Domaine GANEVAT, JURA

Jean-François Ganevat

La Combe-Rotalier, 7 ha 

Jean François a fait ses classes en Bourgogne, à Chassagne-Montrachet. C'est un des premiers à avoir remis au goût du jour les chardonnay ouillés. En conversion bio depuis 2005.

En chardonnay, beaucoup de cuvées parcellaires passionnantes, un savagnin ouillé, une "vendange tardive" de savagnin, des rouges (trousseau, poulsard et pinot noir) toujours minéraux er épicés. Des vins typés (vin jaune et vin de paille)

Ma Visite Avril 2004

Troisième et dernier jour dans le Jura. Nous nous plaisons vraiment bien dans cette région, malgré le froid, c’est la chaleur des habitants qui nous revigore, et ce n’est pas fini ! Nous avons rendez vous avec Jean-François Ganevat que j’ai rajouté en dernière minute à ma liste en raison des comptes-rendus lus sur ce site . J’y allais surtout pour les rouges, j’ai été « scié » par toute sa gamme, en commençant par le crémant blanc, le meilleur dégusté sur place et qui vaut largement plus que des cuvées acides et acerbes de champagne pour la moitié du prix. Tellement surpris que j’ai oublié d’en commander.

 

La dégustation durera plus de 3 heures, et cela semble être la coutume avec Jean-François. Les caves sont éparpillées dans le village, ce qui ajoute au charme, mais aussi au rythme de la dégustation. Toutes les cuvées sont goûtées sur fût, parfois plusieurs fûts du même vin, instructif, et puis sur d’autres millésimes en bouteilles (pour les notes des vins voir le compte-rendu d’Olif et d’autres, je n’ai pas encore comparé mes notes mais l’impression d’ensemble paraît similaire). Il a également l’art de faire transpirer sa passion et de mettre son interlocuteur à l’aise. Comme par exemple, à chaque fois qu’il rassure le dégustateur hésitant et qu’un  « c’est pas l’souci » local gicle allègrement. Beaucoup de vins plaisir, beaucoup de classe et de pureté dans les arômes de ses vins pourtant sans soufre.  Les grands moments de la dégustation : les Grandes Teppes 2000, les cuvées de pinot noir signées Julien Ganevat, en fûts ou en bouteilles et la dégustation de ses vendanges tardives et sélection grains nobles de savagnin. Je ne parle pas de l’émotion contenue par les vieilles bouteilles ouvertes en fin de dégustation (1959, 1925), simplement étonnantes. Le courant passe et rendez-vous est pris pour une visite/dégustation en Belgique couplée à une visite de brasserie (la Moinette Dupont à Tourpes probablement), et pourquoi pas un Dîner Belges et Assimilés Vigneron II .

Cela se fera, de fait, pour le premier anniversaire de TrueGreatWines, fin 2004. Ce fut grand!


 

L'Avis des Guides

 

Sélectionné dans Le Classement, Guide vert de la RVF 2006 (pour la première fois, il était temps)

Guide Fleurus des sommeliers 2006 (Savagnin Privilege 2003, ...)

Guide Hachette 2005: Pinot Noir Julien Ganevat 2002*

Ne cherchez plus trop le domaine dans les guides, il ne recherche pas la médiatisation

  


Les Vins Disponibles

Crémant du Jura, Chardonnay

Je l’avais tellement apprécié sur place que j’avais oublié d’en commander pour la dégustation de mai 04 consacrée au Jura. Cet oubli est maintenant réparé, car vous allez pouvoir confirmer mon avis. Pour moi, c’est le meilleur crémant blanc dégusté jusqu’à présent. Le rapport Q/P est impeccable et permettra aux bourses moins fournies d’inviter des bulles de qualité à leur table.

 

OH … qu’il est bon !, Crémant du Jura, Chardonnay

On peut le dire ! Sans soufre, le nez se rapproche un peu des cuvées de Champagne Beaufort, avec de l’écorce d’orange, du fruit très mûr et des épices. La bouche est superbe de fraîcheur mais possède une consistance proche de très bons champagnes. Un coup de cœur !

 

Rosé du Jura, Poulsard et bien d’autres 

Un assemblage de cépages très divers et très originaux. Nez fruité et foxé ? Bouche nerveuse qui attend le soleil et les scampis à la diable. Très rafraîchissant, pour amateurs de vraie Kriek .

 

Les Florines, Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé,  2002

Dégusté au fût, les Florines confirme en bouteille ses arômes fruités, floraux et une petite note de vernis. Le tout avec une belle vivacité et une pointe de minéralité et beaucoup de fruits exotiques en retro-olfaction. Un rapport Q/P génial. Idéal avec les crustacés.

 

Les Grusses, Côtes du Jura, chardonnay ouillé, 2002

Le vin blanc préféré d’Anne et on la comprend. Il possède une superbe rondeur qui le rend idéal à l’apéritif. Cependant, le nez est fidèle à son terroir et à sa minéralité. L’acidité est superbe, gourmande, salivante et pousse à la consommation, attention.

 

Les Grusses, Côtes du Jura, chardonnay ouillé, 2002

Quelle puissance, le millésime 2003 est bien négocié, grâce à cette minéralité qui est présente dans presque toutes les cuvées de fanfan. Un peu moins aromatique au nez que le 2002, un peu moins acide aussi, mais quelle concentration !

 

Les Chalasses VV, Côtes du Jura, chardonnay ouillé, 2002

Dernières bouteilles également. Il faudra que je prenne le temps de décrire un peu mieux les différences entre les sélections parcellaires que Jean-François nous offre. Chalasses possède un superbe équilibre, peut-être un peu plus de droiture que les Grusses pour une concentration similaire. De très haut niveau.

Les Grands Teppes Vieilles Vignes Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé, 1999

Quelques bouteilles, témopignage du premier millésime de Jean-François à son retour de Bourgogne. On est encore dans un style assez oxydatif , mais il y a déjà la puissance et la complexité. A garder encore!

Les Grands Teppes Vieilles Vignes Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé, 2000 

Les Teppes sont à l’origine des monticules non plantés, mais ceux-ci le sont maintenant et sont grands ! Sur ces marnes violettes et rouges, le chardonnay donne chaque année des vins puissants. Celui-ci est élevé 40 mois, sans soufre, non bâtonné et régulièrement ouillé. Le nez intense développe des arômes de banane, voire de kiwi et de coco. Le boisé est complètement fondu et cède la place à une belle puissance. Des épices (curry) laisse entrevoir que ce vin ne reniera pas ses origines. Pour une tajine, ou pourquoi pas un homard !

Les Grands Teppes Vieilles Vignes Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé, 2001

Ici aussi, plus que quelques bouteilles de ce vin sélectionné dans le guide Fleurus 2005 (17/20)

"...Nez très intense de beurre, de crème brûlée, de miel et de fruits confits (fruits exotiques, mirabelle) rehaussés de notes grillées et minérales. ... Finale à la fois riche et fine.

A boire à partir de 2008 A garder jusqu'en 2016

 

Les Grands Teppes Vieilles Vignes Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé, 2002 

En 2002, superbe millésime en Jura, fanfan a démontré tout son talent, notamment avec cette cuvée. Dégustée à l’aveugle avec des crus de la côte d’or, elle est sortie dans le trio de tête. À nouveau, la magie du vigneron et de son travail à la vigne associe un fruité gourmand, une minéralité exemplaire et un boisé très fondu. Un nectar déjà superbe maintenant, mais de grande garde.

Les Grands Teppes Vieilles Vignes Côtes du Jura blanc, chardonnay ouillé, 2003

Devrait bientôt arriver!! 

 

Savagnin ouillé Privilège, Côtes du Jura 2002

Attention dernières bouteilles ! Plus qu’une curiosité, ce vin montre ce que l’on peut attendre de ce type d’élevage et est une très belle expression du cépage. Beaucoup plus de classe que son cousin le gewurztraminer, il associe ici exotisme et minéralité. La longueur de saveur est impressionnante.  Ses arômes exotiques se marieront admirablement avec les plats épicés et les poissons en sauce.

 

Savagnin ouillé Privilège, Côtes du Jura 2003 

Le 2003 est superlatif, puissant, enivrant, il possède un peu moins de minéralité que le 2002, mais une très grande persistance. Miam, à boire ou à attendre.

 

 

Poulsard Vieilles Vignes, Côtes du Jura rouge, 2004

Le Poulsard, cépage typique au Jura est toujours réussi chez Ganevat. C’est encore le cas en 2004. Nez fruité (groseille, prunelle, épices) et légèrement foxé. Grande fraîcheur en bouche et belle longueur. Pas un vin puissant, mais un vin très digeste. Pour charcuterie et grillades.

 

Trousseau 

Ben, tout est parti, on attends le 2005 !

 

Pinot Noir  Cuvée Julien Ganevat, Côtes du Jura, 2003

Encore quelques bouteilles de ce millésime fabuleux. En 2003, ce vin n’a pas trahi ses origines et si la robe plus profonde qu’à l’ordinaire, l’acidité, généralement aux abonnés absents en 2003 y est ici bien tranchante. Mais ce qui caractérise le pinot noir de Ganevat, c’est cette minéralité exceptionnelle, ces arômes de pierres mouillées et de mine de crayon qui désarçonne les meilleurs connaisseurs. Beaucoup de fruits rouges aussi, mais surtout perceptibles en retro-olfaction. Un vin encore en devenir, à carafer pour en profiter maintenant.

 

Savagnin prestige, non ouillé, Côtes du Jura, 1999

1999 a donné de beaux savagnins et après celui du domaine Tissot, en voilà un autre qui le concurrence bien. Les arômes de noix verte, tirant vers la noisette et le curry sont bien là. La matière est gourmande et appelle des volailles et poissons en sauce.

 

Savagnin prestige, non ouillé, Côtes du Jura, 2000

2000 est en principe un  millésime moins réussi que 1999. En principe seulement. Difficile de dire celui que je préfère ; peut-être un peu moins d’acidité dans le 2000 ; mais il faudrait vraiment les mettre côte à côte pour identifier les différences. Excellent.

 

Vin jaune, savagnin,  1996

Un très grand millésime pour le vin jaune ! Il faut en avoir en cave pour apprécier d’ici quelques années ce type de vin. On retrouve les arômes du savagnin mais avec un supplément d’intensité et de longueur, de toute beauté. Pour les curieux, à essayer sur un foie gras.

 

Vin de paille, 2000 (37.5 cl)

Toute en dentelle, malgré la sucrosité résiduelle. Ce vin décline les arômes d’abricots, de miel, de noisette et de figues ; un dessert à lui tout seul.

 

Vin de paille, 2002 (37,5 cl)

Attention, un autre style que le 2000. Beaucoup plus puissant, plus de liqueur, plus long aussi. A attendre en se délectant des 2000 (que l’on peut aussi garder pourtant). Finale très complexe sur les fleurs, les fruits biens mûrs et les épices. Grand et Succulent !

 

Suyquième 2002 (37,5 cl) 

Attention, une merveille. Dégusté sur place, j’en voulais absolument pour le premier anniversaire de TGW et Fanfan en a mis quelques cl en bouteilles pour moi, pour suyquième !

C’est en fait une vendange tardive de savagnin, aux arômes puissants de mangue, de miel et de fleurs suaves (genre  ylang ylang). La bouche est d’un équilibre parfait, d’une liqueur savoureuse. A se damner !

 

Macvin

Ceux qui ne connaissent pas encore le macvin se doivent de le découvrir, c’est un apéritif de classe mais de bon rapport qualité prix ! Il associe les arômes traditionnels du Jura à ceux de fruits mûrs et de marc de raisin. Chaleureux mais digeste, il accompagne aussi les entrées au jambon et melon ainsi que les fromages bleus !

 

 

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