ou si elle peut favoriser l’implantation d’une quelconque activité
( un bureau des poste y est toujours présent et la SNCB occupe encore
une partie importante du lieu) car l’isolement de la gare insécurise déjà
aujourd’hui les voyageurs revenant très tard de leur travail et les lieux
sont déjà vandalisés.
Des agents communaux vont suivre
des cours pour appliquer les amendes administratives.
Il faut savoir que la police se
décharge d’un certain nombre de ses tâches administratives et plus spécialement
de celles destinées à sanctionner des actes relevant de faits divers
d'incivilités. A la question de Monsieur Cigna (MR), il est dit que cinq agents
vont être désignés et envoyés suivre une formation à l’Académie de
Police de Jurbise.
Véhicules immatriculés
abandonnés sur la voie publique.
L’exemple que Monsieur Cigna développe
va entraîner une polémique malsaine et agressive entre lui et la majorité.
Les uns soutenant que le véhicule concerné est bien immatriculé tandis que
l’interpellant clame que la
plaque est fausse car non officielle. Indépendamment de ces accès coléreux,
le point rappelle une
interpellation bien plus vaste développée précédemment par l’UCPW :
le stationnement de maints véhicules ( parfois en grand nombre) dans divers
lieux de l’entité sans que cela ne provoque la réaction des forces de
l’ordre. Courcellois(e)s, n’hésitez pas à rappeler ce fait au chef de
notre police locale.
Y a-t-il réellement eu manque
d’épandage lors de récent hiver que nous venons de subir ?
C’est ce que semble penser
Monsieur Cigna alors qu’il lui est répondu par l'Echevin des travaux qu’il
est impossible de procéder au déneigement des 220 km de rues de l’entité
mais que les deux camions destinés au saupoudrage du sel ont comme mission de
rendre les grands axes praticables avant 8 h du matin, les axes secondaires étant
salés par la suite. Il est bon de rappeler à certains de nos concitoyens qui
habitent dans des endroits dangereux où ne peuvent passer les camions communaux
qu’ils peuvent obtenir du sel pour épandre sur des lieux dangereux dans leur
voisinage.
Conseil
communal du 31 janvier 2005 : l’heure du budget 2005.
C’est après un vote d’un douzième provisoire en décembre dernier que la majorité a soumis son budget au vote du Conseil communal.
Au préalable toutefois, le conseil a entendu le
rapport du président du CPAS qui fut voté à l’unanimité. Par la suite, ce
sont trois taxes importantes qui furent soumises à l’appréciation des
conseillers :
- La taxe sur les centimes additionnels au précompte
immobilier inchangée (2550 additionnels) fut
votée à l’unanimité tout comme la taxe à l’impôt des personnes
physiques ( 8 %).
-
Toutefois le renouvellement de la taxe sur l’enlèvement, le
traitement, la mise en décharge et la gestion des immondices et des déchets
est votée à 14 voix (PS et CDH) contre 11 ( ECOLO, MR, et UCPW).
Résumons rapidement les interventions des diverses
fractions politiques ( celle de l’UCPW étant reproduite entièrement en fin de cet
article).
Monsieur Cigna (MR) constate une augmentation du
personnel communal alors que la population ne cesse de baisser diminuant
d’autant les rentrées d’argent. Il propose, en outre, d’avoir recours à
l’emprunt ( voir endettement de la commune dans notre intervention, NDLR) et
s’oppose à la construction d’une salle polyvalente à Gouy.
Monsieur Glinne, ECOLO, regrette les diminutions de
rentrées causées par l’exonération au précompte immobilier sur le matériel
et l’outillage des entreprises. Il
dénonce les effets du manque de révision de la péréquation cadastrale qui
n’a plus eu lieu depuis 30 ans et souligne les dommages que la directive
Bolkenstein causera aux services publics.
Monsieur Pirmolin (CDH) se déclare content des résultats
de l’audit communal. Il estime que la sécurité s ‘améliore et que
notre commune va dans le bon sens en gestion de l’environnement. Il se félicite
enfin de l’ouverture du parc communal.
Madame Pollart (PS)
félicite l’échevin des finances et le Collège pour leur gestion rigoureuse.
Ce budget sera votée par la majorité PS et CDH,
contre la minorité MR, ECOLO et UCPW s’abstenant.
A propos
de décisions importantes :
Le plan triennal des travaux est revu : la
troisième phase des travaux d’aménagement de l’Hôtel de Ville sera
effectuée tandis que celui de la rue des Claires Fontaines est reporté à plus
tard, l’égouttage de cette voirie sera toutefois réalisé.
L ‘aménagement de la Maison pour Tous
(ancien Hôtel de Ville) de Trazegnies sera réalisé pour accueillir des
services de la police locale qui vont quitter les anciens bâtiments des
brigades de gendarmerie de Trazegnies et de Fontaine.)
L’installation d’une antenne Mobistar dans le
clocher de l’église de Souvret soulève de nombreuses interrogations au sein
des groupes ECOLO et UCPW car la commune, propriétaire de ce bâtiment,
n’avait pas été avertie du placement de cette antenne, les discussions s’étantt
déroulées entre la Fabrique d’Eglise et Mobistar. C’est suite à des dégâts
causés aux orgues de l’église lors de cette installation que la commune a été
mise au courant et que le contrat fut changé.
Du côté des interpellations :
Monsieur Cigna remet en cause – à tort NDLR – le
déroulement de l’attribution du mérite sportif. D’autre part, il dénonce
un dépôt clandestin pour défendre un propriétaire de terrain déjà condamné
pour ces faits il y a plusieurs années sur une intervention de l’UCPW. Enfin,
suite aux deux agressions dont son entreprise fut la cible, il dénonce l’insécurité
généralisée que vivent les commerçants du centre de Courcelles.
Dans la réponse, le bourgmestre lui signale que le
budget de la zone de police devrait être augmenté de 15 millions de FB car le
coût de l’effectif actuel a augmenté de quelque 33 % en 2004. André Trigaut
dénonce, en outre, la volonté du Ministre de l’Intérieur de privatiser
certains services de police.
Monsieur Clersy, Ecolo, soulève la question des
zones 30 aux abords des écoles, Monsieur Glinne (ECOLO) propose une résolution
en matière de développement durable tandis que Madame Hainaut ( ECOLO) et
Monsieur Hennequière (MR) s’inquiètent du devenir des bâtiments de
l’ancienne gare de La Motte suite à la fermeture des guichets.
L’interpellation de Monsieur Tangre (UCPW) est reportée
avec son accord au mois de février.
Intervention de l’UCPW.
C’est donc un budget en boni
de l’ordre de 71 427 euros soit plus ou moins 3 millions de francs
belges qui est soumis à l’appréciation du Conseil communal. Même si
l’on peut critiquer ce budget, il faut reconnaître que ceux qui l’ont
fignolé et plus particulièrement l’échevin des finances sont de
fameux équilibristes sinon de fameux funambules. Etre sur le fil du
rasoir depuis plusieurs années, subir les diminutions des transferts des
pouvoirs de tutelle, ne pas augmenter les impôts locaux est sans doute un
exploit mais avec quelles incertitudes pour l’avenir!
Reprenons ainsi dans l’ordre.
Ni l’impôt sur les
additionnels au précompte immobilier, ni l’impôt sur les personnes
physiques n’ont été augmentés car la majorité n’ignore pas
qu’une nouvelle ponction fiscale à l’avant-veille des futures élections
communales serait contre-productrice car le citoyen -- citron ne peut être
pressuré davantage. La charge qu’il doit maintenant supporter pour
payer le coût de la problématique des déchets et l’augmentation de
l’impôt sur les égouts lui reste de plus au travers de la poche.
Et puis de toute façon, les impôts
communaux représentent une petite fraction du budget communal
comparativement aux transferts venant de la Région obligée de parer aux
mauvais coups de la réforme fiscale. Notre commune a le désavantage
d’accueillir une population particulièrement défavorisée. Et cette
dernière doit donc contribuer plus que d’autres pour obtenir des
services communaux valables. La défiscalisation des revenus des classes
les plus favorisées a pour conséquence directe une moins grande justice
fiscale et en corollaire, une moins grande participation de ces personnes
aux revenus aisés à la solidarité citoyenne.
Encore une fois, l’Etat fédéral
se moque des conséquences de ses choix en faveur des plus favorisés.
Aux pouvoirs subordonnés de combler les vides! C’est ainsi que la Région
wallonne, sans disposer de réel pouvoir fiscal, est venue partiellement
au secours des pouvoirs communaux. Courcelles peut ainsi profiter d’un
appoint de 277 mille euros pour combler la perte de certains transferts.
Cette politique fédérale
illustre une fois de plus le transfert des charges de l’Etat fédéral
vers les pouvoirs communaux. C’est ainsi que notre commune devra verser
98 000 euros supplémentaires au CPAS pour que celui-ci continue à
rencontrer les obligations qui sont les siennes mais aussi, elle
contribuera à hauteur de 49 365 euros supplémentaires pour doter la zone
de police des Trieux au minimum des objectifs qu’elle doit atteindre, coût
auquel il faut ajouter 250.000 euros pour l’aménagement du nouvel hôtel
de police de Trazegnies, montant qui vient s’ajouter au 1.400.000 euros
crédités en 2004 desquels seront bien sûr soustraites les subventions
des pouvoirs de tutelle. Certains en appellent à la sécurisation
maximale de la population . Or, celle-ci a un coût. Comment pouvons-nous
qualifier un état qui fuit ses responsabilités ?
Notre funambule d’échevin a
aussi des facteurs « chance », un parapluie s’ouvre et
l’empêche de tomber : un exemple : la région ne taxe plus à
son seul profit les immeubles inoccupés et ce sont 180.000 euros
qui reviennent dans l’escarcelle communale.
Comme l’échevin le déclare lui-même, la première mouture du budget présentait un déficit important et prenant alors son bâton d’équilibriste , il imposa à chacun des échevins une diminution de leur budget propre. Ce fut fait mais à quel coût ? Tout simplement une diminution importante des investissements!.
Si à juste titre, la 3 ème phase des travaux de l’Hôtel de Ville sera entamée, si l’égouttage de la rue des Claires Fontaines réalisé, si l’informatisation complète des services communes achevée, les besoins énormes à satisfaire sont reportés à plus tard : l’aménagement d’une place qui fait honte à nos concitoyens, le replacement de la tour de la Maison pour Tous de Trazegnies, le vieillissement de certains de nos bâtiments ou de certaines voiries. A titre d’exemple : les rues et les trottoirs des quartiers de Sarty et du Trieu des Agneaux datent de 45 ans, les bâtiments de l’école du TDA ont connu leur rénovation en 1967, aujourd’hui, les menuiseries sont à remplacer, les pavillons provisoires se déglinguent, l’école du Trieu vieillit mal et elle représente un lieu insécurisé et insécurisant au centre de notre commune, le bâtiment de l’ancienne école témoigne d’un misérabilisme sans nom alors que la base de la rénovation de la place aurait dû mettre en évidence un type d’architecture rénovée, témoin de la période d’industrialisation de notre pays.
Nous devons toutefois reconnaître que dans un cadre de stricte gestion comptable, tous les moyens de réaliser des rentrées financières ont été explorés. C’est ainsi que nous montrons notre satisfaction sur le rapport financier des placements de trésorerie.
Enfin, ce qui a été réalisé
et tout ce qui le sera soit dans le cadre des crédits 2004 soit sur le
budget 2005 le sera sur base d’emprunts. Très peu de nos concitoyens
connaissent le degré d’endettement de notre commune : 23.950.261
euros soit 966.151.130 FB, un milliard d’anciens francs pour être plus
explicite. A titre d’exemple, pour l’année 2005, c’est un montant
global de 3.069.559 euros soit 123.825.700 FB (amortissements et intérêts
cumulés), ou 12,80 % du budget qui iront grossir les coffres des banques
à un taux variant entre 4, 5 ou 4,75 pour cent.
Tout ceci étant dit pour le
budget global, attardons-nous sur quelques points qui nous empêcheront
d’émettre un vote positif.
En ce qui concerne la politique
des déchets, même si des efforts visibles ont été accomplis, nous
continuerons à marquer comme toujours, notre opposition à la politique
menée par l’intercommunale à laquelle nous sommes associés, même si
celle-ci est un exemple de gestion. Courcelles tout comme nos communes
voisines est et …reste sale, nos concitoyens se moquent des efforts
accomplis car ils ne sont pas convaincus du bien-fondé de la politique de
ramassage par les sacs et de la perception d’une taxe forfaitaire.
Aujourd’hui, on nage dans l’irrationnel le plus absolu. Hier, on
organisait des ramassages sélectifs et les bons citoyens s’y mettaient.
Aujourd’hui, on aura des sacs bleus dans lesquels, on pourra mettre
bouteilles de verre blanc ou coloré, bouteilles en plastic PVC ou PET
avec ou sans bouchon alors qu'au parc à container, vous étiez surveillés.
Le grand changement, c’est l’investissement enfin réalisé du
lobbying de Fost Plus, une coopérative ayant comme actionnaires l’Oréal
ou Cola Cola, c’est-à-dire ceux qui contrôlent la filière de
l’emballage non pas en philanthropes de l’environnement mais en
acteurs industriels qui en retireront une importante plus-value et
lorsqu’on sait que les actionnaires de ces grands groupes financiers
veulent rentabiliser leurs placements à hauteur de 15 à 20 %, on peut
s’attendre au pire.
Mais Madame
Lambot, continuez
votre effort et surtout équipez vos ouvriers contractuels ou travailleurs
ALE de chariots car il est pénible pour le regard de les voir tirer un
sac jaune derrière eux !.
Un mot maintenant à propos de
la politique de propreté. Régulièrement des recommandations sont faites
aux citoyens, recommandations qui leur rappellent des points du règlement
portant sur les sanctions administratives. Bon, très bien mais appliquons
d’abord la politique de l’exemple!. Concrètement, comment demander à
des citoyens de nettoyer leur filet d’eau alors que celui qui longe le
ravel à l’avenue Dewiest est encrassé d’herbes et de terres?.
Reprenons et amplifions le bon exemple mis en œuvre par Monsieur Quériat
lorsqu’il fut échevin des travaux : sensibilisons un quartier et
nettoyons ensemble, Courcellois et autorités communales.
Parlons maintenant du vote
d’un montant de 300 mille euros pour aménager une salle multi usages à
Gouy. Nous y sommes favorables car nous estimons que les Gouytois et leurs
associations sont particulièrement intéressés vu leur éloignement géographique
du centre de la localité. Les Gouytois se sentent, en effet, bien souvent
délaissés. Il est bon qu’ils ne soient pas astreints à louer à
des montants dépassant leurs possibilités financières une salle
privée. Toutefois, nous serons très attentifs aux contrats
d’utilisation de la salle (pas à n’importe qui pour faire n’importe
quoi), attentifs également aux problèmes d’insonorisation mais aussi
et surtout au dégagement de la rue Ferrer en aménageant parking et
voirie propre.
Un mot à présent, à propos
des montants octroyés dans le cadre de la politique des immigrés et des
relations internationales. L’inscription des articles budgétaires là où
ils se trouvent actuellement est pour nous source de malentendus. Il nous
semble que certains articles doivent dépendre des échevinats aux
relations internationales ou aux affaires sociales. Mais ils ne doivent être
en aucun cas des compléments de financement d’activités développées
au sein du Centre culturel. Il ne faut pas voir malice dans cette
proposition car nous estimons que le Centre culturel doit être
subventionné de façon globale et non projet après projet à moins
qu’un échevinat ne demande sa collaboration et ce, sous sa propre
responsabilité. Il ne nous gênerait pas que le subvention octroyée par
le Centre culturel soit augmentée, de ces montants, si dans le cadre de
l’accord de partenariat passé entre lui et la commune soient nettement
spécifiées des tâches concrètes qu’on attend de lui.
En ce qui concerne le personnel,
nous regrettons le fait qu’aucune personne handicapée ne soit engagée
par commune alors que toute entreprise doit engager 2, 5 personnes par
centaine de salariés en activité. Nous souhaitons qu’après la réalisation
de la phase trois de l’Hôtel de Ville ou du nouvel Hôtel de police un
certain nombre de personnes handicapées puissent être engagées dans le
cadre du budget 2006.
Pour en terminer et sans entrer
dans les détails, nous regrettons que l’achat de l’ancienne
conciergerie du Château d’eau n’ait pas encore été réalisé et que
les travaux d’aménagement pour l’accueil de l’association « Espace
Mômes » ne soient pas budgétés en 2005. Pour l’UCPW, il nous
semble que l’urgence existe car les lieux d’activités au sein de la
Posterie deviennent bien exigus.
Tout ceci étant dit, nous
n’esquisserons aucun geste vicieux pour voir la chute du funambule et
dans l’attente de la réussite de sa traversée (plus qu’un budget à
élaborer ?), il pourra compter sur toute notre vigilance pour lui éviter
un faux pas et une chute douloureuse. Ainsi pour défendre les intérêts
du personnel et des Courcelloises et Courcellois, nous nous abstiendrons
lors du vote global, une liste de nos votes ayant été remise en début
de séance au président.
Je vous remercie de votre
attention.
Robert
TANGRE,