Martin-Juste LEROUX
1816-1842

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Impressions et éditions montoises anciennes
proposé par la
Librairie L'Oiseau-Lire


« On rencontre, dans le cours du XIXe siècle, des publications portant la firme de libraires montois qui n'ont jamais possédé de matériel d'imprimerie ; ce sont des éditeurs prenant la responsabilité ou faisant l'entreprise d'un ouvrage que des imprimeurs, soit de Mons soit d'une autre ville, faisaient composer pour leur compte. [...]
L'un des premiers est Martin-Juste Leroux qui, dès 1816, se trouvait avoir installé grand'place, n° 35 une importante maison de librairie, sans doute à la suite de l'arrêté du 23 septembre 1814, de Guillaume d'Orange, prince souverain des Provinces-Unies, abrogeant les lois françaises sur l'imprimerie et la librairie. Martin Leroux, époux de Philippine Riffaux, fut l'un des fondateurs de la société des bibliophiles belges, quitta Mons vers 1842 et mourut à Paris le 12 octobre 1854. Il mit sa firme à nombre d'ouvrages tels : Paridaens, Mons sous les rapports historiques, statistiques, 1819, imprimé à Tournai, chez Casterman ; Galerie historique des contemporains ou nouvelle biographie, 2e édition, Mons, chez Leroux, libraire, 1827, en 9 volumes in-8°, imprimé à Bruxelles, chez P.-J. Voglet ; Raingo, Cours de langue hollandaise, 3e édition, 1829, imprimé chez Hoyois-Derely ; Répertoire administratif du Hainaut, Mons, 1838, in-8° de 800 pp.
En 1838, il fit paraître un Catalogue de sa librairie, de 50 pp. in-8°, où il indiquait des succursales à Liège, Bruxelles et Gand. Une société de Librairie générale A. Le Roux et Cie, 14 rue de la Régence, Liège, avait été formée.
L'importance de la clientèle de Leroux lui permettait d'avoir un commissionnaire pour la remise des publications ; à la nouvelle année, le porteur des livres allait solliciter ses étrennes avec un billet en vers imprimé. Le suivant est daté du 1er janvier 1830 :

Le premier jour de l'an
On devient courtisan :
Partout triomphe l'étiquette !
C'est pourquoi j'ai requis poète,
Pour avouer en vers, que l'objet de mes vœux
Serait que vous fussier aujourd'hui généreux.
S'il vous plaît d'espérer une année plus prospère,
Hélas ! proficiat ! agréez la chimère.

Théophile Leroux ou Leroux-Lammers reprit cette librairie. »

& Poncelet et Matthieu, Les imprimeurs montois, pp. 217-218.


BARTHÉLEMY et MÉRY
Waterloo. A M. le général Bourmont
, par Bathélémy et Méry.
Mons : Leroux, 1829
(A Mons, chez Leroux, libraire, Grande Place. 1829). [Imprimerie de Louis Tencé, à Bruxelles (au verso de la page de faux-titre).]

In-12 (89 ´ 129 mm.), 63, [1 bl.] p., (sig. *2 16 2-48), empreinte : o-n- s;es (p. 13) s;es VoLe (3) 1829.

Broché sous une couverture muette.
Ex-libris « Le Tellier, avocat ».

@ Louis-Auguste-Victor, comte de Ghaisnes de Bourmont (1773-1846) était officier aux gardes françaises pendant la Révolution. Émigré, il combattit la France dans l'armée de Condé puis devint un des généraux de la chouannerie. Après différentes péripéties, les succès des républicains le forcèrent à capituler. Pierre Larousse nous dit qu'à cette occasion « il ne fit pas les choses à demi » puisqu'il collabora de bon cœur avec ses anciens ennemis. Cela ne l'empêcha pas de se trouver mêlé à l'affaire de la Machine Infernale et de la tentative d'assassinat de Bonaparte à la suite de laquelle il fut emprisonné à Besançon d'où il parvint à s'échapper. Réfugié au Portugal, il se trouvait à Lisbonne lors de sa prise par Junot en 1810. Il rentra en France, et s'engagea dans les armées de Napoléon et il servit comme colonel dans les campagnes d'Italie, de Russie et d'Allemagne. Son efficacité lui valut le grade de général. À la Restauration, il fut l'un des premiers à se ranger sous l'autorité des Bourbon. Il reçut à nouveau un commandement militaire et il aurait dû s'opposer à Napoléon à son retour de l'île d'Elbe mais il n'arriva pas à contrôler la défection de ses troupes. « Pendant les Cent-Jours, l'empereur qui avait une faiblesse aveugle pour les transfuges de l'ancienne noblesse, accueillit avec la même faveur qu'autrefois le général de Louis XVIII qui sollicita presque aussitôt un commandement, et qui l'obtint, malgré l'opposition du ministre de l'Intérieur Carnot, qui pressentait une trahison. » Les soupçons de Carnot se vérifièrent puisque, le 14 juin 1815, à la veille de la bataille de Waterloo, Bourmont passa à l'ennemi et alla rejoindre Louis XVIII qui lui confia le commandement de la frontière du nord.
L'ode de
Barthélémy et Méry est consacrée à l'épisode de la défection de Waterloo. Le texte du poème est compris dans les pages 7 à 25, les pages 26 à 63 sont consacrées aux notes historiques et justificatives.

& Robinet, Robert et Le Chapelain, Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l'Empire 1789-1815, pp. 257-258.

15 euros (code de commande IM/009 - vendu).

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