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Domaine BERLIOZ, SAVOIE GIlles BERLIOZ Chignin, 3,5 ha Ancien paysagiste reconverti à la vigne en 1990 et qui ne se sent bien qu'au sein de celle-ci; on comprend su'il l'ait converti officiellement au bio. Un vigneron qui a délibérément choisi de se séparer de ses vignes en location pour se concentrer sur les siennes et y faire, seul, à dimension humaine, le meilleur vin possible. Si ses rouges sont, à mon avis, en retrait (mais il a donc lâché sa mondeuse en location et a arraché ses gamay pour y mettre du persan et de la mondeuse), ses blancs sont déjà grands. Un chignin plus que de soif, une roussette hélas épuisée mais qu'on ne ratera pas l'année prochaine, et puis son chignin-bergeron, pas loin de très très bons hermitages Ma Visite Juillet 2006 Bon en allant enfin chercher ma commande de mondeuse chez Louis Trosset, l’occasion était trop belle pour ne pas faire un arrêt chez un de ses voisins dont on avait récemment parlé sur la toile entière (LPV, D.COM et chez Olif ou encore ici). Je l’avoue, je ne me précipite pas sur le moindre vigneron médiatisé sur les blogouforums du net, mais on y identifie quand même avec le temps quelques similarités de goût avec certains de leurs auteurs. Et là, l’info arrive via ceux qui me sont gustativement les plus proches, Olif justement et Ptit philou. OK, c’est à Chignin, village voisin d’Arbin, le fiefs des Trosset, je prends rendez vous.
Je suis accueilli par le couple Berlioz, ma fois très simple, très souriant et je vais encore me faire gronder pour galvauder mes termes préférés, mais tant pis, très … nature ! On sent très vite la passion débordante, l’envie de très bien faire, et quand arrive la dégustation, un p’tit doute qui s’infiltre insidieusement. Faut pas les Berlioz, continuez, foncez, posez vous des questions, mais la qualité, c’est la bonne voie ! Un exemple de doute ? Tiens on déguste une cuvée de gamay 2005, Gilles voulait tenter du sans soufre, mais à la première note de pomme verte, ils ont sulfité ! Bon évidemment, c’est pas moi qui finance et s’il faut prendre des risques, il faut aussi les calculer. Mais je ne peux m’empêcher au vu de la dégustation de trouver cela un peu dommage. Mais je crois qu’ils recommenceront, et en tout cas, ils décroissent les doses à chaque vinification, j’applaudis cette démarche, même prudente de toutes mes papilles. Outre le gamay, qui ne m’a donc pas spécialement emballé malgré une belle matière, j’ai surtout flashé sur les 3 blancs. Un chignin fait de jacquère, sur la minéralité pierre à fusil mais aussi les agrumes et les fruits blancs et puis un corps svelte qui donne envie de l’embrasser à pleine bouche, c’est très bon et pas cher, je l’ai rentré ! La roussette de Savoie, très belle, malgré un peu de sulfite au nez, à suivre sur les prochains miullésimes, c’est sûr. Et puis le Nirvana, le chignin bergeron 2004, oui bergeron comme l’abricot et on en sent dedans à plein nez, mais pas que, aussi de la mangue et une belle minéralité, une finale sur de beaux amers aussi. Superbe, je l’encave aussi !. Et comme ce n’est pas tout, ils ont ouvert pour moi un 2002, un vin dans toute sa splendeur, au tout début de son apogée probablement longue, suave mais minéral, complexe sur les fruits jaunes très mûrs et de fines notes épicées (curry). Waouw !! Les rouges ne sont à mon avis pas encore au niveau, malgré une belle mondeuse 2004 très aromatique, mais qui ne possède pas la trame de celle de Trosset. Ce n’est pas grave, une question de terroir probablement, c’était des vignes en location et c’est fini. Gilles a réduit la taille de son vignoble à 3,5 ha afin de pouvoir faire tout le travail en vigne seul. Il a même arraché ses gamay pour y planter de la mondeuse, et puis du persan, un cépage local oublié, qui peut donenr des vins intenses, profonds, tanniques et de garde, à suivre de très très près !
L'Avis des Guides
Pas encore dans le Guide vert, mais régulièrement sélectionné dans Le Guide Hachette (par exemple 2 ** pour le Chignin-Bergeron 2002) Sélectionné dans le Guide Solar des Vins bios pour le Chignin-Bergeron 2004 ** Les Vins Disponibles Chignin, Jacquère, 2005 Robe claire aux reflets verts; nez sur le silex et les fruits blancs; note florale, acacia. belle bouche friande offrant une densité taillée pour apaiser la soif ou s'offrir aux entrées de poissons et de custacés. Un délice pour les 3 prochaines années.
Chignin-Bergeron, Roussane, 2004 Tiens, voici le commentaire du guide Solar: " Vin élégant, long et fruité. Le nez s'affirme massif, sur un carnaval de senteurs fruitées, florales et minérales, avec une touche boisée. La bouche offre une matière élégante, délicate et fruitée, et finit aromatique et minérale. Beau vin typique et équilibré. La coupe est belle, il faut la boire pour des sensations longues et musivcales jusqu'en 2008/2010 avec des poissons de rivière, des volailles crémées, des terrines, des diots."
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