Les Produits

champignon hallucinogène (psilocybe mexicana)
Les hallucinogènes
Commençons ce chapitre par le témoignage enregistré lors d'une conversation entre une enseignante et une jeune fille. Cette dernière avait accepté de témoigner de ses deux expériences de consommation de substances hallucinogènes. La lecture de ce témoignage est édifiant. Il révèle la relation de confiance qui s'est établie entre une adulte et cette jeune fille. Il nous fait ressentir au plus profond de nous-même le vécu subjectif de ces expériences. Il est une grande leçon de modestie pour les "spécialistes en toxicomanie" que nous estimons être, car il nous en apprend beaucoup au départ de la simple relation d'une expérience.
OURANIA.
Entretien entre Ourania et Bernadette, à propos de ses expériences de consommation de différents produits.
Anamnèse.
Ourania est une jeune fille d'environ 18 ans, mince, spontanée et sensible. Elle est étudiante en cinquième technique secondaire. Elle veut devenir infirmière. Elle commence une expérience avec les joints à l'âge de 15 ans. Ensuite, elle a l'occasion et expérimente un demi carton de LSD. Elle parle également d'une troisième expérience avec de "l'acide à sniffer" (?). Elle refuse d'expérimenter l'alcool, l'héroïne ainsi que la méthadone. Elle dit en cela agir sur les conseils d'une amie qu'elle définit comme son ange gardien.
Actuellement, elle dit ne plus consommer de "produits", et pratique les arts martiaux.
Entretien
Se déroule en deux parties d'environ 45 minutes. La première dans une classe, la seconde à la terrasse d'un snack. L'entretien est enregistré sur audio cassette.
Elle a consommé des substances hallucinogènes avec des amis, la nuit dans un appartement. Elle stresse à l'idée de voir arriver son frère pressenti pour venir la chercher, parce qu'elle a un rendez-vous avec ses cousines et qu'elle trouve que le temps passe trop vite alors qu'elle se sent si bien. Elle est prise de tics, à l'impression de devoir lever ses jambes très haut pour pouvoir marcher. Lors de la chute, elle se sent tout à coup très fatiguée, presque "vert de la tête"...çà, dit-elle, je l'ai vu en réalité : vert olive!."Et on crevait de faim, c'était atroce, cette peau qui était verte et des boutons qui poussaient partout, avec du pus. Et ce n'était pas imaginaire, je l'ai vraiment vu comme ça. Je voyais des choses qu'on ne voit pas quand on est dans un état normal : un meuble qui faisait des vagues, la porte me paraissait immense... Je parlais avec une autre fille qui est devenue comme un monstre, sa peau fondait presque. La lumière s'agrandissait tellement que c'était comme toutes des explosions, tout était agrandi, comme une grosse bombe qui éclate; j'étais très excitée, je dansais sans cesse et regardais vers le haut. Je regardais les autres qui dansaient aussi et ils avaient l'air bizarroïde et leurs visages devenaient horribles, se déformaient, la peau fondait. Les voitures faisaient plein de vagues, devenaient molles, tout était mou autour de moi".

Lors de son retour à la maison.
"Dans le tram, tout le monde était vert et tout était mou, mais on se sentait très bien, il n'y avait rien de mal, je ne sentais rien qui me faisait mal ni à l'intérieur ni à l'extérieur".
Arrivée à la maison.

"Il y avait plein de serrures sur la porte... j'essayais peu à peu. J'étais consciente que j'étais complètement pétée".Je regarde mon visage dans le miroir et je voyais des lignes rouges qui ondulaient de tous les côtés sur mon visage. Et entre ces lignes c'est comme si je voyais mes globules rouges. Tout faisait comme un flux qui avançait, reculait, comme si je voyais toute la circulation de ma tête, et j'ai eu peur".
Elle conclut que c'était agréable "jusqu'aux hallucinations avec la la porte, les globules rouges et le fait qu'elle oublie comment est le visage de sa mère. Cela lui procure beaucoup de chagrin et d'angoisse pendant la descente. "Je me mets à penser à ma mère, puis tout à coup, le flash, l'horreur, je ne me rappelle plus son visage... c'est encore plus triste que tout ce que j'avais vécu".
voir : http://www.ping.be/chaosium/LSD.htm
L.S.D & Ergot de Seigle

CLASSIFICATION : Perturbateur
Aperçu historique
Origine d'épidémies redoutables au moyen-âge provoquant des maladies très dangereuses voire mortelles (Feu de St Antoine, Feu Sacré, Mal des Ardents).
Botanique
Le claviceps purpurea est un petit champignon parasite qui atteint le seigle, le froment et l'avoine. On le rencontre principalement sur le seigle sous forme d'ergot.
Chimie

Entre 1918 et 1944 les laboratoires SANDOZ effectuent des recherches sur le Claviceps purpurea . Ce n'est que le 16 avril 1943 que le chercheur Suisse Albert HOFMANN découvre accidentellement les propriétés hallucinogènes du LSD 25. Le chiffre 25 indique simplement que ce produit synthétisé était le 25ème corps d'une série de 27 molécules synthétisées dans cette même famille. Le L.S.D. 25 se présente sous forme d'un liquide incolore et inodore à sa sortie des laboratoires clandestins semblable à de l'eau, mais on peut le rencontrer sous forme cristallisée ; il est alors blanchâtre. Indétectable avec le chien anti-drogue;
Présentation
Ce sont généralement des morceaux de buvards; des morceaux de sucre, des pilules de petites tailles, de couleurs et de formes variables, qui sont offertes à la consommation des toxicomanes par les dealers . Le dosage de ces "pills" de L.S.D. est de l'ordre de 80 à 120 ug. Le L.S.D. est l'un des produits les plus actif que l'on connaisse. On ne connaît pas la dose mortelle. Les doses varient de 80 a 400 microgrammes .
Mode d'emploi
Ingestion - Cette drogue peut être administrée à l'insu de la personne.
Effets
Au bout de trente à soixante minutes après ingestion de la dose, l'usager commence à ressentir les premiers effets. Les symptômes atteignent leur maximum au bout de 2 heures et cessent après 6 heures . Cependant, des évolutions dépressives ou exaltantes peuvent se manifester jusqu'à 12 heures Les molécules du L.S.D. 25 agissent directement sur le cerveau ; elles y entraînent des séquelles, après des troubles divers, souvent irréversibles, même des la première prise .
EFFETS SUR LES SENSATIONS - LES PERCEPTIONS :
Le sujet ressent une très forte intensification des couleurs, des bruits, des odeurs. Il a des hallucinations colorées, les couleurs se transforment en sons et les sons en saveurs . Les objets, les murs, les sols, les personnes alentour sont distordus et semblent onduler ou courir. L'image qu'on a de soi se bouleverse, les membres se séparent du tronc, le corps flotte, si on se regarde dans un miroir, on peut voir sa face éclater. On peut même se sentir "devenu" cadavre.
( Perturbations du rapport avec la réalité et du concept même du MOI >> Troubles Schizophréniques aigus )
FLASH BACK :
L'organisme n'assimile pas la totalité du produit. Des particules se fixent dans l'organisme, se détachent provoquent un autre voyage imprévu et incontrôlable jusqu'à un mois après la prise !!
EFFETS SUR L'EMOTION :
Indifférence de glace pour les êtres les plus chers. Accroissement des joies et des peines. Émotivité maladive, pleurs, frayeurs, éclats de rire.
EFFETS SUR LA PENSEE
Altération du concept du temps, le passé et le présent se fondent le temps s'arrête
LE VOYAGE PEUT ETRE AGREABLE OU CAUCHEMARDESQUE
Les murs se déforment - Dans les verres, bouteilles, le liquide palpite comme un coeur qui bat - Un tableau devient la grande roue de la fête foraine - Des coeurs bougent, ont des pattes puis disparaissent - Le tapis se met à onduler - Le vent se lève - Les verres grandissent démesurément - Images fantastiques d'une extraordinaire intensité avec des couleurs kaléidoscopiques intenses - Les visages des gens apparaissent comme des masques grotesques, colorés -agitation motrice marquée, alternée d'inhibition motrice totale, sensation de lourdeur tête, membres, corps, crampes jambes - sensation de froid et perte de sensibilité dans les mains - Décorporalisation -
USAGE MEDICAL

Usage psychiatrique exclusivement a titre semble t il expérimental.
Dépendance physique : Non
Dépendance psychique :
Non mais dépend notamment de la stabilité affective et psychologique de l'usager - également de la pureté des produits .
Tolérance : Non
SAISIES
1984 : 8389 Doses
1985 : 1088 D
1986 : 1258 D
1987 : 3766 D
1988 : 350 D
1989 : 124 D
Source : Stup.Net
PEYOTL

http://perso.club-internet.fr/ciccone/peyotl.htm
La plante : Peyotl, Echinocactus williamsii Lem., Lophophora williamsii Salm-Dick., Cactacées.Il s'agit d'un petit cactus qui pousse isolément ou en colonies, du nord du
Mexique au Sud du Texas, où il affectionne les régions arides et les falaises
rocheuses, avec une préférence pour les terrains calcaires. La partie aérienne
est formée par une sorte de courte tige de forme hémisphérique, un peu
aplatie à son sommet, parcourue par des côtes dont le nombre varie de 5 à 13
suivant l'âge. Ces côtes peu saillantes sont séparées par des sillons, et présentent
des sillons transversaux perpendiculaires aux précédents. Cette partie aérienne
de couleur vert cendré, mesure de 1 à 3 cm d'épaisseur par rapport au niveau
du sol, son diamètre varie de 3 à 8 cm. Les tubercules grossiers délimités
par les deux types de sillons sont surmontés par une sorte d'aréole ou de téton
garni d'une touffe de poils blancs et soyeux réunis en pinceaux. Il faut noter
l'absence de piquants : le peyotl est inerme. Le sommet de cette tige
aplatie présente une dépression profonde infundibuliforme (en entonnoir)
garnis de poils soyeux d'où émergent les fleurs. Les fleurs sont
infundibuliformes, de couleur rose, plus rarement blanche ou verdâtre. Le fruit
est une baie rose chair aux graines noir mat. La partie souterraine est une
racine pivotante, conique, napiforme, de 10 à 12 cm de long.
Les indiens consomment le peyotl sous forme desséchée : les mescal-buttons.
Le cactus est arraché de terre puis coupé en rondelles, parallèlement au sol
(les tranches du haut ont une ouverture circulaire au centre, correspondant à
la dépression au sommet du cactus). Ces tranches gorgées d'eau sont placées
au soleil où elles sèchent en prenant une teinte brunâtre et en se ratatinant
: ce sont les mescal-buttons.
Historique :
Chez les peuples mexicains le peyotl - la plante qui fait les yeux émerveillés
- est lié depuis fort longtemps à des cultes divins et à la célébration
de rituels magiques. Les propriétés hallucinogènes du peyotl ne sont pas étrangères
à cela, et il faut noter que dans cette partie du monde les champignons
hallucinogènes (genre Psilocybe) sont également liés à la célébration
de cérémonies religieuses ou magiques. Il semble que l'utilisation du peyotl
remonte à plusieurs siècles et certainement à plusieurs millénaires. Les
indiens prêtent au peyotl une origine divine, ce serait un dieu qui en aurait
fait don à une tribu indienne il y a très longtemps. A l'époque des
conquistadores, l'église catholique défendait sévèrement l'usage du peyotl
qui était considéré comme une pratique démoniaque, d'autant plus qu'il était
lié à des rites païens. Pourtant son usage semble avoir traversé les siècles
et persiste encore de nos jours.
Intoxication, effets hallucinogènes et ivresse peyotlique
:
A la fin du 19ème et au début du 20ème on a tenté
d'utiliser le peyotl en thérapeutique aussi bien dans le traitement des
troubles mentaux graves, que pour traiter des affections plus bénignes tels que
des spasmes digestifs ou des états dépressifs. Mais il faut considérer qu'à
la même époque l'utilisation de la morphine, de l'opium ou de la cocaïne en
thérapeutique était chose courante même pour des pathologies anodines.
Aujourd'hui de tels pratiques ont définitivement été abandonnées et le
peytotl est regardé comme une substance hallucinogène et est classé comme
stupéfiant. En France la vente, la détention et l'utilisation sont interdites
; seuls quelques laboratoires en détiennent à des fins de recherche ou de
contrôle.
Le peyotl et les alcaloïdes qu'il renferme (principalement la mescaline)
ont des effets extrêmement puissants sur le système nerveux central de l'être
humain et des mammifères. Il exerce un effet psychodysleptique très marqué,
c'est à dire qu'il va perturber le psychisme et le comportement de
l'utilisateur.
L'ivresse peyotlique proprement dite peut prendre plusieurs aspects différents
selon le psychisme du sujet et les circonstances qui accompagnent la prise de la
drogue. Cependant, suite à la consommation de peyotl, certains phénomènes
semblent se manifestent habituellement durant plusieurs heures chez tous les
sujets, ce sont notamment des visions colorées qui apparaissent et qui
persistent même en fermant les yeux.
On peut diviser l'ivresse peyotlique en deux phases distinctes :

Les champignons hallucinants - de Fernando Benítez
Sahagún nous raconte que la première chose que
mangeaient les Indiens lors de leurs banquets, c'étaient des petits
champignons noirs appelés nanacatl qui soûlent, donnent des visions et
peuvent même conduire à la luxure. Ils les mangeaient avec du miel, et quand
les effets commençaient à se faire sentir, certains se mettaient à danser,
chanter ou pleurer, tandis que d'autres restaient assis, immobiles, pensifs.
Dans leurs hallucinations, certains voyaient qu'ils mourraient dévorés par
une bête féroce ou seraient faits prisonniers de guerre. D'autres qu'ils
deviendraient riches et possèderaient de nombreux esclaves. D'autres encore
s'imaginaient devenir voleurs ou adultérins, et qu'il faudrait par conséquent
leur réduire la tête en bouillie ; ou encore qu'ils seraient amenés à tuer
quelqu'un et qu'il leur faudrait mourir pour cela. D'autres voyaient qu'ils
vivraient et mourraient en paix, et quelques-uns sentaient qu'ils se noyaient
dans l'eau, tombaient de très haut et mouraient de leur chute, ou qu'ils
disparaissaient dans quelque tourbillon. Toutes les catastrophes possibles -
conclut Sahagún - apparaissaient dans leurs visions. Une fois l'enivrement
des petits champignons passé, ils se les racontaient." [...]

E-mail=
nom=Eleves de 1ere S
Commentaires=Bonjour,
Je nous présente : nous sommes quatre éleves de 1ere S2 au lycée Freyssinet
de Saint Brieuc. Cette année nous faisons un exposé sur les effets négatifs
des hallucinogènes sur l'homme et cherchons des renseignements sur le mode
d'agissement des hallucinogènes sur le cerveau et le lien entre les effets sur
le cerveau et la vue. Ce site que vous avez fait nous fut utile pour trouver les
effets de certains hallucinogènes et voulions vous féliciter pour ce site.
Voilà quelques autres sites concernant nos recherches, si cela peut vous aider
a compléter le votre.
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin32/pagesweb/definit.html
http://users.skynet.be/toxicomanie/hallucinogene.htm
http://www.ravemontreal.com/info/
http://www.prevention.ch/hallucinogenes.htm
http://www.ping.be/chaosium/Toxico.htm
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0804/sa_2093_ecstasy.htm
http://wwwusers.imaginet.fr/~pol/8plhalu.htm
http://www.restim.org/psychostimulants/lsd.html
http://membres.lycos.fr/caat/drogues/drogues.htm
http://www.tamaloo.com/parseur.asp?file=../medecine/organes/f_o_yeux#fonctionnement
http://www.alainafflelou.com/vision/b_oeil.htm
http://www.doctissimo.fr/html/sante/bien_voir/bien_voir_niv2.htm
a verifier
http://m.musson.free.fr/boillot/neurophysiologie.htm
http://www.bienvoir.net/rubriques/oeil_vision.php3
http://www.alconlabs.com/ca_fr/eo/conditions/structures.jhtml
Ciao