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Domaine MILAN et TUILIERE VIEILLE, BAUX de PROVENCE Henri MILAN St Rémy de Provence, 14 ha
Un Iconoclaste sous le soleil ? Exactement ! Des vins d'artiste, des vins originaux, des vins de tempérament, à l'image de leur géniteur, des vins tout simplement excellents! Le domaine, aussi appelé « Tuilière Vieille », est bien situé au pied des Alpilles, sous le soleil de St Rémy de Provence, exactement! Il fait 14 ha et est conduit en agriculture biologique certifiée depuis la reprise en main par Henri Milan qui recherche la symbiose et l'harmonie de sa production avec son milieu naturel. C’est en 1986, qu’il a pris les rênes du domaine créé par son père en 1955 et a décidé de réveiller ce terroir connu depuis l’Antiquité mais un peu anesthésié par quelques années de rendements excessifs et de phytopharmacie. Très vite, Henri va apporter la rigueur dans la vigne et commencer une identification des terroirs par des sélections parcellaires. Son intuition sera confirmée un peu plus tard par le microbiologiste terroiriste Claude Bourguignon (qui a travaillé avec la DRC, Ausone, ...). Celui-ci mettra en évidence la capacité d’un terroir à produire de grands vins blancs grâce à la présence d’un sous-sol marneux proche de celui de chablis. Les registres ecclésiastiques font d’ailleurs état, à l’époque des papes d’Avignon, de la qualité des vins blancs produits en la bonne cité de St Remy de Provence. Mais les vins rouges sont loin d’être en reste grâce au sous-sol de graves riche en calcaire et marqué par la présence de safre jaune que l’on retrouve aussi à Rayas (LE châteauneuf du pape avec Beaucastel) et dont les parcelles (un peu moins de 2 ha) constituent le fameux Clos Milan. Depuis, la qualité n’a cessé de progresser et le style de s’affiner dans un registre de fruité complexe, d'élégance et de profondeur de saveur qui n’est pas sans rappeler la Bourgogne ou justement le Château Rayas. La culture de la vigne est donc bio, utilisant des amendements organiques, respectant la faune et la flore locale, et jouant sur l’auto-immunité de la plante plus que sur l’utilisation de remèdes curatifs. Les vendanges évidemment manuelles sont décidées en fonction d’une recherche de pleine maturité. La « philosophie » bio se poursuit également en cave où le levurage exogène est proscrit et où les vins sont élevés sans soufre ou presque. La filtration a été abandonnée suite à des essais prouvant son effet amincissant sur la texture du vin. La mise en bouteille suit le calendrier lunaire et se fait en jour fruit. Issu d’une famille de vignerons, Henri baigne dans le moût de raisin depuis toujours et possède ce caractère bien trempé typique vigneron mais diablement authentique. A lire, son coup de gueule sur la technique de dégustation. Et même si je ne suis pas complètement d'accord (meten is weten, enfin, een beetje meer weten;-), je ne peux m’empêcher de reprendre ici un petit extrait illustratif du bonhomme: « Car ce que nous proposons n’est autre qu’une sortie du cartésianisme ambiant où chacun se défie de plus en plus de l'autre, où la confiance ne règne justement plus beaucoup (et surtout dans notre monde bachique) symbolisée par le mot ANALYSE que nous proposons de remplacer par COMPREHENSION. Ce mot que le dictionnaire traduit par "Totalité des caractères renfermés dans une idée générale ". Et de rendre le mot analyse aux laboratoires d'analyse (d'où il n'aurait jamais du sortir d'ailleurs). » Nous ne sommes pas des buveurs d'étiquettes, mais il faut souligner la qualité de celles d'Henri Milan. Il fait appel à des artistes, le plus souvent locaux, pour leur réalisation. Le 1995 a été dessiné par Pierre Pinoncely, célèbre pour son talent mais aussi pour ses frasques, notamment envers une oeuvre (l'urinoir de Duchamp) exposée à Beaubourg. Je vous raconte tout ça sur place... L'Avis des Guides Sélectionné dans les Guides Fleurus des Sommeliers (2005, 2006) Guide Solar des Vins Bios 2006 (Clos milan 2001) Les Vins Disponibles Ma Terre, Blanc 2003, Vin de pays des portes de la Méditerranée Le "Ma Terre 2003" est un assemblage assez original de 80 % de Chardonnay et 20% Muscat petit grain. Henri est un novateur et un expérimentateur, ce premier exemple le démontre déjà ! Après un nez superbe, sur la mandarine très mûre, presque confite, Marc nous dit «mais ce vin a du tannin!! » Tout à fait ! Nous sommes en 2003, millésime de la canicule et manque d’acidité généralisé, déjà dans le Nord, alors en Provence, on imagine aisément. Alors, pour donner un peu de structure à son vin, Henri Milan a décidé de le vinifier en rouge ce qui lui donne une assise tannique très originale, mais qui se fond admirablement bien dans la grosse matière. Évidemment, ce n’est pas un vin d’apéro, mais un vin de viande blanche, de volaille, préparées aux épices par exemple. Un coup de coeur pour quelques-uns (Terrible!! Comme dirait Marc) et également pour moi. Le Grand Blanc 2004, Vin de table
Encépagement : Rolle 25%, Grenache blanc (60%), Roussane (15%) Sol : argiles avec éboulis calcaires sur sous sol de marnes bleues. Similitudes avec Chablis Rendement : 35hl/ha Vinification : sous bois avec batonnage des lies. Dégustation millésime 2003 : Nez exotique sur un boisé bien intégré. Vin très gras, il révèle à l’aération des nuances florales complexes (tilleul) et beaucoup de fruit (mangue, agrumes...). Une longue finale chaleureuse incite à la gastronomie (rougets à l’huile d’olive) Ma Terre 2004, Rosé, Vin de pays des bouches du Rhône Ma terre 2004 est un vin de grenache avec une pointe de syrah et libère des arômes puissants de groseille, de framboise supportés par un peu de banane. La bouche est fraîche et le vin possède une belle mâche, un rosé d’apéro saucisson ou de cuisine provencale ; c’est le moment de sortir le pain frais et la tapenade maison, ce que nous ne tardons pas à faire! Très sympa avec ce vin ! Rosé, Tuilière Vieille AOC les Baux de Provence , 2004 Encépagement Tuilière Vieille : 40% grenache noir, 50% cinsault, 10 % syrah Henri en semble très fier, nous allons le déguster bientôt!
Encépagement : grenache 80%, merlot 20% (sur le 2004) Sol : débris alluvionnaires du quaternaire sur sous-sol argileux Rendement : 40hl/ha Millésime 2004 marqué par la sécheresse estivale, mais sans dommage grâce aux pluies de mai-juin. Très belle récolte alliant qualité et quantité. Dégustation millésime 2004 : Vin est extrêmement charnu, très onctueux à l’instar du 2003. L’apport du merlot pour la première fois renforce cette impression de volume en bouche. Le vin développe à la suite de la palette aromatique traditionnelle du domaine, des sensations de camphre et de menthe qui viennent renforcer une bouche très proche du grain de raisin.
Encépagement : syrah 35%, grenache 50%, cabernet sauvignon 15% (sur le 2001) Sol : argiles avec éboulis calcaires sur marnes bleues Rendement : 35hl/ha Vinification : assemblage des cépages directement en cuve, extraction modérée Millésime 2001 : encore plus chaud que 2000, mais le mois d’août plus frais et humide a permis une maturité plus homogène Le nez mêle notes balsamiques, torréfiées et fruits noirs. La trame est serrée et les tanins sont savoureux : c'est un vin que l'on mange et qui donne envie de manger ! Très charpentée, son exceptionnelle concentration promet un apogée dans les 5 à 10 ans à venir. Avec ce 2001, on monte nettement d’un cran, très suave (genre pipi de Jésus en culotte de velours) sur des arômes de fruits mûrs (cerise), violette, léger cuir. Très équilibré et avec encore du potentiel. Avis unanime et excellent rapport Q/P de surcroît Encépagement : syrah 20%, grenache 80% (sur le 2001) Sol : débris alluvionnaires du quaternaire sur sous-sol argileux graveleux, présence de safre jaune, similitude avec Rayas Rendement : 30hl/ha Vinification : assemblage des cépages directement en cuve, extraction modérée, sans soufre Millésime 2001 : concentration et puissance, récolté à 13,60° naturel, grenache à pleine maturité Dégustation millésime 2000 : Robe grenat profond aux reflets violines. Nez très riche, mêlant des parfums de cassis et de baies rouges bien mûres à des notes d’épices et de terroir. Bouche ample, pleine et riche soutenue par des tannins fins. Un vin tout simplement magnifique, proposé par un vigneron exceptionnel. Syrah et grenache récoltés manuellement à faibles rendements composent cette superbe cuvée vinifiée traditionnellement. A découvrir absolument (19/20, Guide Fleurus 2000) Dégustation millésime 2001 : Robe pourpre. Nez de terroir, complexe, présentant des arômes de sous-bois humide, de pruneau macéré, de paprika et de torréfaction rehaussés de notes d’iris et à l’aération, de cacao et d’eucalyptus. Bouche ample et savoureuse soutenue par une belle acidité et une structure fine et solide. Ce vin à la fois rustique, succulent, capiteux et authentique est issu de grenache (80%) et de syrah (20%) , élevé sans ajout de levure, sans sulfitage, ni collage, ni filtration. (17/20, Guide Fleurus 2005) Dégustation millésime 2001 (Atelier Milan Avril 2006). Le nez du Clos Milan 2001 est reconnaissable entre tous, par sa finesse, la présence d’arômes de cerise mûre qui rappelle les meilleurs pinots et, il est vrai, un peu le château Rayas. On y distingue également de beaux parfums de pain d’épices, un nez très complexe. Une superbe longueur toute en finesse. Commentaire Henri Milan : La Main de fer dans un Gant de velours. Pour une daubes aux olives, magret de canard, civet au romarin Clos Milan AOC les Baux de Provence , 2002 Le Clos Milan 2002 propose un nez séducteur immédiat, floral sur l’œillet et la violette et puis fruité sur la cerise bien mûre. On y retrouve une grande finesse en bouche et une très belle longueur pour le millésime. A boire maintenant. Clos Milan AOC les Baux de Provence , 2003 A déguster :-) |
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