Les Produits: Ecstasy (XTC)

Comprimés d'ecstasy commercialisés sous différentes formes
ECSTASY OU PILULE DE L'AMOUR

Historique, usage
Après avoir vu le jour aux États Unis courant 1985 a commencé à circuler dans le milieu des toxicomanes "branchés" parisiens, puis s'est propagée .L'abus de cette substance a d'abord été constaté aux États Unis en 1985 et le MDA et le MDMA ont alors été inscrits au tableau I des substances placées sous contrôle par la convention des Nations Unies sur les substances psychotropes de 1971.La 3,4-méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) plus connue sous la dénomination d'ECSTASY, est apparue en Europe vers 1990. C'est à cette date que les centres anti-poisons de certains pays européens furent contactés afin de connaître les effets secondaires et les données cliniques consécutives à l'absorption de cette amphétamine. En 1990, environ 13 tonnes de composés amphétaminiques ont été saisis et les instances internationales recensent la mise en circulation annuelle de 180 millions de doses d'amphétamines, seules ou en association avec d'autres drogues.
Dans notre pays, en 1993, environ 100.000 comprimés ont été saisi sur un total de 19.000 kgs d'amphétamines.
Depuis un an, on observe une augmentation de la fréquence des accidents graves liés à l'utilisation détournée de la MDMA à petites doses à des fins hédoniques. Il ne se passe de mois sans qu'il ne soit rapporté dans la presse des incidents ou des actions visant à réprimer la consommation de ce produit. Outre une hépatotoxicité bien connue, on relève maintenant parmi d'autres manifestations une mortalité associée à des phénomènes de coagulation intravasculaire disséminée, de rhabdomyolyse et d'insuffisance rénale aiguë qui n'avaient jusqu'à présent pas encore été ou rarement décrits. Par ailleurs, la plupart des accidents de circulation sont actuellement considérés comme imputables à l'alcool lorsque le conducteur présente des trouble comportementaux. Il conviendrait d'envisager sérieusement la part de responsabilités que des drogues telles que des amphétamines associées ou non à la prise d'alcool, peuvent, avoir dans la genèse de comportements inexpliqués.
Introduction.
C'est en 1887 qu'une substance dénommée amphétamine fut pour la première fois synthétisée. Il fallut ensuite attendre 1927 pour voir la première caractérisation d'une action pharmacologique comme décongestionnant nasal. A l'heure actuelle, les amphétamines sont devenues difficiles d'accès; si l'amphétamine elle-même, qualifiée d'amine de réveil, a connu son apogée en tant que psychostimulant, son usage thérapeutique s'est restreint puisqu'il ne lui reste que la correction des troubles de la vigilance. Au sein de la famille des amphétamines, la MDMA, plus connue sous le nom de "Ecstasy" fut d'abord étudiée comme agent modificateur de l'humeur puis son utilisation en pratique clinique fut interdite en 1985 en raison de sa neurotoxicité et du risque d'utilisation illicite. La fabrication de cette molécule s'organise dans de nombreux pays au sein de laboratoires dits "volants". Elle entre en concurrence sur le marché des drogues avec la cocaïne dont elle partage les effets de stimulation centrale avec un caractère beaucoup plus marqué, entraînant des troubles d'allure psychiatrique (violences, hallucinations, dépressions).
Transformation chimique
Les trois molécules amphétaminiques les plus utilisées à des fins toxicomaniaques sont :
Le sulfate d'amphétamine et les
méthamphétamines se présentent sous forme d'une poudre blanche
cristalline qui est fumée, prisée, ingérée ou injectée ou
sous la forme de comprimés de diverses formes et couleurs. 
Présentation : comprimés ronds d'un cm diamètre environ, couleur blanc ou différentes couleurs.
Métabolisme
Les amphétamines et leurs dérivés absorbés par voie orale produisent des effets rapides (moins de 30 minutes) mais la voie intraveineuse provoque des réactions plus immédiates et violentes. Dans l'organisme la méthamphétamine est en partie déméthylée en amphétamine et ces deux composés apparaîtront dans l'urine. Au niveau hépatique, l'amphétamine est hydroxylée sur le noyau aromatique, la chaîne latérale subit une désamination oxydative et les acides hippurique et benzoïque formés sont excrétés par le rein. La quantité d'amphétamine éliminée dépend du pH urinaire, elle est d'environ 2% sil l'urine est alcaline et de 68% sil elle est acide. En 24 heures, 60 à 70% de la dose sont éliminés dans les urine acides, dont la moitié représente la molécule inchangée.
Manifestations cliniques et toxicité.
Un certain nombre de publications suggère que cette drogue n'est que modérément toxique bien que son utilisation soit très fréquemment détournée à des fins hédoniques. A côté d'une hépatotoxicité et d'une neurotoxicité, les troubles du rythme cardiaque constituent la première cause d'accident toxique grave et de décès; la rhabdomyolyse et la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) peuvent être également en cause, deux cas mortels ayant récemment été rapportés. Dans la plupart des cas observés, la symptomatologie était légère, comportant agitation, tachycardie, hypertension, mydriase, trismus et hyper sudation. Un tableau toxique était clairement présent dans les cas plus graves avec hyperthermie, CIVD, rhabdomyolyse et insuffisance rénale aiguë.
Lors des cas mortels, la mort était probablement la conséquence d'une hyperthermie légère associée à une CIVD. Ce type d'effet peut parfois s'observer lors de prises importantes de sulfate d'amphétamine, mais ce n'est que récemment que des accidents similaires ont été décrits avec la MDMA sans que l'on puisse expliquer clairement l'émergence de ce phénomène. Il n'existe actuellement pas d'argument pouvant mettre en cause des impuretés toxiques ou des vices de fabrication de la MDMA. Le mécanisme impliqué pourrait dès lors résulter d'une interaction entre les effets propres de la drogue et les circonstances de l'ingestion. On sait que la MDMA induit une hyperthermie chez l'animal de laboratoire, d'autant plus importante que la température ambiante est élevée.
Dans la plupart des accidents graves et la totalité des cas mortels observés, les victimes participaient à des soirées où l'Ecstasy est consommée dans un but euphorisant ou comme stimulant de la danse. Dans de telles conditions, l'activité physique intense qui peut résulter de la drogue elle-même, la température ambiante élevée, les pertes hydriques mal compensées peuvent contribuer à réduire la dissipation calorique et potentialiser les effets de la drogue sur les mécanismes thermorégulateurs.

Le dépistage au laboratoire.
Les laboratoires de toxicologie ont vu s'accroître le nombre de recherches de MDMA. La MDA étant un métabolite de la MDMA, les résultats d'analyse ne permettent pas d'éliminer une ingestion concomitante de MDA et de MDMA. Cependant, dans les observations rapportées, les sujets n'avaient consommé dans la plupart des cas que la MDMA, dont les propriétés euphorisantes sont mieux connues dans le grand public.
Le dépistage et la caractérisation des substances peuvent s'effectuer dans les 48 heures qui suivent une prise, et ce par la mise en oeuvre de réactions immunologiques utilisant des anticorps polyclonaux ou monoclonaux qui permettent la détection de l'amphétamine et de ses dérivés toxicomanogènes et anorexigènes.
Effets :
(montée, descente, durée, tolérance, dépendance, surdose)
EFFETS Positifs :
Drogue aphrodisiaque qui transforme les rapports sexuels en une fusion quasi mystique. Déforme les perceptions internes et auditives de l'individu, sans modifier sa vision du monde extérieur . Selon le corps médical, à faibles doses, on remarque chez l'utilisateur une activité motrice accrue, une augmentation au niveau des perceptions sensorielles, un effet analgésique, des signes d'euphorie ou de terreur.

EFFETS Négatifs :
Des signes d'euphorie ou de terreur, des hallucinations, des nausées, des vomissements, une raideur des mâchoires une congestion faciale , une augmentation de la pression artérielle, une mydriase (dilatation des pupilles) et des troubles de l'équilibre et de la coordination. Des doses importantes entraînent une rigidité musculaire, des frissons, des convulsions, voire la mort .
DUREE DES EFFETS
Agit sur l'organisme deux heures environ après son ingestion. La durée d'action est très variable suivant les individus, les boissons ingérées et la concentration du produit.
Études de cas cliniques.
Les cas mortels.
Un certain nombre de cas mortels par toxicité de la MDMA ont été rapportés. Suite à l'ingestion de 1 à 5 comprimés de MDMA, le tableau clinique associe le plus souvent cyanose, états comateux, convulsions, hypertension, hyper sudations, hypertonies musculaires, tachycardie avec un pouls dans la plupart des cas 160 pulsations par minute.
Les valeurs de MDMA exprimées en mg/L de plasma variaient de 0,11 à 1,26 et ces valeurs ne semblent pas se corréler avec la mortalité. Dans aucun des cas on n'a constaté la prise concomitante d'alcool ou d'autres drogues. Le décès est en général survenu entre 15 et 60 heures après l'ingestion mais parfois plus rapidement (2 heures).
Les accidents de la circulation.
Chez 5 victimes d'accidents de la circulation ayant mené au décès dans 2 cas, des concentrations de MDMA de l'ordre de 0,1 à 0, 4 mg/L de plasma ont été observées. Les sujets présentaient un tableau clinique se rapprochant du celui évoqué précédemment.
Le syndrome d'hépatotoxicité.
La fréquence de l'hépatotoxicité a également été rapportée chez 7 sujets jeunes (âge compris entre 19 et 29 ans). Le tableau clinique fait régulièrement ressortir un ictère choléstatique, des vomissements, de la confusion avec dans la plupart des cas une bilirubine et des transaminases élevées. Les marqueurs de l'hépatite s'avèrent négatifs dans 6 cas sur 7. Chez aucun de ces sujets, on n'a relevé d'antécédent de consommation régulière d'alcool ou d'utilisation de drogues intraveineuses ni d'argument en faveur d'une intoxication au paracétamol. L'évolution clinique a été pour la plupart lente (de 2 semaines à 3 mois), un des sujets est décédé et un autre a nécessité une transplantation hépatique suite à une insuffisance hépatique fulminante.
Recommandations
La progression récente des accidents toxiques liés à la MDMA et aux produits vendus comme étant de l'ecstasy mérite de formuler un certain nombre de recommandations. Dans une société qui accepte de plus en plus l'utilisation détournée de nombreux médicaments, il existe un sentiment général selon lequel le recours occasionnel à la drogue ne comporte pas de risque grave.
Ainsi, l'Ecstasy a la fausse réputation d'être inoffensive et ce sentiment doit donc être combattu.

Ensuite les cliniciens doivent être avertis des manifestations de toxicité de manière à poser un diagnostic correct et à entreprendre un traitement approprié.
La prise de MDMA doit faire partie du diagnostic différentiel des hyperthermies graves au même titre que les infections, les accidents vasculaires cérébraux, le coup de chaleur, le syndrome malin des neuroleptiques, l'hyperthermie maligne, le surdosage en inhibiteur de la monoamine oxydase et les effets secondaires des amphétamines et de la cocaïne.
Article de : Pr. C.J. BIEVA, Medisearch 79/94 pp.15-19.
Source : Stup.Net
Bulletin d'information toxicologique, vol. 11, n° 3, juillet 1995
ÉDITORIAL
ECSTASY ET DANSE DE LA MORT
L'utilisation à des fins récréatives de substances chimiques diverses n'est évidemment pas un phénomène récent. Il n'est pourtant pas facile pour les cliniciens de maintenir à jour leurs connaissances dans ce domaine.
En effet, le profil de consommation des drogues évolue rapidement et la popularité d'une drogue donnée est souvent un phénomène d'une durée limitée, associé à un contexte socio-historique et fortement influencé par des modes au cours desquelles la consommation devient presque épidémique dans certains groupes de la société. De plus, il peut y avoir des variations importantes dans le profil de consommation de régions différentes. Par exemple, la consommation de phencyclidine (PCP) semble beaucoup plus fréquente à Québec qu'à Montréal où cette drogue est plus marginale. Par contre, la période "Crack" a frappé davantage la région montréalaise.
On a donc assisté depuis les années 60 à plusieurs modes successives. La marijuana a sans doute été l'une des plus importantes et des plus répandues au cours des années 60 et 70. Le LSD et d'autres hallucinogènes ont fait leur apparition au début des années 70. Au début de la décennie 80, la cocaïne (inhalation nasale) devenait de plus en plus populaire. Cependant, son prix élevé a poussé les toxicomanes à rechercher des substances moins coûteuses et facilement accessibles. La deuxième moitié des années 80 a donc vu s'accroître la consommation d'hallucinogènes tels que le PCP ou la psilocybine, de stimulants analogues des amphétamines connues sous le nom de "designer's drugs" (MDA, DOM, MDE, etc.), de cocaïne modifiée (freebase, crack). Depuis quelque temps, le méthylène dioxyméthamphétamine (MDMA), connu dans les milieux de la drogue sous le nom de Ecstasy, est de plus en plus populaire. Il s'agit d'une amphétamine semi-synthétique, habituellement absorbée par voie orale mais aussi occasionnellement par inhalation nasale. Le MDMA sous forme pure est une poudre cristalline blanche que l'on retrouve sur le marché illicite des drogues sous forme de capsule, de comprimé ou de poudre en vrac, vendu dans les discothèques et surtout dans les parties "RAVE". Une dose de MDMA coûte environ $ 40,00 canadien.
Bien que breveté en 1914 par E. Merck Cie comme anorexigène, le 3,4-méthylène dioxyméthamphétamine est demeuré virtuellement oublié jusqu'au début des années 70. Outre des effets stimulants modérés, il produit une sensation d'euphorie et d'altruisme et bien qu'il peut augmenter la perception, son potentiel hallucinogène est faible. Ces propriétés ont incité certains psychiatres des années 70 à explorer son potentiel psychothérapeutique afin d'aider leurs patients dans des domaines aussi divers que les thérapies matrimoniales, le traitement de l'alcoolisme et l'augmentation des perceptions chez la personne âgée. Toutes ces avenues se sont avérées inefficaces et le produit fut banni dans de nombreux pays comme médicament n'ayant aucune indication thérapeutique. En raison du potentiel d'abus du MDMA, un marché illicite lucratif s'est créé et l'usage récréatif de l'Ecstasy n'a pas cessé de croître depuis quelques années.
Actuellement, on retrouve l'Ecstasy dans la plupart des soirées de danse "RAVE". Les jeunes en consomment 50 à 150 mg p.o. au début, mais la tolérance s'installe rapidement et plusieurs utilisateurs augmentent les doses consommées au fil des semaines ou des mois d'usage. Certains peuvent en consommer 10 comprimés ou plus dans une soirée. Les effets se manifestent généralement 20 à 60 minutes après l'ingestion avec un "rush" ou "pointe" stimulant que certains comparent aux effets de la cocaïne. Cette période de pointe se transforme en euphorie qui peut persister 2 à 3 heures, suivie par une diminution graduelle de l'effet. Plusieurs utilisateurs rapportent souffrir d'insomnie, de lassitude et de fatigue au cours des 48 heures qui suivent la consommation de MDMA. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après ingestion de doses non-toxiques de MDMA sont : sécheresse de la bouche, claquements des mâchoires, grincements des dents, nystagmus, sudation, nausées.
Lors d'ingestion de doses plus élevées ou d'ingestion répétée de doses "usuelles", des symptômes d'intoxication peuvent se manifester. Il s'agit le plus souvent de symptômes modérés tels que : agitation, hypertension, tachycardie, mydriase, trismus et diaphorèse. Cependant, on a aussi rapporté quelques cas d'intoxication sévères qui semblent évoluer selon un modèle classique caractérisé par : hyperthermie, coagulation intravasculaire disséminée, rhabdomyolyse, arythmies, convulsions et insuffisance rénale aiguë.
Bien que ces symptômes soient habituellement rapportés suite à la consommation de doses toxiques de MDMA, des décès ont été rapportés suite à l'utilisation de doses "usuelles" de MDMA. En effet, l'Ecstasy est très souvent consommée lors de soirées de danse "RAVE". Lors de ces "RAVE", les effets pharmacologiques du MDMA tels que l'euphorie et une augmentation de la sensibilité proprioceptive incitent les utilisateurs à danser pendant des périodes prolongées, ignorant les signaux de détresse de leur organisme tels que : déshydratation, crampes musculaires, étourdissements, épuisement et surmenage.
De plus, ces symptômes peuvent être aggravés par les conditions ambiantes telles que la chaleur, des vêtements trop chauds, l'absence de consommation de liquides autres que l'alcool. Ainsi, il a été démontré chez l'animal que le MDMA peut entraîner une production de chaleur excessive par des mécanismes sérotoninergiques, celle-ci étant plus grande lorsque la température ambiante est élevée.
L'utilisation de MDMA dans un tel contexte peut donc s'avérer extrêmement dangereuse et a entraîné au moins 7 décès en 1992 en Angleterre. Des complications incluant : convulsions, collapsus, hyperthermie sévère, coagulation intravasculaire disséminée, rhabdomyolyse et insuffisance rénale aiguë peuvent toutes être des conséquences de l'utilisation de l'Ecstasy comme une "dance drug". Le nombre et la sévérité des symptômes seront plus élevés si le patient n'est pas traité assez rapidement.
Lorsqu'un patient est conduit à l'urgence en état d'hyperthermie sévère, le clinicien doit intervenir rapidement et le traitement doit inclure le contrôle des convulsions, la mesure de la température centrale, une réhydratation rapide et dans certains cas, l'administration de dantrolène et des mesures actives de refroidissement.
L'Ecstasy est de plus en plus répandue chez nous et la littérature populaire laisse croire que cette drogue serait moins nocive que l'alcool. Pourtant, la littérature médicale démontre bien le danger de l'utilisation de cette substance.
L'Ecstasy est donc la drogue actuellement à la mode. Cependant, les médecins et autres intervenants de la santé doivent se préparer à rencontrer des utilisateurs de drogues de toutes sortes parfois banales mais aussi souvent très dangereuses. En effet, l'accès de plus en plus facile au réseau Internet permet à toute personne qui le désire, de trouver des informations sur l'utilisation récréative de plusieurs médicaments et produits domestiques courants. Les documents retrouvés ont souvent un contenu pseudo-scientifique trompeur et peuvent induire en erreur des personnes dont les connaissances et le sens critique sont insuffisants.
Le promotion de l'usage des drogues par l'intermédiaire de l'autoroute électronique peut donc représenter un danger pour les jeunes et pour toute personne instable ou influençable. Il faut donc être aux aguets et tâcher de dissuader les personnes concernées d'essayer toutes ces substances dont les effets ne sont que mirages et qui constituent autant de nouvelles formes de toxicomanie.
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Lyse Lefebvre Pharmacienne
Centre de Toxicologie du Québec
La cause la plus fréquente de rhabdomyolyse est un coma prolongé entraînant la compression prolongée d'un membre. Plus rarement, elle peut être directement causée par la prise de cocaïne ou d'amphétamines. L'atteinte musculaire peut être discrète ou cliniquement évidente avec douleur et oedème. Un déficit neurologique peut lui être associé. Elle se traduit par une oligurie avec des urines sombres et riches en protéines. Une leucocytose modérée est présente. La créatinine est beaucoup plus élevée que ne le voudrait le taux d'urée et les enzymes musculaires sont très élevés. Il existe une hyperkaliémie, une hyperphosphorémie, une hyperuricémie et une hypocalcémie. Les atteintes hépatiques et les coagulations intravasculaires disséminées sont rares mais de mauvais pronostic. Le retour à la normale est observé de trois jours à trois semaines. Une dialyse est souvent nécessaire.
autre réf : http://www.ping.be/chaosium/Toxico.htm
Nouvelles substances apparentées :
Sont classées dans l’AR du 22 janvier 1998 réglementant
certaines substances psychotropes dans la liste pour laquelle les mêmes règles
valent que pour les substances stupéfiantes en ce qui concerne le commerce, la
conservation, la prescription et la délivrance :