Corinne D'Anastasi

Un instinct naturel conduit Corinne D’Anastasi à la sculpture. Il ne s’agit pas de motivations rationnelles, académiques, sa perception des formes est directe, immédiate et s’exprime ainsi à travers une matière malléable, comme l’argile, qu’elle travaille comme de la pâte à pain pour donner de la substance à sa vision poétique. La façon dont elle appréhende l’art est, en effet, extrêmement vitale, je dirais essentielle, et forme un tout avec la façon dont elle aborde son quotidien ou encore sa manière d’entrer en relation avec autrui pour le connaître et, dans le même temps, se faire comprendre. Il est fondamental, pour Corinne, d’induire cet échange dialectique qui s’instaure entre elle et l’autre, nécessaire pour débusquer les motivations existentielles qui, pour tous, même en des termes diamétralement opposés, sont de toute façon indispensables. On saisit dans ses œuvres un élan, aussi intense qu’un acte d’amour, pour se lancer dans une recherche tantôt fragmentaire, tantôt synthétique, qui renvoit à un perception complexe et générale d’un corps, de certaines parties anatomiques qui constituent toujours un prétexte de nature formelle ; parfois, au contraire, elle tend à s’attarder davantage sur quelques détails, physionomiques aussi, qui, psychologiquement, nous permettent d’entrer également en parfaite syntonie avec ces personnages : il s’agit, dans ce cas, de portraits bien réussis et par certains aspects novateurs.

Il n’est pas facile en effet de trouver des précédents à sa proposition : nous viennent à l’esprit certaines références à Rodin et à une tradition de la sculpture française, mais dans ce cas aussi elles ne sont reprises que partiellement par notre créatrice. Peut-être Corinne D’Anastasi se sent-elle, en termes d’idéal et de poésie, plus proche de Camille Claudel, la muse incomprise et malheureuse, inspiratrice de Rodin. Mais là encore, la référence évoque davantage une véritable complicité élective, presque rédemptrice si l’on pense à ce que furent les tristes mésaventures de la célèbre sculptrice française, qu’une plus concrète affinité de recherche. Au-delà de ces jugements critiques toujours subjectifs, ce qui compte le plus quand nous nous retrouvons face à des sculptures, qu’elles soient grandes ou petites, c’est de s’assurer qu’elles vivent leur propre vie indépendamment de leur auteur, et ce souffle vital, les œuvres de Corinne l’exhalent sûrement en nous invitant à entrer naturellement en syntonie avec leur monde existentiel, dense et discret.

Saverio Simi de Burgis

Un naturale istinto conduce Corinne D’Anastasi alla scultura. Non ci sono motivazioni razionali, accademiche, il suo sentire la forma è diretto, immediato e in tal modo si esprime attraverso una materia plasmabile, come la terracotta, trattata come la pasta per fare il pane, per dare sostanza alla sua visione poetica. Il suo modo d’intendere l’arte è, infatti, estremamente vitale, direi necessario, è tutt’uno con il quotidiano suo esistere e con il modo di rapportarsi agli altri per conoscere e, allo stesso tempo, per farsi capire. Ed è per Corinne fondamentale instaurare questo scambio dialettico che si viene a instaurare tra lei e l’altro, necessario a scovare motivazioni esistenziali che per tutti, anche in termini diametralmente opposti, sono, comunque, necessarie. Nelle sue opere si coglie tale slancio inteso come atto d’amore per inoltrarsi in una ricerca, a volte, frammentaria, sintetica rivolta a una percezione complessiva e generale di un corpo, di alcune parti anatomiche che costituiscono sempre un pretesto di natura formale, in altre occasioni, invece, indirizzata a soffermarsi maggiormente su alcuni particolari, anche fisionomici, che psicologicamente ci consentono di entrare, pure noi, in perfetta sintonia con quelle figure: si tratta, in questo caso, di ritratti ben riusciti e per certi versi innovativi. Non è facile trovare, infatti, dei precedenti alla sua proposta: vengono in mente alcuni richiami a Rodin e a una certa tradizione scultorea francese, ma anche in questo caso i riferimenti sono solo ripresi parzialmente dalla nostra autrice. Forse Corinne D’Anastasi si sente idealmente e poeticamente più vicina a Camille Claudel, l’incompresa e sfortunata musa ispiratrice di Rodin. Ma anche in questo caso il richiamo avviene più per una certa complicità elettiva quasi di riscatto per quelle che sono state le tristi disavventure della nota scultrice francese, che non per una più concreta affinità di ricerca. Al di là di queste sempre soggettive valutazioni critiche, quel che più conta quando ci troviamo di fronte a delle sculture, grandi o piccole che siano, è riscontrare che esse vivono una loro vita indipendentemente dai loro autori, e questo soffio vitale sicuramente le opere di Corinne lo emanano coinvolgendoci naturalmente a entrare in sintonia con il loro discreto e raccolto mondo esistenziale.

Saverio Simi de Burgis

 

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