Star Academy, c' est surtout ceci :
 
oh, les pôvres!


Propulsés en une poignées de semaines au faîte de la célébrité, les élèves
de la Star Academy
en paient le prix:   une dizaine de contrats, les lient
pieds et poings
aux sociétés qui gravitent autour de l'émission de
télé-réalité diffusée sur TF1.

Une bonne centaine de pages de contrat lient les participants de la Starac à
TF1, Endemol, Universal, GLEM et autres partenaires économiques
du "jeu
concours revêtant la forme fictive d'une école artistique", tel qu'il est
décrit dans l'article 3 du règlement intérieur de l'émission.

Des propos anodins échangés entre élèves dans l'enceinte du château de
l'émission à leur future carrière artistique, rien n'échappe à ces
documents, dont l'économie générale suggère une utilisation commerciale des
"staracadémiciens", ce jusqu'à plusieurs années après la fin de l'émission.
L'analyse de ces contrats par un avocat spécialisé en droit de la
communication et de la propriété intellectuelle, Me Jean-Philippe Hugot,
révèle une "logique économique" où "rien n'est laissé au hasard".

Avec d'abord TF1,
diffuseur de l'émission, qui bénéficie via "un contrat de
licence exclusive" de l'ensemble des droits sur les "prénoms, nom,
pseudonyme, image, signature" des participants
pour la vente de produits
dérivés (art 1), comme des "porte-clés" ou des "ponchos de pluie". Des
engagements qui recoupent ceux d'un autre contrat "de participation" passé
entre les élèves et la société de production Niouprod, filiale d'Endemol,
qui jouit des droits d'exploitation d'images des candidats pendant l'
émission (art 2.1). Cette convention réglemente par ailleurs les droits et
obligations des élèves dans le château et autorise notamment Niouprod à
filtrer les informations venant de l'extérieur relatives à la vie privée du
candidat (art 3.8).

De même les élèves ne sont pas autorisés à s'exprimer sur certains sujets
liés à l'émission, sous peine d'être sanctionnés.
Pour Me Hugot, ces
dispositions constituent une "atteinte aux droits essentiels, à la vie
privée, à la liberté d'expression et à la liberté d'opinion".
Sortis du
château, starisés ou non, les élèves n'en sont pas pour autant quittes de
leurs obligations. Universal (production musicale) peut ainsi exercer
pendant 5 ans un droit de "préférence" sur toutes les créations futures des
participants, et disposer d'un droit de regard sur le choix des personnes
avec qui l'élève aura décidé de travailler.

"C'est un contrôle de la possibilité de créer et des conditions de la
création : le participant se retrouve pieds et poings liés à l'appréciation
souveraine de l'éditeur",
commente Me Hugot, pour qui il s'agit d'une
"atteinte à la liberté de création et à son exercice". Stricts quant aux
obligations qu'ils imposent, ces différents contrats proposent en
contrepartie des rémunérations dont les taux sont jugés faibles par
plusieurs spécialistes du milieu de la musique interrogés.

Chaque élève doit par exemple toucher 530 euros par semaine passée dans le
château (article 10 du règlement intérieur). Sur les albums de la Star
Academy, ils percevront un taux voisin de 8%, divisé par le nombre de
participants et calculé sur le prix hors taxe d'un album vendu au prix de
gros. Les participants reçoivent également 33% des recettes dégagées par la
vente des photos réalisées par une agence magazine qui détient l'exclusivité
de la couverture photo de la Star Academy. Interrogé sur ces pratiques
contractuelles, le syndicat français des artistes-interprêtes-CGT (SFA-CGT)
a estimé qu'en l'espèce les élèves étaient "considérés comme des produits,
pressés au maximum"

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