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SystEmes psychothErapeutiques.

1. Systèmes centrés sur la subjectivité (psychanalytiques).

Sur base des notes prises au cours du Pr. Passone (Université de Mons - Hainaut)

Définitions :

Subjectivité.

Auto représentation de ses propres modalités, de ses affects (émotions), des éprouvés en résultant de ces émotions

Affectivité - affect

L'affectivité suppose donc la distinction entre la subjectivité, en tant qu'intériorité de la psyché, et l'extériorité du monde extérieur.

Le terme "affect " est d'origine plus ancienne, puisqu'il remonte à la seconde moitié du XVIIIe siècle, et semble désigner, plus ou moins indistinctement, le sentiment, l'émotion, voire la passion. Il dérive en effet du terme latin afficere qui signifie l'aptitude à être touché, et implique une modification subie par ce qui est ainsi "touché ". Il y a dans le concept d'affectivité le concept d'une passivité – ce qui semble justifier son rapprochement avec le concept de "passion " ou de passions.

Psychanalyse freudienne.

Sigmund Freud.

Principe

A la fois théorie de psychologie générale et discipline clinique. Au départ : prises en charge de cas d'hystérie. S'adresse aux pathologies de névroses.

Freud abandonne les techniques d'hypnose et la méthode dite de la catharsis. La cure psychanalytique est non suggestive.

Elle vise à lever les amnésies et à faire revivre dans le présent les traumatismes refoulés dans le passé.

Le projet de la cure est l'investigation du fonctionnement psychique de la personne, le renforcement du moi et ainsi l'auto (com)préhension des pulsions.

La disparition du symptôme n'est pas son but et la cure ne se termine pas avec sa disparition.

La psychanalyse n'est pas :

Quels sont les caractéristiques de la démarche psychanalytique ?

Le thérapeute, par son attitude, va susciter chez son patient l'émergence de ses revendications pulsionnelles (inconscientes) à travers des éléments incohérents de son discours, des lapsus, des contradictions, la relation de rêves.

Des souvenirs (infantiles) refoulés de telle manière qu'ils sont devenus sources de blocages et de résistances (les traumas) remontent à la conscience (remémoration). Ils devront être revécus dans le transfert (répétition) puis être liés, mais cette fois correctement à l'affect (perlaboration) et à nouveau refoulés.

La fin de l'analyse correspond à l'apparition de la capacité d'auto analyse personnelle permettant la circulation des pensées libérée des blocages et des résistances.

La Technique.

Elle n'est pas vraiment codifiée. Le thérapeute doit tenter de décrypter le contenu primaire évoqué dans le va et vient entre les manifestations inconscientes et le discours de la réalité actuelle.

Le cadre analytique obéit à un certain nombre de règles.

Le "setting " (cadre) est une situation artificielle, construite afin de permettre l'observation des contenus psychiques du patient. Une volonté de reproductibilité expérimentale s'inscrit dans cette démarche.

Ces règles sont :

- Le mode d'expression dans la cure, c'est à dire la "libre association ". Ce mode de pensée, libre, non rationnelle s'approche de la pensée inconsciente. Les conflits internes sont à l'origine de résistances, ce qui entraîne des arrêts et des blocages du discours. Mais ce mode d'expression est propice au dépassement des barrières sans pour autant qu'il y ait un état de conscience modifié.(?). Les conflits et les traumatismes infantiles refoulés et oubliés du conscient émergent et se révèlent.

- L'analyste se met dans une situation "d'attention flottante ", offre une disponibilité bienveillante, peut tout entendre et tout accepter sans jugement moral.

La disposition entre l'analysant et l'analysé est a-synchronique. Le premier ayant déjà effectué une analyse a déjà été amené à explorer son inconscient. Cette dissymétrie fondamentale confère à l'analysant l'autorité sur l'analysé, et permet la situation de psychothérapie et le transfert.

- Le but premier sera la remémoration d'affects ayant entraîné des épisodes traumatiques du fait que l'appareil psychique n'était pas suffisamment équipé pour les affronter. Lors de la résurgence du souvenir, sa symbolisation par les mots permet d'appréhender ce souvenir au niveau du conscient, de l'appréhender de manière critique et de le relier aux pensées. La liaison des pensées permet la mobilisation et la circulation de l'énergie faisant disparaître l'angoisse que le blocage entraînait.

Le second refoulement sera non traumatique.

- d'autres règles du "setting " : le cadre, le divan, les horaires, le payement.

Le rôle du transfert.

Le transfert s'instaure sur la personne du thérapeute et est la condition nécessaire de la cure. Par la situation dans laquelle il se trouve, le patient va être amené à projeter sur la personne de son thérapeute des images mentales passées, des expériences libidinales agressives infantiles et à répéter ces épisodes en les revivant au présent avec un sentiment d'actualité.

L'attitude du thérapeute est de renvoyer systématiquement les questions du patient sur d'autres questions ramenant à des images de plus en plus infantiles.

Mais le transfert entraîne une résistance, car la remémoration puis la répétition des traumatismes réactivent la souffrance qui est à l'origine du symptôme. Le symptôme ayant été, dans le passé, la seule solution trouvée, et donc, un moindre mal, dans le transfert se manifeste une résistance à évoluer. C'est ainsi que le malade ne se remémore pas le souvenir traumatique, il le traduit en actes en le répétant et en ignorant que ces actes sont une répétition. Exemple : "il ne se rappelle plus avoir éprouvé un intense sentiment de honte de certaines activités sexuelles mais il montre qu'il a honte du traitement auquel il est soumis et tient absolument à tenir secret ce dernier " (S. Freud). Plus la résistance sera grande, plus la répétition se substituera au souvenir. Ces répétitions successives dont l'ordre se détermine par l'apparition des résistances successives vont provoquer la réapparition de tous les symptômes qui se sont succédé dès le début de la pathologie névrotique. L'aggravation de l'état psychique du patient est inévitable et dénote de l'évolution du traitement. Le travail de l'analyste se situe dans le maniement du transfert dans lequel il va enrayer la compulsion de répétition et la transformer en une raison de se souvenir. Ce n'est qu'à ce moment que le patient arrive à connaître ses résistances et à les vaincre lui même par un travail psychique que Freud appellera la perlaboration. Elle consiste à revivre des anciens affects refoulés avec les éléments psychologiques dont on dispose actuellement, à intégrer différemment les épisodes vécus comme traumatisants au stade infantile. Ils ont été remémorés, répétés, et il faut les réorganiser et les lier au niveau du conscient au moyen du matériel psychique dont on dispose actuellement pour leur faire perdre leur caractère traumatique, donc pathogène.

Dans toute cure existent des épisodes de transferts négatifs. L'analysant est jugé comme incapable, malveillant, méchant... Progressivement va s'établir un équilibre entre transfert positif et transfert négatif, signe de l'autonomisation du patient et prémisse de la fin de la cure.

Autres psychothérapies d'inspiration analytique.

La cure classique – "travail de l'or " - n'est que rarement réalisable en pratique. Son but n'est pas essentiellement curatif, mais de pure exploration de l'inconscient.

La civilisation actuelle introduit, à côté des névroses d'origines traumatiques internes, des problèmes consécutifs à des facteurs de civilisation. Cela rend moins profitable l'application stricte de la cure classique.

1) Réduire à 2 séances par semaine; maintien de l'exploitation du transfert et du cadre.

2) Travail face à face. Convient aux patients incapables de supporter de se trouver seuls face à leur monde interne. Le silence, ou les réponses renvoyant à des questions de la part du thérapeute est maintenu.

3) Au delà de l'interprétation, certains patients requièrent une clarification et une reformulation de leurs problèmes quand les facultés de verbalisation du patient sont pauvres. Thérapies très longues, mais l'installation du transfert font que cela reste un travail analytique.

Le traumatisme et son recouvrement par la toxicomanie.

Les thérapeutes constatent que l'origine de la toxicomanie de nombreux patients réside dans des abus sexuels Les drogues constitueraient chez ces derniers une solution narcotique à leur douleur d'exister consécutive à ces traumatismes mal refoulés de la petite enfance.

Voir :  LES ENSEIGNEMENTS DU LIVRE DU DR JACQUES 

 

 

 

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