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Pédologie.

 

Constituants des sols:
Minéraux.
Organiques ( Humus ).
Phénomènes de migration.
Le profil.
Introduction
Propriétés des sols.
Le sol dans l'écosystème - Relations sol / plantes.

 

Etude pratique des sols.

 

L'étude pratique des sols comporte plusieurs phases, complémentaires:

1) Observation morphologique

a) sur le terrain: DESCRIPTION DU PROFIL et de son environnement.
C'est généralement, sur la base de telles observations que sont levées les CARTES DES SOLS;
b) au laboratoir, par observations microscopiques de coupes minces: MICROMORPHOLOGIE
( Il n'en sera pas question ici ).

2) Analyse au laboratoire

 

Description du profil:

La description du profil et de son environnement ( station ) doit apporter un maximum d'informations, afin de permettre à tout utilisateur d'y trouver celles qui lui seront utiles, dans l'optique de ses préocupations particulières.

Cette description comporte quatre volets:

- Identification et localisation du profil
- Description et localisation de la station
- Description des horizons
- Description synthétique du profil.

Identification et localisation du profil:

N° du profil, situation et coordonnées géographiques, n° des cartes topographiques, pédologiques,..., des photos aériennes, auteur(s) de la description, date,...

Description de la station:

En vue de l'interprétation de la description, il est indispensable de situer le profil dans son environnement.
C'est pourquoi les informations portent sur les facteurs pédologiques:

- Climat ( station de référence )
- Géomorphologie ( type de surface, pente, exposition,... )
- Géologie ( nature de la roche-mère,... )
- Végétation ( type de formation végétale, recouvrement, espèces dominantes )
- Influences humaines ( assainissement, irrigation, ... ).

Description des horizons:

L'observation du profil se fait dans une tranchée récemment ouverte ou rafraîchie.
Sauf exceptions, on évite les talus et le voisinage des chemins.
Les dimensions de la tranchée doivent permettre une observation aisée, sur une surface suffisamment représentative.
Pour une profondeur voisine de 1.2 à 1.5m, la section de la tranchée est voisine de 1.5 x 1m.

Les informations portent sur tout un ensemble de caractères édaphiques, groupés sous diverses rubriques:

- Dénomination de l'horizon ( Ah, E, Bt, C, 2C, ... );
- Profondeur atteinte à la base de l'horizon, épaisseur;
- Etat d'humidité;
- Texture, sur la base d'un triangle bien défini;
- Couleur, par l'indice Munsell ( Soil Colour Charts ),donnant la teinte de base, sa clarté et sa vivasité;
- Taches de couleur ( gley, pseudo-gley ): abondance, couleur(s), contraste, netteté,...;
- Structure: type, taille, netteté;
- Consistance: friabilité, plasticité;
- Revêtements: surface couverte, nature, épaisseur,...;
- Pores: abondance, dimensions,...;
- Eléments secondaires ( concrétions, nodules ): abondance, dimensions, dureté,...;
- Eléments grossiers ( squelette ): abondance, dimensions, nature,...;
- Effervescence ( à l'acide chlorhydrique ): recherche du calcaire;
- Racines: abondance, dimensions,...;
- Traces d'activités biologiques: abondance, nature,...;
- Transmition vers l'horizon sous-jacent: régularité, neteté.

Description synthétique:

La description synthétique rassemble une série de renseignements portant sur le profil considéré comme un tout.
Une telle description peut, bien souvent, suffire, à l'utilisateur écologiste.

Les informations portent sur:

- Région naturelle;
- Occupation des terres ( forêt, agriculture,... );
- Type de profil ( calcimorphe, hydromorphe, squelettique,... );
- Régime hydrique ( drainage naturel );
- Roche-mère ( calcaire, loess, shiste,... );
- Forme d'humus ( mull, moder, mor,... );
- Différenciation ( par texture, par couleur,... );
- Profondeur ( nappe aquifère, obstacle, exploitée par les racines,... );
- Couleur ( rouge, brun, jaune,... );
- Texture, y compris la charge grossière;
- Acidité;
- Etat de la structure ( peu structuré, structuré,... );
- Consistance;
- Perméabilité;
- Racines ( abondance, distribution verticale ).

Présentation des informations:

Afin de faciliter le traitement statistique des données et les échanges d'informations entre utilisateurs, il est fait usage d'un vocabulaire standardisé.
D'autre part, les informations sont présentées sous une forme ( codification ) qui permet leur mise en mémoire et leur traitement dans un système informatique ( banque de données pédologiques ).
L'utilisation des documents de travail tout préparés ( format fixe ) ou il suffit de cocher la case convenable ou de noter une valeur numérique, facilite grandement le travail pratique de description.
De plus, l'opérateur ayant constamment sous lesyeux le vocabulaire de description, les risques d'omission sont réduits au minimum.

Le mode détaillé des diverses phases de la description peut être trouvé dans des ouvrages spécialisés.

 

CARTOGRAPHIE DES SOLS.

Généralités:

Les cartes de sols sont dressées à des échelles diverses, en relation, entre autres, avec la nature des problèmes à résoudre, l'étendue du territoire à prospecter, les possibilités de financement, etc,...
On distingue ainsi des cartes de reconnaissance ( 1/1.000.000 ), de semi-détail ( 1/50.000-1/100.000 ), de détail ( 1/20.000 et plus ).

Le levé de la carte se fait par observation systématique de profils ou, plus fréquemment, par sondages à la tarière.
On ne donne d'information que sur des caractéristiques importantes et les plus permanentes des sols.
De telles cartes servent de documents de base, notamment, en vue de l'élaboration de cartes spécifiques d'aptitude pour telle ou telle utilisation ( agriculture, sylviculture, urbanisme,... ).

La carte des sols de Belgique:

La carte des sols de Belgique est levée à l'échelle de 1/2500 ou 1/5000 ( suivant l'échelle des plans cadastraux disponibles ), à raison de sondages jusqu'à 1.2m de profondeur, espacés de 75m ( 2 sondages par ha ).
Elle est publiée à l'échelle du 1/20.000.

P la base de la classification est la série de sol, définie par la texture, le régime hydrique, le type de profil.

Classes de texture ( lettre majuscule ).

A: limon
L: limon sableux
P: limon sableux léger
S: sable limoneux
Z: sable
E: argile légère
U: argile lourde
G: limon caillouteux, s'applique aux classes A,L ou E avec une charge caillouteuse de plus de 5% en volume
V: tourbe

argile: < 30%
argile: < 17.5
argile: < 12



argile: 17.5-35
argile: > 35

sable: < 15%
sable: 15-67.5
sable: 50-67.5
sable: 67.5-82.5
sable: > 82.5

 

Classes de drainage( minuscule en 1ere position après la majuscule ).

a: drainage excessif
b: drainage bon ou normal
c: drainage modéré
d: drainage imparfait
h: drainage assez pauvre
i: drainage pauvre
e: drainage assez pauvre à pauvre
f: drainage assez pauvre à pauvre
g: drainage très pauvre
sols non gleyifiés ( texture Z )
sols non gleyifiés ( textures A,L,S,G )
pseudo-gley à plus de 80cm
pseudo-gley à partir de 50cm
pseudo-gley à partir de 30cm
pseudo-gley à moins de 30cm
gley à plus de 80cm
gley à partir de 30cm
gley en surface

 

 

 

 

 

 

Type de profil ( minuscule en 2eme position après la majuscule ).

a: sols bruns lessivés à profil AEBC
b: sols bruns à profil A ( Bw ) C
c: sols lessivés, dégradés
d: sols d'altération de calcaire
e: sols à horizon chernozémique ( épipedon mollique )
f: sols podzoliques, peu développés ( sols ocre polzolique )
g: podzols
x: sols à type de profil non défini ( sols fortement gleyifiés )
p: sols sans développement de profil ( sols peu évolués )

 

 

 

 

 

 

Charge caillouteuse ( texture G, minuscule en 3eme position après la majuscule )

k: calcaire
f: shiste
fi: phyllade
r: grès shisteux
q: grès
p: psammite
n: craie
o: dragées de quartz
t: graviers de terrasses fluviales.

 

 

 

 

 

 

Une subdivision existe, au niveau de la phase, suivant la profondeur, la présence d'un substrat lithologiquement différent, le relief, les phénomènes d'érosion.

 

Classes de texture de la carte des sols de Belgique:

 

Analyse en laboratoire:

Le but de l'analyse des sols est d'apporter toute information complémentaire, destinée à documenter l'utilisateur sur une série de caractères essentiels qu'il n'est pas possible d'apprécier directement, par un examen morphologique.

Suivant le but poursuivi, les déterminations effectuées et les techniques utilisées sont très diverses.
Pour ne retenir que l'exemple des sols de nos régions et en vue de leur caractèrisation générale, on peut procéder aux déterminations suivantes.

- Analyse granulométrique

- Acidité:

pH (eau )
Acidité d'échange

- Matière organique:

teneur en carbone
teneur en azote
rapport C/N: indice global de la qualité de la matière organique

- Capacité d'échange cationique et degré de saturation

- Eléments dits "assimilables" ou, mieux, "échangeables"

- Eventuellement, teneur en calcaire

- Stabilité de la structure

- Eau utile.

Il est à noter que, notamment, la capacité d'échange et les éléments échangeables sont déterminés selon des méthodes conventionnelles et que les valeurs obtenues ne sont à considérer que comme des valeurs relatives.
Elles permettent des comparaisons entre sols différents mais n'apportent pas d'information précise sur les quantités d'éléments nutritifs réellement utilisables par les plantes.

Des ouvrages spéciaux sont consacrés à la description détaillée des méthodes d'analyse.

 

Constituants des sols: