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| Domaine de la Pinte, Arbois, 100 000 bouteilles |
Ma visite
Quittant le domaine Pignier, le temps presse. Remontée sur Arbois pour un rendez vous au domaine de la Pinte vers 17h. Très réputé (sélectionné dans le Bettane), et non content d’être en bio depuis 1999, ce domaine porte aussi un nom qui attire l’ingénieur brasseur que je suis. Sa devise n’est pas non plu pour me déplaire « Plante beau, Cueille bon et Pinte bien ». Hélas, Philippe Châtillon a un empêchement et je suis reçu par une sympathique « secrétaire sommelière ». Un beau sourire remplaçant les belles moustaches de Philippe Chatillon ne me dérange pas. Mais c’est la fin de la journée, il y a encore des clients et elle est très affairée. Peu de discussion sur le vin donc; dommage, ce sera pour une prochaine fois, peut-être au salon de Lille après l’été. Je peux cependant tout goûter, et à mon aise. Il est clair que l’on est dans le haut de gamme de la région. Cela se constate par les belles matières et les équilibres. Je m’attendais cependant à un peu mieux au vu de ce que j’avais goûté jusque là. L’accumulation des dégustations expliquant peut-être aussi cela. Petite déception donc jusqu’à ce que nous goûtions la très controversée cuvée S. S pour Suzanne Perrin, propriétaire, et non pour Savagnin, le cépage de cette cuvée. Si le millésime 1999 est trop réduit, avec le millésime suivant, c’est la claque. Un nez opulent de fruit confits, de miel et un corps d’anthologie soutenu par une belle structure. Vraiment excellent. Je craignais d’après certaines lectures un boisé dominant et un vin surfait, pas du tout ! Il est complètement fondu et laisse place à un grand vin. Je suis vraiment enthousiaste pour cette cuvée, qui vaut largement son prix ! Un peu plus tard, deuxième belle émotion avec le Château Chalon, plus clair que les vins jaunes habituels, mais quelle finesse, et il est déjà bien ouvert. Au final, un très bon domaine dont j’ai sélectionné mes deux cuvées coup de cœur. Le reste subira un examen de passage en septembre.
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Les vins
| Arbois Savagnin Cuvée S 1999, Domaine de la Pinte, Arbois |
Des vignes de 40 ans sur de belles marnes bleues du lias, similaires à celles de Château Chalon. Leur production est limitée à 20 hl par hectare, c’est très peu pour la région mais c’est le rendement visé par la plupart des producteurs repris ici. C’est aussi la condition nécessaire pour faire de grands vins dans la région et dompter l’acidité tout en favorisant la maturité. La vendange a été tardive, fin octobre, pour une maturité optimale. La matière a permis un élevage en fûts neufs, mais le tout est déjà complètement fondu et développe par touches successives des arômes de fruits de la passion, d’ananas, de poire, et de citron. Le miel floral est également présent, on passerait des heures à égrener les différents arômes, car la noix bien sûr mais l’abricot et le coing sont aussi perceptibles. Ce vin de dégustation trouvera aussi sa place sur les tables gourmandes, avec crustacés, homard, poissons et viandes à la crème ou foie gras poêlé. Déjà bien ouvert, il est à suivre sur 5 à 6 ans. Je l’adore et j’ai vraiment envie de le faire découvrir. Je vous l’offre donc à un prix nettement inférieur à celui de la propriété (Sélectionné parmi les meilleurs Jura par la RVF, 02/03)
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| Château Chalon 1996,Domaine de la Pinte, Château-Chalon |
Le domaine de la Pinte (quel beau nom, je ne m’en lasse pas) possède quelques ares sur ces marnes bleues feuilletées du Lias. Il n’était pas encore en bio à l’époque, mais si nous accordons beaucoup d’importance à cette démarche, nous ne sommes pas encore les talibans de la chose. Le rendement est bien sûr plus faible que les 40 hl autorisés. Surprenant pour le novice, l’œil est plus clair que pour les vins jaunes ou autres savagnins non ouillés, mais c’est souvent le cas pour le Chateau-Chalon. La finesse se poursuit en bouche mais avec beaucoup de gras. Ce vin commence à s’ouvrir et libère déjà de beaux arômes de noix verte, d’épices et de curry. Mais 1996 est un tout grand millésime et il serait dommage de ne pas l’attendre au moins 5 ans. La longévité elle, dépasse l’échelle humaine. A servir chambré entre 14 et 16°C et à carafer au moins 4 heures avant la dégustation. Pour l’apéritif, avec des noix et du Comté, ou plus originalement avec des mets exotiques, des grenouilles ou des escargots.
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Roquefort
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Saint Anne
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Roussillon
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Rhône
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T. Allemand
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Villeneuve
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