|
|
La monnaie à travers l'Histoire : la Renaissance.
|


38 |
Le trait caractéristique du nouvel humanisme appliqué au
monnayage fut sa manière de souligner la personnalité du prince
indépendamment de sa charge. Le module réduit des ducats de
François Sforza limitait l'emploi du relief. Son fils, Galéas
Marie, fit frapper des pièces plus grandes et plus belles, le double
ducats d'or et le testone d'argent, appelé ainsi à cause de
l'importance donnée à la tête. |


39 |
40 |
Nombre de princes italiens voulurent eux aussi se distinguer par
l'éclat de leur monnaie. Les papes eux-mêmes se firent
représenter en effigie sur leurs monnaies. |

40 |
|
Parmi tant de changements, les monnaies de Venise et de Florence, les
plus importantes d'Italie, ne furent pas modifiées. Leur importance
explique en partie leur fixité. Non seulement le florin et le ducat
avaient cours dans l'Italie entière mais ils étaient aussi
la pricipale monnaie d'échange de l'Europe et du monde
méditerranéen. |
|
41 |
Dans les première années du XVIe siècle, la monnaie
européenne présentait encore un aspect médiéval.
Les dynasties adoptèrent peu à peu les monnaies à effigie. |

42 |
|
La monnaie des Pays -Bas fut adaptée pour faire face aux exigences
du commerce. Charles Quint introduisit dans la monnaie néerlandaise
une couronne d'or semblable à l'écu ainsi que le florin. |
|
|
L'exploitation plus intensive des mines entrainèrent une importante
augmentation des réserves d'argent. Dès 1486, l'archiduc Sigismond
du Tyrol fit frapper une grosse pièce d'argent valant un florin d'or
ou gulden . De nombreux princes copièrent cette pièce. Elle
connut un grand succès et se répandirent sous le nom de thaler.
Ce nom fut bientôt donné à d'autres pièces de
même dimension et c'est lui que l'on retrouve dans dollar. |
43 |
44 |
Le grand flan du thaler était un champ prometteur pour le graveur
qui, préférant le pittoresque, surchargea les motifs d'une
masse de détails. |
|
|
Pour concurrencer le thaler, Charles Quint introduisit aux Pays-Bas le
florin d'argent. Les grosses pièces se mirent à proliférer
à cette époque où l'afflux massif d'or et d'argent en
provenance d'Amérique commençait à jouer sur
l'économie européenne. L'accroissement des réserves
monétaires entraîna l'expansion rapide du commerce ainsi qu'une
sévère montée des prix. Les conséquences politiques
et sociales de l'inflation furent graves et de grande portée. Dans
le domaine du monnayage les problèmes qui se posèrent furent
relatifs à la fabrication et à l'organisation. Les ateliers
où une grande quantité d'argent américain était
surfrappé, émirent des pièces particulièrement
médiocres, qui souvent se fendaient en cours de fabrication. |

45 |
46 |
Le remède était dans l'usage du balancier ou machine à
frapper les pièces. La supériorité de ce procédé
apparaît sur les pièces elles-mêmes qui sont rondes, bien
centrées et présentent une frappe régulière. |
|
|
Une autre exigence découlant de la production croissante des monnaies
était le renforcement de l'organisation et du contrôle de la
fabrication. Dès 1520, Charles Quint avait organisé les ateliers
hollandais et en 1540, François Ier réforma le système
français. Son organisation remarquablement stable dura jusqu'à
la fin du XIXe siècle. |
|
Légende des images.
|
-
fig 38 Milan, teston d'argent de Bone de Savoie, 1476-1481
-
fig 39 Milan, teston d'argent de Ludovic Marie Sforza, 1494- 1500
-
fig 40 Ferrare, teston d'argent d'Hercule Ier d'Este, vers 1503
-
fig 41 Pays-Bas, florin philippus de Philippe le Beau, 1494- 1506
-
fig 42 Naples, carlin d'argent de Ferdinand d'Aragon, 1503
-
fig 43 Tyrol, guldengroschen d'argent de Sigismond, 1486
-
fig 44 Zurich, thaler d'argent, 1512
-
fig 45 Sitten, pièce d'argent d'un thaler et demi, 1501
-
fig 46 France, double henri d'or d'Henri II, 1553-1558
|
|
|