La fabrication des monnaies comprend de nombreuses opérations. Les
matières premières sont fondues, puis coulées en lames
: c'est la fonderie. Par
laminage, les lames sont amenées à
l'épaisseur requises pour que le
découpage, à l'aide de presses
équipées de poinçons et de matrices, donne des
flans de poids correct. Le cordonnage, qui s'effectue
par roulage des flans entre deux outils rectilignes et parallèles,
dont l'un a un mouvement rectiligne et alternatif, ou entre un tambour tournant
et un coussinet fixe, a pour but de refouler le métal sur le pourtour
afin de favoriser, à la frappe, la formation du listel. Après
le recuit et le
brillantage, qui leur donne un aspect satisfaisant,
les flans passent à la frappe, effectuée
sur des presses monétaires, d'où les pièces sortent
finies, tranche comprise.
Le contrôle des titres des monnaies d'or et d'argent s'effectue d'abord
sur les coulées à la fonderie, puis sur des échantillons
prélevés sur les lots de pièces frappées. Des
balances automatiques éliminent les pièces d'or ou d'argent
hors des tolérances de poids.
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L'outillage de frappe comprend deux coins en acier trempé,
présentant en creux les reliefs que doivent comporter la face et le
revers de la pièce, et une virole de forme annulaire. Pour les
pièces dont la tranche comporte une inscription, la virole est en
trois secteurs, qui s'écartent au moment de l'extraction de la pièce
: c'est le procédé de virole brisée.
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Dans
les procédés modernes, les coins pour monnaies et médailles
sont préparés à partir de poinçons, obtenus
eux-mêmes soit par gravure directe sur acier, soit, plus
généralement, par gravure à la machine.
Pour "tirer" un coin, le poinçon, qui est en acier trempé et
présente à l'endroit les reliefs à obtenir sur
la pièce, est enfoncé au balancier dans un bloc d'acier
convenablement préparé, lequel prend en creux et à l'envers
l'empreinte du poinçon. Le coin est ensuite usiné, puis subit
une trempe et un revenu.
En pratique et par mesure de sécurité, pour les monnaies qui
doivent présenter une identité de frappe absolue, le premier
poinçon (prototype) sert à tirer des matrices, qui, par des
opérations analogues à l'enfonçage et appelées
"relevages" donnent des poinçons, lesquels engendrent à leur
tour des matrices, et ainsi de suite, de sorte que les coins de service
montés sur les presses sont de la troisième ou de la
cinquième génération issue du poinçon prototype.
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