Circuit de DECOUVERTE du PATRIMOINE CIVIL d'ETALLE

**********************************************
  Le circuit proposé est, au départ d'Etalle, partir vers Mortinsart puis Villers-sur-Semois, poursuivre son chemin vers Sainte-Marie-sur-Semois et Fratin, continuer la découverte en passant par Buzenol, Chantemelle et Vance et enfin retour sur Etalle via Sivry et Lenclos.
 
ETALLE centre

Départ de la place des Chasseurs Ardennais au centre d'Etalle. Anciennement nommée place de l'église, elle est encadrée par l'église, l'ancienne mairie devenue bâtiment du Centre Public dAide Sociale, le Relais d'Etalle et la chaussée Arlon-Florenville.

L'ancienne MAIRIE d'ETALLE
Elle date de 1829, lors de l'occupation hollandaise. Située au centre du village, sur la place publique et en face de l'église. Sa masse imposante ressemble à un énorme cube et elle donne l'impression d'avoir été construite pour édifier les siècles. Elle héberge actuellement le Centre Public d'Aide Sociale au rez-de-chaussée et la bibliothèque communale au premier étage.

Sur la façade Sud du bâtiment, une plaque commémorative y est fixée, elle porte l'éffigie de Fernand NEURAY, grand journaliste, stabulois de naissance, enfant du pays gaumais, né à ETALLE en mai 1874, décédé en mars 1934.

La MAIRIE d'ETALLE

En regard de l'église, de l'autre côté de la route, se dresse la nouvelle maison communale, immeuble du XXe acquis dans les années 80 à la famille Genin. Très belle salle du conseil. A voir escalier en partie sculpté à Orval.

Le bâtiment de la JUSTICE DE PAIX
Bâtiment communal situé de l'autre côté de la rue de la radelette lorsque l'on regarde l'ancienne mairie. Bel immeuble de facture architecturale du pays gaumais, il abrite depuis la fusion la Justice de Paix, anciennement hébergée au premier étage de l'ancienne mairie.

Le CIMETIERE D'ETALLE


Sur le versant de colline à l'arrière de l'église, de l'autre côté de la Semois, le cimetière d'Etalle disposé en pente douce vers la rivière est un havre de paix dans lequel vous découvrirez divers monuments anciens ou commémoratifs. citons notamment le MONUMENT AUX SOLDATS FRANCAIS à ETALLE. Erigé à l'intérieur du cimetière d'Etalle, à gauche dans le bas de l'allée centrale, lorsque l'on franchit l'entrée principale. Sur un monument en pierre de taille à quatre faces, deux sont couvertes 'inscriptions rappelant les morts français des deux guerres mondiales à Etalle.
Sur la première face, avec un écusson où s'incrivent les lettres R F souligné par une banderole avec la devise "Liberté, Egalité Fraternité", on eut lire: "Les habitants d'Etalle ont érigé cette pierre à la mémoire des 19 soldats français tombés chez eux au mois d'août 1914 pour leur patrie et pour leurs alliés. Ici reposent: LEROI Jules, soldat 'infanterie, LHOTTE René, cavalier aux Hussards, et deux soldats français inconnus."
Sur la deuxième face tournée vers l'allée centrale est inscrite dans la pierre la mention suivante: 1940-1945. et suivent les noms des soldats français tombés à Etalle le 10-5-1940:

La CASERNE DES POMPIERS

Sise le long du chemin menant d'ETALLE à VILLERS, avant l'embranchement conduisant à Mortinsart, la caserne est composée d'un logement (pour le personnel professionnel assurant la garde et la maintenance du matériel) et de grands halls permettant le rangement des divers véhicules: ato-pompes, ambulances, voiture de commandement, matériel de désincarcération, tout l'outillage et l'habillement des qUELQUES trente sapeurs volontaires du corps d'incendie d'Etalle. Derrière la caserne, un grand hall se dresse, il s'agit du bâtiment de voirie de la Commune d'Etalle, garage, et ateliers.

La FONTAINE du HARRET
Sis sur le côté gauche de la rue, lorsque l'on quitte la route Etalle Virton pour emprunter la rue du Harrêt, ce lavoir est une construction rectangulaire possèdant une ouverture béante sur le pignon qui s'offre en premier à notre regard. Il expose ainsi sa charpente. Cette ouverture est quelque peu réduite par un muret sur une partie de la base du pignon, prévenant ainsi des chutes possibles vers les bacs en contrebas par rapport au terrain ceinturant le lavoir. Sur la face vers le chemin, deux ouvertures, sur le pigon arrière, une troisième baie. Ces trois fenêtres aux chassis métalliques renfermant du verre armé permettent une grande luminosité à l'intérieur du lavoir.

La POMPE d'ETALLE à la rue de Virton
Sise à l'angle de la rue du bois et de la route de Virton. "La pompe d'Etalle comporte plusieurs étages de section octogonale; la partie supérieure, galbée, est ornée de quadrillages gaufrés." (G.Matagne, p.85)

L'EGLISE d'ETALLE

Elle a remplacé l'ancienne église qui datait de 1726 et qui était de type roman, mesurant 29m de longueur et 10m de largeur, constituée d'une nef unique avec une tour presque carrée de 3,5m de côté. C'est en 1910 que fut édifiée l'église actuelle construite par J.B.de Wugst et S.Lefèvre, entrepreneurs de Molenbeek. Elle est de style gothique et se compose d'une grande nef et de deux petites. La pointe du clocher atteint 43m et la superficie totale intérieure est de 601m2 (altitude su seuil de la porte de l'église 336 m). Sur le porche d'entrée de l'Eglise, on peut lire la mention latine suivante qui sert de date (les lettres formant date étant inscrites en rouge et les autres en noir): "Deo sanCtIsqUe LeoDegarIo aC bLasIo patronIs DICata", la traduction signifiant "dédiée à Dieu et aux saints patrons Léger et Blaise et le total des lettres en rouge ou les majuscules indiquent la date d'inauguration : 1910.

La CHAPELLE SAINT-ANTOINE DE PADOUE (1675)
Cette chapelle est sise à Etalle rue St-Antoine, après le pont de la Semois. Elle est de style roman, datant du XVIIème avec à l'intérieur une statue de Saint-Antoine en bois polychrome du XVIIème.
Petite chapelle surmontée d'un clocher et dont la porte d'entrée est protégée par un petit toit en pente vers l'avant. Au-dessus de ce porche, un "oeil-de-boeuf" avec un "s" de pierre le partageant, une petite niche avec une statuette de Vierge, et surmontant la niche, une pierre incrustée et gravée où l'on peut lire la date de 1675.
La construction remonterait à l'an 1675 (date sur facade) et serait le fait, dit la légende, d'un dénommé Robert d'Etalle qui avait échappé à un grand danger et s'était engagé à construire une chapelle.
En 1807, elle fut vendue par Pierre Reicht, notaire d'Arlon qui l'avait achetée le 15 vendémiaire An IV (8/10/1800) aux occupants français, à G-J Verniolle et à J-B Denamier. Son dernier propriétaire fut le notaire Bernauda qui la légua à la fabrique d'église d'Etalle, le 13/08/1940, après avoir fait de grosses réparations extérieures (1938).
La chapelle renfermait divers objets de valeur à l'intérieur: par sécurité, les statues en bois polychrome du XVIIe et du XVIIIème, les tableaux peints sur bois attribués à Frère Abraham Gilson, d'Orval (XVIIIème S.) ont été déposés au Musée Gaumais de Virton.
 
 
MORTINSART

CROIX au centre de Mortinsart
Sise à l'embranchement des routes menant vers Houdemont et Villers-sur-Semois, Cette croix en fonte est entourée d'un jardinet clos par des grilles de fer forgé avec en façade la mention "O CRUX AVE" soudée sur la grille.

POTEAUX INDICATEURS en fonte

Un exemplaire se trouve auprès De la croix ci-avant décrite, et un deuxième exemplaire sera découvert au carrefour des quatre chemins, sur la hauteur de la route menant de Mortinsart à Villers.

La FONTAINE-LAVOIR de MORTINSART
Construction ouverte du seul côté faisant face au chemin, le lavoir est situé dans le chemin agricole qui prolonge la route de Houdemont au centre de Mortinsart. Voici ce qu'en dit G. Matagne en 1974: "Le lavoir de Mortinsart est une apparition très sympathique qui retient immédiatement l'attention: l'ensemble est bien équilibré, le toit d'ardoises à deux pans est bordé d'une planche festonnée sur tout son pourtour et des planches garnissent tout le pignon au-dessus de l'ouverture; lorsqu'on approfondit l'examen, on remarque avec surprise que la grande ouverture ne donne aucun accès au bâtiment: elle est barrée par une grille continue et par un double abreuvoir en pierre calcaire; on ne pénètre dans le lavoir que par une porte située à l'extrémité opposée de la construction." Aujourd'hui, la grille continue n'est plus qu'un morceau d'un mètre de longueur. La porte n'est plus que la baie d'ouverture et les pierre de taille qui l'encadrent sont fortement désancrées de la construction. Une réparation relativement urgente s'impose.

L'ABREUVOIR DE MORTINSART
est sis sur le bord gauche du chemin Mortinsart Villers, au carrefour au centre du village. Cet abreuvoir est constitué de larges bacs en pierre de taille.
 
 
VILLERS-sur-SEMOIS

La FONTAINE-LAVOIR et ABREUVOIR près de l'église
Classé par arrêté-royal du 10/06/1982. La toiture vient d'être remplacée en 1994 par le personnel communal. A l'emplacement de ce lavoir, s'élevait antérieurement la maison vicariale qui sise, au pied de l'église à servi très longtemps d'école. Le 20 mai 1798, un procès-verbal d'expertise la décrit comme "une petite maison non habitée, couverte d'ardoises, construite dans le cimetière, sans jardin, laquelle contient une petite cuisine et une petite chambre, le tout d'environ dix pieds de largeur sur vingt de longueur sous lesquelles places il y a une écurie de l'étendue du bâtiment. Cette maison était occupé par le viciare du dit Villers."
La maison vicariale sera vendue le 14 juin 1798 après la mise sous séquestre suite au refus de prestation du serment de haine à la Royauté par le vicaire François-Xavier HENRION lors de la séance officielle organisée à la Municipalité d'ETALLE le 1er décembre 1797. En 1816, au début de la période hollandaise, la commune de VILLERS rachète la maison vicariale qui va servir d'école et parfois de logement d'instituteur jusqu'au 30 décembre 1872, date de l'entrée en fonction de la nouvelle et encore actuelle école. Le lavoir actuel a donc été construit après 1873. On sait dire, d'après les données recueillies par Emile TANDEL en 1890, que la population de VILLERS était de 234 personnes au 1.1.1890 et celle de MORTINSART de 118 habitants.
La construction est rectangulaire et largement ouverte sur une des largeurs. Cette grande ouverture béante offre un accès facile au lavoir et assure l'éclairage et l'aération. Il existe cependant des ouvertures supplémentaires dans les murs du lavoir. Le toit qui coiffe la construction est un toit d'ardoises à quatre pans.

La FONTAINE-LAVOIR "DU TRUX"

Sis à l'entrée du village de Villers lorsque l'on y pénètre par le chemin venant de Mortinsart, il trône sur le bord droit en un bâtiment imposant ouvert sur toute la longueur face à la route. On le nomme souvent lavoir "du trux" du nom du quartier de ce village.
G.Matagne le signale de la manière suivante (p.117): "A Villers-sur-Semois, à gauche de la montée vers Mortinsart, un grand lavoir s'impose à l'attention.
Bien construit en pierre locale, dite des Malpierres (nom d'un lieu-dit situé à proximité du village, en direction du Nord), il porte un toit d'ardoises et est bordé en façade par un très bel ensemble de piliers et de chaînages dont la hauteur est coupée par de profondes rainures horizontales. Encore en service, bien que peu utilisé, ce bâtiment intéressant mérite sans doute d'être conservé." La fontaine sera classée par arrêté-royal du 10/06/1982.

Le CIMETIERE de VILLERS-sur-SEMOIS
Vous y découvrirez une CROIX MONUMENTALE  placée au fond du cimetière, juste devant vous lorsque vous pénétrez dans ce lieu, la croix de quelque 4 mètres de hauteur se dresse toute métallique.
Aussi dans le cimetière, le MONUMENT des SOLDATS FRANCAIS placé au milieu du mur de droite lorsqu'on pénètre dans le cimetière de Villers sur Semois, ce monument en pierre de taille est entouré de cyprès et était le théâtre chaque année, en septembre, d'une visite militaire française des Troupes de la Marine avec un cérémonial important. C'est en fait à Villers sur Semois, par le dépôt de gerbes à ce monument, que débutait la "tournée" du souvenir qui conduisait l'Armée Française par Rulles, Tintigny, Rossignol et Neufchâteau après avoir été la veille à Bazeilles en France. La stèle, signé par JeanMart de Ste-Marie, porte les noms et matricules des soldats français.

Le bloc ECOLE et ancienne MAIRIE de VILLERS-sur-SEMOIS
La réception de la construction de l'école date de janvier 1873. Voir notes ci-dessus à Fontaine de l'église. Lire aussi les données et péripéties, reprises année par année, sur ce bâtiment dans l'article de Roland YANDE sur la construction de l'école communale de VILLERS SUR SEMOIS (juin 1860 - Janvier 1873) parue les annales de l'Institut Archéologique Luxembourgeois d'Arlon de 1988 N°3-4 pages 3 à 35 et notamment les conclusions :

"Onze ans pour choisir le terrain, deux ans pour exécuter les travaux. Au total treize ans d'ordre, de contre-ordres... de désordre pour faire aboutir un projet dont l'utilité, à aucun moment, n'a jamais été contestée par personne...La municipalité de Villers, animée par le secrétaire communal, principal agent clérical, fait flèche de tout bois pour dénigrer l'école communale et favoriser celle du curé. L'école catholique n'est-elle pas installée dans une chambre de la ferme-château, située à moins de vingt mètres de l'école communale..."

L'EGLISE de VILLERS-sur-SEMOIS

L'église SAINT-MARTIN (XVe) est un édifice du XVe érigé au centre du village sur un tertre ceinturé d'un beau mur en pierre du pays avec un lavoir en contrebas. L'ensemble architectural de l'église, du mur de soutènement et de la fontaine a été classé. La tradition a retenu que l'église de Villers est une des églises primitives de la région.La tour carrée massive surmontée d'un clocher bulbeux est appliquée en saillie contre la façade et porte la date de 1712. C'est par la tour que l'on pénètre dans l'église, construction irrégulière où plusieurs siècles ont laissé leur empreinte. A l'intérieur, toutes les lignes architecturales, notamment la courbe de la grande nef, annoncent le style roman.
On remarque dans les détails l'aigle de l'ancien empire germanique, la tiare d'Espagne, la Croix de Bourgogne dite de Saint-André sur laquelle apparaît le fusil de la Toison d'Or. L'intrados d'une des arcades, datée de 1582, est gravée de l'aigle impériale, chargée sur la poitrine d'un écusson muet, au-dessus de la couronne d'Espagne stylisée. Sur cette même arcade un chaînon du collier de la Toison d'Or posé sur l'écot de Bourgogne; entre les branches supérieures et inférieures de l'écot, une pierre à feu. L'église a subi d'importantes réparations en 1582 et en 1672. Elle abrite l'Ara Romana, pierre (bloc de 0.8m de hauteur sur 0.7m de largeur) romaine sculptée à l'effigie d'Apollon, Hercule, Minerve et Diane qui sert de support au maître-autel. L'emplacement de l'autel païen a été choisi pour bâtir le premier oratoire chrétien (cfr Histoire de Villers s/S par l'abbé Lenoir N-J 1906, pages 27 à 30 sur l'église).

La CHAPELLE NOTRE-DAME DE LA SALETTE

Située à la sortie de Villers-sur-Semois, à gauche en direction de Mortinsart. Ce serait l'abbé Burtombois, prêtre belge ordonné en France qui introduisit ce culte à Villers. La Salette, située à Grenoble, aurait été visité par la Vierge en 1846, qui serait apparue à Mélanie et à Maximim, deux petits bergers. La chapelle a été bâtie sous le pastorat de l'abbé Léon CHENOT. Elle est la réplique exacte de la chapelle érigée sur les lieux de l'accident qui a coûté la vie à la Reine Astrid en 1935 à Kussnacht en Suisse.
Il y a pélérinage à la chapelle le troisième dimanche de septembre.

SAINTE-MARIE-sur-SEMOIS

Le CIMETIERE de SAINTE-MARIE-sur-SEMOIS

A l'entrée du cimetière, à voir la pierre tombale, vieille de plus de 400 ans, provenant de l'ancienne église de Sainte-Marie, a été scellée dans le mur d'enceinte du cimetière, juste à côté du portail d'entrée.



LE GISANT DE MALBERG, sculpté en ronde-bosse, est encastré dans l'entrée du cimetière de Sainte-Marie. Il s'agit du monument de François de Malberg, seigneur de Ste-Marie, mort le 19 juillet 1572, époux d'Hélène de Montjoie. Cette pierre tombale, lors de la construction de la deuxième église, servit de base aux fonts baptismaux, d'où la cavité carrée au milieu de ce gisant. (Le cimetière primitif joignant la première église se trouvait sur une place entourée d'eau, à gauche du porche d'entrée du château. La seconde église fut construite en 1725 au centre du cimetière actuel, mais aujourd'hui démolie. (La troisième date de 1868.)

Egalement, à l'intérieur du cimetière de Ste-Marie, la DALLE FUNERAIRE CORSWAREN-LOOZ (1963), dans l'allée centrale, près du calvaire cité ci-après, se dresse une large pierre de taille avec un très beau blason aux armes des Corswaren-Looz. Sur la face ragardant l'entrée du cimetière, une très longue inscription rappele les titres de Joseph Philippe Yacinthe premier duc de Corswaren-Looz, notamment seigneur de Ste-Marie, né en 1689 et mort en 1777. Sur la face vers l'intérieur du cimetière, on découvre les titres du deuxième duc de Corswaren-Looz, Lamoral né en 1736 et mort en 1785. Ce monument a été érigé en 1963 par le baron W.Von Bogaerde-Terbrügge à Rheine/Ems en Westphalie, en souvenir des ducs de Corswaren-Looz dont il était un des descendants.
Au centre du cimetière, un CALVAIRE sur un bloc de pierre de taille quadrangulaire de près de deux mètres de hauteur sur lequel se lit "HODIE MIHI,CRAS TIBI", se dresse une croix monumentale en fonte de style gothique très ouvragée portant au pied un tableau coulé dans la fonte et représentant une Vierge montant aux cieux et entourée d'angelots.

Le bloc ECOLE, ancienne MAIRIE, LOGEMENT de l'instituteur et PRESBYTERE
En regard du cimetière, sur cette belle place communale qui servait aussi de cour de récréation pour l'école communale, vous découvrirez un ensemble de bâtiments communaux que sont l'école communale de Ste-Marie, le logement de l'instituteur et le presbytère. Ces diverses constructions datent de la deuxième partie du XIXe et sont représentatifs des manières de construire en Lorraine Belge. A voir sur cette place, une des trois pompes classées de Ste-Marie.
 

Les TROIS POMPES classées de SAINTE-MARIE
La première rue du marais, classée par arrêté-royal du 10/06/1982; la seconde chaussée romaine classée par arrêté-royal du 10/05/1983 enlevée pour permettre la construction du rond point et à replacer dans un proche endroit; la troisième place communale classée par arrêté-royal du 12/10/1981. "Les trois pompes de Sainte-Marie attirent l'attention par leur originalité. Un socle carré porte un fût cylindrique rayé de cannelures verticales couronné d'un bâti rectangulaire surmonté d'une pomme de pin; la partie supérieure d'une des trois pompes a disparu." (G.Matagne p.86)

La CROIX DES LIBERTES (1462 et 1944)
Dite aussi CROIX DE BEAUMONT ou FRANCHE CROIX, érigée à l'entrée de Sainte-Marie-sur-Semois (direction Tintigny) au carrefour de la Nationale, de la grand'rue du village et de la rue dite "du rond". Cette croix fut érigée en 1462 comme symbole de l'affranchissement au droit de Beaumont (d'où le toponyme de Franche ou Beaumont) des habitants de la seigneurie de Sainte-Marie en 1461.
 La loi de Beaumont fut promulguée en 1182 par Guillaume aux Blanches Mains. Ce n'est que le 15 janvier 1461 que les habitants de Sainte-Marie, irrités, firent pression sur Jean de Malberg, seigneur du lieu et s'en furent à Virton réclamer leurs droits à l'affranchissement. Elle a été restaurée au XXe comme l'indique l'inscription sur le socle: Restaurata Anno 1914, CRUX LIBERTATIS ERECTA, Anno 1462

Le CALVAIRE au centre de SAINTE-MARIE (XVIIIe)


Situé au centre du village, en face du bâtiment de l'école libre, il date du XVIIIe et a été restauré en 1947. Posé sur un muret en pierre du pays, il est composé d'une stèle reprenant un texte faisant date :(voir à ce propos la notice parue dans le Pays Gaumais de 1948 page 109), Il s'agirait de la devise du sire Henriquez : "Potius mori quam foedari"., d'un bloc avec inscription "JHS" surmonté d'une croix et enfant et du calvaire proprement dit constitué du christ en bronze qu'entourent de côté deux angelots de pierre et de dessus deux têtes d'angelots, le tout surmonté par des feuilles et fleurs taillées dans la pierre. En 1793, un "sans-culotte" qui abattait la croix eut les pieds broyés dans sa chute. La croix fut redressée peu de temps après.

L'ECOLE LIBRE de Sainte-Marie
est aussi un bâtiment communal. Il est sis dans la grand'rue, derrière le calvaire décrit ci-avant. On remarquera  la potale, statue de la Vierge placée entre deux fenêtres du premier étage du bâtiment communal mis à la disposition de l'école libre de Sainte-Marie.Sous la Vierge, un médaillon avec l'inscription suivante faite de lettres rouges et vertes, les rouges majuscules représentant une date: "DoVCe MarIe VeILLez sVr Ce VILLage (DVC MI VILL V C VILL = 1935).

Les FONTAINES (2) de STE-MARIE et de FRATIN
Relevons dans les Annales de l'Institut Archéologique du Luxembourg, tome III de 1890, en page 662, des "Communes Luxembourgeoises" par Emile TANDEL, les dates: 1814: construction d'une fontaine au centre du village; 1880: placement de bacs aux fontaines (Ste-Marie et Fratin); 1882: constructions des bâtiments de ces 2 fontaines. La population était importante à cette époque: en 1875, de 1070 habitants (674 à Ste-Marie et 396 à Fratin) et en 1885, de 1192 (soit 772 et 468) avant d'atteindre en 1888 un total de 1203 personnes (735 et 468)
La fontaine à la sortie de Sainte-Marie vient de revµcevoir une nouvelle couverture en 1994.
Dans son étude de 1974, G.Matagne présente ces deux lavoirs (p.138/139):
"...il s'agit certainement de deux installations identiques qui sont encore en place actuellement aux endroits indiqués. Les murs en pierre sinémurienne sont crépis; les quatre angles des deux bâtiments sont renforcés; il n'y a qu'une porte en façade, dans le pignon; quatre baies de faible hauteur, très rapprochées les unes des autres, animent la partie supérieure des murs latéraux. Des vestiges d'une bordure métallique en dents de scie se remarquent à la toiture. Les deux lavoirs sont à l'abandon. A Fratin, l'eau s'introduit abondamment sous le mur du fond du bâtiment et envahit toute l'aire du local pour en ressortir par la porte d'entrée."

L'EGLISE de SAINTE-MARIE-sur-SEMOIS
L'église SAINT-NICOLAS à STE-MARIE (1871) est sise au centre du village en bordure de la grand'rue.

La fête de son inauguration se situa le 8/4/1871. Elle avait coûté 81.936,17 francs. L'architecte s'appelait Mr Jamot d'Arlon. Elle est de style néo-gothique à 3 nefs. L'église vient d'être restaurée complètement en toiture en 1989. Le coq surmontant le clocher a été forgé par Mr Jules Noël, forgeron de Ste-Marie. Ce nouveau clocher a été installé par une grue monumentale le 29/3/1989 et a été conçu par un compagnon charpentier de Buzenol, Patrick Vanhoorenbeck. A cette occasion, une plaquette de 18 pages, abondamment illustrée, a été éditée par le Groupe d'Animation de Ste-Marie. On peut y lire de nombreuses informations sur l'église St-Nicolas.
 
 
FRATIN

Le CALVAIRE DU MAGENOT à FRATIN
(restauré en 1912), situé entre Fratin et Sainte-Marie, sur la droite en venant de Fratin, quasi au milieu du la bordure de la zone artisanale dite du Magenot.
La croix métallique de deux mètres de hauteur sur laquelle est fixé un Christ a été placée en 1912 pour remplacé l'ancien calvaire en bois érigé au XIXe par un Mr LENOIR. La croix est plantée dans un petit monticule de pierres du pays grossièrement maçonnées. Les anciens disent que ce calvaire a été placé à l'ancienne limite de la commune de Sainte-Maie et de l'ancienne commune de Buzenol-Fratin.
Notons que l'ancienne croix de bois peut encore être vue, au Musée Gaumais de Virton, sur une magnifique toile peinte par Félicien JACQUES, peintre de Sainte-Marie.

Le CALVAIRE "DES AISANCES" à FRATIN (1868)

Est collé au mur clôturant la prairie, le long de la route, en face de la maison  Vuylsteke-Didier, la très belle ferme typique lorraine. Cette croix en fer forgé est plantée sur une grosse pierre taillée et annexée à l'extrémité du mur. La croix est surmontée d'une deuxième petite croix qui provient de l'ancienne chapelle de Fratin. Ce calvaire fut érigé en 1868 par Mr EPPE de Vance, acquéreur des aisances communales qui furent vendues pour la construction de l'église de Fratin, aisances qui se trouvaient derrière l'emplacement du calvaire. Dans la niche, en 1935, à la demande de Mme Catherine SCHINTGEN, Mr Edmond HANUS plaça une statuette de Notre-Dame de Lourdes. Elle rappelle aux villageois, l'ancienne chapelle dédiée à la Vierge.

Le CALVAIRE DE SAINT-LAMBERT (1868)
vient d'être rafraichi en 1990 par la Jeunesse de Fratin. Il est situé en bordure de la route menant de Sainte-Marie-Croix Rouge, presqu'en face du chemin de Fratin qui va vers le "Haut des minières". Ce lieu-dit a une origine très ancienne. Il y a bien longtemps, une statuette de Saint-Lambert était fixée au tronc d'un chêne. Mr Jean-Baptiste HABRAN-PROTIN mit à sa place une croix en bois (on ignore à quelle date).
En 1868, avec les aûmones recueillies dans le tronc, Mr HABRAN la remplaça par une croix en fer forgé (socle avec date: 1868). A cette croix fut fixée une niche dans laquelle se trouve une petite statue de la Vierge que l'on invoque sous le vocable de N-D de St-Lambert. Cette niche vient d'être remplacée (1990) et la petite Vierge fraîchement repeinte a retrouvé sa place.

Le CIMETIERE de FRATIN
Autre lieu du patrimoine civil public de l'entité surplombé par le nouveau château d'eau à l'arrière.

La POMPE DE FRATIN
A voir sur la très belle place au centre du village de Fratin, une pompe avec son bac de pierre, souvenir de l'équipement ancien de la communauté villageoise avant l'installation de la distribution d'eau.

L'EGLISE de FRATIN
L'EGLISE SAINT-ANTOINE de FRATIN (1868) est un édifice de style néo-gothique construit d'après les plans présentés par l'architecte JAMOT d'Arlon en 1868. Il se dresse en plein centre du village sur cette magnifique et très grande place herbeuse qu'est le centre de Fratin, village typique de l'architecture rurale de la Lorraine Belge avec les larges "usoirs". Elle fut construite en 1868 après la délibération du conseil communal du 29 septembre 1866. Il fut procédé à la vente d'aisances communales pour permettre les moyens financiers de cette construction. Le coût fut de 18.803,70 francs. L'entrepreneur était Mr FELTUS de Buzenol.



BUZENOL

Le CIMETIERE de BUZENOL
Autre lieu du patrimoine civil public de l'entité précédé d'une petite place où tronent des marronniers et une statue de la Vierge, entre ce cimetière et le château d'eau. A voir quelques anciennes tombes en fonte ou schiste.

La POMPE DE BUZENOL
située au centre du village, sur le parterre central, jouxte un ancien puits de plusieurs dizaines de mètres de profondeur, puits caché par une plaque de protection. Relativement fonctionnelle, elle n'a aucun apparat décoratif.

Le bloc ECOLE de BUZENOL


Sis rue des lilas, la facade en pierre de France est tournée plein sud. Cette partie étant anciennement le logement de l'instituteur, l'école étant le prolongement du bâtiment à l'arrière avec la cour de récréation à l'est. Tout le bloc, qui date de la fin du XIXe, lors de l'autonomie de la Commune de Buzenol en 1892, a été transformé à l'intérieur pour abriter les diverses classes nécessaires vu le nombre d'enfants au village dans les années 1980.

Le bloc ancien ECOLE-MAIRIE et PRESBYTERE de BUZENOL
Sur la place du midi, ancienne place communale, au sud du village, cet ensemble architectural d'un seul tenant, qui date de la fin du XIXe, lors de l'autonomie de la Commune de Buzenol en 1892, a la facade tournée vers l'est. La partie de gauche, anciennement école des filles et secrétariat communal a été vendu à des particuliers après la fusion des communes de 1977. La partie de droite, anciennement salle des mariages et presbytère est devenue la maison du village nommée "La Barricade". les transformations intérieures n'ont en rien modifié ce bel ensemble lorrain.

Le LAVOIR de BUZENOL
Situé dans le bas du village, en bordure de la route Montauban-Chantemelle, cette construction est adossée à la butte qui constitue le village de Buzenol, quelque 250m en contrebas de l'église.
Les dimensions extérieures sont de 10,50 m de large sur 7,20m de profondeur; les murs extérieurs variant d'une épaisseur de 0,70 à 1 m. La hauteur sous cintre de chacune des 2 loges est de 2,60 m; la hauteur totale de la façade vers la route étant de 3,30 m.
Les deux bacs dans chacune des loge est un rectangle de 5 m sur 2,40 redivisé en deux sur la longueur, et la partie adossée au mur intérieur étant redivisée en deux parties dans le sens de la largeur pour former ainsi dans chaque loge deux bacs de 1,20 sur 2,50 m et un troisième de 5m sur 1,20 m.

L'EGLISE de BUZENOL
Sise en plein centre du village (altitude du seuil de la porte 347,69m), sur un petit tertre avec un parterre de 6 marronniers devant son porche d'entrée. "Le mobilier rustique et les grandes fresques du plafond confèrent à l'ensemble une chaleur et une simplicité un peu naïve. Dans le village, l'église ne s'impose par aucune démesure. Elle est construite dans le même gabarit et avec les mêmes matériaux que les autres maisons de Buzenol, mais par sa situation, elle occupe une position dominante dans le village." (in "Buzenol, un village en pays gaumais" par CRAU Univ.Liège 1979 page 42) Elle a été complètement restaurée extérieurement en 1986, notamment par un nouveau crépi protecteur et la mise en valeur de toutes les pierres d'angle en pierre du pays.

CHANTEMELLE

Le CIMETIERE de CHANTEMELLE

La réception du cimetière date de 1888-1889, selon Tandel. A l'intérieur du cimetière de Chantemelle, dans l'allée centrale, s'élève ne croix de plus de trois mètres de hauteur taillée dans la pierre de sable. Le triangle avec l'oeil de Dieu est taillé sur la partie supérieure de la croix.

La CROIX MIGEAUX (1739)
vieux calvaire du XVIIIe en pierre de France se dresse à droite avant le cimetière de Chantemelle. La date 1739 est taillée dans la pierre de la colonne qui soutient cette sculpture représentant le christ en croix entouré de 2 personnages féminins. Cette croix avait été taillée pour la famille Migeaux, d'où le nom donné à cet édifice. Elle avait été renversée par les soldats républicains du général Beauregard.

La FONTAINE DU BAS DU VILLAGE (1903)
Reprenons les notes de Mr René Clausse: "La fontaine publique du "Pré entre les Eaux" date du début du siècle. En 1901, l'administration communale projette la construction d'un lavoir plus aisément accessible que celui établi aux Laveux. Des sondages en sous-sol sont effectués sur les usoirs, à l'ouest de l'église, devant l'habitation du forgeron, Budinger, actuel N°45 de la rue de la Gravalle. Une source, dont le débit est suffisant pour alimenter un lavoir, est captée. L'eau est alors canalisée vers le bas du village, vers l'ancien emplacement de la maison du "cloutier", à la pointe nord de la prairie Gilon-Sizaire. Le trop-plein des bacs se déverse dans le ruisseau proche de la construction. L'adjudication de la fontaine eut lieu en 1902. Joseph Decolle et Jean-Baptiste Budinger furent déclarés adjudicataires. Le lavoir put fonctionner l'année suivante. A partir de 1928, les bacs furent alimentés par le réseau de distribution d'eau. A la même époque, de nombreux particuliers firent installer des bacs dans les dépendances de leur habitation de sorte que la fontaine fut de moins en moins fréquentée; elle finit par être abandonnée par les lavandières."

LES POMPES et ABREUVOIRS DE CHANTEMELLE (1883)
Notes de Mr René Clausse: "Fin du XIXe siècle, Chantemelle compte 430 habitants. On recense 91 maisons, 89 étables et 43 granges. Depuis la fermeture des fourneaux de la région (1850), l'agriculture est devenue la principale ressource de la majorité des ménages. Les carriers ont abandonné l'extraction du minerai de fer, les charbonniers ont quitté la forêt, les voituriers ont cessé d'alimenter les forges des environs.
Pour répondre au désir maintes fois exprimé par les agriculteurs, en 1883, l'administration communale de Vance (dont Chantemelle dépendait) décide le creusement de 5 puits et l'achat d'abreuvoirs munis d'une pompe. Ceux-ci sont répartis dans les différents quartiers du village. Comme la fontaine, ces abreuvoirs furent alimentés à partir de 1928 par le réseau de distribution d'eau. Les balanciers devenus inutiles furent enlevés (et mis sans doute à la ferraille) et remplacés par un levier commandant le remplissage du bac.

L'EGLISE de CHANTEMELLE

Erigée en plein centre du village sur une place qu'elle occupe entièrement, cette construction fut faite dans les années 1841-1842. L'église Saint-Michel évoque par sa forme rectangulaire et son style néo-classique, la silhouette de la plupart des églises des villages gaumais. La façade est agrémentée d'un haut portail mouluré et d'un ample fronton triangulaire. L'édifice est surmonté d'un clocher carré, qui sert de point de repère du village.
La première pierre fut bénie le 06/10/1843 par l'abbé Claude Lambert et la bénédiction finale le 6/9/1844. Le chemin de croix actuel est du peintre Biloque Poncin, natif de Chantemelle. Le jubé fut construit en 1889. L'harmonium fut acquis en 1893, date du renouvellement des pavements du choeur et de l'avant-choeur.Les autels ont été restaurés en 1925 et en 1926, eut lieu la pose de 10 vitraux.
A voir dans l'église une piéta et autel en bois polychromé XVIIIème siècle, mobilier de l'ancienne église. Le cimetière qui entourait l'église est démoli en 1937. La cloche a été refondue en 1956 car elle avait été fêlée lors de l'enlèvement en 1944 par les Allemands qui l'emmenèrent à Hambourg d'où elle revint un an plus tard. La bibliothèque de Chantemelle tient à la disposition des amateurs la copie du devis estimatif rédigé sur 19 pages de calligraphie.
Le 6/10/1983, un arrêté de classement fut pris pour nommer comme "monument et site" le tilleul situé sur la place proche de l'église de Chantemelle.
 
 
VANCE

Le bloc ECOLES et ancienne MAIRIE de VANCE
L'école a été construite au XIXe. La date de réception date de février 1882.

L'EGLISE de VANCE

L'église SAINT-WILLIBRORD à VANCE est une des plus anciennes églises de la région, située à l'entrée à droite du village lorsqu'on y pénètre en venant de la route Etalle Arlon. Elle est sise sur un tertre et était entourée anciennement d'un cimetière. La modernisation des voiries a supprimé ce milieu et perturbe d'ailleurs quelque peu les assisses de l'édifice qui fait actuellement l'objet de surveillance constante car il pourrait s'ouvrir par la poussée des murs.Dans une notice, Henri Jacob notait que "l'examen de la maçonnerie de la tour indique 3 étapes.
La base est nettement carolingienne avec la disposition des matériaux en quinconce qui était déjà la règle à l'époque impériale de Rome. La seconde partie qui va du soubassement jusqu'aux cloches est faite de gros moellons régles; ensuite vient la dernière partie plus moderne construite à la chaux hydraulique de Vance".
Le maître-autel et les autels latéraux passent pour avoir été fabriqués à l'abbaye d'Orval. Les boiseries datent de l'époque de la reconstruction, soit vers 1750. Le tableau du maître-autel a été peint en 1865 par Vandekerkove, prix de Rome. Celui de l'autel de St-Hubert est un tableau d'Edouard Franquinet, peintre arlonais. Il existe encore deux autres tableaux, un de la Sainte-Famille et un du Perpétuel Secours. On peut admirer une Vierge gothique du XIVe en pierre sculptée et polychromée ainsi qu'un beau chemin de croix du XIXe (peint en 1896 par Alexandre Alaux-Bakès).

A remarquer aussi dans l'église, une statue de Saint Willibrord en chène datant du XVIIe, ainsi qu'une statue assez curieuse de Sainte Renelde représentée en petite paysanne du XVIIIe, endimanchée et coiffée d'un large chapeau. Sainte Renelde est invoquée pour la guérison d'ulcères, maux des yeux et paralysies tandis que l'on prie Saint Willibrord pour la guérison de l'épilepsie. A voir également dans l'église la cuvette en bronze du baptistère placée près de la chaire de vérité et qui serait, selon H.Jacob, d'origine romaine et aurait été "l'oenochae" ou vase à contenir le vin d'une villa romaine. Elle aurait été par la suite munie de pieds.

Deux chonogrammes, l'un gravé dans le choeur, l'autre sur un des piliers de la nef, donnent l'année de la reconstruction et désignent ceux qui assumèrent la charge. Lors de la reconstruction de l'église, l'entrepreneur de la maçonnerie avait rétabli un four à chaux sur les lieux dans la butte qui porte l'église, côté nord-ouest. Les vestiges en furent découverts au cours de transformations qui furent entreprises lorsque fut supprimé l'ancien cimetière qui entourait l'église. Toutes les peintures intérieures de l'église ont été restaurées vers 1985.
(Voir en plus des références sur l'église de Vance, celles sur les épitaphes (A.Petit) in Pays Gaumais 1948 pages 111 et 112, pour l'église (A.Goffinet) Pays Gaumais 2-1942 page 53 et sur la Vierge (de Borchgrave d'Altena J.) Pays Gaumais 1948 page 22 et 23)

CROIX DU GROS MARE ou CALVAIRE PICARD


Erigé à la sortie du village sur l'ancienne route Vance-Etalle, il est appelé communément "la croix du gros mare" du maïeur Nicolas Picard, bourgmestre de Vance presque sans discontinuité de 1776 à l'an VI (1797) de la République.

CROIX ou CALVAIRE PERLEAU (1848)
Situé au lieu-dit "longue adnet", au bord et à droite de la route Vance-Saint-Léger. Une croix se dresse dans un jardinet entouré d'un muret et planté de tilleuls. Une grille en fer forgé sert de porte. Voir la pierre portant une inscription et posée sur un socle de moellons en pierre de France. Une inscription rappelle que ce calvaire a été élevé en 1848 à la mémoire de H-P Perleau, maître charpentier à Vance.
 
 
SIVRY et LENCLOS

CROIX LEPAGE à SIVRY (1815)
Située ancienne route Etalle-Vance (N44), à la sortie de Sivry et à gauche en direction de Vance.
La croix, taillée dans la pierre du pays, à bouts ouvragés, est déposée sur une colonne de section carrée dont une des faces montre la date gravée de 1815, chiffres soulignés et encadrés. Le tout est posé sur un socle carré maçonné en pierre du pays.
Elle a été érigée après la campagne de Russie (1812). Lors de leur participation à cette campagne, 2 Lepage, cousins germains (Pierre-Louis né à Vance le 17/02/1789 et Henri-Joseph né le 21/10/1794), ou leurs parents qui habitaient effectivement à Sivry, avaient fait la promesse de faire ériger une croix, s'ils revenaient sains et saufs de ces campagnes napoléoniennes. Notons pour la petite histoire qu'ils sont bien revenus puisqu'on les retrouve cités lors d'une remise de Médaille de Sainte-Helène aux anciens militaires de l'Empire dans le procès-verbal de la réunion du conseil communal de Vance du 14/03/1848.
La tradition donne aussi une deuxième version de l'érection de cette croix: celle d'avoir été élevée par un Lepage en reconnaissance pour avoir été épargné par une des dernières meutes de loups qui sévissaient encore dans la région.

CALVAIRE ou CHRIST DE SIVRY
A la sortie du village de Sivry, dans le virage vers Vance de l'ancienne nationale (N44) reliant Etalle à Arlon. La croix est en bois de chène de section carrée sur laquelle est fixée un Christ protégé par un cache de fer latéralement et sur le dessus; est ensuite fixée sous le Christ une petite caisse de bois en forme de maisonnette dans laquelle est logée une statuette d'une Vierge à l'enfant. Les bois et les fers protecteurs sont peints en vert, l'intérieur de la "maisonnette" en blanc. L'édifice repose sur un petit socle maçonné en pierre du pays.

L'ancienne et la nouvelle GENDARMERIE à LENCLOS

La CHAPELLE NOTRE-DAME de BEAURAING(1949)

à voir aussi à LENCLOS, au lieu-dit "l'ange Gardien" à Lenclos, partie est d'Etalle. Bâtiment en deux plans, un premier porche avec sa toiture en retrait du bâtiment principal qui est surmonté d'une espèce de clocher, le tout en pierre du pays.
Cette chapelle fut érigée en reconnaissance à Notre-Dame de Beauraing pour la protection accordée à la commune pendant la guerre 40-45 (et bénédiction le 14/08/1949). Etalle avait du subir diverses atrocités en août 1914 (7 civils tués et 28 maisons brûlées le 22/08/1914) et la population était très stressée aux premiers jours de la deuxième guerre mondiale.

Et également la STATUE de l'ANGE GARDIEN (1750).


Sur un socle de pierres taillées, en face de la chapelle Notre-Dame de Beauraing, de l'autre côté de la nationale 44, on remarque une statue de deux personnages, le premier, avec ses ailes, étant l'ange tenant en sa main droite un long bâton de pèlerin.
Le second à sa gauche, représentant un adolescent levant les yeux vers le "gardien". Une inscription peut être lue au bas des personnages: "Saint Ange de Dieu, conduisez-nous aux cieux
- anno 1750".

La FONTAINE de LENCLOS
Sise sur le bord droit de l'ancienne route nationale reliant Etalle à Sivry, dans l'angle formé avec la route du Termezart, au bord du ruisseau des coeuvins, on appele aussi cette fontaine, la fontaine des Coeuvins.
La construction rectangulaire est coiffée d'un toit d'ardoises à quatre pans qui donne une allure élégante au bâtiment que l'on découvre avant de franchir le pont de la Semois. Edifié en pierre sinémurienne, crépie comme la plupart des bâtiments dans la région, le lavoir est ouvert sur une des plus petites faces, celle opposée au chemin principal. Les murs sont construits avec un retours empiètant sur l'ouverture. Des baies carrées et des cordons de pierre calcaire ont été réalisés avec beaucoup de soin. L'eau n'est plus retenue dans ce lavoir.

 La FONTAINE de SIVRY

Contrairement à la plupart des fontaines-lavoirs de la commune, celle de Sivry n'est pas la bâtisse largement ouverte sur une face. La réalisation est particulièrement réussie et G.Matagne en témoigne (p.118/119): "Le lavoir de Sivry est un bâtiment de dimensions relativement modestes, mais bien proportionné. On y remarque en façade trois ouvertures cintrées, une porte encadrée de deux fenêtres, et à chaque mur latéral une baie, celle de gauche cintrée. Les parois sont épaisses et solides, en pierre sinémurienne garnie d'un revêtement protecteur.
Le toit d'ardoises à deux pans est bordé, en corniche, d'une planche festonnée. L'installation est en service et les voisins continuent à l'utiliser. Les vitrages posés aux fenêtres sont visiblement surajoutés et détonnent malencontreusement, mais leur utilité ne paraît pas contestable, surtout si l'on tient compte de l'existence des ouvertures latérales."