Mythologie celte


Les dieux et héros gaulois et celtes en général

Le dieu-père La déesse-mère Taranis Toutates
Cernunnos Belenos Camulos Epona
Lug(h) Dagda Ogme et Nuada Diancecht et Mac Oc
Brigid/Brigitt Arduinna Dana/Danu Macha
Morrigan Cuchulainn Fin mac Cumhaill La reine Mab (Medb)
      Source

Les dieux irlandais : les Thuatha Dé Danann
Les origines de l'Irlande


Les dieux gaulois et celtes en général

Les Dieux gaulois était fort nombreux (on a recensé près de 400 noms, mais tout laisse à penser qu'il ne s'agit là que de la partie emmergée de l'Iceberg), puisque chaque tribu vénérait un certain nombre de dieux locaux. On connaît cependant un grand nombre de divinités adorées dans toute la Gaule et la Bretagne insulaire (parfois sous des noms différents, ce qui explique en partie ce très grand nombre de théonymes), qui trouvent tous leur équivalent dans la mythologie irlandaise. Cela illustre, au dela de la diversité locale, la grande unité de la spiritualité celtique.

Voici quelques-uns des plus célèbres d'entre eux (merci à AllianceCeltique pour ses conseils)

       Le dieu-père

Jules César nous dit que « les Gaulois se vantent d’être les descendants de Dis Pater». Ce dieu des morts était lié aux ténèbres ; ce serait la raison pour laquelle les Celtes décomptaient l'écoulement du temps en nuits et non en jours. Il était le maître des cieux, même si on lui attribuait essentiellement les entrailles de la terre.

       La déesse-mère

Incarnant la fertilité et la richesse de la nature, elle était souvent associée à des animaux ou à des nourrissons. Elle protégeait les enfants et la famille. On la rencontre avec des noms divers : Terra mater (terre mère), Rigantona (la grande reine) et même souvent sous forme de trinité : les trois Matres (ou Matrae ou Matrones). En Irlande il y avait plusieurs variantes de la Déesse-mère. Dana, tout d'abord, est la mère des dieux puisqu'ils se nomment Tuatha dé Danann (peuple de Dana). Les trois Macha symbolisent les trois classes : prêtre, guerrier et paysan. Enfin Eria (l'Irlande), Bamba et Fotla sont trois déesses de la terre. Un roi doit s'unir à Eria (qui représente l'Irlande) avant de régner.

L'importance de la déesse-mère est le reflet de celle de la femme dans la société celte. Certains dieux et hommes sont nommés par ascendance maternelle. On a déjà insisté sur le rôle de la femme celte, qui était loin d’être une simple reproductrice comme ce fut le cas dans la société chrétienne d’ancien régime. Certains (comme Gerry Adams, leader du Sinn Fein) analysent d’ailleurs la société irlandaise comme fortement teintée de matriarcat. On peut supposer, bien qu'il ne faille pas préter aux anciens des sentiments qui nous sont contemporains, comme le féminisme, que la place de la femme celte était liée à celle des déesses dans la mythologie celte.

       Taranis

 « Le Tonnerre » (en Gallois et en Breton, Taran signifie toujours Tonnerre), dieu redoutable et guerrier était particulièrement honoré par l'aristocratie militaire. Il fut assimilé par les Romains à Jupiter. On lui sacrifiait des êtres humains et des animaux en les brûlant dans de grands chaudrons ou dans des mannequins d'osier (voir ci-contre). Cette image a souvent été représentée comme l’illustration de la « barbarie » des celtes et de leurs cultes.

On a trouvé des monuments dédiés à Taranis un peu partout dans le monde celtique, des côtes de l'Adriatique au nord de la Grande-Bretagne. Il est souvent représenté avec son symbole, la roue.

       Toutates

Mentionné par l'historien romain Lucain, la nature de ce dieu était assez particulière, puisqu'il semblerait qu'il n'en soit pas un, en fait. En effet, Toutates est une phrase voulant dire "le gardien du peuple". Il s'agit en réalité de magie guerrière. Les gaulois ne voulaient pas pour des raisons magiques que l'ennemi connaisse leur dieu protecteur et de ce fait ne citaient pas son nom, craignant que l'ennemi ne retourne leur dieu contre eux. Pour l'invoquer, ils utilisaient alors ce théonyme générique.

       Cernunnos

 « Le Cornu » devait son nom aux cornes de cerf qu'il portait au sommet du crâne.  Il apparaissaît souvent représenté assis en tailleur, commandant aux animaux dont il était souvent entouré (sanglier, lion, cerf, chien, cheval), comme sur le chaudron de Gundestrup (ci-contre, détail).  Il symbolisait peut-être ces forces fécondes et le cycle des renouvellements car les bois du cerft ombent et repoussent comme le font chaque année les feuilles sur les arbres. On l'honorait pour qu'il veille au succès de la chasse, à la fertilité de la nature.

       Belenos

« Le Brillant » était un dieu jeune et beau comme l'éclat du soleil. Jules César le comparaît à Apollon, lui attribuant d'ailleurs un char entouré de rayons lumineux.  Il pouvait être appelé Grannos (le Brûlant), Maponos (grand fils) ou encore Abelio en Aquitaine ou Beli au Pays de Galles. Oengus, le fils du Dagda, jouait le même rôle en Irlande.

Lors de la fête de Beltaine on allumait de grands feux en son honneur. On purifiait le bétail en le faisant passer à travers la fumée. Il fut aussi vénéré dans des temples circulaires à partir de l’époque gallo-romaine.

       Camulos

Camulos était le dieu des Rémi, une tribu celte vivant dans l'actuelle Belgique, et une divinité de la guerre vénérée dans le nord de la Bretagne insulaire et dans la ville de Camulodunum ("le fort de Camulos"), actuelle Colchester dans l'Essex. Le nom de la ville servit peut-être de base à la cité arthurienne de Camelot.

Les romains associèrent Camulos à leur dieu de la guerre, Mars.

       Epona

Cette déesse très populaire était la patronne des cavaliers. Elle protégeait juments, poulains ainsi que mulets et ânes. Elle montait une jument en amazone et était souvent accompagnée d'un poulain, plus rarement d'un oiseau ou d'un chien (voir ci contre). Sa popularité fut grande au sein de l'armée romaine qui l'adopta. Une fête vint même à lui être consacrée, à Rome, le 18 décembre.

       Lug(h)

César dit de Lug(h) que c'est le plus grand des dieux gaulois, inventeur de tous les arts et protecteur des marchands et des voyageurs. Son correspondant irlandais est Lug Samildanach, "polytechnicien" qui possède des traits du dieu germanique Odin, dieu sombre et turbulent.

D'après le récit La bataille de Mag Tured, il possède les capacités de tous les autres dieux. Il est donc "hors classe", se positionnant au-dessus d'eux. C'est un dieu belliqueux, violent, mais aussi bienfaisant, doué pour les opérations intellectuelles, artisanales et l'exercice de la médecine. Son ascendance moitié sombre (par sa mère, il est le petit fils du Géant Balor, qui tue d'un regard de son œil unique), moitié claire (son père Kian est le Dieu du Soleil) justifie d'ailleurs cette ambivalence. C'est aussi un dieu solaire et lumineux qui rappelle le dieu Appolon.

L'objet qui lui est généralement associé est une lance empoisonnée. Lors des combats, il se bat sur un pied, lance des sorts, et effectue une danse de guerre afin de charmer l'adversaire. La légende raconte que Balor, roi des méchants Fomoirés, apprit par une prophétie qu'il mourrait de la main de son propre petit-fils. Il fit alors enfermer sa fille unique Ethlin dans une tour gardée par douze nourrices. Cela n'empêcha cependant pas Kian, déguisé en femme et grâce à un sommeil magique qui mit les nourrices hors d'état de nuire, de pénétrer dans la tour, fermement décidé à séduire Ethlin pour se venger de Balor qui l'avait trompé. Devenue très belle, Ethlin rencontra ainsi Kian et les deux êtres s'éprirent l'un de l'autre. Des triplés naquirent de leur amour et Balor, furieux, ordonna à un héraut d'en faire un paquet et d'aller le jeter à la mer.

Mais en chemin le paquet se dénoua et l'un des trois enfants, le petit Lug, tomba dans une baie où il fut recueilli par une druidesse qui, par magie, le ramena auprès de ses parents. Kian confia le petit Lug à son frère forgeron qui lui enseigna toutes les ficelles du métier.

L'une des trois principales fêtes de l'année celtique (Lugnasad, mariage de Lug) se déroule au début du mois d'août en l'honneur de Lug et Tailtiu, une divinité de la terre. On célébre à cette occasion les noces entre les jeunes de la tribu (voir les fêtes dans la partie société du site, rubrique spiritualité et mythologie). Lug laisse aussi son nom à la ville française de Lyon, autrefois Lugudunum, "ville de Lug(us)"

       Dagda

César lui attribue l'empire du ciel. Il est donc comparable à Jupiter. Dans la tradition irlandaise, il prend le nom du Dagda, littéralement le "dieu bon", non pas au sens de miséricordieux, mais au sens de bon en tout : habile et fort dans chaque activité, de la guerre à la magie en passant par la musique et la poésie. C'est aussi le dieu-druide, qui possède trois attributs directs ainsi qu'un attribut indirect :

le chaudron d'abondance :

C'est un prototype préchrétien du Graal médieval. On le retrouve d'ailleur en tant que Saint Graal dans les légendes arthuriennes. Le chaudron ne se vide jamais, et celui qui s'y présente est tout de suite rassasié. Lorsque les Milésiens triomphent des Túatha Dé Dánann lors de la dernière invasion (voir rubrique légendes/livre des invasions) et que ces derniers se retirent dans l'Autre Monde,  le Dagda fait l'acquisition d'un cochon magique aux propriétés similaires à celles de son chaudron : le cochon peut être tué et mangé un jour et revenir à la vie le lendemain, prêt à être tué et mangé de nouveau. Ainsi, le chaudron symbolise la vie et l'hospitalité des Celtes, mais c'est aussi un instrument de résurection dans lequel on jette les morts et où ils sortent vivants.

la masse ou massue :

Elle symbolise son pouvoir du dieu de la vie et de la mort. Elle peut écraser d'un  seul coup jusqu'à neuf hommes dans ce monde avec la plus grosse des deux extrémités, et les ressusciter par l'autre dans l'Autre Monde. Elle est si lourde qu'il faut huit hommes pour la porter et elle laisse dans le sol un sillon qui peut servir de frontière entre les deux mondes. Dans les légendes arthuriennes, on la retrouve sous la forme d'une lance.

la harpe :

Elle contient toutes les mélodies et tous les instruments possibles. Le Dagda en tire les trois airs classiques de la musique irlandaise : air du sommeil, air du rire et l'air de la tristesse. C'est elle qui aménage les saisons.

la roue :

Il s'agit en général d'une roue à huit rayons, c'est à dire autant que les fêtes subdivisant le cycle annuel des Celtes en périodes régulières. C'est l'attribut indirect du Dagda, possédé par un de ces avatars, le druide aveugle Mog Ruith (serviteur de la roue). C'est la roue cosmique de l'apocalypse irlandaise : elle rend sourd celui qui l'entend, aveugle celui qui la regarde et tue celui sur qui elle tombe.

Ainsi, le Dagda est un des grands chefs des Túatha Dé Dánann. Pour les Celtes, il en est le roi, le père de tous (Eochaid Ollathair), le seigneur de la parfaite connaissance (Ruad Rofhessa). Il est le maître de tous les dons. On le décrit comme un homme ventru, laid et grossier, à la démarche maladroite. Il s'habille comme un paysan, porte des sandales et une tunique courte à capuchon. On dit que cette dernière est parfois si courte qu'elle laisse entrevoir ses fesses. On peut trouver ici le témoignage de ses prouesses sexuelles, les Celtes y attachant beaucoup d'importance. Le Dagda est insatiable (voir la rubrique légendes/livres des invasions). Il rapproche les dieux et les hommes en manifestant ses pouvoirs surnaturels sous une forme ordinaire, voire vulgaire et presque comique, mais que le peuple peut facilement comprendre. On peut le rapprocher du dieu norvégien Thor, aux appétits très humains mais fort respecté.

Le Dagda est le père de Brigit (Minerve irlandaise). Par son union avec Boann, il devient aussi le père d'Aengus mac in Og (ou Oengus ou encore Mac Oc), le "jeune dieu" que l'on retrouve dans de nombreuses légendes et qui est assimilable à l'Apollon celtique dans cet aspect de jeunesse. Pour mettre au monde ce dernier, il a arrêté le soleil, symbole. Il a donc créé son fils en un jour long de neuf mois.

Ainsi, c'est le dieu de l'éternité : il est alors le maître des éléments air, eau, terre et feu. Dans la mesure où le soleil voit tout, il sait par conséquent tout ce qui se produit sur terre : aucune irrégularité, aucune défaillance ne lui échappe, et c'est la raison pour laquelle on l'invoque, non seulement pour s'assurer santé et prospérité, mais aussi à l'occasion des serments. Le Dagda perpétue la tradition indo-européenne par sa fonction de dieu des contrats, qu'il viole assez régulièrement.

Un dieu comparable au Dagda est Taranis. Taranis est d'un côté un dieu père, une sorte de Jupiter muni de la foudre ("taran", tonnerre), et de l'autre un dieu sanguinaire exigeant son tribut de têtes humaines. La foudre l'assimile justement à la germanique Donar et à déesse védique Indra, toutes deux liées à Uranus et particulièrement proches de la classe de l'aristocratie guerrière.

Un autre surnom du Dagda est Teutates. Il semble renvoyer à la fécondité, à la richesse et au passage dans l'au-delà, mais sa spécialité reste la bataille dont il sort toujours vainqueur.

Les prisonniers de guerre lui sont sacrifiés par des méthodes extrêmement cruelles : noyés dans un tonneau ou massacrés dans un chaudron de bronze par de vieilles prêtresses vêtues de blanc (n'ayant accès qu'à la divination), qui tirent ensuite des présages de l'examen de leur sang.

Teutates est décrit comme un guerrier conduisant un char et armé d'une lance, d'une épée, d'un bouclier et d'un casque à cornes avec lequel il rassasie quiconque s'en approche. C'est encore une trace du chaudron typique de l'abondance.

       Ogme et Nuada

César décrit le Mars celtique comme un dieu ayant deux fonctions :

au niveau royal et clair :

Le chef/dieu se nomme alors Nodons/Nuada en Grande Bretagne et en Irlande. Nuada est le roi des Túatha Dé Dánann irlandais. Il représente l'aspect régulateur et le calme. Dans le récit de La Première Bataille de Mag Tured, on raconte que Nuada perd son bras droit dans la bataille contre les Fir Bolg et que la mutilation, disqualifiante, oblige les chefs des Túatha Dé Dánann à élire un intérimaire parmi les Fomoire. Brès (ou Bress) est alors choisi et règne jusqu'au jour où sa trop grande avarice et son oppression trop lourde lui font perdre sa place. Un scandale éclate, un poète le satirise et Brès doit alors restituer la souveraineté. Nuada, qui possède désormais le bras d'argent, une prothèse réalisée par le dieu Diancecht (voir ce dieu dans cette même rubrique), reprend la royauté. On le surnomme alors Nuada-au-bras-d'argent ou Airgetlamh. Son attribut est le "glaive de lumière", une épée magique qui, dès qu'elle est dégainée, empêche quiconque de s'échapper. Sa fonction est celle du distributeur et du garant de la prospérité du pays. Sa mutilation devient alors surqualifiante. C'est lui qui autorisera Lug à se joindre aux Túatha Dé Dánann peu avant la Seconde Bataille de Mag Tured. Il reconnaitra alors la supériorité de Lug et lui cèdera le royaume.

au niveau guerrier et sombre :

Le dieu se nomme alors Ogmios en Gaule et Ogme en Irlande. Il est le champion des Túatha Dé Dánann irlandais. C'est le dieu des liens, homologue au dieu védique Varuna. Lucien de Samosate, un écrivain antique grec, raconte que la typologie d'Ogme est identique à celle d'Hercule, et non à celle de Mars, or Hercule (Hérakles en Grêce) n'est pas un dieu, mais un demi-dieu. En revanche, il est considéré lui aussi comme un champion, ce qui correspond aux caractéristiques d'Ogme. Ogme est aussi le chef des morts. C'est à lui que les Gaulois vouent les armes de l'ennemi vaincu. Celles-ci sont soit abandonnées en monceaux sur les champs de batailles, soit détruites lors de rituels dans des sanctuaires.  Ogmios/Ogme est la partie sombre de la grande divinité souveraine, contrairement au Dagda qui lui représente la partie claire. L'Irlande lui attribue l'invention de l'écriture magique, les Ogams. Il ne fait pas la guerre, même s'il en est le dieu. En revanche, il la commande et la surveille.

       Diancecht et Mac Oc

César décrit l'Apollon celtique comme un dieu ayant deux fonctions :

la fonction de médecin :

En tant que médecin, son nom est Diancecht ("prise rapide"). Il a deux fils : le premier s'appelle Miach ("boisseau") et le second Octrivil. Il possède aussi une fille, Airmed ("mesure"). Diancecht est l'auteur de la prothèse de Nuada, le bras d'argent (voir dans cette même rubrique Nuada pour connaître sa légende). Dans le récit de La Bataille de Mag Tured, on dit que Miach, le fils de Diancecht, remplace la prothèse de Nuada faite par son père en une greffe. Diancecht, alors jaloux et fou de rage, tue son fils.

le dieu de la jeunesse :

En tant que dieu de la jeunesse, il s'appelle Oengus ou Aengus ("choix unique") ou encore Mac Oc ("fils jeune"). Il est né en un jour long de neuf mois. Sa naissance est symbole d'intemporalité : son futur père, le Dagda, veut s'accoupler avec l déesse Boand (ou Boann, l'esprit de la rivière Boyne). Elle est la femme d'Elcmar, un autre nom d'Ogme et qui est le frère du Dagda. Aussi le Dahda envoit Elcmar faire un voyage, après l'avoir soumis à un sortilège qui ôte le sens du temps et de la faim. Celui-ci revient neuf mois plus tard, après la naissance d'Aengus, croyant qu'il n'était parti qu'un seul jour. Plus tard, aidé par le Dagda, Aengus éloigne Elcmar de la même manière. Il devient ainsi réputé pour son intelligence et pour son charme, mais surtout pour sa ruse. Dans la mythologie irlandaise, Oengus enlève au Dagda son palais merveilleux du Brug Nu Boinne ("Auberge de la Boyne") qu'il avait demandé auparavant en prêt pour un jour et une nuit, symbole de l'éternité.  Au pays de Galles, son équivalence est Mabon. En Gaule, ce dieu possède une bonne douzaine de surnoms, mais le principal est Maponos

       Brigid/Brigitt/Brigitte/Brigantia/Brigindo en Gaule

La Minerve celtique est Brigantia, mère des arts et des artistes. Ainsi, elle est dite "mère des poètes, des forgerons et des médecins". Par ses pouvoirs de guérison, on l'associe souvent aux puits et sources sacrés. Elle est particulièrement connue comme reine ou déesse de la tribu britannique du nord de la Brigantia. En irlandais, elle se nomme Brigit et est une jeune femme à l'allure gracieuse. Elle est très grande, aussi bien physiquement que spirituellement (brig signifie "haute, élevée"). C'est aussi la fille du Dagda, le grand dieu des druides mais aussi la mère, l'épouse et la soeur des dieux principaux : Lug, Dagda, Ogme et Nuada, Diancecht et Mac Oc.

Brigit est encore honorée lors de la fête d'Imbolc, au début du mois de février comme reine de la fécondité et on l'invoque pour la naissance des enfants et la maternité. Selon la légende, entre les flammes des cierges et les bêlements des agnelets, Caillach cède la place à la belle et printanière Brigit.

Brigit est une représentation de la déesse-mère qui possède de nombreux surnoms dont celui de Morrigan ("grande reine"), déesse de la guerre et épouse du Dagda.  Un autre, plus fréquent en Gaule est Belisama, ce qui signifie la "très brillante". Elle est parfois confondue avec Dana.

Elle est devenue sous l'influence du christianisme Sainte Brigide, patronne des crémiers, souvent représentée au milieu d'un troupeau. Elle est aussi souvent mise sur pied d'égalité avec la vierge Marie.

       Arduinna

Arduinna est une divinité de la nature tout comme Artio et Epona, maîtresse de la forêt et des forces instinctives, mère des animaux et des plantes.

Elle porte un habit de chasse et tient un carquois en bandoulière.

Brandissant en outre une épée de la main droite, dans un geste propre à ceux qui entendent exercer la justice, elle chevauche un sanglier, l'un des totems les plus importants parmi les animaux des Celtes.

       Dana/Danu

Dana (ou Danu) est la fille du Dagda. On la dit mère de plusieurs dieux, mais, comme c'est le cas pour de nombreuses divinités celtiques, son identité n'est pas clairement définie. Une chose est sûre, c'est une représentation de la déesse-mère. Elle est quelquefois assimilée à la bienveillante Brigid, qui est plus vénérée qu'elle. D'autres fois, on l'assimile plutôt à Ana, déesse peu bienveillante dont le nom a été donné aux collines en forme de seins du comté de Kerry, en Irlande ("Paps of Anu", "Les Mamelons d'Ana"). Ici aussi, on retrouve une triple identité qui rappelle la déesse-mère ou la triple-déesse. Dana a aussi donné son nom à un célèbre peuple, les Tuatha Dé Danann ou "Gens de la déesse Dana".

       Macha

La déesse Macha est une autre représentation de la déesse-mère. Elle symbolise une reine guerrière. C'est elle qui contraint les fils de ses ennemis à construire l'ancienne capitale d'Ulster, Emain Macha ("la Broche de Macha"). Macha devient aussi la déesse des jeux et des fêtes. Elle est parfois représentée en Epona, la déesse des chevaux. A ce propos, une légende raconte qu'un jour, alors qu'elle est enceinte, on l'oblige à faire la course avec les chevaux du roi d'Ulster, Conchobar mac Nessa. Elle gagne la course, mais l'effort founi provoque la naissance de ses jumeaux et cause sa mort. Juste avant de mourir, elle jete un sort sur les hommes d'Ulster : pendant neuf générations, ils devront endurer les plus violentes douleurs de l'enfantement durant cinq jours et quatre nuits. On retrouve cet épisode dans la Razzia de Cooley (voir Cuchulainn).

       Morrigan

Morrigan est encore une représentation de la déesse-mère. Elle possède une triple identité composée de Macha, de Nemhain ("frénésie") et de Badba ("corneille" ou "corbeau"). Sous cette forme, elle survole les champs de bataille et choisit ses futures victimes. Elle est la déesse de la mort, mais aussi de la sexualité, de la guerre et de la fertilité. Elle possède une chevelure rouge et une énergie démoniaque qui est réputée pour sa puissante influence sur la vie des Celtes. Son nom signifie "Reine des Fantômes". La veille de la Seconde Bataille de Mag Tuiredh, avant de s'accoupler avec le Dagda, elle lave les corps ensanglantés et les armures de ceux qui meurent au combat. Cet accouplement est aussi un symbole de fertilité pour la rivière et la terre. Elle peut changer d'apparence. C'est ainsi que parfois, elle est en sorcière et que d'autres fois, elle est en belle et séduisante jeune fille. C'est une prophétesse de malheur, mais elle symbolise l'énergie qui conduit les guerriers et héros à accomplir les plus grands exploits.


Héros, champions et personnages importants

Tous les héros et héroïnes de la mythologie celtique ne sont pas des surhommes ! Souvent, ils ne sont que des guerriers humains, mais possèdent tout de même des qualités surnaturelles. Ainsi, ils peuvent remonter le temps, se projeter dans le futur ou encore changer d'apparences pour combattre ou fuir un ennemi.

       Cuchulainn

Cuchulainn est l'archétypique de la vaillance. C'est le défenseur de la tribu, celui qui n'utilise des pouvoirs magiques que pour faire le bien de son peuple et combattre le mal. Comme bon nombre de héros, il sert d'intermédiaire entre les dieux et les humains. Ainsi, c'est le principal héros des légendes du cycle d'Ulster. On peut le comparer au héros viking Egill Skallagrimson ou au dieu norvégien Odin. On dit de Cuchulainn qu'il est le fils de Deichtire, la soeur (ou la fille) du roi Conchobar, et que son père est le dieu Lug. Ainsi, il aurait vécu durant sa basse enfance un temps à la cour royale de Conchobar mac Nessa, à Emain Macha (ou Emuin Machae)  vers 300 après JC.

Même s'il est le fils de Lug, Cuchulainn n'est pas un dieu. Il s'agit plutôt d'une figure héroïque, un guerrier semi-divin doué d'une habileté, d'une force et d'une fureur peu communes : une sorte d'Hercule celtique à l'existence glorieuse mais brève, car vouée à une fin tragique. Cuchulainn le sait pour en avoir été averti par des signes prémonitoires et par des visions. Il se préparera tout de même à combattre l'inéluctable, afin d'accomplir héroïquement son destin.

       Fin mac Cumhaill

Fin (ou Finn) mac Cumhaill est le personnage central d'un ensemble de récits appelés Cycle fenian ou cycle ossianique (Ossian ou Oisin est le fils de Fin). Tous deux sont poêtes. Le cycle ossianique est postérieur au cycle d'Ulster dont Cuchulainn est le héros principal.

Fin est le chef de "la Fianna", un groupe initiatique et guerrier. Dans la légende, il rassemble une bande de jeunes guerriers qui, pour des raisons diverses, n'arrivent pas à s'adapter au mode de vie de leur tribu. Avec ces jeunes, il constitue un ordre de chevaliers qui combattent en tant que mercenaires au service des seigneurs qui font appel à eux. En dehors des combats, ils vivent de la chasse et des razzias de bétails. Ces guerriers sont reputés pour leur courage et leur talent guerrier, mais sont aussi reconnus pour leurs atouts artistiques. La majorité des exploits de Fin ont un rapport avec la magie et l'Autre Monde. D'ailleurs, il combat quelquefois aux côtés des dieux.

Fin a une plus forte emprise sur le peuple que Cuchulainn, car les récits dont il est le héros sont très populaires. Il est élu chef en raison de ses grandes qualités physiques, mais aussi pour sa sagesse, sa fidélité et sa générosité. Fin se rapproche d'ailleurs de "fair" en anglais, et signifie donc "juste". Il est souvent associé à deux chiens, Bran et Sgeolan, qui sont ses neveux. En effet, leur mère, la soeur de sa femme, a été transformé en chien-loup. Comme Cuchulainn, Fin, bien que possèdant des pouvoirs surnaturels, n'est pas immortel ! On dit qu'il est mort au cours du IIIe siècle après JC. Il aurait vécu 230 ans et aurait été contemporain du roi Cormac mac Airt.

       La reine Mab (Medb)

La reine Mab s'appelle en réalité Medb en irlandais médiéval (prononcé "Mêve"). C'est un mot celtique, d'origine indo-européenne, signifiant "ivresse". En irlandais moderne, cela s'écrit Maedhbh, et en anglais Maeve. Elle est la reine mythique du Connaught, l'une des quatre provinces périphériques de l'Irlande (qui en compte cinq en tout, en comptant Mide, la province centrale). Son époux le plus célèbre est le roi Ailill, mais elle couche avec qui elle désire : car Medb n'est pas un personnage historique, mais une figure mythique qui personnifie la Souveraineté du Connaught, et même celle de l'Irlande tout entière.

Quand elle choisit un homme, cela signifie qu'il est digne d'être roi. C'est un thème fréquent des textes mythologiques irlandais, comme dans la célèbre "Courtise d'Etain" (Tochmarc Etaine), où Etain est en fait l'Irlande elle-même, et est l'objet de la rivalité entre les rois et les dieux, jusqu'à ce que, dans la version la plus tardive, elle soit convertie au christianisme. Medb intervient aussi  (et surtout) dans la grande épopée appelée Tain Bo Cualnge ("La Razzia des Vaches de Cooley"), dont le héros principal est le sublime guerrier Cuchulainn. La reine Medb, pour prouver à son mari Ailill qu'elle est aussi riche que lui, décide d'acquérir le plus beau taureau d'Irlande, le Brun de Cualnge, qui se trouve dans la province du nord, l'Ulster. Mais les Ulates (habitants de l'Ulster) ne veulent pas le lui vendre, et elle décide de le conquérir par la force. Mais c'est sans compter sur Cuchulainn, qui à lui seul arrête les armées des quatre cinquièmes de l'Irlande dans des combats singuliers sanglants. Medb apparaît dans d'autres récits, et même jusque dans le folklore irlandais moderne, mais ce n'est plus qu'une sorte de reine des fantômes, dans une Irlande mise au pas du christianisme romain, où les anciens dieux et héros sont souvent assimilés à des démons ou à des créatures malfaisantes.


L'Irlande

       Les dieux irlandais : les Thuatha Dé Danann

Aux dieux celtes en général, il convient de préciser l'existence d'un panthéon propre pour l'Irlande gaëlique, qui dérive évidemment pour l'essentiel du tronc commun. Mais outre que celui ci nous est largement connu, pour une fois, puisqu'il fut consigné par écrit par les moins irlandais au moyen âge, il présente des spécificités.

(A suivre ...)

       Les origines de l’Irlande

D'après Mythes et mythologies, histoire et dictionnaire, Félix Guirand et Joël Schmidt, Larousse, coll. In extenso.

Les origines même de l'Irlande sont relatées dans le livre des conquètes, le Lebor Gabala, qui entremêle des réminiscences probables d'histoire réelle à la mythologie celtique évhémérisée et christianisée par des apports déformants successifs. Il s'est peu à peu complété et précisé jusqu'au XVIe siècle.

D'après les chroniqueurs chrétiens, tous ces évenements se déroulèrent à peu près à l'époque de la guerre de Troie.

Après le grand déluge, l'île qui deviendra l'Irlande fut d'abord habitée par la reine magicienne Cessair et ses suivantes (certains y voient une incarnation de Circé). Elle périt avec toute sa race.

Vers 2600 avant J.C., la tribu des "fils de Nemred", originaire de Scythie, avait pris pied dans l'île.

Vers 2460, le prince Partholon, arrivant de Grèce semble-t-il, débarque en Irlande avec vingt-quatre couples. D'abord plaine unique trouée de trois lacs, Partholon agrandit l'Irlande, qui compte désormais quatre plaines avec sept nouveaux lacs. Ses compagnons se multiplient et sont cinq mille au bout de trois cents ans. Mais une épidémie les anéantit tous, le 1e mai tricentenaire de leur arrivée. Leur sépulture commune serait la colline de Tallaght, près de Dublin.

Un autre groupe d'envahisseurs débarque vers 2400. Les Hommes Bolg en forment la masse principale.

Enfin, venant des " îles au nord du monde" ou ils étudiaient la magie, arrivent les membres de la Thuatha Dé Dannan qui sont de race divine. Ils apportent leurs talismans : le glaive de Nuada, la lance de Lug, le chaudron du Dagda, et la "pierre du destin" de Fâl, qui crie lorsque s'assied sur elle le successeur légitime de l'Irlande.

Ces envahisseurs successifs ont du combattre tour à tour la race des géants qui peuplaient au début l'Irlande. Certains sont corps sans bras ni jambes ; d'autres sont pourvus de têtes d'animaux, en majeure partie de chèvres. Ces géants s'appellent Fomoiré (de fomor : sous la mer) menés par leur chef, le cyclope Balor ; ils descendent d'une certaine divinité : Domnu (l'abîme).

Une lutte s'engage entre les Thuatha Dé Danann et les Fomoiré. Le récit de ces combats, figurant dans un manuscrit du XVe, constitue le morceau le plus important du cycle de l'épopée gaélique.

Une première bataille se livre à Moytura (Mag Thuireadh : la plaine des piliers,  c'est à dire des pierres levées), livrée près de Cong, dans le comté actuel de Mayo. Les Thuatha Dé Danann en sortent vainqueurs.

Cependant, au cours de la bataille, leur roi Nuada perd la main droite. Cette mutilation entraîne sa déchéance du pouvoir souverain. Une main en argent articulée est alors forgée et adaptée par l'habile guérisseur Diancecht.

Contraint par les circonstances de se démettre, Nuada "à la main d'argent" est remplacé par Bress, fils du Fomoiré Elatha et de la Dé Danann Eriu (déesse éponyme de l'Irlande). Les deux races ennemies s'allient par le mariage. Bress épouse Brigit, fille du Dagda, tandis que Cian, fils de Diancecht, épouse Ethniu,  fille de Balor "au mauvais oeil".

Mais Bress est un odieux tyran. Il accable le pays d'impôts et de corvées ; il raille Caïbré, fils d'Ogmé, le plus grand file (barde) des Dé Danann. Bress est alors contraint à son tour d'abdiquer ! C'est Nuada qui remonte sur le trône, et il le peut car sa main naturelle et coupée a été rattachée à son poignet grâce à l'habileté et aux incantations de Miach, fils de Diancecht. Cela vaut à Miach d'être assassiné par son père jaloux.

Bress, cependant, tient un conseil secret dans sa demeure sous-marine. Il persuade les Fomoiré de l'aider à chasser d'Irlande les Dé Danann.

Les préparatifs de la guerre durent sept ans. Années durant lesquelles grandit Lug, l'enfant prodigieux, "maître de tous les arts", né de l'union de Cian et d'Ethniu. Lug organise la résistance des Dé Danann, tandis que Goïbniu leur forge des armes et que Diancecht fait jaillir une source merveilleuse qui guérit les blessures et ranime les morts.

Mais des espions Fomoiré la découvrent et la rendent inefficace en la comblant de pierres maudites.

Après quelques duels et escarmouches isolés, une grande bataille s'engage dans la plaine de la Moytura du Nord (plaine de Carrowmore, près de Sligo, ou se trouve le plus imposant groupe de pierres levées d'Europe, après celui de Carnac). C'est la seconde bataille de Mag Thuireadh. Au cours d'une lutte acharnée, de nombreux guerriers sont défaits : Indech, le fils de la déesse Domnu, est tué par Ogmé, qui succombe à son tour. Balor "au mauvais oeil" frappe Nuada de son regard fatal. Mais Lug, de sa fronde magique crève l'oeil de Balor. Réduits et démoralisés, les Fomoiré reculent et sont repoussés à la mer. Bress est fait prisonnier et l'hégémonie des géants est à jamais brisée dans l'île.

Goïbniu, le dieu forgeron irlandais était un artisan et un armurier exceptionnel. Il répara, sur les champs de bataille, les armures des Thuatha Dé Danann à une vitesse miraculeuse

Après la victoire, cependant, la puissance des Thuatha Dé Danann va connaître un déclin rapide. Deux déités de l'empire des morts, Bilé et Ith, débarquent à l'embouchure de la Kenmare, et interviennent dans les conseils politiques des vainqueurs.

Milé, fils de Bilé, rejoint son père en Irlande, accompagné de ses huits fils et de leur suite : c'est la tribu des "Milésiens". Comme les précédents envahisseurs ou immigrants, ils arrivent le 1e mai. En faisant marche vers Tara, ils rencontrent successivement trois déesses éponymes : Banba, Fotla, et Eriu. Chacune demande au druide Amergin, conseiller-devin de Milé, de nommer l'île d'après elle. L'île est restée nommée Erinn parce qu'Eriu fit sa demande la dernière.

Après de nouveaux et sanglants combats, dans le dernier desquels intervient Manannan, fils de Lîr (Dieu de l'océan), les trois rois des Dé Danann sont occis par les trois fils survivants de Milé. Un pacte de paix est conclu, les Thuatha Dé Danann cèdent l'île d'Erinn et se retirent au pays d'Au delà, ou se réfugient sous les tertres, n'exigeant qu'en compensation qu'un culte et des sacrifices célébrés à leur souvenir.

C'est ainsi que débuta la religion en Irlande.

Abandonnant la surface de l'île d'Erinn, certains des Thuatha Dé Danann se sont retirés dans une contrée lointaine, "Au Delà" des mers d'occident, nommée Mag Meld (la plaine de la joie) ou Tir na nog (terre de la jeunesse). Là les siècles sont des minutes ; ceux qui y habitent ne vieillissent plus ; les prés sont couverts de fleurs éternelles ; de l'hydromel emplit le lit des fleuves. Festins et batailles sont les passe-temps favoris : les guerriers mangent et boivent mets et breuvages féeriques ; ils ont pour compagnes des femmes d'une beauté ravissante.

Le restant des Dé danann trouva une retraite dans de magnifiques demeures souterraines, que des monticules signalent aux regards des humains.

A ces habitations nouvelles, les Dé Danann, désormais invisibles, ont par la suite emprunté leur nom : aes sidhe (gens des tertres). Et c'est de cette appellation, abregée en sidhe ou shee, que le peuple irlandais continue de nommer le peuple invisible des fées : la banshee (littéralement : femme du tertre) des croyances populaires, dont l'apparition est parfois présage de mort, n'est que la déesse déchue des anciens celtes popularisée par la tradition.

Dans les contes suivants de la myhtologie irlandaise, comme le cycle d'Ulster, les sidhes se manifestent aux vivants dans la réalité concrète et dans les rèves. Elles se montrent ou disparaissent sans qu'on puisse savoir d'ou elles viennent ni ou elles retournent. Elles peuvent se rendre invisibles ou interviennent dans les actions des hommes.

Dans le cycle des Fenians, elles sont en relations constantes avec les chefs et les guerriers ; elles participent à leurs banquets, prennent part à leurs jeux et combattent même à leurs cotés, armées de boucliers bleus et de lances bleuâtres.

Et de nos jours encore, elles continuent d'exciter l'imagination des hommes...


   Important : Dans ces pages, j'ai rassemblé des informations récoltées sur différents sites web et dans différents livres. Mon rôle n'a consisté qu'à regrouper l'information parfois dispersée, à la traduire et à en faire un tout. J'y ai également apporté certaines corrections.

Comme je ne tiens pas à m'approprier le travail d'autrui, voici la liste des sources utilisées pour cette page "Mythologie celte".