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Les effets perçus de l'usage d'un psychotrope : une théorie générale

Sommaire:

La théorie générale proposée par l'auteur vise à identifier des dynamismes communs à l'usage de tout psychotrope. Il y examine l'interaction de l'usage des psychotropes avec le développement de la personnalité, l'influence du milieu social et la perception subjective des avantages et des risques associés à l'usage de psychotropes comme déterminant du choix du consommateur à maintenir, modérer ou abandonner l'usage.

Théorie générale parce que s'appliquant à tous les types de psychotropes, du tabac à l'héroïne, en passant par l'alcool.

La théorie se fonde sur l'idée qu'on consomme parce que subjectivement, consciemment ou inconsciemment, on estime, à tort ou à raison, que les avantages qu'on croit en retirer sont supérieurs au "coût" (les désavantages) estimés. Sinon, pourquoi le ferait-on?

1. Usage initial

Chacun a, vis-à-vis des psychotropes une opinion, des croyances, allant de l'image la plus positive à la plus négative. Plus cette attitude est positive, plus la probabilité de consommer est grande.

Entre la consommation occasionnelle, et la consommation compulsive, apparaît une période de plus grande consommation pendant laquelle les effets positifs l'emportent sur les effets négatifs. Cette perception peut entraîner vers une toxicomanie.

L'impact de (1) la disponibilité, (2) des attitudes de l'entourage vis-à-vis des interdits relatifs aux produits, (3) des croyances relatives aux dangers et aux effets gratifiants, (4) du rôle, de la tension de rôle et du risque de privation de rôle.

Profil d'étudiants à risques :

Formation de groupes d'amis à risques.

Au sein des écoles, se forment des groupes d'amis en fonction de partages communs de perceptions, valeurs et croyances identiques.

Groupes rebelles : se singularisent en fumant, en refusant de travailler, en refusant l'autorité, etc... -> groupe plus à risque.

2. Maintien de l'usage

Selon l'adéquation entre les effets perçus, sédatifs et anxiolytiques ou stimulants, donnant une impression de puissance, et les besoins de l'usagers, la probabilité de continuer une consommation sera plus ou moins grande.

L'usage de psychotropes peut entraîner une modification de la personnalité jugée positive, ce qui augmente la probabilité que l'usage régulier s'accroîtra.

Les risques liés à l'usage de psychotropes peuvent être perçus comme facteurs d'encouragement à la consommation si le consommateur les perçoit comme excitants, ou si des comportements autodestructeurs même inconscients apparaissent pour se punir soi-même ou punir le parent jugé défaillant.

3. Abandon de l'usage

Ce fait ponctuel est le résultat d'un processus. Il se produira quand les avantages liés à l'abstinence seront perçus comme prépondérants.

4. Usage compulsif et rechutes

La consommation se maintiendra donc tant que les aspects jugés positifs l'emporteront sur les aspects négatifs. Il s'agit bien entendu d'un jugement subjectif pas nécessairement partagé par l'entourage. Ce jugement s'altère encore avec les fonctions cognitives au fur et à mesure de la progression de l'addiction. La mise normale en état d'alerte disparaît ou s'amenuise.

Les rechutes sont dues à la sélectivité de la mémoire : les éléments positifs resurgissent au détriment des souvenirs négatifs.

Des idées que cette fois les signes précurseurs de la compulsivité seront décelés et permettront le maintien d'un usage occasionnel sont aussi à la base de nombreuses rechutes.

L'absence d'objectifs à long terme (autres solutions d'être à moyen et à long terme) font privilégier les profits immédiats à d'hypothétiques bénéfices futurs.

5. Syndrome de sevrage

L'escalade vers l'usage compulsif est un danger propre à tout psychotrope qui peut être consommé uniquement pour atténuer les effets de manque consécutifs à une prise antérieures (héroïne, alcool.)

 

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