Une famille Saint-Mard (1613 à nos jours)


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Généalogie et histoire des familles St Mard et alliées du comté de Chiny (Meuse (55) France, Gaume (Province de Luxembourg) Belgique).

«Le futur a un passé.
L' avenir a une mémoire!»

Le 11e Dragons : Vitoria – Leipzig – Campagne de France
(2ème partie)

Etendard - 6ème Régiment de Dragons - Tous droits réservés - Arnaud BUNEL - 1997-2006
http://www.drapeaux.org
Etendard - 11ème Régiment de Dragons
Tous droits réservés - Arnaud BUNEL - 1997-2006 www.drapeaux.org

Description des batailles :

21 juin1813 : Vitoria

Ordre de bataille (extrait) :

Roi Joseph Napoléon
Maréchal Jean-Baptiste Jourdan

Armée du Midi : Général Gazan

Armée du Centre : Général Drouet, Comte d’Erlon

Armée du Portugal : Général Reille

4ème division d’Infanterie : Général Sarrut
6ème division d’Infanterie : Général Lamartinière
1ère division de cavalerie : Général Mermet

2ème division de cavalerie : Général Boyer

  • 1ère brigade : 6 et 11ème Dragons
  • 2ème brigade : 15 et 25ème Dragons
Contexte de la bataille :

Après la levée du siège de Burgos en octobre 1812, l’abandon de Madrid, Wellington et son armée se retire à Salamanque puis à Cuidad Rodrigo afin d’éviter tout encerclement par les armées françaises. Durant l’hiver 1812-1813, il prépare la stratégie de sa prochaine campagne, reçoit des renforts. Napoléon Ier retire nombre de soldats d’Espagne pour reconstruire son armée après l’échec de la conquête de la Russie.

Le 22 mai 1813, Wellington reprend l’offensive. Il veut couper les voies de communications françaises. Il marche sur Salamanque tandis que quatre de ses divisions partent vers le nord. Il déborde le Maréchal Jourdan. Le Roi Joseph ne peut concentrer toute ses forces contre Wellington car il doit faire face à une guérilla espagnole très active. Sur ordre de Napoléon, le Roi Joseph quitte Madrid. Il se replie sur le nord. Le 13 juin, les français abandonnent Burgos où le Roi Joseph s’était replié.

Le 19 juin 1813, Wellington se trouve à faible distance de Vitoria où les trois armées françaises de la péninsule se rassemblent. N’ayant pas réussit à se maintenir sur L’Ebre, le Roi Joseph y a établit son quartier-général.

La ville de Vitoria, sur la route de Bayonne à Madrid, est située à l’extrémité orientale d’une plaine bordée d’un coté par la chaîne des Pyrénées orientale et de l’autre par de petites montagnes. D’est en ouest, la plaine est traversée par la fleuve Zadorra infranchissable pour l’artillerie. Quatre ponts à l’ouest et plusieurs autres au nord permettent de franchir le fleuve.

Le plan offensif de Wellington :

Il divise son armée (80.000 hommes) en quatre colonnes :

  1. Son aille droite doit forcer le passage par le Haut de Puebla. Commandé par le Lieutenant général Sir Rowland Hill.
  2. Centre droit : Une colonne part du village de Nanclares et avance vers la colline d’Arinez (centre du dispositif français). Commandé par le Marquis de Wellington.
  3. Centre gauche : Depuis le nord-ouest, avance vers le centre via le village de Mendoza. Commandé par le Général Dalousie.
  4. Aille gauche (+- à hauteur de Vitoria) : La colonne Grahan contourne les montagnes au nord et entre dans la vallée par le côté nord-est. A pour objectif de couper le route de Bayonne au nord de Vitoria.
Le plan défensif du roi Joseph Napoléon :

Les objectifs principaux sont les suivant :

Les français ne se battent plus pour garder l’Espagne mais pour protéger leur frontière. Ils sont numériquement inférieurs aux armées de Wellington (66.000 hommes contre 80.000). Les généraux se querellent et ne prennent pas les mesures élémentaires de sécurité lors d’une retraite (destruction des ponts, évacuation des bagages, reconnaissances de l’avancée de l’ennemie...)

  1. L’armée du Midi : Général Gazon. Extrémité occidentale de la plaine. Elle a ses avant poste à Puebla et s’établie en première ligne sur les coteaux d’Ariniz. Sa droite est appuyée sur la Zadorra
  2. L’armée du centre : Général Drouet, Comte d’Erlon. Positionnée au nord de Gazan sur un front parallèle (2ème ligne) passant par Ariniz.
  3. L’armée du Portugal : Général Reille. Elle défend la route de Bilbao au nord de Vitoria et les ponts sur le Zaduro. Son flanc droit est formé par la division Sarrut (Arangis) ; sur la rive gauche, deux divisions sont postées au pied des hauteurs. Les Dragons de Boyer sont sur la rive droite à gauche de la route de Bilbao, les cavaliers de Mermet gardent la route.
La bataille :

Comme pour de nombreuses batailles, suivant les sources consultées, il y a des grandes différences dans la chronologie, suivant les uns elle commence dès 4 heures du matin pour d’autre vers 8 h 30.

bataille de Vitoria

Le matin du 21 juin, le temps est brumeux et moite. A la lunette, Wellington observe le Roi Joseph Napoléon, le Maréchal Jourdan et le Général Gazan à la colline d’Arinez, centre du dispositif français.

Les combats semblent réellement commencer vers 8 h 30, lorsque l’aile droite de Wellington (Hill) franchit les collines les séparant du village de Puebla de Argonzon et la plaine de Vitoria. Elle se heurte violemment aux divisions de Maransin (Armé du Midi).

Vers 10 h 30, aile gauche anglaise passe à l’attaque. Elle débouche au dessus de la route de Bayonne. L’armée du Portugal résiste farouchement notamment au village de Gamara Mayor. Le général Sarrut (Armée du centre) appuyé par la division de cavalerie Digeon (Armée du Midi) tient ses positions pendant trois heures puis doivent se replier sur les rives du fleuve Zadorra. Le général Sarrut est mortellement blessé.

Vers midi, sur base d’un renseignement donné par un paysan basque, Wellington envoi la brigade Kempt s’emparer d’un pont intacte et non défendu à très Puentes. Au même moment, Picton (centre droit anglais) attaque le pont de Mendoza et bouscule les divisions françaises.

Milieu d’après-midi (15 heures), la colonne du général Picton fait face à la résistance de la division D’Armagnac au village de Margarita qui finit par tomber au main des anglais, affaiblissant le flanc droit de l’Armée du Centre (seconde ligne).

En première ligne, l’Armé du Midi (Gazan) tout en combattant recule tout comme l’Armée du Centre (d’Erlon). De son côté le centre et l’aile droite de l’armée anglaises se lient.

La situation devient de plus en plus critique, D’Erlon se replie vers Vitoria, abandonnant son artillerie faute d’attelage. L’Armée du Nord (Clauzel) et ses 14.000 hommes n’arrivent pas. Les anglais ont réussit à s’emparer de la route de Bayonne, Wellington semble vouloir s’emparer de la route de Navarre.

A Vitoria, malgré l’ordre donné au Maréchal Jourdan, le parc de voitures et le trésor n’est pas évacué. Il semblera que personne ne connaisse le chemin pour rejoindre la route de Pampelune.

Un trou s’était formé entre D’Erlon et Gazan, ce dernier est menacé par l’avancée des britanniques. Le Roi Joseph donne l’ordre de retraite. Un effondrement brutal de l‘armée française se produit à l’exception de celle du Portugal (Reille). Les soldats abandonnent leur paquetage. Le chaos s’installe à Vitoria.

Le trésor du Roi Joseph est pillé tant par les espagnol, portugais et anglais que par les français. Paradoxalement, ce pillage permet de sauver les armées françaises car les anglais en oublient de poursuivre l’armée française. Wellington est dégoûté de ses hommes, sa victoire est imparfaite.

Le Roi Joseph et son état major se replie sur la ville de Salvatierra.

L’armée du Portugal protège les fuyards évitant de transformée cette défaite en véritable déroute.

Les Dragons de Boyer :
bataille de Vitoria : les dragons de Boyer

A l’exception d’une « source faible », une carte d’un wargame, situant Boyer à gauche de Mermet, je n’ai pas le détail des actions de l’Armée du Portugal. Je ne connais donc pas les actions qu’a menées le 11ème Dragon.

Conséquences de la bataille :

1813-1814 : Campagne d'Allemagne

16 au 18 octobre 1813 : Leipzig, la « Bataille des Nations »

Ordre de bataille (extrait) :

V Corps de cavalerie :
Général de Brigade Pajol, remplacé le 16 octobre par Milhaud à la suite de l’explosion d’une grande sous son cheval.

5ème division de cavalerie : Général l’Héritier

Brigade Quennet :

  • 2e Dragons (Colonel Hoffmayer)
  • 6e Dragons (Colonel Mugnier)
  • 11e Dragons (Colonel Thenevez-d’Aoust)

Brigade Collart

  • 13e Dragons (Colonel Johannes)
  • 15e Dragons (Colonel Boudinhon-Valdeck)
Contexte :

Le 12 août 1813, l’Autriche rejoint les coalisés et entre en guerre contre Napoléon. Ce dernier gagne les 26 et 27 août la bataille de Dresde mais le 6 septembre, 50.000 Prussiens bat le Maréchal Ney annulant les effets de la victoire de Dresde.

A cette époque, l’armée française est composée de nombreuses recrues inexpérimentées qui n’ont pas reçu une instruction militaire complète. La cavalerie est renforcée de vétérans d’Espagne.

A l’automne, Napoléon est menacé d’être à Dresde. Le 14 octobre, le Bavarois font défection. La frontière française est menacée de Huningue à Mayence.

Les alliés décident de foncer sur Leipzig pour prendre en étau les français et Napoléon décide d’y concentrer ses troupes pour battre séparément ses ennemies.

La bataille de Nations à Leipzig opposera l’Empereur de France au Tsar de Russie, à l’Empereur d’Autriche et au Roi de Prusse.

Prélude : 14 octobre

Le 14 octobre 1813, Le Prince Murat, Roi de Naples et beau-frère de Napoléon commande les corps d’armé de Poniatowski, de Victor, de Lauriston et les corps de cavalerie de Kellermann, Pajol.

Aile droite (village de Markkleeber) : 8e Corps de Poniatowski

Centre :

Aile gauche : 5e Corps de Lauriston occupe le village de Liebertwolkwitz.

Face à lui, l’avant garde de l’armée de Bohème.

Murat occupe une position solide avec des villages et des collines le long de sa ligne de front. Les coalisés étaient à découvert face à l’artillerie française. Murat avait reçu l’ordre de les retarder mais ne pouvait pas engager de combat important. Napoléon voulait gagner du temps et empêcher la jonction des armées du nord (Blücher et Bernadotte) avec l’armée de Bohème arrivant par le sud.

Au matin , le général Russe Wittgenstein à la tête de cette avant garde croit avoir face à lui une arrière garde destinée à protéger le retrait de Napoléon. Mais Murat était déterminé et avait les forces nécessaires pour mener le combat.

Le général Wittgenstein continua à avancer mais lorsqu’il comprit que les français résisteraient, il fit charger sa cavalerie sur le centre de Murat. Il s’ensuivit une formidable bataille mettant en prise 14.000 cavaliers. Murat adopta une stratégie d’attaque par petit paquet afin de faire durer le plus longtemps la bataille et de permettre à Napoléon de mettre en exécution son plan.

Murat ne réussit pas à faire reculer les coalisés mais il ne donne pas l’ordre de retraite. Il ne contrôle plus la situation et se laisse entraîner dans une véritable bataille, ce que Napoléon lui avait demandé de ne pas faire. Dans l’après-midi, les Autrichiens de l’Armé de Bohème s’emparent de Liebertwolkwitz mais les combats durent toute la nuit. Finalement, les coalisés quittent Liebertwolkwitz.

Le bilan de cette journée est lourd, si les alliés ont perdu 3.000 hommes, Murat a épuisé ses forces et principalement la cavalerie. Dès leur arrivée, les Vieux Dragons d’Espagne ont été entraîné dans une tourmente et leur expérience fut inutile.

La bataille :

La « Bataille des nations » opposa 190.000 français contre 335.000 soldats alliés2.

Le Maréchal Ney commande les armées au nord du champ de bataille, Napoléon celle du sud.

Les coalisées sont numériquement supérieures :

Le 15 octobre, Napoléon aurait pu écraser Schwarzenberg mais il s’est contenté d’attendre le Maréchal Ney.

16 octobre :

Journée pluvieuse.

La bataille débute à 8 heures du matin par des tirs d’artilleries des coalisés. L’attaque se contre sur le sud. Trois colonnes de l’Armé de Bohème attaquent le long de l’Elster, contre Wachau et vers Liebertwolkwitz.

Vers midi Napoléon tient le village de Liebertwolkwitz avec le Ve Corps de Lauriston (aile gauche de Murat).

De son côté Murat organise une formidable charge de « 10.000 cavaliers » attaquant au trop entre Wachau et une grande batterie. La présence du Ve Corps de cavalerie (Pajol) n’est pas certaine. Certains historiens mentionnent sa présence dans cette action d’autre disent qu’il n’y a pas participé.

Napoléon doit stopper son avancée car il est menacé par l’armée de Silésie au nord-ouest, et par les Russes sur son flanc gauche. Blücher sauve l’armée Autrichienne qui a manqué se faire succomber.

Au nord, Marmont perd du terrain et se retire derrière la rivière Partha.

17 octobre :

Journée presque sans combat. Les deux parties se réorganisent. L’armé du nord se déploie en un large cercle à l’Est de l’Elster entre Blücher et Schwarzenberg. Les alliés reçoivent d’importants renforts russes.

Napoléon resserre ses corps autour de Leipzig.

18 octobre :

Cette journée est marquée par :

Les positions tenues par les français deviennent indéfendables. Le général Bernard coupe à l’ouest pour assurer une ligne de retraite.

bataille des Nations : Leipzig

19 octobre :

A 2 heures du matin, Napoléon donne l’ordre de retraite pour éviter d’être encerclé. Toutes les armées convergent vers Leipzig pour franchir l’unique pont. L’arrière-garde assure la sécurité du retrait mais à la suite d’une confusion, le pont saute trop tôt et reste bloquée. 50.000 hommes restent bloqués et doivent se rendre. Le Maréchal Poniatowski meurt en se noyant en essayant de traverser l’Elster.

31 octobre 1813 : Hanau

Contexte :

Lors de la retraite de Napoléon qui suivit la défaite de Leipzig, les Autrichiens et Bavarois tentent d’intercepter l’armée française à Hanau, à l’est de Francfort. Le 28 octobre, ils s’emparent de la ville et attende la Grande Armée croyant qu’elle est désorganisée.

Bataille :

Dans la nuit du 29 et 30 octobre, grâce à des reconnaissances de la cavalerie de Lefèbvre-Desnouette et des renseignements obtenu de prisonniers bavarois, Napoléon connaît le plan austro-bavarois. Il a à sa disposition 20.000 hommes. Marmont est à une journée de marche et Bertrand à deux. Le plan de bataille sera le suivant : chasser les tirailleurs ennemis de la forêt de Lamboi, envelopper l’aile gauche autrichienne avec la cavalerie, rejeter l’armée alliée derrière la Kinzig et libérer la route de Francfort.

Le 30 octobre :

Vers 8 heures, la bataille commence. Une charge de la cavalerie nettoie l’entrée du bois, puis les tirailleurs chassèrent d’arbre en d’arbre les tirailleurs bavarois. A midi, le bois est conquit par les français qui ne peuvent sortir de la forêt bloqué par la puissance de feu de l’infanterie et l’artillerie ennemie (80 canons).

bataille d'Hanau

Au milieu de l’après-midi, en fonction de l’arrivé des pièces d’artillerie, le général Drouet organise une grande batterie. Il commence à tirer avec 15 pièces et finit par en rassembler 50.

Le général De Wrède a sous estimé l’état de l’armée française, il la croyait en déroute et harcelée par les alliés. Il commet des erreurs et le duel d’artillerie tourne à l’avantage de Napoléon. Les autrichiens viennent à manquer de munitions. Leur situation est critique.

De Wrède fait charger sa cavalerie (7.000 hommes) contre la grande batterie française et recule la sienne. Les vétérans de la Grande Armée gardent leur calme et c’est le carnage. Les rares cavaliers qui parviennent à la grande batterie sont chassés par les chasseurs à cheval de la garde qui contre attaquent. La cavalerie de Nansouty et Sébastiani charge la cavalerie austro-bavaroise. Les cuirassiers de Saint-Germain, les Dragons et les Grenadier à cheval de la garde repoussent les coalisés.

La cavalerie attaque des carrés d’infanterie ennemie et repousse une contre offensive de la cavalerie autrichienne.

En fin de journée, l’armée austro-bavaroise se replie sur Lehorf mais occupe toujours Hanau.

31 octobre :

Dès deux heures du matin, Marmont bombarde la ville mais la première tentative d’assaut est un échec. Les autrichiens qui avaient ordre d’évacuer la ville si les français voulaient l’incendier la quittent et se rallient aux troupes alliés à Lehrof.

A 8 heures la ville se rend à Napoléon et son armée y entre à 9 heures. Marmont dépasse Hanau. Les alliés reculent jusqu’à la rivière Main et contre attaquent. Au sud de la ville se déroule plusieurs combats indécis de cavalerie.

Vers 13 heures, Marmont se retire du champ de bataille. Bertrand reste avec 2.500 hommes face à environ 20.000 alliés. De Wrède s’en rend compte et lance une attaque vers 15 heures. Malgré un assaut violent, la rive droite reste aux mains des Français. Vers 16 heures, les alliées entrent dans la ville, les combats de rues sont effroyables, les faubourgs de la ville sont bombardé par l’artillerie de Marmont, le général De Wrèbe est grièvement blessé. L’infanterie autrichienne recule. Le pont sur la Kinzig est en feu, il neige dru. Le feldmarshall-lieutenant Fresnel prend le commandement et ordonne le repli.

Les français gagnent la bataille, Bertrand se retire à Hanau, la retraite continue.


1814 : Campagne de France

Contexte :

Les armées françaises et coalisées sont épuisées et subissent les épidémies. Les Autrichiens et la Suédois désirent conclurent un traité de paix sur base des « frontières naturelles » de la France, les Russes et le s Prussiens veulent l’abdication de Napoléon et l’Angleterre préconise la guerre à outrance.

Alors qu’il n’est pas certain d’obtenir l’aval de tous les coalisés, Matternich fait une offre généreuse mais Napoléon temporise et lorsqu’il l’accepte, il est trop tard. Le 22 décembre 1813, les alliés entrent en France.

Armée française le 25 janvier 1814

Napoléon en prend le commandement.

Aille droite : 20.500 hommes de la Garde Impériale et Réserve de Paris à Troyes commandés par le Maréchal Mortier.

Centre à Vitry :

Aile gauche à Mézières : 9.100 hommes du 11ème et 5ème Corps d’Infanterie ; du 2ème et 3ème Corps de cavalerie commandés par le général Macdonald.

Réserve à Châlon et Vitry : 14.500 hommes des 1ère et 2ème divisions de Voltigeur ; 2ème division de tirailleurs et de la division de cavalerie de la Garde commandés par le Maréchal Ney.

Ve Corps de Cavalerie (centre sous le commandement du Maréchal Victor) :

Général de Division Edouard Jean-Baptiste Milhaud

1.164 hommes

Division Piré :

Division Briche :

Division L’Héritier :

Brigade Ségur :

Artillerie et train


27 janvier 1814 : Saint-Dizier

Le 18 janvier 1814, Blücher à la tête de l’armée de Silésie, marche sur Saint-Dizier avec 85.000 hommes. Les 2ème Corps d’Infanterie et du 5ème Corps de Cavalerie du Maréchal Victor occupent la ville et en sont chassés après un court combat. Le même jour, Napoléon qui est arrivé à Chalons-sur-Marne, décide de reprendre le plus rapidement possible la ville.

Le 27 janvier, à dix heures du matin, le Maréchal Victor reprend la ville avec la 2ème division du IIème Corps d’Infanterie du Général Duhesme et 1.300 cavaliers du Général Milhaud (Vème Corps de Cavalerie).

Blücher a déjà quitté la ville mais y a laissé 3.000 Russes du Général Landskoï. Le combat est bref et les Russes s’enfuient. Ils sont poursuivis par la cavalerie française.

A onze heures, la ville est contrôlée par les français. Napoléon loge dans la ville du 27 au 28 janvier, date à laquelle il se rend à Brienne pour y combattre Blücher. Un division du corps de Marmont reste en ville mais doit l’abandonner le 29 janvier face à l’avancée ennemie. La ville est occupée pendant 52 jours.

29 janvier 1814 : Brienne

L’avant garde de l’armée française, la division de cavalerie du général Piré se trouve, vers deux heures de l’après-midi, nez à nez avec deux régiments d’Infanterie et six escadrons de cavalerie ennemis barrant la route de Brienne. L’armé prusso-russe (32.000 hommes) occupe la ville.

Alors que les combats avaient commencés, la cavalerie de ligne commandée par Grouchy se déploie dans la plaine. Le 5ème Corps de Cavalerie (Milhaud) charge sur la gauche la cavalerie du Comte Pahlem qui évite le combat et se replie sur Brienne.

Dans cette première partie de la bataille, seule la cavalerie est engagée. L’infanterie est ralentie par l’état des chemins et les embuscades ennemies.

A 15 heures, l’Infanterie du Maréchal Victor commandée par le général Duhesme commence à combattre. Les soldats sont épuisés. Le combat est indécis, une heure de fusillades et canonnades ne permette pas d’avancer. A la nuit tombée, le Maréchal Ney arrive. Le général Duhesme renouvelle son attaque, entre dans Brienne. Blücher s’est rendu compte qu Duhesme n’est soutenu que par l’artillerie, il lance quarante escadrons de cavalerie. L’attaque est un échec.

Le général Château, au même moment, parvient à s’emparer du château et le conserve malgré de violentes et sanglantes contre attaque russes. Pendant ce temps là, le général Meunier parvient à entrer en ville et chasse les ennemies de la Grande Rue. Pour protéger sa retraite, l’ennemi incendie la ville. Les Dragons de L’Heritier les chargent sans succès.

Un incident se produit vers 18 heures. Un groupe dans lequel se trouve Napoléon est attaqué. Deux cosaques qui fonçaient sur l’Empereur sont tués. Le Vème Corps de Cavalerie charge l’ennemie et le ramène dans sa position initiale.

Vers minuit les combats cessent, les français sont maître du château et de la majeure partie de la ville. Profitant de la nuit, les Russes se retirent.

La victoire, coûteuse en hommes (4.000), ne permet pas d’éviter la jonction des armées alliées. C’est une « victoire inutile ».

30 janvier 1814 : La Rothière

Après la défaite de Brienne, Blücher s’es replié sur La Rothière où il reçoit le renfort de 100.000 hommes de Schwarzenberg. Les conditions météorologiques sont détestables : les routes sont inondés, gèlent et dégèlent, il neige. Le 30 janvier, à midi, le Roi de Prusse, le Tzar de Russie, Schwarzenberg et Blücher se réunissent. De tous les coalisés, Blücher est le seul à vouloir attaquer et il impose ses vues.

Le village de La Rothière est défendu par les divisions d’Infanterie du général Duhesme. Les troupes russes et autrichiennes prennent lentement positions. Napoléon est averti de leurs mouvements. L’artillerie française entre en action mais malgré la tempête de neige et les tirs nourrit, l’infanterie Russe attaque.

Trois divisions de cavalerie de la Garde les chargent puis poursuivent une division d’Hussard russe de Ponchilitzez soutenant l’infanterie. Mais les Dragons russes chargent à leur tour, attaquant le centre et le flanc de la Grade qui doit se replier au nord de la Rothière.

Après ce premier combat, l’infanterie russe reprend le combat, forment deux colonnes et entrent dans La Rothière. La fusillade est nourrie, les soldats se battent à la baïonnette. L’église et le entre ville tombent aux mains de Russes mais le nord de la ville restent sous le contrôle des français.

Face aux demandes de Blücher, les Autrichiens réagissent lentement.

Les prussiens passent à l’attaquent mais finissent par se faire bousculer par la brigade de Forestier (Victor). A 16 heures, ils reculent. Blücher demande de l’aide.

Vers 16 heures, le général De Wrède s’empare de Chaumesnil menaçant le flanc de Napoléon. La 22ème division de cavalerie de Guyot (Vieille Garde) et le 1er Voltigeur de Meunier se portent au devant des Bavarois. Mais la cavalerie bavaroise charge le flanc exposé de l’Infanterie de Marmont, c’est la panique et le retrait.

Napoléon donne ordre à la cavalerie de Grouchy et la Jeune Garde de Ney de retarder l’avance ennemie. La jeune Garde essaie de reprendre La Rothière, la confusion est totale, quelques bâtiments sont en feu. Les Russes semblent perdrent du terrain. Blücher réagit, il envoie la 22ème division de grenadier Russe en renfort vers le village en feu ainsi qu’un régiment autrichien. A 20 heures, la jeune garde est enfoncée et se sauve.

A neuf heures du soir, la neige tombe dru, Drouot bombarde La Rothière. La 1ère division de Voltigeurs de Meunier se retire à Brienne pour la nuit. La cavalerie russe avance au nord en direction de Brienne.

Blücher gagne la victoire mais perd 5.600 hommes. De son côté, Napoléon en a perdu 3.000.

Par la suite, les deux armées alliées se séparent ; Blücher et les Russes suivent la Marne en direction de Paris. Schwarzenberg hésite à engager ses troupes.

11 février 1814 : Montmirail

Le 11 février 1814, napoléon bat à Montmirail les armées coalisées de Sacken et York. Peux de temps avant, la Grande Armée avait coupée l’armée de Silésie par le centre. Se plaçant entre les deux ailes de ladite armée, Napoléon les obligeait à fuir ou à combattre alternativement. Il a l’avantage.

Le 10 février, l’Empereur donne l’ordre de reprendre le combat et se dirige sur Montmirail. Une brigade de la division Ricard, les Dragons et Lanciers des généraux Colbert et Laferrière mettent en fuite les 500 cosaques qui occupaient Montmirail.

Le 11 février, Napoléon se met en mouvement sur Montmirail avec son armée excepté le Maréchal Marmont, la cavalerie de Grouchy et la division Lagrange restant à Etoges pour surveiller Blücher et deux corps de l’Armée de Silésie présent à Vertus.

Le général russe Sacken en arrivant à Vieux-Maison se rend compte qu’il est attendu par les français et rejoint à sa gauche le corps du général York. Il dispose de 16.000 soldats et pense pouvoir battre rapidement les français.

Entre Vieux-Maison et Montmirail, la bataille commence.

Napoléon tend un piège à Sacken. Pendant qu’il se dirige vers Grenaux où se trouvent les principaux moyens de défenses des alliés, le général Nansouty inquiète la gauche de Sacken et le général Ricard cède le village de Pomessonne.

Le piège se referme, enhardit le général Sacken dégarnit Grenaux pour renforcer son flanc droit victorieux et son flanc gauche menacé. A la tête de quatre bataillons de la Vieille Garde, le Maréchal Ney se jette sur la ferme de Grenaux. Les grenadiers mettent en fuite les russes.

Le général Sacken replie son aile droite. Son salut dépend de York. Pour contrer cette manœuvre, Napoléon fait charger les dragons du général d’Autancourt en direction de la grande route. Il y rencontre deux brigade d’infanterie russe, les enfoncé et coupe en deux la ligne russe.

Les grenadiers de la Garde se précipitent sur le Corps prussien de York débouchant de Fontenelle. Ils enlèvent dix drapeaux, les taillent en pièce et stop l’avancée de York.

L’armée de général russe Sacken continue de se battre avec courage et la division Bernodosow s’empare du village de Marchaix. Il faut tous le reste de la journée pour venir à bout des russes qui se battent au corps à corps et à la baïonnette.

Lors de leur retraite, les russes tombèrent sur la cavalerie du général Defrance. Ce dernier les poursuivit les survivants jusqu’à la forêt de Nogent où la division Ricard les fit prisonnier. Le corps d’armée de Sacken fut sauvé car à la nuit tombée, les français arrêtèrent la poursuite.

Cette bataille fit plus de 4.000 morts dans le camp russe et prussien.



1 Le Commandant Clerc, Campagne du maréchal Soult dans les Pyrénées occidentales en 1813-1814, Paris, 1894, page 6

2 Gunther E. Rothenberg, Les guerres napoléoniennes 1796-1815, 2002, Editions France Loisirs, page 182

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Le 2e Carabiniers et la campagne des Cent Jours

Jean-Joseph Saint-Mard, Dragon et Carabinier


Officiers blessés et tués

Martinien A., Tableaux par Corps et par Batailles des Officiers Tués et Blessés pendant les Guerres de l’Empire 1805-1815, Paris, 1899, page 549

Martinien A., Tableaux par Corps et par Batailles des Officiers Tués et Blessés pendant les Guerres de l’Empire 1805-1815, partie supplémentaire, Paris, 1909, page 93

Sources consultées sur Internet

L'Aigle conquérant
Histoire et figurines (ordres de batailles, cartes, récits de batailles...)
Marsouin 1918 (nombreux récits de batailles - très intéressant mais le site n'est plus accessible)
Napoléon Bonaparte
The Napoleon Series (ordres de batailles, cartes, récits ... en anglais)
Napoleon, His Army and Enemies (en anglais)
BritishBattles (toutes les batailles anglaise en anglais...of course)



Copyright © 2006-2009; Thierry Jean Saint-Mard
Revise le: 10-10-2009
Une famille Saint-Mard : http://users.skynet.be/saintmard/index.html