Histoire

En 1898, on a découvert à Sauvenière les ruines d'une villa romaine, de moyenne importance. Elle était érigée sur le plateau d'Arlansart, non loin de Baudecet. Elle datait de l'époque des Antonins (96-192). Elle comprenait des portiques et un hypocauste. Etendu du côté occidental son corps de logis comportait 3 appartements, dont 2 destinés au bain. Son centre était constitué par une grange flanquée d'étables. Une dépendance y servait d'atelier. Ce bel ensemble a été détruit par un incendie dû selon toute apparence aux invasions barbares des IIIè et IVè siècles.

Depuis 940 environ jusqu'en 1795, Sauvenière fit partie de la terre puis comté de Gembloux. L'abbé de Gembloux y était haut justicier, décimateur et collateur de la cure.

En 1355, les habitants de Sauvenière organisèrent un accueil triomphal à Wenceslas de Luxembourg, lors de son entrée dans le Brabant. En remerciement, le souverain les exempta des taxes.
Mais ils ne purent pas toujours jouir de ce privilège. C'est ainsi qu'en 1760, ils payèrent une imposition de 596 florins 16 sols 1 liard, auquel s'ajouta un don "gratuit" de 469 florins 9 sols. Les répartitions de ces charges avaient été opérées entre eux par leurs 4 jurés : ces notables étaient nommés chaque année par le prélat de Gembloux lors d'un plaid général, sur proposition des magistrats sortants.

Vers 1540, ce fut Charles Quint que les gens de Sauvenière reçurent, au son de la fanfare, à la limite de leur territoire (près de la posterie de Gembloux). En remerciement pour ce chaleureux accueil, l'empereur leur accorda le droit de chasser gratuitement dans leur village les "poils" et les "plumes", mais il exclut de ce privilège les bourreliers et les écorcheurs.

Sauvenière possédait sa table des pauvres. Cet organisme de bienfaisance subvenait aux besoins des indigents. Il payait pour eux le médecin et le chirurgien. Il indemnisait le maître d'école pour l'instruction donnée à leurs enfants.

Au point de vue temporel, la paroisse de Sauvenière à l'instar des autres paroisses, était régie par une fabrique d'église.

(source : "Le bassin de l'Orneau" par J. Toussaint)