Généalogie et histoire des familles St Mard et alliées du comté de Chiny (Meuse (55) France, Gaume (Province de Luxembourg) Belgique).
«Le futur a un passé.
L' avenir a une mémoire!»
Sommaire :
Jean-Louis (1868-1901), simple cultivateur qui refusa de devenir bourgmestre.
Gilbert (1913-1942), les lettres de guerre
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Dampicourt, commune de Rouvroy N° INS 85047 Belgique Composition de l’ancienne commune de Dampicourt : Aigremont, Couvreux, Dampicourt, Beauregard (ferme), Mathon, Montquintin, moulin d’Aigremont. Population en 1938 : 599 habitants Village de la province de Luxembourg, situé sur la route de Virton à Montmédy, construit à la confluence de la Chevratte ou ruisseau des Forges et du Ton. Si de nos jours, Dampicourt est un seul village, il n’en a pas toujours été le cas. Début du 19ème siècle, la séparation en deux unités distinctes (Dampicourt < > Mathon et les Aigremont) était toujours inscrite dans la répartition du bâti. Ethe, ville de Virton, n° INS 85045, Belgique |
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Informations généalogiques : Jean-Louis-Auguste SAINT-MARD voit le jour le jeudi 22 octobre 1868 à Dampicourt. Il est le fils légitime de Jean Baptiste SAINT MARD, Cultivateur, âgé de 31 ans et de Marie Joseph SAINT MARD, Ménagère, âgée de 36 ans. Le samedi 27 avril 1901 à Dampicourt, il épouse Virginie Henriette CLAISSE, la fille légitime de Joseph CLAISSE et de Marie Joseph Virginie AUTHELET. Le couple aura dix enfants. Jean-Louis-Auguste SAINT-MARD est décédé le mardi 28 décembre 1954, à l'âge de 86 ans, à Dampicourt. |
Jean-Louis-Auguste Saint-Mard, fils de Jean-Baptiste et Marie-Joseph Saint-Mard voit le jour le jeudi 22 octobre 1868 à Dampicourt.
En octobre 1888, le champêtre Noël le surprend Auguste, cultivateur âgé de 20 ans, en train de passer avec son bétail dans une prairie appartenant au sieur Edouard Genin. Procès-verbal est dressé. Néanmoins, le tribunal de simple police, après explication, constate qu’il s’agit d’une servitude active. Le pont permettant de franchir la rivière, est enclavé. Le tribunal renvoi le prévenu des faits de la procédure sans amende ni dépens1.
Jean-Louis est un simple agriculteur qui suivant la tradition familiale refusa de devenir bourgmestre. Il épouse Virginie Henriette Claisse2, le samedi 27 avril 1901 à Dampicourt. Le couple aurait une vie amoureuse très « productives », dix enfants naîtront de leur union : Lucienne (1902-1919), Marie Denise (1903-1987), Léon (1904-1965), Anna Juliette (1906-1967), Gilberte Joséphine (1907-1958), Georges Auguste (1909-1986), Maria (1909-1975),
Gilbert Auguste (1913-1942), Charles Albert (1916-1918), Alberte Marie José (1916-1993). Dix-huit petits-enfants, quarante-quatre arrière-petits-enfants, cinquante-trois arrière-arrière-petit-enfants formeront leur descendance.
La tradition familiale nous raconte que Jean-Louis Saint-Mard était réputé riche. Le couple était propriétaire d’une grosse exploitation à Dampicourt. Le bâtiment de la ferme située 23 rue de Mathon, daté de 1812, comprenait deux granges et deux écuries, petites et grandes et une cave voûtée. De nos jours, seules la petite grange et la petite écurie subsistent mais fortement transformées. Jean-Louis possédait 16 chevaux ardennais et 2 pur-sang. La première guerre mondiale provoquera leur déclin3.
La première moitié du 20ème siècle fut marqué par deux guerres mondiales d'une incroyable cruauté. La Gaume et la Meuse subirent deux occupations allemandes.
Après plus d'un mois de tension provoqué par l'assassinat de l'archiduc d'Autriche à Sarajevo le 28 juin 1914, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie. Le jeu d'alliance entraîne plusieurs pays vers la guerre. La Russie et la France se mobilisent pour soutenir la Serbie. L'Allemagne se mobilise pour l'Autriche.
Le 1er août, l'Allemagne viole la neutralité du Grand-Duché de Luxembourg. En Belgique, le Roi Albert Ier refuse le passage des troupes allemandes. Le 3 août l'Allemagne déclare la guerre à la France et attaque la Belgique. Le 4 août, les troupes allemandes sont aux portes de Liège.
S’adressant à ses troupes, les Kronprinz, fils de l’empereur Guillaume II arrange : « Demain je conduis l’armée à l’ennemi, pour la première fois. En d’autres endroits, les troupes allemandes ont fait des prodiges de bravoure et de dévouement jusqu’à la mort. J’ai confiance que nous ferons aussi bien que nos frères.4 »
Côté français, le général Joffre donne l’ordre suivant : « L’ennemi sera attaqué partout où on le rencontrera.5»
Le choc frontal aura lieu le long de la frontière franco-belge. En Gaume, la fin août sera sanglante. Durant « la bataille des frontières », la Vème armée allemande commettent les pires crimes. Cinq mils Français sont morts, blessés ou disparus6.
Le 22 août 1914, la bataille se déroule à Ethe et Gomery. Les français sont battus et leurs blessés achevés par les soldats prussiens.
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Ethe église |
Ethe route d'Arlon |
L'abbé Bouret7, vicaire de Gomery relate le massacre : « Le dimanche 23 août 1914 au matin, (...)
Je retournai à l’ambulance. Entre temps des groupes de soldats avaient envahi le village, baïonnette au canon ou revolver au poing. (...) Une escouade de Prussiens remontait vers Bleid, précédé d’un fanion de la croix rouge, - du moins un habitant de Gomery l’affirme -, lorsque des coups de feu partirent des bois où quelques Français, égarés de la bataille, se cachaient pour regagner la frontière.
Soudain la porte d’entrée du château s’ouvrit avec fracas. Un officier, escorté d’une dizaine d’hommes, parut, la figure congestionnée, les yeux pleins de fureur.
- On a tiré sur nous de la Croix Rouge, vociféra-t-il.
Duteil et Simonin s’interposèrent. On les brutalisa. Ils lui montrèrent les blessés couchés inertes sur le parquet.
- On a tiré sur nous de la Croix Rouge, répéta-t-il. Vous êtes mes prisonniers. Tous dehors ! Les blessés seuls resteront ici.
Monsieur le Baron de Gerlache, ses sœurs, le personnel du château, les médecins, les infirmiers et moi sortîmes dans le parc. Le major Simonin, incapable de se mouvoir fut jeté sur une civière et emmené avec nous.
On nous poussa vers le chemin d’Ethe, puis vers le cimetière. Je vivrais cent ans, que je n’oublierais pas l’horrible spectacle qui se présenta à nos yeux au moment où nous franchissions la clôture du parc. Les premières maisons étaient en flammes et l’incendie mêlait ses crépitements à ceux des coups de fusil tirés dans les rues (...). Des groupes de paysans étaient collés aux murs, les mains levées ; des brutes les couchaient en joue s’amusant de leur peur atroce. (...) Beaucoup m’entourèrent :
- Ah ! Monsieur l’abbé ! On va nous tuer ! Ils sont venus tantôt aux ambulances du village, comme des furieux, prétendant qu’on avait tiré sur eux. A coups de revolver, ils ont massacré des blessés ; ils en ont jeté d’autres sur la rue, puis ils ont mis le feu. Il y a des malheureux dans les flammes ! On dit qu’ils ont abattu Monsieur Deschar, le docteur Vessière et le docteur Sédillot (...)
De nouveaux groupes arrivaient encore. Bientôt tous les habitants se trouvèrent réunis. On nous fit asseoir. Les maisons prenaient feu les unes après les autres ; de grands paquets de fumée et de flammèches montaient dans le ciel calme et pur ; les coups de fusil continuaient sans interruption.
Puis ce fut une scène horrible : je ne puis y songer sans frémir ! Derrière les civils se déroulait une procession lamentable de malheureux blessés français. Ils allaient, haves, geignant, appuyés sur des bâtons ramassés au hasard du chemin, claudiquant, se traînant, misérables loques humaines. Beaucoup étaient à demi nus. Il y en avait un qui rampait sur ses mains et ses genoux. Férocement, leurs bourreaux les poussèrent sous les marronniers qui font un grand péristyle d’ombre devant le cimetière. Les malheureux appelaient à l’aide, ou suppliaient leurs barbares conducteurs. L’un d’entre eux aperçut Monsieur Duteil :
- Au secours ! Mon lieutenant ! On va nous égorger !
D’autres se tournèrent vers moi et de loin tendaient les mains :
- L’absolution ! Monsieur l’abbé, l’absolution !
Le cœur navré, je n’avais plus de larmes pour pleurer, je leur donnai à eux, je donnai à tous l’absolution.
Puis soudain, les Mauser s’abaissèrent, et là, sous nos yeux, le premier groupe fut fusillé à bout portant. Ils s’écroulèrent en tas. Le malheureux qui se traînait sur les genoux était resté en arrière : on lui cassa la tête d’un coup de revolver, au milieu de la route. Et la boucherie continua. Elle dura vingt, trente, quarante minutes ? Je ne saurais le dire : j’avais perdu toute notion de temps. Les blessés isolés, clopinant sur le chemin servirent de cible et s’affalèrent dans les fossés ou contre les murs des maisons en flammes. Vision d’épouvante !
Toute la route, jusqu’au bourg, était jonchée de cadavres. Les pantalons rouges formaient des paquets sinistres écroulés dans des mares de sang... Il était alors 11 h. ½. (...)"
Quelques jours avant, le 13 août, vers trois heures du matin. Un groupe d’uhlans, cavalerie allemande, entre dans le village d’Ethe. Depuis le début de la guerre, des unités de cavalier tant français qu’allemand parcourent la région en vue de localiser l’ennemie. Les voici au centre du village, tout est calme. «La situation change alors en un éclair. De derrière l'église et les maisons voisines bondissent des dragons français en pantalons rouges et vestes bleues, qui tirent une salve dans notre direction. Subitement, toute la population avait disparu de la grand-rue. Portes et fenêtres étaient fermées et des coups de feu commençaient à partir des maisons. J'ai vu distinctement les petits nuages de fumée indiquant des départs de coups de feu à hauteur de meurtrières pratiquées dans les toits des maisons. On avait barricadé à notre intention la sortie du village. Il ne nous restait plus qu'une solution, faire demi-tour et rejoindre l'entrée du village sécurisée par la présence du dernier cavalier de la colonne. Devant moi est tombé un uhlan dont le cheval a été touché. Je l'ai vu courir vers le bout du village. Peu avant le premier tournant, pris sous le feu de l'adversaire, je tombe de cheval. Ma lance est brisée.8» Convaincu d’être tombé dans une embuscade menée par trente paysans de francs-tireurs, le sous-lieutenant allemand Nolte rédige un rapport lourd de conséquence et erroné. L’état-major du général von der Esch établi à Arlon ordonne la destruction et l’incendie d’Ethe en représailles.
Les journées des 22 au 24 août sont tragiques pour la région, des combats sanglants se déroulent autour de Virton. La bataille des frontières fait rage. Dampicourt est épargné. Les habitants d’Ethe, village sur la route de Virton à Arlon, sont massacrés part les Allemands ainsi qu’un groupe de 70 hommes de Latour, village voisin, réquisitionnés par les Allemands pour aller à Ethe. De nos jours ont appellerait cela un crime de guerre.
Les habitants de Dampicourt ignorèrent pendant une semaine ce martyr pourtant sept kilomètres séparent les deux villages. Quant ils l’apprirent, ils ne purent y croire « tant les scènes rapportées étaient horribles.9 » « Deux cent quatre-vingt-deux civils d’Ethe et Latour dont le seul crime était d’être belge » furent victime de « la barbarie allemande » qui «s’est donné libre cours en fusillant sans jugement.10 »
Beaucoup de familles portèrent le deuil. Au nombre des victimes, deux cousins de Virginie Claisse : Gustave Théophile Authelet 28 ans et Louis Jean Baptiste Authelet 24 ans, tous les deux fils de Jean Louis Authelet et Marie Catherine Claisse. La tradition familiale raconte que Jean Louis et un autre de ses enfants auraient été blessés lors du massacre.
Au bas de la cinquième stèle du mémorial, à droite dans la niche, nous pouvons lire les noms de Marie Marguerite Louise Saintmard 27 ans11, son époux Julien Servais 28 ans, leurs enfants Anne 6 ans, Madelaine 4 ans, Léon 3 ans et leur petit dernier âgé d’un jour dont nous ne connaissons ni le prénom ni le sexe. Toute une famille massacrée.
Jean-Louis et Marie Marguerite Louise ont pour ancêtre commun Pierre Saint-Mard de Buzenol époux de Jeanne Maillet, né avant 1650. Ils ne se connaissent certainement pas et si c’était le cas, ils ne se seraient pas reconnus comme membre d’une même parenté.
Les premiers allemands traversent Dampicourt le mardi 25 août vers 14 heures12.
La guerre entraîna son lot de privation, réquisition et déportation. Le couple est victime de pillage. Les Allemands réquisitionnent tous les chevaux et paient en "monnaie de singe". Les cultivateurs doivent labourer les champs avec des bœufs.
Sa sœur, Julie-Augusta Saint-Mard13 (1866/1955) épouse du Bourgmestre Joseph Noël, est incarcérée un mois à Virton par les Allemands. Elle avait commis le "crime" de donner des tartines à des prisonniers italiens, mal nourris et épuisés qui avaient fait halte au chemin de la Rue à Dampicourt14.
Entre le mois de février 1916 et décembre 1916, la bataille de Verdun ensanglante la Lorraine. Montmédy est une base arrière pour ravitailler le front allemand.
La population est réquisitionnée pour effectuer différentes tâches. A Verneuil-Petit, village où habitent les très cousine Saint-Mard, un opérateur allemand prend en photo quarante-deux habitants réquisitionnés. Ils sont entourés par quatre soldats allemands. Dans le groupe se trouvent Jean Gustave Saint-Mard (1850/1932) et ses fils Ernest (1900) et Charles (1902). A côté d’eux, René Macchiavelli descendant du soldat Italien qui épousa une fille du village après 1815. Au centre, Edmond Saint-Mard né en 189815.
Sur une autre photo prise probablement à Montmédy, Georges Saint-Mard, jeune homme de moins de 20 ans, pose avec ses compagnons de travail16. Tous comme Edmond, nous n'avons pu l'identifier.
Le 11 novembre 1818, la guerre finie, les Allemands quittent la région. La paix ne dura qu’une bonne trentaine d’années.
A la sortie de la guerre, il aura perdu deux tiers de sa fortune et sera trop vieux pour se refaire. Le couple vivra sur le reste de sa fortune jusqu'à leurs morts 17. Le dernier cheval du couple, Grisette participera l’évacuation de 1940.
La seconde guerre mondiale se prépare. Depuis 1936, face à la menace hitlérienne, la Belgique a opté pour une politique de neutralité. Dans le nord de la France, les troupes françaises et anglaises se rassemblent pour pourvoir agir en cas d’attaque allemande. La Belgique décide de surveiller la frontière belgo-française.
Mars 1940, son fils Gilbert épouse Yvonne Sieuw (1915-1989) à Schaerbeek (Bruxelles), jeune femme dont la moitié flamande est noyée dans une moitié gaumaise18. Gilbert, gendarme à cheval est en campagne dans la région d'Ypres (Province de Flandre Occidentale).
Le 8 mai au soir, le Laurent Meeus, pétrolier de la compagnie Pétrofina, quitte l'écluse d'Ijmuiden, au Nord des Pays-Bas. Il va traverser l'Atlantique pour Port Arthur, sur le golfe du Mexique. Roger Saint-Mard19 (1912/1994), un cousin issu de germain de Jean-Louis sera le commandant de bord dudit tanker durant toute une partie de la guerre.
9 mai, Gilbert écrit que "la situation n'a pas l'air d'être très brillante." Il n'a plus à se plaindre du froid de l'hiver mais il y a les alertes.
Le 10 mai au matin, les radios annoncent l'invasion de la Belgique. Gilbert quitte Lacre. Le Laurent Meeus est au large de la côte Sud-est de l'Angleterre, à la mi-juin, il est à Port Arthur. Le jour même, les habitants de Dampicourt sont évacués car ils se trouvent dans le champ de tire de la ligne Maginot. Jean-Louis Auguste Saint-Mard, sa femme, ses enfants et petits-enfants se réfugient à Lucenay-le-Duc en Bourgogne. Charles Damoiseaux, un des petits-fils, nous raconta que le chariot était tiré par deux chevaux à Jean-Louis Auguste : Bayard et Grisette.
Bayard tirait le premier chariot dans lequel avait pris place la famille Damoiseaux. Joseph Damoiseaux (1899-1961), oncle de Charles, le conduisait. Le père de Charles, Louis Joseph Damoiseaux (1897-1962) ne fit pas le voyage car il avait été "réquisitionné pour conduire les trains jusqu'à Montpellier d'où il repartit avec les troupes françaises qui montaient au front, puis pour descendre les troupes allemandes et enfin pour remonter les troupes américaines avec le restant des troupes françaises, de 1940 à 1945."
Grisette tirait le second chariot dans lequel avait pris place la famille Saint-Mard : Jean-Louis Auguste Saint-Mard (1868-1954) le "conducteur", son épouse Virginie Henriette Claisse (1880-1963), Marie Denise Saint-Mard (1903-1987) (la maman de Charles damoiseaux), Maria Saint-Mard (1909-1975) épouse Piton et tous leurs enfants.
Pour la petite histoire, avant guerre, Virginie Claisse conduisait cette même « calèche » attelée des 2 pur-sang. On avait intérêt à s’écarter20.
Tout le village suivait le convoi qui fut rapidement bloqué car les Français essayaient de faire sauter les barrages de la Chiers pour créer une inondation comparable à celle de l'Yser en 1914. Le chemin se poursuivi jusqu'à Lucenay-le-Duc.
La Belgique est occupée après 18 jours de campagne. La France demande l'armistice. Plusieurs gouvernements européens sont en exil à Londres.
Gilbert part pour Anvers mais il n'a pas la possibilité de revoir sa femme lorsqu'il passe par Bruxelles. Il ne sait pas où se trouve son frère Georges Saint-Mard (1909/1986), gendarme comme lui.
Le 27 juin, la famille Saint-Mard regagne Dampicourt. Le 21 juillet 1940, son fils Gilbert, gendarme, est démobilisé.
Le 20 novembre à San Pedro, Californie, le Laurent Meeus est réquisitionné par le gouvernement belge en exil. Il va ravitailler en pétrole brut l'Afrique Occidentale, il amènera de l'essence à New York lors de six voyages, sera modifié pour pouvoir transporter des avions, participera à la guerre en Méditerranée en d'Italie. Surnommé le "Lucky ship" car il ne lui arrive rien, il sera plusieurs fois le Commodor de convois.
Jules Saint-Mard frère de Roger se tue en Angleterre lors d'un entraînement. Suite à une panne, son avion s'écrase. Roger part pour St Athans (Pays de Galle) afin de récupérer ses affaires qu'il s'empresse de brûler. Maby Cooper parvient au sauver quelques papiers et photos. Visiblement, une fois l'effroi passé, elle n'en voulut pas à Roger qu'elle épousa une fois la guerre finie.
A Dampicourt, deux réseaux de résistants se sont organisés et luttent contre l'occupant. Marthe Saint-Mard (1917/2001) fille de Clément Victor Saint-Mard et Hermance Genin, est membre d'un des deux groupes.
Le 24 avril 1942, Gilbert St Mard meurt de la tuberculose, deux mois après la naissance de son fils André. Sa mère ne connaissait la gravité de sa maladie, son fils le lui avait caché.
Même année, 7 octobre, Roger Saint-Mard fait escale à New-York. Il est repris dans la liste des membres d’équipage ayant débarqué dans ledit port.
Juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. De toute part, l'empire Nazi est attaqué et recule. Il finit par s'effondrer et capitule le 8 mai 1945. La guerre est finie en Europe.
Le 5 juin 1945, Le Laurent Meeus part pour le Pacifique mais le Japon capitule avant qu'il n'arrive. Roger Saint-Mard et le Laurent Meeus rentrent au port d'Anvers le 21 novembre 1945. Le pétrolier est en bon état et n'a pas subit d'avarie.
Jean-Louis-Auguste Saint-Mard meurt le mardi 28 décembre 1954, à l'âge de 86 ans, à Dampicourt, au n° 102 de la rue de Mathon. Son épouse Virginie Claisse le rejoint le vendredi 22 mars 1963.
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Belgique :
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| Informations généalogiques : Gilbert Auguste SAINT-MARD voit le jour le dimanche 7 décembre 1913 à Dampicourt. Il est le fils légitime de Jean-Louis-Auguste SAINT-MARD, âgé de 45 ans et de Virginie Henriette CLAISSE, âgée de 33 ans. Gilbert sera Maréchal de logis de la Gendarmerie. A Schaerbeek, le 23 mars 1940, il épouse Yvonne Céline Joséphine SIEUW, fonctionnaire, la fille légitime de Henri Alphonse FIEUW (SIEUW) et de Héléna Marie Emilie VILAINE. Gilbert A. SAINT-MARD est décédé le vendredi 24 avril 1942, à l'âge de 28 ans, à Uccle. |
Gilbert Auguste Saint-Mard naît le dimanche 7 décembre 1913 à Dampicourt. Son père Jean-Louis-Auguste est âgé de 45 ans et sa mère Virginie Henriette Claisse est âgée de 33 ans. Il est le huitième enfant d’une fratrie de dix.
Le vingt-quatre juillet 1933, Gilbert Saint-Mard est incorporé en qualité de milicien au 6ème Régiment d’Artillerie. Le tableau de mesures fondamentales servant à habiller un homme, nous le décrit comme suit : Taille de l’homme un mètre soixante six centimètres, grosseur de la tête cinquante-six centimètres (pour le béret), tour de poitrine quatre-vingt-neuf centimètres, tour de ceinture septante21 centimètres, hauteur d’entre-jambes septante-huit centimètres et vingt-sept centimètres de longueur de pieds. Il est mit en congé illimité en date du 5 octobre 1836, soit un service militaire de quatorze mois et onze jours. Son signalement précise qu’il a les yeux bleus22.
Durant cette période, il n’a pas perdu complètement son temps. Après un premier échec, il réussit de justesse l’examen pour le grade de Maréchal de Logis (cote 10,88 sur 20). Il est assimilé au grade de Brigadier le 24 septembre 1933 et de Maréchal des Logis le 24 mai 1934. Sa conduite est considérée comme très bonne23.
Le 28 août 1836, il reprend le chemin des casernes, il entre à la 1ère batterie à Arlon24.
Après 21 ans de "paix", l'Europe s'agite. Hitler et les Nazis sont à la tête de l'Allemagne. Septembre 1939, Hitler envahit la Pologne. La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne. C'est le début du période appelée "la drôle de guerre".
C’est l’incertitude. Que va-t-il se passer ? Pour beaucoup de jeune homme, il est temps de mettre leur affaire en ordre. Gilbert Saint-Mard, gendarme à cheval, épouse Yvonne Sieuw (1915-1989), le 23 mars 1940 à Schaerbeek (Bruxelles). Le menu du dîner offert à l’occasion dudit mariage commence par un hors d’œuvre printanier, un potage royal ou des bouchées à la reine. Viennent les plats principaux. Un saumon blanc sauce hollandaise avec ses pommes natures ; un filet de bœuf Louis XV avec ses pommes noisette ou une noix de veau avec sa salade de laitue. Côté dessert nous trouvons une macédoine de fruits au Kirsch, gâteaux, fruits et autres desserts. Vins et liqueurs compris.
Les noces terminées, Gilbert repart en campagne dans la région d'Ypres (Province de Flandre Occidentale). Il est affecté au 1er Escadron du 2e Régiment Léger25.
La Belgique croyant que la neutralité la sauvera, la réaffirme. Elle envoi l'armée et les gendarme surveiller toutes ses frontières. De leur côté, les armées françaises et anglaises se concentrent près de la frontière belge. Gilbert aurait eu de bon rapport avec les militaires français qu’il devait surveiller, une enquête aurait été menée sans succès contre lui26. Durant cette période, il écrit plusieurs lettres à son épouse. Elles nous révèlent son état d’esprit. Il la vouvoie chose normale dans la famille. Par chance, elles ont été précieusement conservées par son épouse, ma grand-mère.
La première lettre datée du 6 avril 1940 est celle d’un jeune époux cachant une dose de tendresse et d’amour derrière le vouvoiement. « Bisou Yvonne. J’ai reçu votre lettre hier soir et je me dépêche d’y répondre. Il y a déjà longtemps que j’ai remarqué que vous n’avez pas encore vu mon adresse. Vous écrivez toujours groupement des chasseurs et il y a longtemps qu’il ne faut plus le mettre. Mais les lettres arrivent quand même. Tout ce que vous avez fait est bon que vouliez vous que je vous dise vous êtes trop bien et puis du moment que l’on fait pour un mieux on ne peut jamais critiquer. (…) Pour le moment je suis toujours en bonne santé et j’espère que bientôt je serai près de vous. Dans l’espoir de vous revoir bientôt recevez mon Yvonne beaucoup de bons baisers. »
Le 9 avril 1940, Hitler lance une offensive victorieuse sur le Danemark. La "drôle de guerre" touche à sa fin. Le 10 avril, Gilbert écrit à son épouse : « Je ne reviendrai pas vendredi vous savez bien pourquoi. Je reviendrai quand il y aura moyen donc pas besoin de m’attendre. Jusqu'à maintenant ça n’a pas l’air de chauffer tout est calme et on entend rien dire j’espère que ça va encore passer comme les autres fois. Pour le moment je suis toujours en bonne santé et je ne me bile pas trop. Quand j’aurai l’occasion je retournerai près de vous. J’espère que ça ne durera pas longtemps et que la semaine prochaine tout sera terminé et même d’ici un jour ou deux. C’est dommage qu’on est si loin mais c’est si morne. Je n’ai aucunes nouvelles. Je vais tacher d’aller chercher un journal français. A Bruxelles on ne sait pas non plus grand chose des événements. Pourvu qu’on arrive à foutre une raclée assez vite a ces boches sans ça on ne sera jamais tranquille ici. Maintenant qu’ils vont êtres occupés plus loin d’ici, on sera probablement plus vite tranquille. Espérons que ça va aller vite et que les Allemands vont bien se faire peler là-bas et qu’ils vont y laisser beaucoup de plumes. Dans l’espoir que bientôt la situation sera bientôt normale recevez mon Yvonne beaucoup de bons baisers de votre. »
Quatre jours plus tard, il loge à Lacre (Kemmel), rue de Ypres. Gilbert pense que l'alerte ne dura pas plus de 5 à 6 jours. Les conditions de vie en campagne ne sont pas mauvaises. Mais les permissions sont suspendues jusqu'au 23 mai. Détail amusant, Gilbert précise à son épouse qu’elle ne doit pas lui envoyer la gazette si elle n’a pas terminé de la lire, qu’elle peut acheter ce qu’elle veut comme pyjama car « c’est tout de même pour dormir avec et ça ne peut rien me faire, je ne sortirai pas avec. »
19 avril, Gilbert est allé à Brugge, est passé par Moslede et espère que les évènements ne dureront pas trop longtemps. Lucide, il pense que tant que « salles boches » ne seront pas foutus, on ne sera pas tranquille. Il n’a pas tord. Il promet à un gosse de lui rapporter des images des chocolats Cote d’Or qu’il a en double et espère se faire domicilier avec son épouse lors de sa prochaine permission. Et oui, la guerre ne lui permet pas de vivre en couple.
5 mai : « Mon Yvonne. J’ai bien reçu votre lettre cette après midi et je m’empresse d’y répondre. Tout d’abord je crois que les permissions de 5 jours seront bientôt rétablies, il y a déjà des soldats qui reçoivent pour autant. Du moins ce n’est pas encore officiel, j’espère que ce n’est pas un canard et que bientôt nous pourrons nous revoir. » Gilbert espère aussi voir beaucoup de changement dans le jardin à son retour. La situation se dégrade, dans sa lettre du 9 mai, Gilbert explique que « la situation n’a pas l’air très brillante », les permissions ne sont pas rétablies. Maintenant, il « n’a plus à se plaindre des grands froids, c’est tout le contraire de l’hiver mais il y a les alertes et c’est moins gai. »
Le même 9 mai, Hitler se rend au Flesennest27 dans le massif des Eiffel. Les nazis y ont installés leur quartier général pour le front de l’Ouest. Les derniers bulletins de la météo indiquent que la journée du 10 sera belle. L’offensive occidentale reportée plusieurs fois durant l’hiver pourra avoir lieu. Le 10 mai, les armées allemandes lancent une grande offensive sur la Belgique, c’est le début de la guerre et de l’occupation de l’Europe de l’Ouest.
Lettre du 10 mai 1940 « Mon Yvonne
Je ne suis plus à Lacre je suis parti dans la matinée vous vous en doutez bien sans doute. Maintenant c’est la belle vie qui va commencer. Mes effets se trouvant encore à Lacre vous seront envoyés par Mr. Arnaut, 46 Ieperstraat. Vous n’aurez rien à payer car il a reçu son argent tout est réglé. N’avez vous pas eu peur quand on a bombardé l’aviation. Espérons que tout cela sera vite fini et que bien tôt nous pourrons vivre des jours heureux. Ayez beaucoup de courage et ne vous faite pas de bile sur mon compte je suis grand et je me débrouillerai bien. D’ailleurs bientôt sans doute je reviendrai en congé et dans l’attente de ce jour heureux recevez mon amour, tous mes meilleurs baisers. »
Au travers de cette dernière, nous pouvons nous rendre compte de l’optimisme exagéré, voir de la naïveté des soldats. Dans un premier temps, les Alliés sont persuadés qu’ils maîtriseront l’attaque comme en 1914. Certes la Belgique sera occupée mais la majorité de la France restera libre. Néanmoins, le 14 mai la tactique allemande se précise. Appuyée par des bombardiers, les divisions blindées bousculent les défenses alliées. Les Allemands traversent les Ardennes. Le 13 mai, ils s’emparent de Sedan et Dinant. Le 20 mai, ils sont à Abbeville dans la Somme, le 23 à Boulogne-sur-Mer, le 25 à Calais et Gravelines. Trois cent milles soldats alliés sont pièges dans la poche de Dunkerque et évacués vers l’Angleterre. Bruxelles est occupée dès le 17 mai. Dans les jours suivant, toute la Belgique est occupée. Le gouvernement s’exil à Londres mais le Roi Léopold III reste en Belgique.
Le 21 juillet, Gilbert est démobilisé et quitte la gendarmerie. Sans le savoir, le mal est en lui. Le 17 décembre 1941, Gilbert classé troisième d’un concours de recrutement en langue française organisé en avril 1939, pour la collation d’emplois de rédacteur, est admis au stage au traitement annuel de 12.600 francs en qualité de rédacteur en remplacement de Monsieur P. Cap, transféré du Secrétariat Permanent de Recrutement au Ministère des Colonies.
Février 1942, André, leur unique fils voit le jour. Gilbert annonce la bonne nouvelle : « Bruxelles, le 10 février 1942. Chers mari de la Marie, Marie et Marguerite,
Je suis bien content de vous apprendre qu’Yvonne vient d’avoir un petit garçon, ma foi, je vais le mettre à mon nom quand même, pour lui faire plaisir quoi. On l’appellera André Léon, il est noir, et il pèse 3kgs 050. La ration de 3 personnes pour un mois. La mère et l’enfant sont en bonne santé. Yvonne était déjà à la fabrique le matin à 7 heures, mais le gosse n’est venu que le soir, il valait mieux attendre comme elle a fait que courir à la dernière minute et de perdre les morceaux en cours de route. Nous espérons que la « batigearde28 » aura lieu le 22 février, Yvonne voudrait bien être là et le gamin aussi. Vous êtes bien invités, mais je vais plutôt le faire mettre par la marraine. (…)
Quant à moi je vais tout à fait mieux, je me relève depuis la semaine passée, nous avons déjà bien reçu dix kilos de farine de Dampicourt, mais ma mère ne sait pas ce que j’ai eu, j’ai dit que j’avais eu un refroidissement et il ne faut pas encore le dire. Nous vous remercions bien fort pour le petit paquet et nous nous excusons du dérangement. Nous pensons avoir bientôt votre visite et dans cet espoir recevez de toute la famille nos meilleurs baisers. »
Cette lettre émouvante, est probablement la dernière lettre écrite par Gilbert. Le couple invite la famille pour le baptême mais s’excuse car la cérémonie risque d’être réduite au strict minimum s’il continue de geler : « Excusez-nous, mais les circonstances sont là, ça ne doit pas vous empêcher de venir admirer notre chef d’œuvre, et si c’est bien fait de nous dire recommencer. »
Camille l’a probablement rendue à Yvonne sa cousine à raison de sa femme Marie Angéline Vilaine, après le décès de son époux qui avait pris soin de cacher la graviter de sa maladie à sa mère, un simple refroidissement. Rien dans la lettre ne prédit une issue fatale dans un délai de deux mois, Gilbert blague à propos d’André et de son parrain Léon. Si le parrain « aime mieux un gamin ou une fille, je tâcherai de m’arranger pour lui pendre un cornichon entre les jambes ou bien lui faire une boutonnière. »
Le vendredi 24 avril 1942, à l'âge de 28 ans, à Uccle, il meurt de la tuberculose, deux mois après la naissance de son fils André.
Le 18 mars 1948, la Commission d’Appel des Pensions de Réparation refuse l’octroi d’une pension de réparation à Yvonne Sieuw veuve Saint-Mard. Les motivations principales de la dite commission sont les suivantes : « Attendu que le mari de la requérante a accompli du service militaire postérieurement au 9 mai 1940;
Attendu que le mariage a été conclu avant le fait dommageable, ayant été contracté le 23 mars 1940;
Attendu que l’appel interjeté par SIEUW Yvonne, Céline Vve SAINT MARD n’est ni écrit ni signé par la requérante que, dés lors, il n’est pas recevable;
Attendu que les experts du Collège Médical d’appel de l’Office Médico-légal estiment qu’aucun élément ne permet d’infirmer que l’origine l’affection qui a causé le décès a une origine due au fait du service entre le 9 mai 1940 et le 21 juillet 1940;
Attendu que le mari de la requérante a quitté la gendarmerie le 21 juillet 1940;
Attendu, dès lors, que l’affection cause du décès n’a été ni contractée, ni aggravée en service et par le fait du service après le 9 mai 1940; »
Durant tous le 20ème siècle, les Saint-Mard auront tendance à quitter Dampicourt. De cultivateur, ils sont devenus fonctionnaires, gendarme, employé, représentant de commerce, artiste...
André Saint-Mard (1923-1999), arrière-petit-fils de Louis Saint-Mard (1806-1878, échevin) reste à Dampicourt. Il exerce la fonction de bourgmestre de la commune de Rouvroy du 1er janvier 1977 au 31 décembre 1994.
Yvonne Sieuw veuve Saint-Mard ne s'est pas remariée et a intégré la fonction publique. Elle a terminé sa carrière comme chef de bureau au ministère des finances. Elle est décédée le mardi 28 novembre 1989, à l'âge de 74 ans, à Woluwé-Saint-Pierre.
Georges Saint-Mard a poursuivit sa carrière dans la gendarmerie et est devenu instructeur d'équitation. Il est décédé le samedi 1 mars 1986, à l'âge de 76 ans, à Woluwé-Saint-Lambert. Passionné de chevaux, il a été propriétaire de quelques pur-sang. Il les faisait courir dans les hippodromes de Bruxelles. Il a transmis la passion du cheval à son fils Yvan et son petit-fils Benoît. Yvan fut élève du peintre Somville.
Roger Saint-Mard a commandé d'autre navire dont le Turbine Tanker Elisabeth. Il est décédé le vendredi 25 mars 1994, à l'âge de 81 ans, à Arlon.
Moi, Thierry Saint-Mard fils de André, petit-fils de Gilbert et arrière-petit-fils de Jean-Louis Auguste, je ne pourrai jamais monter à cheval car allergique. Alors, tout en sachant qu'il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités, j'écris la saga de la famille.
Fin de l’histoire ;
Bonjour le présent.
Sommaire :
Jean-Louis (1868-1901), simple cultivateur qui refusa de devenir bourgmestre.
La première occupation (1914 à 1918)
Gilbert (1913-1942), les lettres de guerre
1
Belgique, Archives de l’Etat à Arlon, Tribunal de
simple police du canton de Virton, jugement n° 495 du 10
novembre 1888.
2
Virginie Henriette CLAISSE est née le jeudi 1 avril 1880 à
Dampicourt. Elle est la fille légitime de Joseph CLAISSE,
ouvrier charbonnier, ouvrier de forges, âgé de 29 ans
et de Marie Joseph Virginie AUTHELET, âgée de 26 ans.
Virginie H. CLAISSE est décédée le vendredi 22
mars 1963, à l'âge de 82 ans, à Dampicourt.
3
Suivant la tradition familiale.
4
Jean Dauphin, Souvenez-vous du 22 août 1914, Bataille des
frontières. Virton, Ethe, Sigueulx, Bleid, Rossignol,
Bellefontaine, Neufchâteau
5
Jean Dauphin, Souvenez-vous du 22 août 1914, Bataille des
frontières. Virton, Ethe, Sigueulx, Bleid, Rossignol,
Bellefontaine, Neufchâteau
6
Jean Dauphin, 22 août 1914, Bataille des frontières. In
Virton, Soleil de Gaume, Maison du tourisme de Gaume, 2003-2004.
Page 39
7
Documents recueillis par Daniel Habran, La Grande Guerre - Les
atrocités allemandes à Gomery en août 1914 :
deux témoignages,
www.grande-guerre.org/Documents/Atrocités.htm, © Anovi -
2002
L'abbé Bouret fut interrogé
par l'abbé Dubois en 1919 et son récit fut publié
dans "La Bataille de Virton" qui relate le massacre des
blessés de la 2ème ambulance installée par le
docteur Duteil, médecin militaire.
8
In Jean-Claude Delhez, 1914 La cavalerie allemande en Gaume, Thonne,
2000, page 50
9
R. Autphenne, Dampicourt Montquintin Couvreux Nos trois villages
dans la guerre, 1987, page 32
10
Mémorial aux fusillés civils de Ethe et Latour à
Ethe (Belgique, Province de Luxembourg, Ville de Virton), début
de l’épitaphe avant l’énumération
du nom de victimes avec leur âge (première stèle).
11
Marie Marguerite Louise SAINT-MARD est née le mercredi 29
juin 1887 à Ethe (Commune de Virton) (6760). Elle est la
fille légitime de Jean Gustave SAINT-MARD, tailleur de
pierre, âgé de 37 ans et de Thérèse
LÉGER, âgée de 37 ans.
Elle épouse Julien Appolon
SERVAIS, le mercredi 25 septembre 1907 à Ethe (Commune de
Virton) (6760).Le couple a trois enfants dont Anne Marguerite
Thérèse née le 5 janvier 1908.
Marie M. L. SAINT-MARD est assassiné
entre le samedi 22 août et le lundi 24 août 1914, à
l'âge de 27 ans, à Ethe. Le même jour son époux
Julien meurt, Marie est âgée de 27 ans.
12
R. Autphenne, Dampicourt Montquintin Couvreux Nos trois villages
dans la guerre, 1987, page 31
13
Branche de Jean St Mard de Verneuil-Petit :
Julie-Augusta
SAINTMARD est née le dimanche 25 novembre 1866 à
Dampicourt (Commune de Rouvroy) (6767) - canton de Virton. Elle est
la fille légitime de Jean Baptiste SAINT MARD, Cultivateur,
âgé de 29 ans et de Marie Joseph SAINT MARD, Ménagère,
âgée de 34 ans.
Elle épouse Joseph Auguste
NOEL, Bourgmestre, le fils légitime de Jean François
NOEL et d'Alexise HENRION.
Julie-Augusta SAINTMARD est décédée
le jeudi 15 décembre 1955, à l'âge de 89 ans, à
Dampicourt (Commune de Rouvroy) (6767).
Jean St Mard et
Marguerite Henry sont leurs ancêtres à la 5ème
génération.
14
René Autphenne, Dampicourt Montquintin Couvreux, nos trois
villages dans la guerre, 1987, page 41
15
Jean Lanher, Le pays de Montmédy au fils des jours... Août
1914-Novembre 1918, Editions Serpenoise, Metz, 2001, pages 64 et 65
16
Jean Lanher, Le pays de Montmédy au fils des jours... Août
1914-Novembre 1918, Editions Serpenoise, Metz, 2001, page 56
17
Suivant la tradition familiale.
18
Suivant la tradition familiale, son père Henri Alphonse
Sieuw, orphelin à l’age de quatre ans avait gardé
une haine des jésuites flamands qui l’avaient éduqué.
Travaillant à Bruxelles, il s’était rapproché
d’un groupe de gaumais et y avait été intégré.
Il épouse Héléna Vilaine, une virtonnaise
fréquentant ce groupe.
19
Roger Saint-Mard est fils de Théophile Constant Saint-Mard et
Catherine Poekes. Jean St Mard et Marguerite Henry de
Verneuil-Petit sont ses ancêtres à la 7ème
génération.
20
Suivant la tradition familiale.
21
Soixante-dix
22
Livret militaire de Gilbert Auguste Saint-Mard, matricule 156.19481,
classe de milice 1933, bureau de recrutement Arlon.
23
Livret militaire de Gilbert Auguste Saint-Mard.
24
Livret militaire de Gilbert Auguste Saint-Mard.
25
Lettre de Gilbert du 23 avril 1840 : « Adresse:
Saint-Mard Gilbert Armée Belge en campagne 2e Regt Léger.
1er Escadron »
26
La seule trace de cette enquête serait la lettre du «
Bureel van den burgerlijken stand Nationaliteit », de la Ville
d'Anvers, datée du 4/7/1939. Dans cette demande de
renseignement faite par la ville d'Anvers pour visiblement vérifier
la nationalité de Gilbert Auguste, nous apprenons que Gilbert
Auguste Saint-Mard est né à Dampicourt le 7 décembre
1913. Il est le fils de Jean Louis Auguste Saint-Mard (8) né
à Dampicourt le 22 octobre 1868 ? et le petit-fils de
Jean-Baptiste Saint-Mard né à Dampicourt le 14
septembre 1837 ? La lettre est signée par le bourgmestre.
27
« Nid de rochers », Bunker. Encyclopédie
Larousse, Histoire du monde, 1993, tome 9, page 187
28
Batigearde = baptême
|
Chroniques :
[1]
[2]
[3]
[4]
Du côté de la descendance de François St Mard (+ 1715) Du côté de la descendance d'Hubert St Mard (vers 1666-1706) Du côté de la descendance de Jean (+1735) |
Copyright © 2001-2010; Thierry Jean Saint-Mard
Revise le: 19-01-2010
Une famille Saint-Mard : http://users.skynet.be/saintmard/index.html