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Les pièces de monnaie : lexique et glossaire.
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Listel ou cordon = bordure
de lapièce formantun bourrelet circulaire.
Lisse = se dit de
latranche d'une monnaie sans dessin ni inscription ou
dureversd'unemonnaieuniface.
Cannelures = indentations dans latranche
des monnaies quelquefois appelées striées.
L'introductiondecette technique à partir du XVIe siècle
avaitpourbut depréserver lespiècesdu
rognage. Lesinscriptions ou ornements delatranche
avaientle mêmebut.
Légende=inscription circulaire
au pourtour d'une monnaie,entrelistel
etchamp,composée d'un certain nombre determes relatifs
aunom de lapuissance émettrice,à sa
devise,...
Type = motifprincipal, figuratif ou symbolique,
del'empreinte de chaquefaced'unemonnaie.
Parextension, toutgroupedemonnaies ou
toutsystèmemonétaire ayantencommun
unmêmemotif constitueuntype.
Champ= termedésignant la surface
restant aucentre dechaque face d'unepièce
demonnaie et délimitéepar lalégende
circulaire.
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Glossaire.
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argent-le-roi
terme employé en France au Moyen Age pour désigner l'argent
au titre de 11 deniers 12 grains (=958 millièmes), comportant 23/24
d'argent et 1/24 de cuivre, qui était considéré comme
fin.
Les difficultés techniques de l'affinage du métal argent ne permettaient pas
aux artisans de supprimer toutes les impuretés dans l'alliage.
C'est pourquoi, à partir du XIIIe siècle, l'unité de titre de référence dans
le royaume de France, "l'argent le roi", c'est-à-dire "l'argent du roi",
utilisée pour le monnayage royal, correspondait, pour 12 "deniers de loi
argent le roi", soit, en théorie, l'argent fin, à un titre réel de 11 deniers
obole, ou 11 deniers et demi, soit 958 millièmes
billon
alliage d'argent et de cuivre dans lequel la proportion de cuivre dépasse
50%. Par extension, les monnaies composées de cet alliage et d'autres
monnaies divisionnaires de nickel, d'aluminium, etc.
Le terme désignait aussi autrefois le métal apporté
à l'atelier pour y être monnayé.
bractéate
monnaie très mince en argent frappée seulement sur une face.
Terme appliqué surtout aux monnaies de ce genre frappées en
Allemagne et dans les pays voisins aux XIIe et XIIIe siècle.
brassage
bénéfice du monnayeur par opposition à seigneuriage.
bronze
mot employé en numismatique sous plusieurs acceptations
- alliage d'environ 95% de cuivre et de 5% d'étain, avec parfois du
zinc à l'état de traces
- toute pièce de monnaie entièrement ou largement de cuivre
- dans les expressions Grand Bronze, Moyen Bronze ou Petit Bronze,
utilisées par les numismates des XVIIIe et XIXe siècles pour
désigner les monnaies d'orichalque et de cuivre de l'Empire romain
dont on ne savait pas identifier avec certitude la dénomination.
cannelures
Indentations dans la tranche de nombreux types de monnaies frappées
à partir du XVIe siècle et destinées à
préserver celles- ci du rognage.Dans le même dessein, les tranches
furent parfois cordonnées ou marquées de légendes. En
général, elles sont lisses.
carat
unité de poids ou de titre. A l'origine, le poids d'un grain de caroubier
dont l'équivalent moderne est 0,189 g.
Pour exprimer le poids de l'or, un 24e, parce que le sou d'or du Bas-Empire
pesait 24 carats. Pour les fractions du carat, voir grain.
champ
chaque face d'une pièce de monnaie et surtout la partie laissée
libre à gauche et à droite du type.
coin ou coin monétaire
instrument appelé aussi fer, employé pour la frappe
monétaire,se composant d'une partie inférieure(la pile, le
coin dormant, le coin d'enclume) et d'une partie supérieure (le trousseau,
le coin mobile)
contremarque
marque de poinçon apposée sur une monnaie déjà
frappée, souvent pour indiquer un changement de valeur
dénéral
poids monétaire, généralement en bronze ou en laiton,
parfois en verre, destiné à contrôler les poids de
pièces de monnaies déterminées
denier
mot employé dans plusieurs sens
- pièce romaine en argent (denarius) ayant à l'origine une
valeur de dix as
- pièce de monnaie quelconque, ainsi dans l'expression denarius aureus,
d'où le mot arabe, dinar, pour la monnaie d'or
- pièce d'argent introduite dans les royaumes francs et les Etats
qui leur succédèrent, à partir de la seconde moitié
du VIIe siècle
- unité de base du système de compte médiéval
(livre, sou, denier)
- fraction d'un douzième, pour exprimer le titre en argent (par ex.
argent de 6 deniers, i;e; de 500/1000 ; voir argent-le-roi)
dénomination
appelation d'une pièce et, par extension, sa valeur légale
différent monétaire
marque qui indique de quel atelier une pièce est sortie, ou qui identifie
le maître de la monnaie ou l'émission
double frappe
dédoublement de l'empreinte résultant d'un glissement du flan
pendant la frappe.
Une pièce qui présente ce défaut est dite
tréflée
droit
la face de la monnaie qui porte le dessin ou l'inscription principale.
Beaucoup de numismates préfèrent employer le mot droit pour
désigner la face qui porte l'empreinte du coin inférieur.
electrum
alliage naturel d'or et d'argent employé en Asie Mineure pour les
premières monnaies. Le terme est maintenant appliqué à
tout alliage d'or où la proportion d'argent ou de cuivre est assez
importante pour affecter la couleur de la pièce.
émission
groupe de monnaies frappées conformément à une instruction
monétaire déterminée
épreuve
pièce de monnaie de qualité supérieure, frappée
avec des coins spécialement préparés
essai
monnaie n'ayant pas reçu l'approbation officielle ou n'étant
pas destinée à être mise en circulation
exergue
espace inférieur de la face d'une monnaie, lorsque celui-ci est
séparé du dessin principal par un trait horizontal, dit ligne
d'exergue
flan
morceau de métal destiné à recevoir l'empreinte de la
monnaie
fleur de coin
se dit de l'état de conservation d'une pièce qui ne présente
aucune trace d'usure due à la circulation
frappe au balancier
expression employée pour désigner la frappe mécanique
à partir du XVIe siècle.
Le balancier proprement dit est une sorte de presse, analogue à celle
de l'imprimeur, mais agissant par percussion
frappe au marteau
méthode ancienne de fabrication des monnaies par le martelage à
bras
frappe au moulin
méthode de frappe inventée au XVIe siècle (voir moulin)
grain
unité de poids ou de titre
- le poids du grain d'une plante quelconque choisie comme base du système
pondéral. La plupart des systèmes employés en Europe
ont eu pour base soit le grain de blé (0,05 g.), soit le grain d'orge
(0,065 g.)
- fraction du carat, pour le titre de l'or, ou du denier pour celui de l'argent,
mais variable selon le pays
gros
multiple du denier (denarii grossi, i.e; grandes monnaies) frappé
à partir du XIIIe siècle
hôtel des monnaies
endroit où l'on frappe des monnaies
incus
empreinte monétaire en creux et non en relief
livre
- unité de poids employée presque partout en Europe depuis
l'Antiquité mais dont le contenu exact en onces et l'équivalent
dans le système métrique sont très divers. La livre
employée pour les métaux précieux pesait en
général 12 onces, comme la livre romaine à laquelle
on attribue traditionnellement le poids de 327,45 g.
- unité de valeur dans le système de compte du Moyen Age,
l'équivalent de 20 sous ou de 240 deniers.
marque d'atelier
lettre ou symbole désignant l'endroit où une pièce a
été frappée
marque d'emission
marque qui distingue une émission d'une autre de même type par
un changement de signes servant à ponctuer l'inscription ; employée
surtout pour signaler un changement de valeur
médaille
pièce de métal, sans valeur déterminée, portant
une empreinte commémorant un personnage ou un événement
monnaie de compte
concept d'unité monétaire qui n'existe pas dans lea circulation
mais qui est employée dans les comptes,les versements étant
effectués à l'aide d'autres espèces
monnaie de nécessité
monnaie fiduciaire de caractère temporaire émise pendant une
crise afin de pallier un manque de numéraire. Les monnaies obsidionales
en sont un cas particulier.
monnaie fiduciaire
monnaie dont la valeur repose sur le crédit de l'Etat ou d'une institution
subordonnée ou d'un fonctionnaire quelconque, et n'a aucun rapport
avec sa valeur intrinsèque
monnaie uniface
pièce de monnaie frappée sur une face seulement. Les monnaies
grecques primitives sont unifaces . voir bractéates
monnaies obsidionales
pièces de monnaie émises pendant un siège ou au cours
d'opérations militaires pour pallier le manque de numéraire.
Il s'agit d'une catégorie particulière de monnaie de
nécessité.
moulin
terme appliqué au XVIe siècle à divers appareils
mécaniques utilisés pour la frappe
once
mot employé en plusieurs sens
- comme unité de poids, un douzième de la livre
- comme unité de compte, un douzième, notament pour exprimer
le titre en argent
- comme nom de monnaie (unzialis, oncia), pièce d'argent pesant à
l'origine une once
orichalque
terme technique appliqué au cuivre jaune appliqué pour le sesterce
et le dupondius sous l'Empire romain
patine
transformation superficielle des monnaies anciennes produite par l'oxydation
piedfort ou piéfort
terme appliqué
- aux échantillons de monnaies frappées sur flans épais,
souvent en argent de bas titre, qui servaient au Moyen Age de modèles
aux graveurs de coins
- à des exemplaires semblables, généralement en bon
argent ou de poids fort, frappés pour être distribués
à des fonctionnaires
pile
le coin inférieur, dit aussi coin d'enclume ou coin dormant
voir coin dormant
plaquette
terme appliqué à une médaille de forme non circulaire
poids monétaire
voir dénéral
poinçon
terme parfois appliqué au coin monétaire mais
généralement réservé aux poinçons
employés pour enfoncer dans un tel coin des éléments
de lettres, des lettres entières, des détails du dessin
refrappe
pièce frappée, surtout à l'époque moderne ou
contemporaine, avec les coins d'une époque antérieure
remède ou tolérance
écart admis au-dessus ou au-dessous du poids et du titre ( on dit
alors remède de loi) prescrits par les ordonnances ou les baux
monétaires
renovatio (ou mutatio) monetae
coutume pratiquée dans certains Etats au Moyen Age, de décrier
à intervalles réguliers toute la monnaie en circulation et
de la remplacer par des monnaies de type différent
revers
la face d'une monnaie opposée au droit
seigneuriage
le bénéficie exigé par un prince pour l'exploitation
du droit de frappe, par opposition au mot brassage
serrati
nom donné à certaines monnaies des Séleucides et de
la République romaine, dont les bords sont entaillés en dents
de scie
sou (solidus)
nom de la monnaie d'or du Bas-Empire, devenue au Moyen Age une monnaie de
compte ayant la valeur de 12 deniers et formant la vingtième partie
de la livre
statère
terme employé en numismatique grecque pour désigner la principale
espèce du système monétaire de chaque Etat
surfrappe
utilisation d'une monnaie déjà frappée comme flan pour
y imprimer de nouveaux types, les traces de la frappe antérieure restant
visibles
tréflée
voir double frappe
titre
rapport entre le poids de métal fin employé dans l'alliage
et le poids total de la monnaie. Depuis l'introduction du système
décimal il s'exprime en pourcentage ou en millièmes, mais autrefois
on l'exprimait en carats et grains pour l'or et en onces et deniers ou en
deniers et grains pour l'argent
tour à réduire
appareil inventé au XIXe siècle qui permet la réduction
d'un modèle de monnaie, exécuté à grande dimension,
à la dimension réelle de la pièce
trousseau
coin supérieur, voir coin monétaire
type
motif principal de l'empreinte sur chaque face d'une monnaie. Par extension,
tout groupe de monnaies ayant en commun le même dessin.
virole brisée
dispositif inventé au XVIe siècle pour marquer la tranche des
monnaies
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