Mythologie romaine
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Abéona et Adéona Acadine Acca Larentia Aius Locutius Albunéa Amours Ampsanctus Lacus Angerona Anguitia Anna Perenna Auster Avernus Lacus
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Abéona et Adéona
Divinités qui président au voyage. Abéona est invoquée par ceux qui partent (abire), Adéona, par ceux qui reviennent (adire).
Dans cette fontaine de Sicile, consacrée aux dieux paliques, on jetait des tablettes sur lesquelles étaient inscrits des serments. Selon qu'elles s'enfonçaient ou surnageaient, les serments étaient sincères ou menteurs.
Sous ce nom, les romains connaissaient deux femmes dont les légendes se sont peu à peu confondues. La première est l'épouse du berger Faustulus. Elle éleva les deux jumeaux Romulus et Remus, recueillis par son mari. La seconde eut droit aux faveurs d'Hercule, qui l'avait jouée et gagnée aux dés avec le gardien de son temple. Acca Larentia épousa ensuite Tarutius, propriétaire de nombreuses terres, dont elle hérita. A sa mort, elle légua toutes ses richesses à la ville de Rome.
Lorsque les Gaulois de la tribu des Sénons, sous la conduite de Brennus, leur chef, marchèrent sur Rome en 390 av. J.-C., une voix sortie du centre de la voûte céleste annonça l'invasion cité par des hordes étrangères. Cependant, personne ne prit garde à cet avertissement. Rome fut effectivement incendiée et pillée. Après la retraite des envahisseurs, les Romains personnifièrent et divinisèrent cette voix prophétique, dont, pour leur malheur, ils avaient négligé l'avertissement, et lui donnèrent le nom d' "Aius Locutius".
Grâce à ses dons de prophétie, cette nymphe, qui compte parmi les plus fameuses sibylles de l'Italie, rendait ses oracles dans un bois, près de Tibur, à l'endroit où le fleuve Anio (aujourd'hui Teverone) forme une belle chute d'eau et se précipite dans le Tibre avec un bruit semblable à celui du tonnerre, qui passait pour la voix même de Jupiter.
Comme, d'autre part, on trouvait dans le voisinage des eaux sulfureuses et un lac d'où s'exhalaient des vapeurs empoisonnées, les Romains pensaient que ces lieux étaient directement inspirés par les dieux.
Sous l'Empire romain, on s'est plu à décrire ou à représenter les Amours sous les traits de petits angelots ailés, compagnons habituels de Vénus, qui l'assistaient dans sa toilette. Ils jouaient de la musique. Ils se livraient même, pour se distraire, à des plaisirs violents comme la chasse ou la forge des armes.
Ils symbolisèrent bientôt les saisons, et on les figura dans des attitudes diverses et typiques, suivant l'époque de l'année : en moissonneurs ou en vendangeurs, par exemple.
Les peintures de Pompéi ont multiplié les Amours dans les scènes mythologiques qu'on y trouve. Elles les ont fait intervenir, en tant que génies bienfaisants, dans les sentiments qui unirent Hélène à Pâris, Ariane à Dionysos, ou Mars à Vénus.
Petit lac situé entre l'Apulie et le Samnium, non loin d'AEculanum, capitale de la peuplade des Hirpini. Il s'échappait de ses eaux des vapeurs toxiques et nauséabondes, qui étaient considérées par les Anciens comme le signe de la proximité des Enfers.
De cette ancienne divinité de la religion romaine, les commentateurs anciens ignorent les attributs. Pour les modernes, elle serait la divinité qui introduit le Soleil : sa fête a lieu le jour du solstice d'hiver; mais les romains le représentent avec un doigt sur les lèvres ou un bâillon sur la bouche. Ce silence que réclame Angerona est sans doute le silence du monde des Morts, dont elle serait alors une des divinités.
On connaît mal les attributs exacts de cette divinité romaine vénérée par les Marses dans la région du lac Fucin. Experte en l'art de préparer des poisons et des contrepoisons, douée pour charmer les serpents, elle savait les paroles magiques qui écartent les démons. On l'assimile souvent, dans les légendes hellénistiques, à Circé et à Médée.
Sur cette vieille et mystérieuse divinité romaine, les traditions diffèrent. Elle aurait été divinisée pour avoir sauvé de la famine, en fabriquant des gâteaux, la plèbe réfugiée sur le mont Sacré lors de la Sécession. Cependant, Ovide lui donne une toute autre origine. Après la mort de Didon, sa soeur Anna s'enfuit à Carthage, en Italie, où Énée l'accueillit avec une bienveillance qui sembla coupable. Lavinie, épouse d'Énée, conçut le projet de faire périr Anna qui, avertie en songe par sa soeur Didon, prit la fuite et se précipita dans le fleuve Numicius, où elle fut changée en nymphe. Le surnom de Perenna, qui lui fut donné plus tard, l'identifierait peut-être avec la notion d'immortalité, ou bien à l'année qui se répète éternellement.
Equivalent latin du Notos grec, ce vent du sud, chaud et humide, est représenté par les poètes sous les traits d'un vieillard sombre et taciturne, annonciateur de l'orage.
Comme les marais de Lerne ou le lac Ampsanctus, le lac Averne, voisin du promontoire situé non loin de Cumes, s'était formé dans le cratère d'un volcan éteint. De ses eaux croupissantes s'exhalaient des vapeurs méphitiques qui tuaient les oiseaux. Pensant qu'il communiquait avec le monde infernal, les Romains l'avaient consacré à Pluton, le dieu des Enfers. Ce lac était bordé par d'immenses arbres dont les cimes, en se recourbant au-dessus des eaux, formaient une voûte impénétrable aux rayons du soleil; non loin de ces rives maudites, on consultait un oracle des Ombres auquel s'adressa Ulysse à son retour de Troie.
Bacchus Divinité romaine du Vin et de la Vigne, de la Débauche et de la Licence, Bacchus, assimilé à Dionysos, ne joua pas un rôle important dans la religion romaine. Il fut vénéré surtout par un nombre restreint d'initiés, qui se livraient, au cours des mystères, les Bacchanales, à des orgies dont le Sénat tenta de combattre les désordres auxquels elles donnaient lieu.
(A suivre)