Saint-Mard 1613


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Généalogie et histoire des familles St Mard et alliées du comté de Chiny (Meuse (55) France, Gaume (Province de Luxembourg) Belgique).

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Archives Noël : le rapport

Jean-Joseph Saint-Mard : le Dragon

Informations généalogiques

Jean-Joseph Saint-Mard est né le 7 décembre 1773 à Thonnes-les-Prés (Meuse, France) et est décédé le 26 août 1821 à Montmédy (Meuse, France) à l'âge de 47 ans.

Il est militaire de carrière.

Il est le fils de Jean Saint-Mard (1732-1775) et Marie Magdelaine Joannes (1734-1788).

Il est célibataire.

Sa carrière militaire

Le 1er avril 1793, Jean-Joseph Saint-Mard commence sa carrière militaire dans les armées française1. Nous constatons que son frère Jean-Baptiste a quitté Trèves fin septembre 1792 qui était un lieu de rassemblement des contre-révolutionnaires françaises (émigrés).

Y a-t-il un lien entre le retour de Jean-Baptiste dans la région et le départ de son frère pour l'armée ? Raison familiale ou politique ? Nous n'avons aucun élément nous permettant de le savoir.

Nous pouvons reconstituer la carrière militaire à partir de sept documents rédigés en 1814 et 1815 (fin de carrière) et trois mentions dans le « Martinien2 ».

Une méconnaissance de l’histoire de l’armée française m’a induit en erreur. Jean-Joseph Saint-Mard n’a pas été affecté au 6ème régiment de Dragons. En effet, l’ordonnance du Roi sur l’organisation de la cavalerie française du 12 mai 1814, prévoit que le 11e régiment de dragons prendra le n° 6 et la dénomination de Berri.

En 1811, Jean-Joseph est Capitaine 2ème classe au sein du 11e RD.

Le 1er janvier 1813, il a l'État de Légionnaire du Corps. Il a du faire acte de bravoure pour pouvoir porter la Légion d'Honneur.

Le 21 juin 1813, il est Capitaine au sein du 11ème Régiment de Dragons, Escadron de guerre de l'Armée du Portugal. Lors de la défaite de Vittoria, il y perd son cheval et son son équipement.

Il est Capitaine 1ère classe lors de la campagne du 1er janvier 1814 au 16 février 1814. A partir de cette date, il devient Chef d'Escadron.

Le 1er août 1814 à Nancy, il est dédommagé de sa perte à Vittoria. Il reçoit une indemnité de 268 francs pour perte d'un habit, d'une veste, d'une calotte, d'une paire de botte, d'un manteau, d'un portemanteau, d'une paire d'épaulette et d'une selle ; et 400 francs pour perte du cheval.

Le 6 avril 1814, Napoléons Ier abdique et part en exil à l'Ile d'Elbe. Jean-Joseph n'est pas démobilisé mais le 30 juillet 1814, il est muté au Corps des Carabiniers (2ème régiment).

Il est démobilisé dans le mois qui suivent et le 25 février 1815, il est retiré à Sedan (Ardennes). Il jouit du traitement de demi-solde.

Le 1er mars 1815, Napoléons Ier débarque à Golfe-Juan. C'est le début des Cents Jours qui se termineront par la défaite de Waterloo le 18 juin 1815. Le 9 octobre 1815, Montmédy est assiégé.

Il est démobilisé dans le mois qui suivent et le 25 février 1815, il est retiré à Sedan (Ardennes). Il jouit du traitement de demi-solde.

Le 1er mars 1815, Napoléons Ier débarque à Golfe-Juan. C'est le début des Cents Jours qui se termineront par la défaite de Waterloo le 18 juin 1815. Le 9 octobre 1815, Montmédy est assiégé.

Contrairement à ce que je pensais, Jean-Joseph a repris du service pendant les Cents Jours en tant que Chef d'escadron au 2e Régiment de Carabinier. Le 18 juin 1815, il a été blessé lors de la bataille de Mont-Saint-Jean dite de Waterloo3.

Malgré la légende familiale, je ne pense pas qu'il ait participé à la campagne de Russie (à l'opposée de l'Espagne). La confusion est simple à expliquer. Après la défaite de Vittoria (21 juin 1813), les français quittent définitivement l’Espagne. 3000 vieux dragons ne sont pas incorporés à l’armée des Pyrénées. Ils traversent la France et rejoignent la Grande Armée à Leipzig pour participer à la « Bataille de Nation » qui se déroule du 16 à 19 octobre 1813. Napoléon perd la dite bataille et ordonne le retrait de son armée en France. Les vieux Dragons d’Espagne « rentrent » en France avec les survivants de la Grande Armée revenant de Russie.

Dans l'inventaire après décès de son frère Jean-Baptiste Saint-Mard, le 11 novembre 1816 à Velosnes, Jean-Joseph est qualifié de Chef d'Escadron, Officier de l'Ordre Royal et Militaire de la Légion d'Honneur4 en non-activité, demeurant à Montmédy.

Les dossiers des titulaires de l'Ordre de la Légion d'honneur étant progressivement mis en ligne, dans un délais relativement court (2 ans ?), je pourrai aisément reconstituer la carrière militaire de Jean Joseph Saint-Mard ( Base de données Léonore : Dossier de légionnaire n° LH/2438/24).

Régiments et batailles

Le 6e et 11e Dragons : Armé du Portugal

Le 11e Dragons : Du Portugal à la campagne de France

Le 2e Carabiniers et la campagne des Cent Jours

Martinien A., Tableaux par Corps et par Batailles des Officiers Tués et Blessés pendant les Guerres de l’Empire 1805-1815, partie supplémentaire, Paris, 1909

Relations avec les héritiers Saint-Mard

Après le décès de son frère Jean-Baptiste, Jean-Joseph Saint-Mard devient le subrogé tuteur des enfants mineurs5.

Le 16 novembre 1811, il conclut un contrat de vente à réméré de 1.300 francs pour permettre à la veuve de son frère, Anne-Marie Simon, de s'en sortir6.


1 Source : René Lenoir, consultation du MINITEL

2 Martinien A., Tableaux par Corps et par Batailles des Officiers Tués et Blessés pendant les Guerres de l’Empire 1805-1815, Paris, 1899 ; et « partie supplémentaire » publiée en 1909. Blessé le 5 mai 1811 à la bataille de Fuentes-d’Onoro, le 8 mai 1811 lors de combats près d’Almeida et le 18 juin 1815 lors de la bataille de Waterloo (Mont-Saint-Jean).

3 Martinien A., Tableaux par Corps et par Batailles des Officiers Tués et Blessés pendant les Guerres de l’Empire 1805-1815, Partie supplémentaire, Paris, 1909, page 90.

4 Paris, CARAN, Base de données Léonore, Dossier de Légion d'Honneur, cote : L 243 80 24

5 Inventaire après décès du 11 novembre 1816.

6 Voir Chapitre, Etude du patrimoine, communauté Jean-Baptiste Saint-Mard et Anne-Marie Simon



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Revise le: 09-10-2009
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