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Les Produits: le Cannabis

D'où, pas de mortalité. Ce qui la fait considérer, à tort ou à raison, (Cf. Dr Pelc), . comme une drogue douce.

Enfin, les " profits " obtenus par le circuit de distribution légal pourraient être utilement recyclés dans des campagnes de prévention contre les consommations dures de ces drogues autorisées et contre les drogues dangereuses dont on ne saurait autoriser la distribution.

 

Position du Groupe de travail "Assuétudes" de l'Association Pharmaceutique Belge relativement à cette problématique (*)

(*) Actuellement, (04/2000) cette prise de position n'a pas encore été entérinée par le comité directeur de l'Association et n'engage donc pas cette dernière.

 

Préliminaires

Dans le cadre de sa politique , le comité directeur de l’APB a créé un groupe de travail sur les problèmes liés aux assuétudes. La presse a fait écho que des projets de lois visant à une certaine légalisation de l’usage du cannabis ont été déposés ou sont en préparation.

Le groupe de travail s’est penché sur cette possibilité d’une légalisation éventuelle du Cannabis. Il a émis à ce sujet diverses considérations. Il souhaite les faire connaître à leurs confrères et susciter leurs réactions. Les membres du groupe insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas d'amener l'APB à prendre position pour ou contre la légalisation mais bien d'exprimer des recommandations qui sont de la compétence des pharmaciens si la loi venait à être modifiée. Dans cette problématique chaque citoyen, et en l’espèce, chaque pharmacien doit être libre d’avoir son propre avis. Ils tiennent cependant, en tant que pharmaciens, à attirer l’attention du législateur sur certains aspects relatifs à l’indispensable garantie de qualité des produits et à la responsabilité des personnes qui en assureraient la distribution.

Position du GT assuétudes vis-à-vis du Cannabis et de ses dérivés.

Comme pour les autres substances psycho actives, qu'elles soient prohibées ou légales, l'attitude du pharmacien diffèrera selon qu'elles sont consommées dans un but thérapeutique ou dans un but récréatif.

a. Utilisation à visée thérapeutique :

Dans ce premier cas, à savoir utilisation dans un but thérapeutique, le pharmacien est, par la loi, le seul habilité à détenir, préparer et délivrer ces produits en tant que médicaments.

Dans le cas précis du Cannabis, des indications thérapeutiques et une faible toxicité décrites dans différentes publications semblent justifier le retour de ce produit dans l'arsenal thérapeutique avec tout ce que cela comporte en termes de responsabilités tant au niveau de la fabrication que de la délivrance de ces produits.

b. Utilisation à visée récréative

Le second cas, la vente aux fins de consommation récréative, n'est pas du ressort des pharmaciens. Il en est ainsi des autres substances psycho actives autorisées comme l'alcool ou le tabac, et a fortiori, des substances interdites.

c. Attitude vis à vis d’une légalisation éventuelle du Cannabis et de ses dérivés.

Des études relatives à la toxicité du Cannabis et de ses dérivés semblent démontrer que les risques liés à la consommation de ces produits ne sont guère plus importants, voire sont moins importants que ceux liés à la consommation d'alcool ou de tabac. Dans cette optique, si la loi venait à être modifiée, les pharmaciens membres du groupe de travail "Assuétudes" tiennent à attirer l'attention du législateur sur certains points en ce qui concerne, éventuellement, la légalisation, la mise sur le marché, l'autorisation de détenir et de consommer le Cannabis et ses dérivés.

Cela concerne donc :

 

Voir aussi : articles de presse relatifs aux usages médicamenteux du cannabis.

"Usage médical du cannabis" (J-F Dumesnil, La Libre Belgique 22/03/00).

"La marijuana en essais cliniques" ( Dr. De Naelin, La semaine Médicale n°115 6/04/99). cf.Proceedings of The National Academy

"Cannabis, en savoir plus" ( Dr. I Ferrière, La semaine Médicale n°115 6/04/99).

Copié collé du site : http://www.eolia.org/cannabis/canna_grossesse.htm sur la problématique du cannabis et de la grossesse.
 

Effets des substances psychotropes
chez la femme enceinte et le nouveau-né.

Extrait du rapport Roques, demandé par B. Kouchner
Juin 1998

Risques pour le déroulement de la grossesse :
Les risques décrits sont discutés et parfois contradictoires : baisse de la gestation, augmentation de la durée du travail à l’accouchement.

Risques pour l’embryon :
Pas de malformation identifiée chez l’homme.

Risques pour le fœtus :
Pour certains, retard de croissance intra-utérine dû à l’action directe du tabac.

Risques pour le nouveau-né :
Prématuré et petits poids de naissance décrits si consommation importante ; hyperexcitabilité parfois jusqu'à 30 jours.

Risques pour le devenir de l’enfant :
Pas de risque spécifique.

 

L’utilisation de cannabis durant la période de gestation est très élevée. Selon différentes études, cette consommation implique 3 à 16% des mères (Bridges et al., 1995). Les effets du cannabis sur le fœtus sont encore très controversés et les résultats publiés contradictoires dans la plupart des cas. La difficulté d’interprétation de ces études est due à l’association de cannabis avec le tabac, l’alcool ou d’autres drogues (cocaïne, benzodiazépines) et avec des styles de vie qui augmenteraient le risque prénatal. D’autre part, la concentration en principe actif (?-9-THC) dans le cannabis utilisé et la présence de contaminants (herbicides et pesticides) n’a pas été déterminée dans la plupart des études.

Le delta-9-THC, ainsi que le métabolite, 9-carboxy-THC, sont capables de traverser le placenta mais les effets induits sur la gestation restent très discutés.
Certaines études ont associé la consommation de cannabis avec une diminution de la durée de la gestation (Cregler & Mark, 1986 ; Wang & Schnoll, 1987 ; Chasnoff & MacGregor, 1987). Cependant, d’autres travaux ont attribué ces effets à la consommation associée de tabac (Wang & Schnoll, 1987), d’autres n’ont pas trouvé de modification dans la durée de gestation (Zuckermann et al., 1989 ; Chasnoff et al., 1989 ; Keith et al., 1989) et une étude a même montré une augmentation de cette durée (Chasnoff et al., 1985).
D’autre part, certains résultats ont suggéré une augmentation de la durée du travail chez les femmes consommatrices de cannabis (Acker et al., 1983 ; Neerhof et al., 1989), mais la plupart des études ne montrent pas de différence significative entre les consommatrices et les non-consommatrices de cannabis (Briggs et al., 1995).

L’utilisation de cette substance a été aussi reliée à une réduction du poids et de la taille du nouveau-né (Ryan et al., 1987 ; Chasnoff et al., 1989 ; Collins et al., 1989), mais dans la plupart de ces études, on notait également une consommation de tabac et d’alcool.

Haut

Quelques études ont signalé des malformations congénitales diverses chez les enfants provenant de femmes consommatrices de cannabis, mais comme dans les cas précédents, la plupart des mères consommaient également du tabac, de l’alcool ou d’autres drogues. A quelques exceptions près, ces études n’ont pas relié les malformations observées chez le nouveau-né ) la consommation de cannabis chez la mère (Briggs et al., 1995). Cependant, l’association de cannabis et d’alcool semble augmenter la fréquence du syndrome alcoolique fœtal (Chasnoff et al., 1989).

Haut

Certains troubles neurocomportementales des nouveau-nés (tremblements, diminution des réponses visuelles, augmentation de l’irritabilité et des réactions d’alarme) ont été associées à la consommation de cannabis (Ryan et al., 1986 ; Chasnoff et al., 1988, Zuckerman et al., 1989), mais ces altérations comportementales n’ont pas eu de conséquences sur les performances cognitives ou motrices évaluées entre 18 et 24 mois après la naissance (Chasnoff et al., 1988). L’exposition prénatale au cannabis a été associée à des altérations du sommeil des enfants à l’âge de trois ans (Dahl et al., 1995).

La consommation de cannabis pendant la gestation a été reliée au développement de certaines formes étranges de néoplasies, telle que la leucémie aiguë non-lymphoblastique chez l’enfant (Doderczak et al., 1987), mais l’influence d’autres facteurs, comme par exemple la présence de pesticides ou herbicides dans le produit, n’a pu être exclue.

Conclusions – Recommandations

Risques pour le déroulement de la grossesse :
Les risques décrits sont discutés et parfois contradictoires : baisse de la gestation, augmentation de la durée du travail à l’accouchement.

Risques pour l’embryon :
Pas de malformation identifiée chez l’homme.

Risques pour le fœtus :
Pour certains, retard de croissance intra-utérine dû à l’action directe du tabac.

Risques pour le nouveau-né :
Prématuré et petits poids de naissance décrits si consommation importante ; hyperexcitabilité parfois jusqu'à 30 jours.

Risques pour le devenir de l’enfant :
Pas de risque spécifique.

Sources : http://www.cannabistrot.org/circ/lyon/therap/fem.htm

Extrait du rapport Roques, demandé par B. Kouchner - Juin 1998


 


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