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Lâchement assassiné

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Funérailles

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Gabriel Jaspar

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Actualité

 
       
 

Lâchement assassiné sur le site de la Chartreuse, le 11 novembre 1998

Un enfant disparu, victime d’un crime

Le petit David, 10 ans, qui avait disparu de son domicile mercredi et que toutes les forces de police de la région recherchaient activement depuis, a été retrouvé mort jeudi lors d’une battue organisée sur le site de l’ancienne caserne de la Chartreuse à Grivegnée. L’émotion est grande à Liège, d’autant que l’autopsie a révélé jeudi soir qu’il s’agissait bel et bien d’un crime.

Macabre découverte, jeudi après-midi, dans une casemate du fort abandonné de la Chartreuse, au-dessus de Liège. Les policiers qui, depuis la veille, recherchaient David Geebelen, un jeune garçon de dix ans signalé disparu par son père, venaient d’y retrouvé son cadavre. L’enfant avait quitté le domicile familial de Grivegnée,  mercredi en fin de matinée, pour rejoindre ses amis dans une plaine de jeux toute proche. Il n’y est jamais arrivé… Une autopsie a été ordonnée : c’est dans la galerie du fort que David aurait été frappé par un objet contondant. Il serait mort d’une hémorragie.

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Recherches

Les enquêteurs de la Police Judiciaire et ceux de la Brigade Judiciaire de la police de Liège se sont immédiatement mis en chasse. Deux suspects ont dès lors été très vite interpellés. Le premier, interrogé par la Brigade Judiciaire, est un ancien détenu, condamné pour des faits de pédophilie et habitant dans les environs immédiats du domaine de la Chartreuse. Il nie les faits avec véhémence.

Le second, quant à lui, est interrogé par la Police Judiciaire. Toxicomane connu, il a été retrouvé dans le domaine de la Chartreuse, endormi dans une voiture. Il semble qu’il ait également des antécédents en matière de pédophilie et était en outre en possession d’un couteau. Une découverte intéressante compte tenu du fait que le petit David portait des entailles sur son corps meurtri.

La police judiciaire de Liège a lancé un nouvel appel à témoins ce week-end, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du petit David Geebelen, retrouvé assassiné jeudi après-midi dans l’ancien fort militaire de la Chartreuse, à Grivegnée. Suite aux informations collectées grâce au premier appel à témoins, lancé vendredi, les enquêteurs cherchent un homme de 50 ans, aperçu mercredi, le jour du drame, dans une plaine de jeux située non loin du domicile des Geebelen. Cet homme semblait fort intéressé par un garçon de dix ans qui jouait au basket et ressemblait à David.

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Funérailles

Près d’un millier de personnes avaient tenu à rendre un dernier hommage au petit David (10 ans), assassiné et dont le corps fut retrouvé ensanglanté, dans un souterrain du fort de la Chartreuse. Le long des cinq corbillards remplis de fleurs, les élèves de cinquième et sixième primaires de l’école communale de Beyne-Heusay formaient une haie d’honneur pour leur petit camarade, une rose blanche à la main. Au premier rang, Jean-Marc et Patricia Geebelen, les parents de David, écrasés par le chagrin. Et les deux grands-mères qui ont perdu « le rayon de soleil » de leur fin de vie. Ensuite, les amis, les voisins, les instituteurs de l’école, les membres du club de basket Belleflamme dont David faisait partie. Beaucoup de policiers aussi qui, en participant pleinement aux recherches, ont vécu de très près ce drame aux côtés des parents.

Très présents également, Carine et Gino Russo : qui en effet, mieux qu’eux, pouvait comprendre l’insoutenable douleur d’un père et d’une mère qui perdent d’un seul coup leur raison de vivre ?

Par contre, pas un représentant officiel, pas un membre du gouvernement, pas un bourgmestre à l’horizon, ce qui suscita bon nombre de réactions négatives.

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Appel à Témoins

BRUXELLES mercredi soir, l’émission en direct Appel à témoins (RTBF, 20h45) s’ouvrira avec une séquence consacrée à l’enquête sur la mort de David. Elle sera diffusée à la demande du juge d’instruction liégeois en charge de l’affaire. Ce sera l’occasion de lancer à grande échelle un nouvel appel pour obtenir un maximum de renseignements et de témoignages. Il suffit d’un détail parfois pour retrouver la piste d’un assassin. Près de 400.000 téléspectateurs regarderont l’émission.

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La fameuse lettre

Le premier jour en effet, une radio a relaté la découverte d'une lettre écrite de la main du jeune garçon et retrouvée dans sa chambre: «Oui c'est vrai. C'est une lettre qu'il avait écrite plusieurs jours auparavant et dans laquelle il demandait que ses parents s'entendent mieux. Mais je lui avais répondu, et il n'en n'avait plus jamais reparlé. Quand il n'est pas revenu à l'heure dite. j'ai d'abord cru qu'il voulait nous faire peur. Mais une heure ou deux pas plus. Ce n 'était pas son style de ne pas revenir. C'est pour cela que j'ai parlé de cette lettre au départ à la police. Ensuite, j'ai pensé à un accident, à une chute de vélo dans les bois. mais jamais à un meurtre. Et puis finalement... »

Il s'agit d'un déficient mental profond. âgé de 19 ans qui quelques jours après la mort de David. avait écrit à son père M. Jean-Marc Geebelen pour le rencontrer afin de lui parler de David. «Je n'avais jamais entendu parler de ce jeune homme, nous a expliqué hier M. Geebelen. Pour moi, l'auteur de cette lettre me semblait être un garçon âgé de 10 à 12 ans. C'était la réflexion que je m'étais faite en me fondant sur le style et sur certaines tournures de phrases de la lettre, que j'ai évidemment communiquée aux enquêteurs. Et c'est comme cela qu'à ma grande stupeur j'ai appris qu'il s'agissait d'un jeune homme âgé de pratiquement 19 ans. »

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Des cheveux sont à l'analyse ADN

Tous les enquêteurs vous le diront : si une affaire ne se résout pas dans les heures ou les jours qui suivent, vous devenez tributaire du "facteur chance". Et c'est malheureusement ce qui semble se produire dans l'enquête sur la mort de David.

Rappelez-vous, dès le premier jour, deux suspects étaient interpellés et gardés à vue durant 24 heures. Tous les soupçons se focalisaient sur eux. appuyés par divers éléments matériels.

Mais on déchantait vite, les analyses et vérifications commandées d'urgence contredisaient la certitude de départ et il fallait recommencer à zéro.

Ce fut alors l'enquête de voisinage serrée, de l'interrogatoire de tous les copains de David et des appels à témoins diffusés dans la presse : « Nous avons reçu et recevons encore de nombreux appels, raconte un enquêteur. Nous les avons classés par ordre de priorité et la liste n 'est pas encore épuisée. »

D'autres suspects sont ainsi venus garnir les préoccupations des péjistes liégeois: un Bruxellois qui s'accusait du meurtre, un jeune du quartier au comportement bizarre, un toxicomane fréquentant les bois de la Chartreuse, un pédophile sorti de prison et établit à Grivegnée... Vérifications faites, ces pistes n'ont mené à rien.

Il reste pourtant des choses à vérifier. Avec un atout qui se révélera déterminant en cas de découverte du meurtrier. On a en effet trouvé plusieurs cheveux sur le corps de David. Ils sont aujourd'hui à l'analyse ADN. «Nous ne sommes pas sûr qu'il s'agisse des cheveux du meurtrier évidemment. Mais s'ils appartiennent à un suspect cela peut suffire à le confondre. "

Crime crapuleux? Bagarre qui aurait mal tourné? Violent? Pédophile? La palette des suspects potentiels est extrêmement large. Mais les enquêteurs sont loin d'être résignés tout en espérant toujours un coup de pouce de ce fameux «facteur chance» sous la forme, par exemple, d'une dénonciation...

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Un motard

Un témoignage recueilli le 18 novembre sur un incident survenu le jour du drame, vers 15 h 30. à Grivegnée, fait l'objet d'une attention particulière des enquêteurs. Un homme, entre 55 et 60 ans. de corpulence moyenne, les cheveux longs, poivre et sel. ondulés, le visage ridé, a été victime d'un accident de moto rue de Herve, à hauteur du GB de Grivegnée. alors qu'il se dirigeait vers Fléron.

L'homme, qui était vêtu d'une veste noire et d'un pantalon sombre et de chaussures brunes, très boueuses, s'est relevé. a refusé toute aide. Il est remonté sur sa moto grise, de petite cylindrée (125 CC), dépourvue de plaque d'immatriculation et a pris la fuite en abandonnant son casque sur la chaussée et brûlant deux feux rouge.

Le casque du motard avait été confié à la police mais la P.J. apprenant cet incident. a demandé à ce que le casque soit analysé. Il a été confié à un laboratoire et les cheveux qui ont été trouvés dans celui-ci sont actuellement comparés à ceux retrouvés sur l'enfant.

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Arrestation Gabriel Jaspar

Le meurtrier présumé du petit David Geebelen (10 ans) aurait été identifié. Il s'agirait d'un jeune homme de 19 ans, habitant Grivegnée (Liège), pas très loin de l'endroit où vivait le petit garçon, retrouvé assassiné, dans une casemate du fort de la Chartreuse, le 12 novembre 1998. L'assassinat avait été commis la veille.

L'auteur présumé, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été placé sous mandat d'arrêt, vendredi, par Mme le juge d'instruction Julémont. a été écroué à la prison de Lantin. Le meurtrier présumé a été entendu dans les tout premiers jours suivant l'assassinat du petit David. Le jeune homme suspect avait paru bizarre aux enquêteurs. Une perquisition à son domicile de Grivegnée n'avait donné aucun résultat, pas plus qu'un interrogatoire minutieux. Au fil de l'enquête, la PJ a programmé une série d'auditions de témoins déjà entendu dans cette affaire. Le jeune Liégeois de 19 ans a été réentendu jeudi dernier. Dans un premier temps, le jeune homme a indiqué qu'il avait vu le petit David le jour du drame, le 11 novembre. Puis le jeune homme s'est rétracté. Finalement, jeudi 15 juillet, le suspect était relaxé, après son audition par le PJ liégeoise. Vendredi matin, la brigade judiciaire de la police communale liégeoise a cueilli le même suspect à son domicile, notamment pour une autre affaire.

Le jeune homme a alors été entendu et a redit ce qu'il avait confié la veille à la PJ, revenant ensuite sur ses «aveux» partiels. Il aurait même parlé de la plaine de sports où jouait l'enfant et du domaine de la Chartreuse. Mis à la disposition du parquet, le jeune suspect a été présenté à Mme le juge d'instruction Julémont. Après un interrogatoire serré, la juge a décidé, sur son intime conviction, de placer le jeune de Grivegnée sous mandat d'arrêt. Toutefois, il n'existe ni aveux complets, ni éléments matériels confondants.

L'identification du meurtrier est l'aboutissement d'une longue enquête, rendue très difficile par le manque d'indices.

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Vol de l'urne

Quelle n'a pas été la stupeur du père, vendredi vers 18 h, quand il a ouvert la loge: s'y trouvaient encore une petite voiture Formule 1 et deux bougeoirs, mais l'urne funéraire avait disparu ! La dernière visite du papa remontait au lundi 30 juillet et celle de la maman, Patricia Dechange, 37 ans, au dimanche 5 août dans l'après-midi. Elle était en compagnie de sa mère, il n'y avait alors rien d'anormal.

M. Geebelen a aussitôt alerté la police de cette disparition. Le columbarium fonctionne depuis vingt ans. Rien de pareil ne s'y est jamais produit. Il faut préciser que les portes en inox des loges ne sont pas scellées ni fermées à clé; il suffit d'une pression pour l'ouvrir.

Le vol, lui, est tout aussi mystérieux. «On ne sait pas exactement quand cela s'est passé. Je suis allée au columbarium, dimanche dernier. L'urne était toujours là. Le papa de David y est allé vendredi et elle avait disparu. Il ne me restait plus que cela de lui. Maintenant, il ne me reste plus rien du tout. Il faut absolument retrouver cette urne. Il faut m'aider! C'est comme si on assassinait mon fils une seconde fois. »

Patricia espère qu'il s'agit juste d'un geste irréfléchi d'un potache quelconque. «Peut-être a-t-il pris l'urne et l'a-t-il déposée dans une autre loge du columbarium. Il suffirait donc juste de les ouvrir. Pour cela, il faut l'autorisation du conservateur ou de la justice. En tout cas, j'espère qu'il ne s'agit pas d'un acte méchant de quelqu'un qui me veut du mal. Ce serait horrible! Personne ne mérite cela. A la police, ils ne savent que faire. Ils m'ont même suspectée. »

La maman de David lance donc un appel à la personne qui a pris l'urne: «Si vous avez l'urne ou si vous l'avez abandonnée quelque part, faites-le savoir pour que nous puissions récupérer les cendres de mon fils. »

Ce serait la moindre des choses pour permettre à David de reposer en paix et à ses parents et amis de se recueillir auprès de lui.

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Actualité

10 décembre 2001, citation à comparaître de la partie civile pour le vendredi 15 février 2002, à 14 heures, devant la Cour d'assises à LIEGE, Palais de Justice, pour entendre statuer suite à l'arrêt de renvoi prononcé en date du 9 octobre 2001 par la Cour d'appel de Liège, Chambre des mises en accusation, en cause de JASPAR Gabriel.

La Cour d'assises débute le vendredi 15 février 2002 à 14h00 pour la composition du jury.

Le lundi 18 février 2002, lecture de l'acte d'accusation, lecture de l'acte de défense, audition de l'accusé puis audition du juge d'instruction et des enquêteurs.

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