Biologie.

Morphologie.

 

Une description générale de la morphologie externe s'avère nécessaire, afin que l'on puisse comprendre aisément les termes utilisés dans les divers clés de détermination.

Le corps se divise en trois parties, à savoir la tête, le thorax et l'abdomen.

 

 

 

 

La tête porte une paire d'antennes et le thorax présente généralement trois paires de pattes et une ou deux paires d'ailes.

Au stade adulte, il n'y a pas de pattes à l'abdomen, mais l'extrémité de ce dernier peut présenter un certain nombre de filaments ou cerques.

Comme c'est le cas pour les Arthropodes, le corps est formé d'une série d'anneaux ou segments, en principe identiques
Les segments sont théoriquement au nombre de 20 : 6 céphaliques, 3 thoraciques et 11 abdominaux mais, certains ayant fusionné, il est impossible d'en faire le compte exact.
Les parois segmentaires sont renforcées et protégées par de nombreuses plaques chitineuses rigides, appelées sclérites.
Entre ces plaques, des aires flexibles ( membranes articulaires ) permettent au corps de se mouvoir.

La tête:

Les six segments céphaliques sont étroitement soudés et forment une capsule relativement rigide.

Les Insectes ne possèdent pas de mâchoires internes, mais les appendices des segments céphaliques se sont modifiés pour faciliter la capture et l'ingestion des proies.
Ces pièces buccales externes servent à trancher et à broyer la nourriture avant qu'elle ne pénètre dans l'orifice buccal.

Les premières mâchoires, qui sont les pièces coupantes de l'armature buccale, sont généralement appelées mandibules; elles sont dures, fortement chitinisées et très souvent pourvues de muscles puissants.
Bon nombre de nos plus grandes espècessont capables, à l'aide de ces mandibules, de pincer douloureusement la main de l'imprudent qui les manipule.

Situées à la face inférieure de la tête, les mandibules, bien que n'étant généralement pas très apparentes, remplissent chez certains Insectes d'autres fonctions et s'y sont morphologiquement adaptées.


Certaines de ces mandibules sont de loin pas aussi puissantes qu'elles ne paraissent et n'ont qu'une signification sexuelle.
Cependant, chez certaines espèces de Termites, les castes de soldats présentent des muscles en rapport avec leurs puissantes mandibules, ce qui en fait des créatures redoutables.

En arrière des mandibules se trouve une paire de maxilles, ou secondes mâchoires.

Les palpes des maxilles sont pourvues de nombreux organes sensoriels et servent à rechercher la nourriture ainsi qu'à la selectionner.

Le labium, souvent appelé lèvre inférieure, résulte de la fusion de deux appendices ressemblant à des maxilles et il remplit les mêmes fonctions que les maxilles proprement dites.

L'hypopharynx est situé au milieu de la face inférieure de la tête, immédiatement en arrière de la bouche.
Il ne fait pas partie des appendices céphaliques pairs, mais il est en rapport avec les canaux des glandes salivaires.
Chez les espèces, suçeuses de sang, il se présente comme un petit organe linguiforme qui, cependant, est fortement développé chez les Diptères.

Les pièces buccales se complètent par le labre qui est formé d'une seule pièce, à partir d'une plaque unique située à l'extrémité antérieure de la tête. ( on l'appele lèvre supérieur ).
Ces pièces buccales, et surtout les maxilles et le labium, semblent s'être toutes développées à partir d'un type primitif de pièces buccales broyeuses.

Les antennes ont un rapport étroit avec les sens de l'odorat et du toucher et, pour s'en convaincre, il suffit d'observer les Fourmis lorsqu'elles se déplacent.

Les organes visuels des Insectes sont principalement de deux types, à savoir les yeux composés et les ocelles.
Tous deux sont présents chez un grand nombre d'espèces, mais l'un ou même les deux peuvent faire défaut.
L'oeil composé est beaucoup plus grand que l'ocelle et est souvent très apparent chez de nombreux Insectes.

Les yeux composés sont formés d'un certain nombre d'éléments visuels indépendants, appelés ommatidies.
Celles-ci sont coniques et chacune d'entre elles a son propre cristalin ou facette visible à la surface de l'oeil.
Cette disposition explique l'aspect réticulé d'un oeil d'Insecte vu à la loupe.
Etant donné que chaque ommatidie forme sa propre image et envoie son propre stimulus au cerveau de l'Insecte, ce dernier perçoit une mozaïque de nombreuses petites images séparées.
Cette structure de l'oeil, bien que donnant une image floue, est cependant bien adaptée à la perception du mouvement.
En effet, le moindre mouvement suffit à provoquer l'excitation de plusieurs ommatidies.

Les Libellules, qui capturent leur nourriture au vol, ont des yeux comptant près de 30 000 ommatidies, et de ce fait leur vue est extrêmement perçante.

Lezs ocelles simples, lorsqu'ils sont en général au nombre de trois et sont disposés en triangle au sommet de la tête.
Ils sont relativement petits et peu distincts, quoique très visibles chez certains parmi les plus grands Hyménoptères.
Les ocelles ne possèdent pas de système d'adaptation à évaluer l'intensité lumineuse.
On suppose également qu'ils sont sensibles à la lumière et que, d'une façon ou d'une autre, ils contribuent à accroître la sensibilité des yeux composés.
Les ocelles des larves sont localisés sur les faces latérales de la tête et les renseignements assez vaguement sur la nature de l'environnement, suffisament du moins que pour leur permettre de distinguer les zones éclairées des zones obscures.


Le thorax:
Les trois segments thoraciques sont respectivement, de l'avant vers l'arrière, le prothorax, le mésothorax et le métathorax.
Chaque segment est muni d'une paire de pattes, et les ailes, s'il y en a , sont fixées sur les segments méso-et métathoraciques, mais jamais sur le prothorax qui est souvent petit, voire même insignifiant.
Les segments méso-et métathoraciques sont généralement fusionnés pour former le ptéthorax, dont il est souvent difficile de distinguer les composants.
Les ailes antérieures, attachées au mésothorax, sont habituellement plus développées que les ailes postérieures et, de ce fait, le segment mésothoracique est normalement plus grand que le métathoracique.

Presque tous les insectes adultes possèdent 6 pattes.
La marche et la course sont évidemment leurs fonctions principales
Certains sclérites pleuraux proviennent de la base primitive des pattes mais, pour des raisons pratique nous considérons la hanche comme étant l'article basal de la patte.
La hanche s'articule au corps et le trochanter est toujours un petit article mobile sur la hanche mais étroitement fixé au fémur.
Bien que ce dernier soit généralement le pus grand article de la patte, le tibia est souvent plus long.
Ce dernier présente fréquemment un certain nombre d'épines, spécialement bien développées près de l'extrémité distale ou elles constituent les éperons du tibia, très utiles pour la classification.

Le tarse comporte de un à cinq articles, ainsi qu'un prétarse doté généralement de deux griffes et d'un coussinet appelé arolium.

Tous les Insectes ont cette structure de base en commun, mais il existe un très grand nombre d'adaptation morphologiques en rapport avec leurs moeurs.
Parmi les modifications les plus importantes, notons la dilatation du fémur postérieur chez les Sauterelles et certains autres insectes sauteurs, les pattes frangées de poils des insectes aquatiques et les pattes antérieures élargies en palettes de certains insectes fouisseurs, telle la Taupe-Grillon.


Les Ailes.

La classification des insectes ailés repose en grande partie sur la nature des ailes.
La plupart des ordres portent des noms se terminant par le suffixe -ptère qui a pour racine le mot grec "pteron" signifiant "aile".
C'est ainsi que nous avons, par exemple, les Lépidoptères (ailes écailleuses), les Diptères (deux ailes), etc...
Les insectes sont souvent munis de deux paires d'ailes fixées aux segments méso- et métathoracique.
Quand au prothorax, il ne porte jamais d'ailes quoiqu'il puisse présenter, chez certaines espèces actuelles ou éteintes, des expansions lamellaires.
L'aile type d'un insecte est, en fait, une évagination membraneuse du tegument, soutenue et renforcée par un réseau de nervures.
Les deux paires d'ailes peuvent avoir la même texture, comme c'est le cas, entre autres, chez les Libellules et les Papillons, ou bien elles peuvent être différentes comme c'est le cas par exemple pour les Coéloptères et les Blattes, dont les ailes antérieures sont très dures ou simplement coriacées et ont une fonction protectrice.

Les deux paires d'ailes des Libellules et de quelques autres insectes se meuvent indépendamment l'une de l'autre pendant le vol, et il en était probablement de même pour les insectes ailés primitifs.
On ne peut considérer ce mode de fonctionnement comme inefficace puisque les Libellules sont parmi les meilleurs voiliers; elles sont rapides, souples et sont même capable de vol rétrograde.
Cependant, au cours de l'évolution, les deux paires d'ailes ont montré une tendance à développer un système de coaptation, et par conséquent à fonctionner comme une seule paire d'ailes.
Le système de coaptation varie d'une simple superposition, comme c'est le cas de beaucoup de papillons diurnes et nocturnes, à dse systèmes complexes de crochets.
Parallèlement à la coaptation, est apparue une réduction de l'aile postérieure et ce plus spécialement chez les insectes à vol rapide, tels les Abeilles, les Guêpes, et de nombreux Papillons nocturnes.
Chez les Mouches appartenant à l'ordre des Diptères, les ailes postérieures sont réduites à de petites haltères qui contribuent au maintien de l'équilibre, ce qui justifie, par ailleurs, leur nom de balanciers; elles ne jouent cependant aucun rôle, de sustentation ni de propulsion.

Les ordres d'insectes dotés d'ailes, surtout ceux qui présentent des ailes antérieures membraneuses, la disposition des nervures constitue un élément important dans la classification et de l'identification.




L'abdomen:

L'abdomen se compose en principe de onze segments, quoique le onzième soit toujours réduit et disparaisse même chez les insectes supérieurs, qui ne comptent donc que dix segments abdominaux.
Le premier segment est également petit.
Certains segments peuvent fusionner, surtout aux extrémités de l'abdomen et, de ce fait, leur nombre peut paraître inférieur à ce qu'il est en réalité.

Les appendices abdominaux les plus remarquables sont les cerques, qui partent du premier segment abdominal.
Ils peuvent être soit longs et minces, comme chez les Ephémères, soit courts et tronqués comme chez les Sauterelles, soit même modifiés en pinces, ce qui est le cas chez les Forficules.
La plupart des insectes supérieurs n'ont pas de cerques.
Chez certains insectes, le sclérite dorsal du onzième segment s'étend vers l'arrière pour former l'épiprocte qui, chez les Thysanoures et certains Ephémères, est allongé, mince et constitue la troisième " queue " située entre les deux cerques.