Jean-Baptiste Lully

né à Florence en 1632 décédé à Paris en 1687

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Fils de meunier, Lully reçu une éducation très rudimentaire. Un prêtre lui enseigna cependant à lire et à jouer de la guitare. Il apprit seul à jouer du violon

En 1643

Il avait douze ou treize ans, lorsque sa belle humeur et le plaisir sincère qu’il prenait à des fêtes de carnaval attirèrent l’attention du Duc de Guise. Celui-ci passe par Florence et est conquis par Lully; fûté, intelligent...,il l’emmènera avec lui à Paris chez La Duchesse de Montpensier qui cherchait un jeune garçon pour apprendre l’italien. Il fut probablement formé musicalement par son futur beau père, Michel Lambert, premier violon de Mademoiselle.

Dès 1652

On retrouve Lully au ballet de la cour où il compose et danse avec Louis XIV qui le soutiendra toute sa vie.

En 1653

Il devient compositeur de la musique instrumentale du Roi,, violoniste de l’orchestre à cordes royal ”Les Vingt- quatre Violons du Roy” et eut bientôt son orchestre “ Les Petits Violons du Roy”

De 1664 à 1671

Il collabore étroitement avec Molière. Lully écrit la musique, régit les ballets des comédie-ballets de Molière.

En 1671

Il obtiendra, à force de réclamation, “Le Privilège” de l’opéra, et va se brouiller avec Molière qui rêvait de ce poste.

“Privilège” de l’opéra? cela comporte la réaction de l’académie royale pour les bons plaisirs du Roi, et il a le droit de décider seul des représentations = monopole. Ce privilège est valable pour toute la vie et ses héritiers. Mais ses fils ne le conserveront pas, car ne savent pas l’utiliser.

C’est lui qui va concevoir l’opéra français.

- Ouverture dite “à la française”:

1er mvt: lent, solonnel, en notes pointées.

2ème mvt: vif et fugué.

3ème mvt: plus lent (le 3ème mvt n’est pas obligatoire).

( En Italie: vif,lent, vif; car pour la Cour, le Roi ).

- Récitatifs ( exprime la situation) et airs (exprime les sentiments). Lully va transcrire la déclamation tragique de l’époque, qui lui était devenue familière, vu son travail avec Molière et Corneille.

La déclamation se soucie de la prosodie ( musique propre des mots) et des détails expressifs du texte. Il se basera sur la comédienne Bélée, qui récitait Racine.

Il fera le récitatif un peu plus chantant qu’en Italie, mais les airs sont moins libres, contrairement, qu’en Italie .

Pour les airs

C’est une structure d’air en rondo (ABA) dans lequel le refrain est traité en style d’air, et le couplet en style ( récitatif. Ces airs sont courts surtout ceux des personnages secondaires et expriment le caractère principal.

Ces airs sont souhaités par les Français, car ils veulent comprendre les paroles, ce qui se passe.

Du point de vue harmonie

On a reproché à Lully une certaine immobilité des basses donnant, à long terme, une sensation de lourdeur. L’écriture des choeurs est presque verticale, le contrepoint est pauvre, mais il faut dire que dans les motets, le contrepoint est beaucoup plus évolué, complexe; ce qui signifie que Lully était tout à fait capable, mais que pour l’opéra il avait sans doute une bonne raison; sans doute pour plus de simplicité. Dans ces opéras français, on trouve des symphonies de danses.

Du point de vue orchestral

Lully a étoffé l’orchestre habituel: il a réuni parfois jusqu’à 50 archets, 6 flûtes, 4 hautbois, 8 à 9 trompettes, trombones et timbales.

Oeuvres principales

Roland ( 1685), Armide( 1686).

Il mourut d’un accident survenu pendant qu’il dirigeait un Te Deum d’actions de grâces pour la guérison du roi, qui relevait d’une grave maladie; ayant frappé, par inadvertance, son gros orteil avec un lourd bâton (dans ce temps-là, on battait la mesure en donnant des coups sur le plancher), la blessure s’envenima et provoqua une infection du sang. Il mourut peu après.

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