Accueil.
Présentation & contact.
Origine de la monnaie.
Définition et rôle.
Fabrication.
Les monnaies racontent l'Histoire.
Histoire de la monnaie.
•La Grèce.
•Rome et Byzance.
•L'Europe.
•La Renaissance.
•La Révolution Industrielle.
•La monnaie électronique.
Ecu & Euro.
Notre dynastie.
Les monnaies en Belgique
•Léopold Ier
•Léopold II
•Albert Ier
•Léopold III
•La Régence
•Baudouin Ier
•Albert II
La Numismatique.
Petite histoire.
Informations & Astuces
•Qualité et valeur.
•Nettoyer les pièces.
Lexique et glossaire.
Bibliographie et liens.


Fabrication de la monnaie .

La fabrication des monnaies comprend de nombreuses opérations. Les matières premières sont fondues, puis coulées en lames : c'est la fonderie. Par laminage, les lames sont amenées à l'épaisseur requises pour que le découpage, à l'aide de presses équipées de poinçons et de matrices, donne des flans de poids correct. Le cordonnage, qui s'effectue par roulage des flans entre deux outils rectilignes et parallèles, dont l'un a un mouvement rectiligne et alternatif, ou entre un tambour tournant et un coussinet fixe, a pour but de refouler le métal sur le pourtour afin de favoriser, à la frappe, la formation du listel. Après le recuit et le brillantage, qui leur donne un aspect satisfaisant, les flans passent à la frappe, effectuée sur des presses monétaires, d'où les pièces sortent finies, tranche comprise.

Le contrôle des titres des monnaies d'or et d'argent s'effectue d'abord sur les coulées à la fonderie, puis sur des échantillons prélevés sur les lots de pièces frappées. Des balances automatiques éliminent les pièces d'or ou d'argent hors des tolérances de poids.

L'outillage de frappe comprend deux coins en acier trempé, présentant en creux les reliefs que doivent comporter la face et le revers de la pièce, et une virole de forme annulaire. Pour les pièces dont la tranche comporte une inscription, la virole est en trois secteurs, qui s'écartent au moment de l'extraction de la pièce : c'est le procédé de virole brisée.

Dans les procédés modernes, les coins pour monnaies et médailles sont préparés à partir de poinçons, obtenus eux-mêmes soit par gravure directe sur acier, soit, plus généralement, par gravure à la machine.
Pour "tirer" un coin, le poinçon, qui est en acier trempé et présente à l'endroit les reliefs à obtenir sur la pièce, est enfoncé au balancier dans un bloc d'acier convenablement préparé, lequel prend en creux et à l'envers l'empreinte du poinçon. Le coin est ensuite usiné, puis subit une trempe et un revenu.

En pratique et par mesure de sécurité, pour les monnaies qui doivent présenter une identité de frappe absolue, le premier poinçon (prototype) sert à tirer des matrices, qui, par des opérations analogues à l'enfonçage et appelées "relevages" donnent des poinçons, lesquels engendrent à leur tour des matrices, et ainsi de suite, de sorte que les coins de service montés sur les presses sont de la troisième ou de la cinquième génération issue du poinçon prototype.