| Franck Beaubois | |||||||||||||||||||||||||||||||
Formation plastique
dans les écoles d'art de Caen et d'Avignon. DNSEP.Crée et
est actif dans le groupe Faits Divers
de 92 à 95.Développe pendant quelques années
un ensemble d'installations et d'actions faisant
appel à la participation de tiers ou de public comme les actions
repas ou d'autres liées à un travail
photographique de rayogramme en grand format,comme par exemple 7
jours de vie en zone sensible, réalisation d'un rayogramme
de 38 m2 insolée pendant une semaine pendant la quelle deux protagonistes
vivent à sa surface sans jamais la quitter et crée l'image
en laissant leurs ombres. Après les Beaux Arts d’Avignon
ou il rencontre la danse dans les ateliers de Maïté Fossen,
il se consacre à l’étude et à la pratique de
la danse, e.a, à l’Université de Nice Section Danse
se formant part ailleurs à la Labanotation. Il découvre
l’improvisation dansée comme forme de spectacle, son intérêt
se concentre alors sur ce champ de la danse. Il suit l’enseignement
déterminant de Julyen Hamilton, Lisa Nelson, Katie Duck, Simone
forti, Steve Paxton… Son apprentissage ayant eu pour constante le
soutien de la pratique de la technique Alexander qu’il continue
d’approfondir aujourd’hui.
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Martine Garnier, Pascal Gelmi, Marine Fieyre, Fabienne Gras, Serge Meyer, Sébastien Dupont, Franck Beaubois... Groupe actif de 92 à 96. Ils organisent les Vitrines Éphémères en Avignon, mise à disposition de locaux commerciaux vacants (en particulier une boucherie sur plusieurs années) à la disposition des artistes qui y réalisent installations, performances. Vernissage dans la rue devant la vitrine. Ils organisent aussi des rencontres ou événements, comme à l'occasion de l'anniversaire de l'art de Filliou ou comme Intervenson, exposition et rencontre autour de la place du son dans les oeuvres plastiques. Ils font différentes actions, comme Driving Cross, cinéma ambulant de films réalisés en fonction du contexte et projetés aux automobilistes (aux feux rouge). On peut citer également 1er Avril, à consommer de préférence, invitation à un repas dans des caddies sur un parking de supermarché. |
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| 1er Avril, à consommer de préférence Caen, Centre Commercial D'Hérouville St Clair 1er Avril 1995 |
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Les personnes ont reçu par courrier une invitation sous forme d'une boîte de conserve contenant l'invitation avec date, heure et lieu et leur demandant d'emporter un baladeur. Nous les attendons sur le parking du centre commercial et à leur arrivée nous leur remettons un kit caddie, comprenant un ensemble de couverts, un support en carton adapté formant une tablette à la taille du chariot, un système de ficelle/crochet se transformant avantageusement en siège, ainsi qu'une cassette audio composée par nos soins et qu'ils sont invités à écouter pendant leurs courses. A la sortie, nous formons un cercle de caddie et nous nous y installons pour le picnic qui durera 2 heures, vaste échange de produits, qui aura lieu sur le parking après avoir du déménager et que l'on nous ai finalement toléré à l' arrière du supermarché. |
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En collaboration avec Marine Fieyre |
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Le cercle 1992
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Ikéahah 1991 4 x 1,6 x 2 m Métal laqué, tulle , carton |
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Actions repas l'objet principal servant à l'action est un volume contenant dont l'expression formelle est la fin des limites entre chaque assiette lorsque "la table est mise". L'assiette est fabriquée sur moule, avec de la résine de classe alimentaire; elle n'existe que pour le temps du repas, elle est ensuite détruite. |
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Conservatoire de musique slave, Paris 18 juin 1992 59 personnes mangent dans la même assiette |
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| Photographie | ![]() |
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| Réalise des images, sténopé du contenu de ses poubelles, de l'ombre de l'eau, puis des actions ou l'image tient lieu d'empreinte, les ombres d'un vécu, comme celles d'un repas, d'un coït, d'une danse, d'un temps passé à regarder la télévision, ou d'une tranche de vie. | |||||||||||||||||||||||||||||||
Repas en lumière inactinique: l'auberge rouge En collaboration avec Marine Fieyre 28 avril 1993, Ferme du Buisson, Noisiel. Rayogramme de 6 x 2 m. |
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Sont invitées à l'Aubergee rouge, toutes les personnes travaillant au centre d'art de la Ferme du buisson. L'auberge est éclairée par de la lumière inactinique, une grande table est mise de manière à recevoir une trentaine de convives. les asssiettes sont transparentes, la nappe est remplacée par un papier photosensible. Un dispositif de flash insole de manière aléatoire la nappe tout au long du déjeuner. Quand le repas est fini, les serveurs débarrassent puis passent l'éponge; l'éponge est imbibée de révélateur, les personnes assistent à la révélation de l'image du repas. |
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1 minute de télévision 9 juin 1994 ,rayogramme de 3,8 x 6 m |
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Les personnes sont assises sur un support photosensible dans une pièce isolée de la lumière. J'allume la télévision, je zappe pendant une minute. La lumière de la télévision insole le support. La minute écoulée les personnes sortent de la pièce. L'image est révélée. Les personnes sont invitées à venir voir l'image en lumière du jour. |
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7 jours de vie en zone sensible en collaboration avec Mathieu Vincent Du 18 novembre au 25 novembre 1996, Hangar à Bateau, Avignon. Rayogramme de 3,8 x 10 m |
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J'ai proposé à Mathieu Vincent de vivre en autarcie dans un espace à l'abri de la lumière sur une surface photosensible et de créer une image en la vivant. Partis pendant 7 jours avec le minimum que nous jugions nécessaire (vivres, duvets, eau, cigarettes ) nous avons sans jamais quitter sa surface composé une image avec nos corps et tout ce que nous avions emportés. Il était inclus dans les règles de jeu, que rien ne disparaîtrait, que tout resterait à la surface. le support argentique faisait 38 m2 il était disposé au sol au centre du hangar comme une sorte de tapis ou plutôt de radeau puisque nous nous étions donné comme contraintes de ne pas quitter les limites intérieures de ce rectangle blanc durant les 168 heures que durait l'action. Le processus d'exposition était irréversible. Une source dite inactinique (mais qui l'est sur la durée) servait pour insoler le papier sans interruption, calculée pour obtenir un noir au bout des 7 jours. Si un objet ou un corps restait à un endroit 24 heures nous obtenions une empreinte de l'ombre d'une valeur de gris d'un septième de noir. Les contraintes relatives à la gestion du temps alors que, volontairement, nous n'avions emmené avec nous aucune mesure objective (pas de montre), était vécue de manière organique liée à nos activités basiques dormir, se nourrir etc... Nous n'avions pas de plans établis quand à la composition de l'image, elle fut improvisée. Au fure et à mesure s'est inventé une structure d'espace qui répondait à la fois à nos nécessités de capture des ombres et à une répartition fonctionnelle. En haut se trouvait les activités de jeux que nous inventions. Plus bas, centre-haut se trouvait la réserve de nourriture, de chaque coté (les deux grande traces plus claires) le lieu ou nous dormions, prenions des notes en faisant de petites compositions dans un sens plus classique, pictural. un espace plus individuel, c'était aussi de là que nous observions notre espace de jeu, qui très vite à ressemblé à une sorte de paysage. Au centre, se trouvait la réserve d'eau, et de l'espace de stockage de la nourriture jusqu'à la réserve d'eau: le flux. Le flux. Nous découpions en morceaux les plus petits possibles chaque reste de nourriture, d'emballage, que nous lancions vers le bas de l'image. C'était une activité régulière commune que nous avons entretenu durant toute la durée. Autour de la réserve d'eau, se trouvait des champs d'expériences, où une idée de l'un pouvait être recouverte prolongée par celle de l'autre. Le bas de l'image correspond à la zone ou finissait le flux, en bas à droite lieu pour se laver, et en bas à gauche zone des toilettes. Nous y déposions dans des sacs plastiques nos défécations, et dans les bouteilles plastiques (que nous avions préalablement bus) nos urines.
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Il était convenu qu'au bout des 7 jours quelqu'un venait nous siginifer la fin de l'action. Sans quitter le hangar, nous avons alors préparé la chimie et au ballet nous avons révélé l'image. Nous avons ouvert les portes, laissé le public entrer dans la pièce venir découvrir l'image. L'image fut exposée à
plat dans le lieu de sa fabrication, exactement au même endroit.
C'est par le truchement d'une reconstitution par morceaux photographiés
et réassemblés que nous avons pu en avoir une perception
globale. |
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