Mes motos solo


1971
Mon premier 2 roues à moteur: PUCH DS50.  3 vitesses au guidon, un petit 60/65 km/h, mieux que l'autobus pour aller à l'école et premières griseries (à  l'échelle de l'engin) des virolos ardennais. Premières frayeurs aussi compte tenu de la tenue de route  et de la garde au sol "scooter".
Une certaine tendance au serrage, mais après avoir laissé refroidir le moteur, il suffisait d'une bonne séance de pédalage pour le faire repartir.
Je n'ai plus retrouvé de photo personnelles du Puch, mais l'image ci-contre en est le reflet parfait, jusqu'à la couleur, et provient de la galerie photos du site http://amicale.puch.free.fr

                                                      
1972 Première moto, une CZ 175 d'un âge honorable (modèle 1962). Une première moto, payée avec un premier salaire d'un premier job d'étudiant, premières ballades aussi avec celle qui est devenue depuis ma fidèle passagère, ça ne peut que laisser un souvenir nostalgique malgré: 7 CV, 90 km/h en pointe avec le vent dans le dos, mélange à faire directement dans le réservoir, poids du "tout en tôle", électricité en 6 volts, look préhistorique. Le mélange préconisé (vu son âge) à 4% provoquait une fumée incroyable à la sortie de l'échappement. Très rustique mais increvable: une utilisation quasi permanente gaz à fond et avec une passagère n'aura raison que du joint de culasse. Mais la solide tôle ne résistera pas au poids d'un 10 tonnes ayant eu la malencontreuse idée de lui rouler dessus.

1973 Je reste dans le rustique avec cette Jawa 350 presqu'aussi vieille que la
CZ. Un cylindre en plus,  un peu plus de (oserais-je utiliser le terme?)
puissance, 110 km/h dans de bonnes conditions, pour le reste, guère de
différence par rapport à la précédente.
Deux particularités au niveau du sélecteur:
* Il fallait le repousser vers le carter et le relever pour le mettre en position "Kick".
* 1ère en haut et les 3 autres vitesses en bas.
J'ai aussi le souvenir désagréable d'un éclairage particulièrement faiblard.
Très peu utilisée.

Crédit photo: http://www.jawa.webzdarma.cz

1974 Enfin une moto moderne, la Honda CB350 (modèle 1973). Dans ces années là, 350 cm3 était considéré comme une moyenne cylindrée, mais ce bicylindre n'avait rien à voir avec les missiles actuels: 36 CV, 140 km/h, environ 170 kilos.



Bonne machine, pas chère, sobre, assez fiable, mais sans beaucoup d'âme, à mi-chemin entre l'utilitaire et le fun.
Les freins à tambour avaient tendance à bloquer et nécessitaient donc un certain doigté, surtout sur le mouillé.
Quant à la tenue de route, il fallait avoir un gros coeur pour la pousser dans ses derniers retranchements tant le cadre donnait l'impression de se comporter comme un chewing-gum.
Le confort selle / suspensions, sans être mauvais, devenait un peu juste sur de longues distances.
C'est elle qui m'a emmené dans mes premiers voyages à l'étranger à moto: dans ce but, elle a été dotée d'un large tête de fourche entièrement transparent Hugon, très à la mode à ce moment, ainsi que d'un porte-bagages et de sacoches en cuir.

1975 Première machine achetée neuve, mais aussi première et
définitivement dernière Guzzi, la 850T. Ennuis électriques divers dès le 1er kilomètre, embrayage cassé après 800 kms, chromes disparus après 6 semaines, visserie qui casse ou s'arrondit à la moindre tentative de serrage, fuites d'huile, et j'en passe. Mais il faut admettre que le look était beau et que cette moto était agréable à tous points de vue quand elle n'était pas en panne, en particulier la tenue de route et le confort. A partir de 1976, elle sera attelée à un side Squire (voir la page des attelages)





1980 Achetée en 1979 et attelée (toujours au side Squire), je revends le side en 1980 et continue à rouler
en solo avec cette machine extraordinaire qu'était la Suzuki GS1000S, un modèle inspiré des motos disputant les courses de superbike. 90 CV pour 238 kilos, une vitesse de pointe dépassant les 200 km/h, un confort surprenant pour une sportive, le tout allié à un excellent freinage et une tenue de route hors du commun (pour l'époque), une moto à ne pas mettre entre toutes les mains.
Seul point faible, sa maniabilité lors des manoeuvres à basse vitesse.
Un de mes meilleurs souvenirs!



1980  Ma passagère me fait pendant quelques mois concurrence au guidon de cette
jolie
petite machine, bicylindre 2 temps, nerveuse et maniable, la Suzuki GT 185. Trop nerveuse,  peut-être (ou était-ce la pilote qui l'était?), elle finira fracassée contre un poteau d'éclairage en béton.
            


1981 Avec les années viennent une certaine lassitude et d'autres centres d'intérêt que les deux roues. N'utilisant plus guère la GS1000S, je passe à une moto plus en adéquation avec le kilométrage que je fais encore, la Honda CB550.
Retour en arrière à tous les niveaux, mais principalement en matière de tenue de route, sans parler d'un manque de pêche encore plus durement ressenti en venant du missile précédent.
Ne parlons même pas du freinage, nécessitant une bonne dose d'optimisme pour rouler vite.

Cette Naked bike faussement sportive achèvera de me désintéresser totalement de la moto durant de longues années et je m'en débarrasserai après quelques mois.

La photo ci-contre est tirée d'une carte-vue publicitaire. Modifications sur ma machine: selle blanche café-racer et guidons bracelets.

 1995 Retour du virus. Le vieux copain d'arsouilles jamais perdu de vue qui lance la phrase assassine "J'ai un copain qui revend sa moto, une super affaire", et une seconde jeunesse pointe le nez. La super affaire, c'était une Yamaha TR1, modèle qui ne connut guère de succès dans les pays francophones.

Routière basique autour du moteur de la Virago: 71 CV, 220 kilos, 180 km/h, un centre de gravité assez haut rendant le tout peu maniable, pas un foudre de guerre, quoi.
Particularité rare: une chaîne sous carter étanche.

Vendue après 2 mois en pièces détachées, à cause d'un embiellage coulé dont la réparation aurait coûté plus cher que le prix d'achat de la moto.

Crédit photo: http://hem.passagen.se/xv750xv1000/start.htm


1995
De l'efficace, du sérieux, de la bête à kilomètres, la Yamaha XJ900. 60.000 kms sur 18 mois, toujours à deux, souvent chargés, à rythme "tourisme rapide", le tout sans la moindre panne et avec un confort des plus corrects, c'est tout dire. Le cardan concourrait également à en faire une grande voyageuse. Seul point délicat: un freinage trop puissant qui me vaudra une belle gamelle suite à un blocage de la roue avant.
Je regretterai longtemps de l'avoir vendue fin 1996 pour un premier retour de quelques mois au trois roues.


1998 Je flashe sur une photo de la nouvelle Suzuki GSX750F, qui n'est pas encore arrivée dans les show-rooms, et nous la commandons immédiatement. Cherchant une GT-Sport fiable pour remplacer la XJ900, nous pensons l'avoir trouvée. En un an et 25.000 kms, cette machine se révèlera effectivement fiable mais relativement peu agréable pour diverses raisons. Tout d'abord, le confort: s'il est correct pour le pilote, la selle glissante et penchée vers l'avant ballade en permanence la passagère. Question pilotage, un relatif manque de puissance et de couple oblige régulièrement à jouer du sélecteur pour rester là où la puissance se trouve, c'est à dire haut dans les tours. Enfin, la pose de 2 valises et d'un top-case déséquilibre la moto et provoquera un faible mais désagréable guidonnage  à basse vitesse. A noter la pose d'une bulle un peu plus haute qui améliorera sensiblement la protection contre le vent. Ce n'est certainement pas une mauvaise machine, mais elle ne correspondait finalement que très peu à l'utilisation que nous faisons d'une moto: plus conçue pour le plaisir d'une ballade que pour les voyages au long cours.
 



1999
On dit d'elle qu'elle est laide et qu'elle n'a pas de caractère moteur. Peut-être ... Mais avec ses (vrais) 90 CV, son gros couple, son confort (tant
pour la passagère que pour le pilote), son telelever permettant d'y aller franchement sur l'angle sans crainte des mauvais revêtements, son centre de gravité très bas lui donnant une maniabilité extraordinaire, sa consommation ridicule (et donc, alliée à un réservoir de bonnes dimensions, sa grosse autonomie) et son cardan, la BMW R1100RS est l'arme absolue pour qui veut faire de très longs trajets à rythme rapide et sans fatigue, que ce soit sur autoroutes ou dans les cols alpins. La meilleure nulle part mais excellente partout, je n'hésite pas à la classer n°1 de toutes les machines que j'ai pilotées, d'autant que sa fiabilité était parfaite: pas la moindre panne sérieuse en 5 ans (et seulement 2 babioles rayon petites pannes). Malgré un kilométrage plus qu'honorable, j'aurais pu la garder encore longtemps si un automobiliste distrait n'en avait pas décidé autrement début 2003.




1999 Alors que le fiston 1 ne s'était jamais vraiment passionné pour la moto, la relève est assurée par le fiston 2 qui se lance dans le grand bain avec un cyclo exceptionnel, le Derbi Fénix.
L'engin ne paye pas vraiment de mine avec un look que certains trouvent ringard, mais sous la robe mal taillée se cache un joyau. Son moteur dérivé des 50 de vitesse pure est équipé d'une boîte 6 vitesses et si on l'immatricule comme moto (donc sans le bridage légal), il emmène un adulte à la carrure respectable à un 110 km/h (réels, pas les mêmes que les vitesses farfelues annoncées par les djeunz en scoot) et permet une vitesse de croisière de 80/90 km/h pendant des heures.
Un cadre double berceau et des freins à disques avant et arrière, alliés à un poids plume rendant la machine maniable comme un vélo, tout ça a permis au fiston de me déposer dans la descente du col de l'Aubisque. Pas ridicule non plus en montée: je ne devais guère attendre que quelques minutes aux sommets des cols pyrénéens pour entendre arriver le bruit caractéristique du petit 2 temps hurlant en limite de zone
rouge.
Moteur simple et fiable: des ballades régulières de plus de 200 kms le dimanche, une utilisation journalière de quelques kilomètres en semaine, un périple pyrénéen, sans jamais connaître de panne.


 



En résumé
Excellent: BMW R1100RS, Yamaha XJ900, Suzuki GS1000S, Derbi Fénix
Pas mal: Honda CB350, Suzuki GT185, Suzuki GSX750F
Bof: Puch DS50, CZ175, Yamaha TR1
Beurk: Jawa 350, Guzzi 850T, Honda CB550
Sur la page des attelages, vous trouverez:
Guzzi 850T + Squire
Suzuki GT750 + Squire
Suzuki GS1000S + Squire
Yamaha XS400Custom + MZ
BMW K100RS + Fox
Honda CBR1000F + GX Racer

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