Staline Soljénitsine URSS goulag

article que j' ai tiré, à l'occasion du trentième anniversaire de "l' Archipel du Goulag" (triomphalement célébré par la RTBF ! )  du site MILITANT COMMUNISTE :

http://www.militcom.org/Documents/Mensonges_URSS_01.html
http://users.skynet.be/roger.romain/socialisme01.htm
 
RoRo
 
 
D’Hitler à Hearst, de Conquest à Soljenitsyne Ce que la RTBF ne nous a pas dit à propos du 30e anniversaire de l' Archippel du Goulag ....

D’Hitler à Hearst, de Conquest à Soljenitsyne

  Ou l'histoire de millions de personnes prétendument incarcérés et mortes dans les camps de travaux forcés de l'Union soviétique et suite à la famine à l’époque  de Staline.

Aujourd’hui dans le monde où nous vivons, qui peut éviter d'entendre les histoires épouvantables de mort soupçonnée et de meurtres dans les camps de travaux forcés (goulag) de l'Union soviétique ?

Qui peut éviter d’entendre les histoires sur les millions de personnes qui sont mortes de faim et sur les millions d'opposants exécutés en Union soviétique du temps de Staline ? Dans le monde capitaliste ces histoires sont répétées à maintes reprises dans des livres, des journaux, à la radio et la télévision et dans des films et le nombre mythique de millions de victimes du socialisme n’a fait qu’augmenter à pas de géant dans les 50 dernières années.

  Mais d’où en fait viennent ces histoires et ces chiffres ? Qui est derrière tout cela ? Et une autre question : où est la vérité dans ces histoires ?

Quelles informations peut-on trouver dans les archives de l'Union soviétique, autrefois secrètes, mais ouvertes à la recherche historique par Gorbatchev en 1989 ? Les auteurs des mythes avaient  toujours dit  que les chiffres sur les millions de morts dans l’ Union soviétique de Staline seraient confirmés le jour où les archives seraient ouvertes. Cela est-il  arrivé ? Leurs dires ont-ils été confirmés ?

  L'article suivant nous montre d’où proviennent ces histoires de millions de morts de famine ou dans des camps de travaux forcés dans  l’Union soviétique de Staline et qui est derrière tout cela.

  L'auteur, après l'étude des comptes rendus de recherche qui ont été effectuées sur les archives de l'Union soviétique, est en mesure de fournir, sous forme de données concrètes, le nombre réel de prisonniers, le nombre  d’années passées en prison, le nombre réel de ceux qui sont morts et de ceux qui ont été condamnés à mort dans  l’Union soviétique de Staline. La vérité est très différente du mythe.

  L’auteur, Mario Sousa est  membre du Parti Communiste  de Suède, KPML (r). L'article à été publié dans le journal du Parti Comunist Proletären en avril 1998.

 

Il y a une lien historique direct allant de  Hitler à Hearst, de Conquest, à Soljenitsyne. En 1933 des changements politiques ont eu lieu en Allemagne qui devaient laisser leur marque sur l'histoire du monde pendant les décennies à venir. Le 30 janvier Hitler devient Premier ministre et une nouvelle forme de gouvernement, impliquant la violence et la violation des lois, commence à prendre forme. Pour consolider leur main mise sur le pouvoir les Nazis organisent  rapidement des élections pour le 5 mars, utilisant tous les moyens de propagande à leur disposition pour garantir la victoire. Une semaine avant les élections, le 27 février, les Nazis mettent le feu au Parlement et accusent les communistes d'être responsables. Lors des élections qui vont suivre, les Nazis recueillent 17.3 millions de voies et 288 députés, environ 48 % de l'électorat (en novembre ils avaient obtenu 11.7 millions de votes et 196 députés). Une fois le Parti communiste interdit, les Nazis commencent à persécuter les Sociaux-démocrates et le mouvement syndical. Les premiers camps de concentration ont commencé à se remplir de tous ces hommes  et femmes de gauche. Dans le même temps, le pouvoir d'Hitler sur le Parlement se renforce, avec l'aide de la droite. Le 24 mars, Hitler fait voter une loi par le Parlement qui lui donne les pleins pouvoirs pour gouverner le pays pendant 4 ans sans consulter le Parlement. Commence alors la persécution ouverte des Juifs. Les premiers juifs commencent à être incarcérés dans les camps de concentration ou sont déjà détenus communistes et social-démocrates. Hitler fort de son pouvoir absolu, rompt les accords internationaux de 1918 qui avaient imposé des restrictions sur  l'armement et la militarisation de l'Allemagne. Le réarmement de l'Allemagne s’engage très rapidement. Telle était la situation dans l'arène politique internationale quand les mythes concernant les morts en Union soviétique ont commencé à se former.

L'Ukraine comme territoire allemand

Aux côtés d'Hitler, à la tête de l’Allemagne, Goebbels, le Ministre de Propagande, l'homme  responsable de l'inculcation du rêve Nazi dans le peuple allemand. C'était un rêve raciste d’une race pure vivant dans une Grande  Allemagne, une région avec un large espace vital, un « lebensraum », grand  espace dans lequel vivre. Une partie de cet espace vital, un secteur à l'est de l'Allemagne qui est, en effet, beaucoup plus grand que l'Allemagne elle-même, doit être vaincue et incorporée dans la nation allemande. En 1925, dans Mein Kampf, Hitler avait déjà écrit que l'Ukraine était  une région essentielle de l’espace vital allemand. L'Ukraine et d'autres régions de l'Europe de l'Est doivent appartenir à la nation allemande pour qu'elles puissent être utilisées d’une façon 'appropriée'. Selon la propagande Nazie, l'épée Nazie libérerait ces territoires pour trouver de l'espace pour la race allemande. A l’aide de la technologie et des entreprises allemandes, l'Ukraine serait transformée en un secteur produisant des céréales. Mais auparavant les allemands devait libérer l'Ukraine peuplée « d’êtres inférieurs » qui, selon la propagande Nazie, seraient utilisés en tant qu’esclaves comme main-d’œuvre dans des maisons allemandes, les usines et des champs, partout ou cela serait nécessaire pour l'économie allemande.

La conquête de l'Ukraine et d'autres secteurs de l'Union soviétique nécessitait une guerre contre l'Union soviétique et cette guerre devrait être bien préparée. À cette fin le ministère de la propagande Nazi, dirigé par Goebbels a commencé une campagne autour d'un génocide supposé commis par les Bolcheviks en Ukraine, une période affreuse de famine catastrophique délibérément provoquée par Staline pour forcer la paysannerie à accepter la politique socialiste. Le but de la campagne Nazie était de préparer l'opinion publique du monde à  'la libération' de l'Ukraine par les troupes allemandes. En dépit des efforts énormes et bien que certains textes de propagande allemands usent été publiés dans la presse anglaise, La campagne Nazie autour 'du génocide' supposé en Ukraine n’eut pas l’écho escompté au niveau mondial. Il était clair qu'Hitler et Goebbels devraient obtenir de l'aide pour diffuser leurs rumeurs diffamatoires sur l'Union soviétique. Cette aide ils l’ont trouvée aux Etats-Unis.

 

William Hearst - Ami d'Hitler

 

William Randolph Hearst est un multimillionnaire qui a aidé les Nazis dans leur guerre psychologique contre l'Union soviétique. Hearst était un propriétaire de presse américain connu comme étant  'le père' de la ‘yellow press’, c'est-à-dire de la « presse à sensations ». William Hearst a commencé sa carrière comme rédacteur de presse en 1885 quand son père, George Hearst, un millionnaire de l’industrie de l’extraction, sénateur et propriétaire de presse lui-même, l'a nommé responsable du  journal San Francisco Daily Examiner.

 

C'est ainsi que débute l'empire de presse Hearst, un empire qui a fortement influencé la vie et la pensée des Nord Américains. Après la mort de son père, William Hearst vends toutes les actions de l'industrie minière dont il a hérité et commencé à investir dans le monde de la presse. Son premier achat est  le New York Morning Journal, un journal traditionnel que Hearst transforme complètement en un journal de la presse à scandales. Il  achète ses histoires à n'importe quel prix et quand il n'y a aucune atrocité ou crime à annoncer, il demande  à ses journalistes et photographes  d’inventer des histoires. C’est ce qui caractérise en fait "la presse jaune": mensonges et atrocités inventées  présentées comme vérités.

 

Ces mensonges d'Hearst font de lui un millionnaire et un personnage très important dans le monde de la presse. En 1935 il est l’un des hommes les plus riches du monde, avec une fortune évaluée à 200 millions de $. Après l’achat du Morning Journal, Hearst continue à acheter quotidiens et  journaux hebdomadaires dans tous les USA. Dans les années 1940, William Hearst possède 25 quotidiens, 24 journaux hebdomadaires, 12 stations radio, 2 agences de presse, une affaire fournissant des sujets pour des films, la société cinématographique Cosmopolitan film company et beaucoup d'autres. En 1948 il achète une des premières stations de télévision des USA, BWAL- TV à Baltimore. Les journaux d'Hearst sont vendus à 13 millions d’exemplaires par jour et touchent près de 40 millions de lecteurs. Presque un tiers de la population adulte des USA lisent les journaux de Hearst chaque jour. En outre, des millions des gens, dans le monde entier,  reçoivent " l'information" de la presse de Hearst via ses agences de presse, de films et de toute une série des journaux qui sont traduits et publiés en grandes quantités dans le monde entier. Les chiffres citées ci-dessus montrent comment l'empire Hearst a été  capable d'influencer la politique américaine ainsi que la politique du monde de nombreuses années - sur des questions comme l'opposition à l’entrée en guerre des USA  lors de la Deuxième Guerre mondiale aux côtés de l'Union soviétique et sur l'appui à la chasses aux sorcières anti-communistes de McCarthy des années 1950.

 

Le profil politique de William Hearst est ultra-conservateur, nationaliste et anti-communiste. Sa politique est celle de l'extrême droite. En 1934 il voyage en Allemagne, il est reçu par Hitler comme un invité et un ami. Après ce voyage, les journaux d'Hearst prennent une tournure encore plus réactionnaires, publiant toujours des articles contre le socialisme, contre l'Union soviétique et particulièrement contre Staline. Hearst a aussi essayé d'utiliser ses journaux pour des buts de propagande Nazis manifestes, publiant une série d'articles de Goering, le bras droit d'Hitler. Les protestations de beaucoup de lecteurs, cependant, l'ont forcé d'arrêter de publier de tels articles et de les retirer de la circulation.

 

Après sa visite à Hitler, la presse à scandale  d'Hearst se met à publier en abondance "des révélations" sur les événements épouvantables qui se produisent en Union soviétique : meurtres, génocide, esclavage, le luxe pour les dirigeants et la famine pour le peuple, toutes ces informations faisant la une des journaux presque chaque jour. Tout ce matériel était fourni à Hearst par la Gestapo, la police politique nazi de l'Allemagne. En première page des journaux apparaissent souvent des caricatures et des images falsifiées de l'Union soviétique, avec Staline peint comme un meurtrier tenant un poignard dans sa main. N’oublions pas que ces articles ont été lus chaque jour par 40 millions de personnes aux USA et par des millions d'autres dans le monde entier!

 

Le mythe concernant la famine en Ukraine

 

Une des premières campagnes de la presse de Hearst contre l'Union soviétique a tourné autour de la question des millions  de personnes présumées être mortes à la suite à la famine en Ukraine. Cette campagne a commencé le 18 février 1935 avec d’énormes titres dans le Chicago American  « 6 millions de personnes meurent de faim en Union soviétique ». En utilisant le matériel fourni par l'Allemagne nazi, William Hearst, le baron de Presse et  sympathisant nazi, commence à publier des histoires fabriquées d'un génocide que l'on suppose avoir été délibérément commis par les Bolcheviks et qui aurait causé plusieurs millions morts de faim en Ukraine.

 

 La vérité sur la question est qu’en réalité au début des années 1930 eu lieu en Union soviétique une lutte des classes majeure dans laquelle des paysans pauvres sans terre s'étaient soulevés contre les propriétaires terriens riches, les koulaks, et avaient engagé une lutte pour la collectivisation, une lutte pour créer les kolkhozes.

Cette grande lutte de classe, impliquant directement ou indirectement environ 120 millions de paysans, a certainement provoqué une instabilité dans la production agricole et des pénuries alimentaires dans quelques régions. La pénurie alimentaire a vraiment affaibli les gens, entraînant une augmentation du nombre de morts victimes des épidémies. Ces maladies étaient à ce moment-là fâcheusement courantes dans le monde entier. Entre 1918 et 1920 une épidémie de grippe espagnole a causé la mort de 20 millions de personnes aux USA et en Europe, mais personne n'a accusé les gouvernements de ces pays de tuer leurs citoyens. Le fait est qu'il n'y avait alors rien que le gouvernement puisse faire face aux épidémies de cette sorte. Ce fut seulement avec la production de pénicilline à partir de la deuxième guerre mondiale, qu’il est devenu possible de combattre efficacement de telles épidémies. Et c’est ce qui a été fait vers la fin des années 1940.

Les articles de presse de Hearst affirmant que des millions mouraient de famine en Ukraine - une famine censé être délibérément provoquée par les communistes – ne négligeaient aucun détail. La presse de Hearst a utilisé tous les moyens possibles pour que travestir le mensonge en vérité et obtenir que l'opinion publique dans les pays capitalistes se tourne brusquement contre l'Union soviétique.

Voilà l'origine du premier mythe géant, fabriqué de toutes pièces, affirmant que des millions de personnes mouraient de faim en Union soviétique. Dans la vague de protestations de la presse Occidentale contre la famine censée être provoquée par les communistes, personne ne s’est intéressé aux démentis de l'Union soviétique et à la réfutation complète du mensonge de presse de Hearst, une situation qui a prévalu de 1934 à 1987! Pendant plus de 50 ans ,on a inculqué, à plusieurs générations, toutes ces calomnies pour imposer une appréciation négative du socialisme en Union soviétique.

 

L'empire mass-médias Hearst en 1998

 

William Hearst est mort en 1951 dans sa maison de Beverley Hills,  en Californie. Hearst laisse derrière lui un empire médiatique qui aujourd’hui encore, continue à répandre ses idées réactionnaires dans le monde entier. La Société Hearst est une des plus grandes entreprises dans le monde, regroupant plus de 100 sociétés et employant 15,000 personnes. L'empire Hearst comprend aujourd'hui des journaux, des magazines, des livres, des radios, des chaînes de TV, la télévision câblée, des agences de presse et le multimédia.

 

52 ans avant que la vérité soit connue

 

La campagne de désinformation Nazie sur l'Ukraine n'est pas morte avec la défaite de l'Allemagne Nazi lors de la Deuxième Guerre mondiale. Le mensonge Nazi a été repris par la C.I.A. et le MI5 et a toujours pris une place  importante dans la guerre de propagande contre l'Union soviétique. La chasse aux sorcières anti-communistes de McCarthy après la Deuxième Guerre mondiale s’est appuyée sur les contes des millions de morts de famine en Ukraine. En 1953 un livre sur ce sujet a été publié aux USA. Ce livre était intitulé ' les Actes Noirs du Kremlin '. Sa publication a été financée par des réfugiés ukrainiens aux USA, des personnes qui avaient collaboré avec les Nazis pendant la Deuxième guerre mondiale et auxquelles le gouvernement américain a donné l'asile politique, en les présentant au monde entier comme "des démocrates".

 

Quand Reagan a été élu Président des USA et a commencé sa croisade anti-communiste des années 1980, la propagande sur les millions de morts en Ukraine a été de nouveau ranimée. En 1984 un professeur de Harvard a publié un livre appelé « la Vie Humaine en Russie » qui a rassemble toute les fausses informations produite par la presse de Hearst en 1934. En 1984, le mensonge Nazi et les falsifications datant des années 1930 étaientt ranimées, mais cette fois sous le manteau "respectable" d'une université américaine. Mais ce n'était pas tout. En 1986 un autre livre est publié sur le sujet, intitulé "la Moisson de la Douleur", écrit par un ancien membre des services secrets britannique, Robert Conquest, alors professeur à l'Université Stamford en Californie. Pour son 'travail', Conquest a reçu 80,000 $ de l’ « Ukraine National Organisation ». Cette même organisation a aussi financé un film réalisé en 1986 appelé ' la Moisson de Désespoir ', dans lequel, entre autres, le matériel du livre de Conquest a été utilisé. À ce moment-là, aux USA, le nombre de personnes qui ont perdu leurs vies en Ukraine par la famine est monté à 15 millions !

 

Néanmoins l’information sur ces millions de gens censées être mortes de famine en Ukraine selon la presse de Hearst en Amérique, repris dans des livres et des films, est totalement fausse . Le journaliste canadien, Douglas Tottle, a méticuleusement exposé les falsifications dans son livre ' la Fraude, la famine et le fascisme - le mythe de génocide ukrainien d'Hitler à Harvard ', publié à Toronto en 1987. Entre autres choses, Tottle a prouvé que le matériel photographique utilisé, les photographies horribles d'enfants affamés, avaient été tirées de publications de l’année 1922 quand des millions de personnes sont vraiment mortes de la faim victimes de la situation de guerre civile, crées par l’invasion de l'Union soviétique par huit armées étrangères durant les années 1918-1921. Douglas Tottle expose les faits se rapportant à  la famine de 1934 et expose les mensonges associés publié dans la presse de Hearst. Un journaliste Thomas Walter, qui a longtemps envoyé des comptes rendus et des photographies de régions supposés touchées par la famine, n’avais jamais mis les pieds en Ukraine et n’avait pas passé plus de 5 jours à Moscou. Ce fait a été révélé par le journaliste Louis Fisher, le Correspondant à Moscou de « The Nation », un journal américain.

 

Ficher révéla aussi que le journaliste M Parrott, le véritable correspondant de Hearst à Moscou, avait envoyé à Hearst des articles sur la moisson excellente réalisée par l'Union soviétique en 1933 et sur les progrès  de l'Ukraine qui n'ont jamais été publiés. Tottle prouve aussi que le journaliste qui a écrit les comptes rendus sur la famine ukrainienne présumée, ' Thomas Walker ', s’appelait en réalité Robert Green et était un prisonnier qui s'était échappé d’une prison d'état dans le Colorado! Ce Walker, ou Green, a été arrêté quand il est retourné aux USA et devant la cour, a admis qu'il n'avait jamais été en Ukraine. Tous ces mensonges concernant les millions mort de famine en Ukraine dans les années 1930, dans une famine censé avoir été entretenue par Staline, n’ont été démasqués  qu’en 1987!

 

Hearst, le Nazi, l'agent secret Conquest et d'autres ont dupé des millions des gens avec leurs mensonges et de faux comptes rendus. Même aujourd'hui les histoires nazies d'Hearst sont toujours reprises dans des livres nouvellement publiés  et écrits par des auteurs pour le compte de la droite.

 

La presse de Hearst, occupant une position de monopole dans beaucoup d'Etats des USA et ayant des agences de presse dans le monde entier, était la caisse de raisonnance de la Gestapo. Dans un monde dominé par le capitalisme monopoliste, il a été possible pour la presse de Hearst de transformer les mensonges de la Gestapo en  ‘vérités ' diffusées dans le monde entier par des douzaines de journaux, de stations de radio  et, plus tard, par des chaînes de télévision. Quand la Gestapo a disparu, cette sale guerre de propagande contre le socialisme en Union soviétique a continué sans problème, avec la C.I.A. comme nouveau commanditaire. Les campagnes anti-communistes de la presse américaine n'ont pas fait dans le plus "soft". Les Affaires ont continuées comme d'habitude, d'abord liées à l'offre de la Gestapo et ensuite à l'offre de la C.I.A.. (Note : la C.I.A., avait comme informateurs principaux des gens de la  SD et des SS dirigés par  Reinhard Gehlen. –Voir : Stalin and Yezhov, An Exra-Paradigmatic View Philip E. Panaggio).

Robert Conquest au cœur des mythes

Cet homme, qui est si largement cité dans la presse bourgeoise, cet oracle véritable de la bourgeoisie, mérite de notre part une attention spécifique. Robert Conquest est l’un des deux auteurs qui a plus écrit sur les millions de mort en Union soviétique. Il est en vérité le créateur de tous les mythes et de tous les mensonges sur l'Union soviétique qui ont été entendu depuis la Deuxième Guerre mondiale. On connaît principalement Conquest pour ses livres la Grande Terreur (1969) et la Moisson de la Douleur (1986). Conquest écrit sur les millions de mort de famine en Ukraine , dans les camps de travaux forcés et pendant les Procès 1936-38. Il utilise comme sources d'information les Ukrainiens bannis vivant aux USA et appartenant aux partis de droite, des personnes qui ont collaboré avec les Nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Beaucoup de héros de Conquest sont connus pour avoir été des criminels de guerre qui ont mené et ont participé au génocide de la population juive de l'Ukraine en 1942. Une de ces personnages était Lebed Mykola, reconnu coupable comme criminel de guerre après la Deuxième Guerre mondiale. Lebed avait été le chef de sécurité à Lvov pendant l'occupation Nazie et avait procédé aux persécutions épouvantables des Juifs qui ont eu lieu en 1942. En 1949 la C.I.A. a emmené Lebed aux Etats-Unis où il travailla comme source de désinformation.

 

Le style des livres de Conquest se caractérise par un anti-communisme violent et fanatique. Dans son livre de 1969, Conquest nous dit que le nombre de ceux qui sont morts de famine en Union soviétique entre 1932-1933 s’élève entre 5 millions et 6 millions de personnes, dont la moitié d'entre en Ukraine. Mais en 1983, pendant la croisade anti-communiste de Reagan, Conquest étends la famine jusqu’en  1937 et augmente le nombre de victimes à 14 millions! De telles affirmations se sont avérées être bien récompensées : en 1986 il est chargé par Reagan, pour sa campagne présidentielle, d’écrire un document visant à préparer les Américains à une invasion soviétique, le document en question a pour titre  « que faire quand les russes viennent - le manuel d'un survivant »! Mots étranges venant d'un Professeur d'Histoire!

 

Robert Conquest a travaillé pour l'IRD jusqu’en 1956. 'Le travail' de Conquest consistait à écrire sur la  prétendu "histoire noire" de l'Union soviétique, composée d’histoires truquées lancées comme des faits et distribuées à  des journalistes et d'autres personnes capables d'influencer l'opinion publique. Après qu'il eut formellement quitté l'IRD, Conquest a continué à écrire des livres suggérés par l'IRD, avec l'appui des services secrets. Son livre "la Grande Terreur", un texte classique de droite basé sur  le sujet de la lutte du pouvoir en 1937 en Union soviétique, est en fait une recompilation de textes qu'il avait écrit en travaillant pour les services secrets. Le livre a été terminé et publié avec l'aide de l'IRD. Un tiers de l’édition a été acheté par Praeger press, habituellement spécialisée dans les  publication de littérature provenant de sources de la C.I.A.. Le livre de Conquest était destiné « aux imbéciles utiles », comme des professeurs d'université et des personnes travaillant dans la Presse, la radio et la TV, permettant ainsi que les mensonges de Conquest et de  l'extrême droite continuent  à être répandu dans de larges couches de la population. Conquest reste à ce jour, pour les « historiens » de droite, une des sources les plus importantes de mensonges sur l'Union soviétique.

Alexandre  Soljenitsyne

 

Une autre personne qui est toujours associée aux livres et aux articles sur les millions de personnes supposées avoir  perdu leurs vies ou la liberté en Union soviétique est l'auteur russe Alexandre Soljenitsyne. Soljenitsyne est devenu célèbre partout dans le monde capitaliste vers la fin de 1960 avec son livre, l'Archipel de Goulag. Il avait lui-même été condamné en 1946 à 8 ans dans un camp de travaux forcés pour son activité contre-révolutionnaire et distribution de propagande antisoviétique. Selon Soljenitsyne, le combat contre l’Allemagne Nazi lors de la Deuxième Guerre mondiale aurait pu être évité si le gouvernement soviétique avait passé un compromis avec Hitler. Soljenitsyne a aussi accusé le gouvernement soviétique et Staline d'être encore plus mauvais qu'Hitler du point de vue, selon lui, des conséquences affreuses de la guerre sur le peuple de l'Union soviétique. Soljenitsyne n'a pas caché ses sympathies Nazies. Il a été condamné comme un traître.

 

Soljenitsyne a commencé en 1962 à publier des livres en Union soviétique avec le consentement et l'aide de Nikita Khrouchtchev. Le premier livre qu'il a publié était un Jour dans la Vie d'Ivan Denisovich, portant sur la vie d'un prisonnier. Khrouchtchev utilisa les textes de Soljenitsyne pour combattre l'héritage socialiste de Staline. En 1970 Soljenitsyne a reçu le Prix Nobel de littérature avec son livre l'Archipel de Goulag. Ses livres ont alors commencé à être publiés en grandes quantités dans les pays capitalistes, leur auteur étant devenu un des instruments le plus en vue de l’impérialisme pour combattre le socialisme en l'Union soviétique. Ses textes sur les camps de travaux forcés ont été ajoutés à la propagande sur les prétendus millions de morts en Union soviétique et ont été présentés par les mass-médias capitalistes comme la réalité. En 1974, Soljenitsyne a renoncé à sa citoyenneté soviétique et a émigré en Suisse et ensuite aux USA. À ce moment-là la presse capitaliste l'a considéré comme le plus grand combattant de la liberté et la démocratie. Ses sympathies Nazies ont été enterrées afin de ne pas nuire à la guerre de propagande contre le socialisme.

 

Aux USA, Soljenitsyne était fréquemment invité à intervenir dans d’importantes réunions. Il a été, par exemple, l'orateur principal au congrès de l’AFL-CIO Union en 1975 et le 15 juillet 1975 il a été invité à donner un cours sur la situation du monde devant le Sénat des USA ! Ses cours se résument à de l'agitation violente et provocatrice, en arguments et  propagande pour les positions les plus réactionnaires. Parmi d'autres choses il a mené une campagne pour attaquer à nouveau le Viêt-Nam après sa victoire sur les USA. Et plus : après 40 ans de fascisme au Portugal, quand des officiers gauches de l’armée ont pris le pouvoir lors de la révolution populaire de 1974, Soljenitsyne a commencé à faire de la propagande en faveur de l'intervention militaire américaine au Portugal, qui, selon lui, aller rejoindre le Pacte de Varsovie si les USA n’intervenaient pas! Dans ses cours, Soljenitsyne déplorait toujours l’indépendance des colonies africaines du Portugal.

 

Mais il est clair que l’axe principale des discours de Soljenitsyne était toujours la sale guerre contre le socialisme - de l'exécution présumée de plusieurs millions de personnes en Union soviétique aux dizaines de milliers d’Américains supposés emprisonnés et asservi, selon Soljenitsyne, au Nord Viêt-Nam! Cette idée de Soljenitsyne d’Américains utilisés comme esclaves au Nord Viêt-Nam a inspiré les films de Rambo sur la guerre du Viêt-Nam. Les journalistes américains qui ont osé écrire en faveur de la paix entre les USA et l'Union soviétique ont été accusés par Soljenitsyne dans ses discours d'être des traîtres potentiels. Soljenitsyne a aussi fait de la propagande en faveur de l'augmentation de la capacité militaire américaine contre l'Union soviétique, qu'il disait être  plus puissante en tanks et  avions, de cinq à sept fois les USA, ainsi que dans le domaine des armes atomiques qui en résumé , alléguait-il, étaient « deux, trois ou même cinq fois » plus puissantes que celles détenues par les USA. Les cours de Soljenitsyne sur l'Union soviétique défendaient  les positions de l'extrême droite. Mais il est allé lui-même encore plus loin dans son appui public au fascisme.

 

Appui pour le fascisme de Franco

 

Après la mort de Franco en 1975, le régime fasciste espagnol a commencé à perdre le contrôle de la situation politique et au début de 1976, les événements en Espagne ont captivé l'opinion publique mondiale. Il y avait des grèves et des manifestations pour exiger la démocratie et la liberté et l'héritier de Franco, le Roi Juan Carlos, a été obligé très prudemment d’introduire  une certaine libéralisation pour apaiser l'agitation sociale.

 

À ce moment important dans l'histoire politique espagnole, Alexandre Soljenitsyne arrive à Madrid et donne un interview au programme Directisimo un samedi soir, le 20 mars, aux heures de grande écoute (voir les journaux espagnols, ABC et Ya du 21 mars 1976). Soljenitsyne, à qui l'on avait présenté les questions à l’avance, a saisi l'occasion pour faire toutes sortes de déclarations réactionnaires. Son intention n'était pas de soutenir les mesures de libéralisation prétendues du Roi. Au contraire, Soljenitsyne met en garde contre toute réforme démocratique. Dans son interview télévisé il déclara que 110 millions de russes étaient morts victimes du socialisme et il a comparé ' l'esclavage auquel le peuple soviétiques est soumis à la liberté dont jouit l’Espagne '. Soljenitsyne a aussi accusé les « cercles progressistes » d’être des « Utopistes » pour lesquels l'Espagne est une dictature. Par 'progressiste', il désigne toute  l’opposition démocratique – qu’ils soient libéraux, sociaux-démocrates ou communistes. Soljenitsyne ajoute, « L'automne dernier l'opinion publique du monde s’est inquiétée du destin de terroristes espagnols [c'est-à-dire, des anti-fascistes espagnols condamnés à mort par le régime de Franco]. En exigeant  la réforme politique démocratique l'opinion publique progressiste  soutient les actes de terrorisme '. ' Ceux qui cherchent la réforme démocratique rapide, comprennent-ils ce qui arrivera demain ou après demain ? En Espagne il peut y avoir la démocratie demain, mais après demain sera-t-on capable d'éviter de tomber de la démocratie dans le totalitarisme ? ».  Aux questions prudentes des journalistes sur le fait que l’on pouvait voir dans ses déclarations comme un appui pour des régimes où il y avait aucune liberté, Soljenitsyne répond : « Je connais un seul endroit où il n'y a aucune liberté et c'est la Russie. ».

 Les déclarations de Soljenitsyne à la télévision espagnole étaient un appui direct au fascisme espagnol, une idéologie qu'il soutient encore aujourd’hui. C'est une des raisons pour laquelle Soljenitsyne a disparu de la vie publique en 18 ans d'exil aux USA et une des raisons qu’il ne reçoit plus un appui total des gouvernements capitalistes. Pour les capitalistes ce fut un cadeau du Ciel d’avoir la possibilité d'utiliser un homme comme Soljenitsyne dans leur sale guerre contre le socialisme, mais tout a ses limites. Dans la nouvelle Russie capitaliste, ce qui détermine l'appui de l'ouest pour des groupes politiques est purement et simplement la capacité de faire de bonnes affaires avec de hauts profits sous la protection de tels groupes. On ne considère pas que le fascisme soit un régime politique alternatif en Russie bon pour les affaires. Pour cette raison les plans politiques de Soljenitsyne pour la Russie sont tombés lettre morte, pour autant que l'appui Occidental est concerné. Ce que Soljenitsyne veut pour l'avenir politique de la Russie c’est un retour au régime autoritaire des Tsars, la main dans la main avec l'Église Orthodoxe russe traditionnelle! Même les impérialistes les plus arrogants ne sont pas intéressés par le soutien à une stupidité politique de cette ampleur. Pour trouver ceux qui soutient Soljenitsyne à l’ouest on doit chercher parmi le skinHeads de l'extrême droite.

Nazis, la police, fascistes

Ce sont les pourvoyeurs les plus représentatifs des mythes bourgeois concernant les millions de personnes que l'on suppose être mort et emprisonné en Union soviétique : le Nazi William Hearst, l'agent secret Robert Conquest et le fasciste Alexandre Soljenitsyne. Conquest a joué le rôle principal, puisque ce sont ses informations qui son utilisées par les médias capitalistes dans le monde entier et ont servi de base  pour fonder des écoles entières dans certaines universités. Le travail de Conquest est sans aucun doute un morceau de premier choix de désinformation de la police. Dans les années 1970, Conquest a reçu beaucoup d'aide de Soljenitsyne et d’une série de personnages de second plan comme Andrei Sakharov et Roy Medvedev. De plus il est apparu ici et là dans le monde entier un certain nombre de gens qui se sont consacrés à spéculer sur le nombre de morts et d’emprisonnés,  toujours payés grassement par la presse bourgeoise. Mais la vérité sur la question a finalement exposée et révélé le vrai visage de ces falsificateurs de l’histoire. La décision de Gorbatchev d'ouvrir les archives secrètes du parti à l'enquête historique ont entraîné des conséquences que personne ne pouvait prévoir.

 

Les archives démontrent les mensonges de la propagande

La spéculation sur les millions qui sont morts en Union soviétique fait partie de la sale guerre de propagande contre l'Union soviétique et c’est pour cela que les démentis et les explications données par l’URSS n'ont pas été pris au sérieux et n’ont jamais trouvé un écho dans la presse capitaliste. Ils ont été, au contraire, ignorés, tandis que l'on a donné 'aux spécialistes' achetés par le capital autant d'espace qu'ils ont voulu pour écrire leurs fictions. Et quelles fictions! Les millions de morts et emprisonné revendiqués par Conquest et d'autres 'critiques' avaient en commun le fait qu’ils étaient le résultat d'approximations statistiques fausses et des méthodes d'évaluation manquant de toute base scientifique.

 

Des méthodes frauduleuses conduisent à des millions de morts

 

Conquest , Soljenitsyne, Medvedev et d'autres utilisent certaines statistiques publié par l'Union soviétique, par exemple, des recensements de population nationaux, auxquels ils ajoutent une augmentation de population supposée sans tenir compte de la situation dans le pays. De cette façon ils sont arrivés à leurs conclusions sur le nombre d’habitants qu’il y aurait dû avoir dans le pays à la fin de certaines années. Les personnes manquantes ont été portées comme morte ou incarcérés victimes du socialisme. La méthode est simple, mais aussi complètement frauduleuse. Ce type 'de révélation' sur de tels événements politiques importants n'aurait jamais été accepté  si 'la révélation' en question avait concerné le monde occidental. Dans un tel cas il est certain que les professeurs et des historiens auraient protesté contre de telles fabrications. Mais puisque c'était l'Union soviétique qui était l'objet des falsifications, elles étaient acceptées. Une des raisons est certainement que ces professeurs et ces historiens mettent leur avancement professionnel bien avant  leur intégrité professionnelle.

 

En chiffres, quelles étaient les conclusions finales "des critiques" ? Selon Robert Conquest (dans une évaluation faite en 1961) 6 millions de personnes sont mortes de famine en Union soviétique au début des années 1930. Ce nombre Conquest l’a augmenté à 14 millions en 1986. En ce qui concerne ce qu'il dit des camps de travaux forcés, il y avait , selon Conquest, 5 millions de prisonniers en 1937 avant que les purges du parti, l'armée et l'appareil d'état ne commencent. Après le début des purges, selon Conquest, pendant les années 1937-38, il y aurait eu 7 millions de prisonniers complémentaires, soit un total de 12 millions de prisonniers dans les camps de travaux forcés en 1939! Et ces 12 millions, selon Conquest aurait été seulement des prisonniers politiques! Dans les camps de travaux forcés il y avait aussi des criminels, qui, selon Conquest, aurait de loin dépassé le nombre des prisonniers politiques. Cela signifie, selon Conquest, qu'il y aurait eu 25-30 millions de prisonniers dans les camps de travaux forcés de l'Union soviétique.

 

De nouveau selon Conquest, un million de prisonniers politiques ont été exécutés entre 1937 et 1939 et  2 millions sont morts de faim. Le compte final résultant des purges de 1937-39, selon Conquest, serait de 9 millions, dont 3 millions morts en prison. Ces chiffres ont été immédiatement soumises à "l'ajustement statistique" par Conquest pour lui permettre d'atteindre la conclusion que les Bolcheviks avaient tué pas moins de 12 millions de prisonniers politiques entre 1930 et 1953. Additionnant ces chiffres au nombre supposés de morts dans la famine des années 1930, Conquest parvient à la conclusion que les Bolcheviks ont tué 26 millions de personnes. Dans l’une de ses dernières manipulations statistiques, Conquest a prétendu qu'en 1950 il y avait 12 millions de prisonniers politiques en Union soviétique.

 

Alexandre Soljenitsyne a utilisé plus ou moins les mêmes méthodes statistiques que Conquest. Mais en utilisant ces méthodes pseudo-scientifiques sur la base d’hypothèses différentes, il est parvenu aux conclusions encore plus extrêmes. Soljenitsyne accepte l’évaluation de Conquest  de 6 millions de morts résultant de la famine de 1932-33. Néanmoins, pour autant que les purges de 1936-39 sont concernées, il affirme qu'au moins 1 million de personnes sont mortes chaque année. Soljenitsyne se résume en nous disant que de la collectivisation de l'agriculture à la mort de Staline en 1953, les communistes ont tué 66 millions de personnes en Union soviétique. En plus de cela il tient le gouvernement soviétique responsable de la mort des 44 millions de russes qui ont été tué pendant la Deuxième Guerre mondiale. La conclusion de Soljenitsyne est que ' 110 millions de russes sont tombés, victimes de socialisme '. Pour autant que seuls les prisonniers sont concernés, Soljenitsyne nous dit que le nombre des personnes dans des camps de travaux forcés en 1953 était de 25 millions.

 

 

Gorbatchev ouvre les archives

 

La collection fantaisiste de calculs ci-dessus, résultant de travaux extrêmement bien payée, est apparue dans la presse bourgeoise dans les années 1960, toujours présenté comme des faits véridiques, vérifiés par l'application de méthodes scientifiques.

 

Derrière ces fabrications sont caché les services secrets occidentaux, principalement la C.I.A. et le MI5. L'impact des médias sur l'opinion publique est si grande que même aujourd'hui , les chiffres sont tenus pour vrai par de larges couches de la population des pays Occidentaux.

Cette situation honteuse a empiré. En Union soviétique elle-même, où Soljenitsyne et d'autres 'critiques' bien connus comme Andrei Sakharov et Roy Medvedev ne pouvaient trouver personne pour soutenir nombre de leurs fantaisies, un changement significatif a eu lieu en 1990. Dans la nouvelle 'presse libre’ née sous Gorbatchev, tout ce qui était opposé au socialisme a été salué comme positif, avec des résultats désastreux. Une inflation spéculative sans précédent a commencé à sur le nombre de ceux qui sont mort ou emprisonnés sous le socialisme, associés dans un seul groupe de dizaines de millions de victimes des communistes.

 

L'hystérie de la nouvelle presse libre de Gorbatchev a apportée à l'intérieur de l’Union Soviétique les mensonges de Conquest et Soljenitsyne. En même temps Gorbatchev a ouvert les archives du Comité Central à la recherche historique, une demande de la presse libre.

L'ouverture des archives du Comité Central du Parti communiste est vraiment la question centrale dans ce conte embrouillé, cela pour deux raisons : en partie parce que dans les archives peut être trouvé des faits qui peuvent apporter la lumière sur la vérité. Mais encore plus important est le fait que ceux spéculaient d'une manière extravagante sur le nombre de personnes tués et emprisonnés en l'Union soviétique avaient tous déclarés, pendant des années, que le jour les archives seraient ouvertes les chiffres qu'ils avançaient seraient confirmés. Chacun de ces spéculateurs sur les morts et emprisonnés ont prétendu que ce serait le cas : Conquest, Sakharov, Medvedev et tous les autres. Mais quand les archives ont été ouvertes et les comptes rendus de recherche basés sur les documents réels ont commencé à être publiés une chose très étrange est arrivée. Soudainement tant la presse libre de Gorbatchev que les spéculateurs sur les morts et les prisonniers ont complètement perdu tout intérêt aux archives.

 

Les résultats de la recherche effectuée sur les archives du Comité Central par des historiens russes Zemskov, Dougin et Xlevnjuk, ont  commencé à être publiés dans des journaux scientifiques à partir de 1990. Elles sont passés complètement inaperçus. Les comptes rendus contenant les résultats de cette recherche historique contredisent complètement le courant inflationniste en ce qui concerne le nombre de morts ou d’ emprisonnés publiés par 'la presse libre’. Aussi leur contenu n’a pas été publié. Les comptes rendus ont été publiés dans le circuit de base des journaux scientifiques et sont resté pratiquement inconnus du grand public en général. Le contenu des résultats de la recherche scientifique ont été écrasé par l'hystérie de la Presse. Aussi les mensonges de Conquest et Soljenitsyne ont continué à se répandre dans de larges  secteurs de la population de l'ancienne Union soviétique.

 

 

À l'Ouest aussi, les résultats des chercheurs russes sur le système pénal sous Staline ont été totalement ignorés de la une des journaux et des nouvelles émissions de TV. Pourquoi ? (Note : Pourquoi ?  Qui a la plus à perdre si les travailleurs, dont le travail est à la base de la richesse, étaient unis ? à coup sûr les travailleurs seraient gagnant. Mais devinez qui perdrait ? -Voilà la raison)

 

Ce que les  recherches russes montrent

 

La recherche sur le système pénal soviétique est exposée dans un document  de presque 9000 pages . Les auteurs de ce compte rendu sont nombreux, mais les plus connu d’entre eux sont les historiens russes V N Zemskov, un N Dougin et O V Xlevjnik. Leur travaux ont commencé à être publié en 1990 et dès 1992 , la publication était presque achevée. Les comptes rendus ont été portés à la connaissance de l'Ouest à la suite de la collaboration entre les chercheurs de différents pays Occidentaux. Les travaux avec lesquels le présent auteur de cet article est familier sont : L’article publié dans le journal français l'Histoire en septembre 1993, écrit par Nicholas Werth, chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et le travail de Arch Getty J, un professeur d'histoire à l'Université de Californie publié dans l’American Historical Review, avec la collaboration avec G T Rettersporn, un chercheur du CRNS et le chercheur russe, V un Zemskov, de l'Institut d'Histoire Russe (faisant partie de l'Académie des Sciences russe). Aujourd'hui des livres sur cette question ont été publiés par les chercheurs susmentionnés ou par d'autres chercheurs de la même équipe de recherche. Avant d'aller plus loin , je veux indiquer clairement, pour qu'aucune confusion ne surgisse dans l'avenir, qu'aucun des scientifiques impliqués dans cette recherche n’ont une conception socialiste du monde. Au contraire leur idéologie est bourgeoise et anti-socialiste. En effet beaucoup d'entre eux sont tout à fait réactionnaires.

J’ai apporté ces précisions pour que le lecteur n’aille pas imaginer que ce qui est exposé ci-dessous est le produit d’une quelconque conspiration  "communiste". Ce qu’ont fait les chercheurs susmentionnés en  démontant à fond tous  les mensonges de Conquest, Soljenitsyne, Medvedev et d'autres, c’est simplement leur travail de scientifique, plaçant leur intégrité professionnelle en avant  en refusant toute utilisation à des fins de propagande.

 

Les résultats de la recherche russe répondent à un très grand nombre de questions sur le système pénal soviétique. Pour nous c'est la période de Staline qui a le plus grand intérêt et c'est là nous nous trouvons le sujet du débat. Nous poserons un certain nombre de questions très spécifiques et nous rechercherons nos réponses dans les journaux l’Histoire et l’ American Historical Review. Ce sera la meilleure voie pour l’introduction dans le débat de certains des aspects les plus importants du système pénal soviétique. Les questions sont les suivantes :

 

1. En quoi consiste le système pénal soviétique ?

2. Combien y avait-il de prisonniers  - tant politiques qu'apolitiques ?

3. Combien de personnes sont mortes dans les camps de travaux forcés ?

4. Combien de gens ont été condamnés à la mort avant 1953,  particulièrement dans les purges de 1937-38 ?

5. Quelle était la durée, en moyenne, des condamnations à l’emprisonnement ?

 

Après la réponse à ces cinq questions, nous discuterons des sanctions prises contre les deux groupes qui sont les plus fréquemment mentionnés dans le rapport sur les prisonniers et les morts en Union soviétique, à savoir les koulaks reconnus coupables en 1930 et les contre-révolutionnaires reconnus coupables dans 1936-38.

 

Les camps de travaux forcés dans le système pénal

 

Commençons par la question de la nature du système pénal soviétique. En 1930 le système pénal soviétique comprends des prisons, des camps de travaux forcés, des colonies de travail appelées « goulag », des zones ouvertes spéciales et le système des amandes. Celui qui est mis en garde à vue était généralement envoyé dans une prison pendant que les enquêtes se  poursuivaient pour établir s'il était innocent ou coupable, être remis en liberté, ou s'il devrait passer en justice. Une personne accusée dans un  procès pouvait être jugée innocente (et remise en liberté) ou coupable. Si elle était reconnu coupable elle pouvait être condamné à payer un amande, à une peine de prison ou, plus exceptionnellement, à être exécutée. Le montant de l’amende pouvait être un pourcentage donné de son salaire pendant une période donnée de temps. Les personnes condamnées à la  prison étaient incarcérées dans différentes sortes de prisons selon le type d'infraction impliquée.

Dans les colonies de travail (goulag) étaient envoyé ceux qui avaient commis des infractions sérieuses (homicide, vol, viol, crimes économiques, etc) ainsi qu'une grande proportion de ceux reconnus coupables d'activités contre-révolutionnaires. D'autres criminels condamnés à plus de 3 ans d’emprisonnement pouvaient aussi être envoyés dans les camps de travaux forcés. Après un certain temps passé dans un camp de travaux forcés, un prisonnier pouvait être déplacé dans une colonie de travail ou une zone ouverte spéciale.

Les camps de travaux forcés étaient de très grands secteurs où les prisonniers vivaient et travaillaient sous surveillance proche. Pour eux travailler était obligatoire pour ne pas être un fardeau sur la société. Aucune personne saine ne restait sans travail. Il est possible que de nos jours , on puissent penser que c'était une chose épouvantable, mais c’était ainsi. IL y avait en 1940, 53 camps de travaux forcés et 425 colonies de travail (goulag). C’étaient des unités beaucoup plus petites que les camps de travaux forcés, avec un régime plus libre et moins de surveillance. Dans ces colonies ont été envoyé des prisonniers avec des condamnations plus courtes - les personnes qui avaient commis des infractions criminelles ou politiques moins sérieuses. Ils travaillaient dans des usines ou sur les terres faisant  partie de la société civile. Dans la plupart des cas ils conservaient leurs salaires, et à cet égard étaient traités comme les autres travailleurs.

 

Les zones ouvertes spéciales étaient des secteurs généralement agricoles réservés à ceux qui avaient été bannis, comme les koulaks qui avaient été expropriés pendant la collectivisation. D'autres personnes  reconnues coupables d'infractions criminelles ou politiques mineures pouvaient aussi purger leur peine dans ces secteurs.

454,000 ce n’est pas  9 millions

 

La deuxième question concerne la proportion de  prisonniers politiques et de criminels. Cette question porte sur ceux emprisonnés dans des camps de travaux forcés, dans les colonies de travail et les prisons (quoiqu'il doive être rappelé que dans les colonies de travail il y avait, dans la majorité des cas, seulement perte partielle de liberté). Le Tableau ci-dessous montre les données qui ont été publiées dans l' American Historical Review, ces données englobent une période de 20 ans commençant en 1934, quand le système pénal a été unifié sous une administration centrale, jusqu'à 1953, l'année de la mort de Staline.

 

Table – The Amériican Historical Review  Population carcérale de l’ USSR  1934-1953

Population

carcérale

 au premier janvier

Camps de

travail

Contre

révolutionnaires

Contre

Révolutionnaires

%

morts

Morts

%

Libérés

Echappés

Colonies

De

travail

Prisons

Total

1934

510,307

135,190

26.5

26,295

5.2

147,272

83,490

 

 

510,307

1935

725,438

118,256

16.3

28,328

3.9

211,035

67,493

240,259

 

965,697

1936

839,406

105,849

12.6

20,595

2.5

369,544

58,313

457,088

 

1,296,494

1937

820,881

104,826

12.8

25,376

3.1

364,437

58,264

375,488

 

1,196,369

1938

996,367

185,324

18.6

90,546

9.1

279,966

32,033

885,203

 

1,881,570

1939

1,317,195

454,432

34.5

50,502

3.8

223,622

12,333

355,243

350,538

2,022,976

1940

1,344,408

444,999

33.1

46,665

3.5

316,825

11,813

315,584

190,266

1,850,258

1941

1,500,524

420,293

28.7

100,997

6.7

624,276

10,592

429,205

487,739

2,417,468

1942

1,415,596

407,988

29.6

248,877

18

509,538

11,822

360,447

277,992

2,054,035

1943

983,974

345,397

35.6

166,967

17.0

336,135

6,242

500,208

235,313

1,719,495

1944

663,594

268,861

40.7

60,948

9.2

152,113

3,586

516,225

155,213

1,335,032

1945

715,506

283,351

41.2

43,848

6.1

336,750

2,196

745,171

279,969

1,740,646

1946

600,897

333,833

59.2

18,154

3.0

115,700

2,642

956,224

261,500

1,818,621

1947

808,839

427,653

54.3

35,668

4.4

194,886

3,779

912,794

306,163

2,027,796

1948

1,108,057

416,156

38.0

27,605

2.5

261,148

4,261

1,091,478

275,850

2,475,385

1949

1,216,361

420,696

34.9

15,739

1.3

178,449

2,583

1,140,324

 

2,356,685

1950

1,416,300

578,912

22.7

14,703

1.0

216,210

2,577

1,145,051

 

2,561,351

1951

1,533,767

475,976

31.0

15,587

1.0

254,269

2,318

994,379

 

2,528,146

1952

1,711,202

480,766

28.1

10,604

0.6

329,446

1,253

793,312

 

2,504,514

1953

1,727,970

465,256

26.9

5,825

0.3

937,352

785

740,554

 

2,468,524

 

 

De ce tableau, on peut tirer une série des conclusions. Pour commencer nous pouvons comparer ces chiffres à ceux donnés par Robert Conquest. Ce dernier prétend qu'en 1939 il y avait 9 millions de prisonniers politiques dans les camps de travaux forcés et que 3 millions d'autres étaient morts dans la période 1937-1939. N’ oublions pas que Conquest ne parle que des prisonniers politiques! A part eux, dit Conquest, il y avait aussi des criminels qui, selon lui, étaient beaucoup plus nombreux que les prisonniers politiques! En 1950 il y avait, selon Conquest, 12 millions de prisonniers politiques! Possédant les véritables chiffres, nous pouvons aisément constater quel fraudeur Conquest est vraiment . Pas un de ses chiffres ne correspond même de loin à la vérité. En 1939 il y avait au total dans tous les camps, les colonies et les prisons près de 2 millions de prisonniers. Parmi ceux-ci  454,000 avait commis des crimes politiques, pas 9 millions comme l’affirme Conquest. Ceux qui sont morts dans des camps de travaux forcés entre 1937 et 1939 sont environs, au nombre de 160 000, pas 3 millions comme Conquest l’affirme. En 1950 il y avait 578 000 prisonniers politiques dans des camps de travaux forcés, pas 12 millions. Rappelons au lecteur  que Robert Conquest à ce jour reste une des sources majeures de la propagande de droite contre le communisme. Parmi les pseudo-intellectuels de droite, Robert Conquest est une figure divine. Quant aux chiffres citées par Alexandre Soljenitsyne - 60 millions de morts dans des camps de travaux forcés - aucun commentaire n’est nécessaire, tant l'absurdité d'une telle allégation est manifeste. Seulement un esprit malade peut produire de telles élucubrations.

 

Abandonnons maintenant ces fraudeurs afin que nous puissions concrètement analyser les statistiques touchant au goulag.

 La première question à se poser est comment devons nous apprécier la quantité de personnes passées par le système pénal ? Que représente le chiffre de 2.5 millions ?

Chaque personne mise en la prison est la preuve que la société était toujours insuffisamment développée pour donner à chaque citoyen tout ce qu'il a eu besoin pour vivre. De ce point de vue, les 2.5 millions sont la preuve d’un société « imparfaite ».

 

La menace interne et externe

 

Le nombre de personnes soumises au système carcéral exige d’être correctement expliqué. L'Union soviétique est un pays qui vient récemment de renverser le féodalisme et son héritage social sur les questions de droits de l'homme pèse sur la société. Dans un système arriéré comme le tsarisme, les ouvriers étaient condamnés à vivre dans la pauvreté profonde et la vie humaine avait peu de valeur. Le vol et l'acte de violence étaient sévèrement punis. Les révoltes contre la monarchie aboutissaient d'habitude aux massacres, aux condamnations à mort et à d'extrêmement longues durées d’emprisonnement. Ces relations sociales et les habitudes associées à elles, mettent longtemps à changer, et cela a une influencé sur le développement de la société en Union soviétique aussi bien que sur l’attitude envers les criminels.

 

Un autre facteur dont il faut tenir compte en Union soviétique, un pays qui dans les années 1930 avait près de 160-170 millions d'habitants, est la menace étrangère. Suite aux grands changements politiques qui ont eu lieu en Europe dans les années 1930, il y avait une menace majeure de guerre de l’Allemagne nazi, une menace pour la survie du peuple slave, le bloc occidental aussi avait des ambitions interventionnistes. Cette situation a été résumée par Staline en 1931 par la déclaration suivante: "nous sommes 50-100 ans derrière les pays avancés. Nous devons combler ce trou en 10 ans. Nous le ferons ou nous serons anéantis." Dix ans plus tard, le 22 juin 1941, l'Union soviétique était envahie par l'Allemagne nazi et ses alliés. La société soviétique a été forcée de faire de grands efforts durant la décennie de 1930-1940, quand la majeure partie de ses ressources a été consacrée à ses préparatifs de défense pour la prochaine guerre contre les Nazis. Pour cette raison , le peuple a travaillé dur en produisant peu pour son profit personnel. La journée de 7 heures a été supprimée en 1937 et en 1939 pratiquement chaque dimanche était un jour ouvrable. Dans une période difficile comme cela, avec une grande guerre pesant sur le développement de la  société pendant deux décennies (les années 1930 et les années 1940), une guerre qui devait coûter à l'Union soviétique 25 millions de morts et la moitié du pays réduit en cendres, le crime augmenta en même temps que les gens essayaient de trouver par eux-même ce que la vie  collective ne pouvait pas leur offrir.

 

Pendant tous ces temps très difficiles, l'Union soviétique a eu un nombre maximal de 2.5 millions de personnes dans son système carcéral, c'est-à-dire, 2.4 % de la population adulte. Comment pouvons-nous évaluer ce chiffre ? Est-ce beaucoup ou peu ? Comparons.

 

Plus de prisonniers aux USA

 

Dans les Etats-Unis d'Amérique, par exemple, un pays de 252 millions d'habitants (en 1996), le pays le plus riche du le monde, lequel consomme 60 % des ressources mondiales, combien de personnes sont emprisonnées ? Quelle est la situation aux USA, un pays non menacé par la guerre et où il n'y a aucun changement social profond affectant la stabilité économique ?

 

Dans une simple information parue dans les journaux d'août 1997, l'agence de presse de FLT-AP rapporte qu'aux USA il n'y a jamais eu autant de personnes en prison :  5.5 millions de détenus en 1996. Cela représente une augmentation de 200 000 personnes depuis 1995 et signifie que le nombre des criminels aux USA est égal à 2.8 % de la population adulte. Ces données sont accessibles à tous au ministère de la Justice Nord-américain. (Page d'accueil de Statistique de Justice, http: // www.ojp.usdoj.gov/bjs/). Le nombre de prisonniers aux USA dépasse  de 3 millions le nombre maximal jamais détenu en Union soviétique! En Union soviétique il y eu un maximum de 2.4 % de la population adulte en prison pour leurs crimes - aux USA le chiffre est de 2.8 % et ne fait qu’augmenter! Selon la communiqué de presse du ministère de la Justice des USA du 18 janvier 1998, le nombre  de prisonniers aux USA en 1997 s’est accrue de 96 000.

 

Pour autant que les camps de travaux forcés soviétiques sont  concernés, il est vrai que le régime était dur et difficile pour les prisonniers.Mais que dire de la situation aujourd'hui dans les prisons des USA, où règne la violence, la drogue, la prostitution, l'esclavage sexuel (290.000 viols par an dans des prisons américaines). Personne n’est en sûreté dans les prisons américaines! Et tout cela aujourd'hui,  dans une société encore plus riche que jamais !

 

Un facteur important - le manque de médicaments

 

Répondons maintenant à la troisième question posée. Combien de gens sont morts dans les camps de travaux forcés ?

 

Le nombre varie d'année en année, de 5.2 % en 1934 à 0.3 % en 1953. Les morts dans les camps de travaux forcés ont été causées par le manque général de ressources de la société dans son ensemble, en particulier la pénurie de médicaments nécessaires pour se battre contre les épidémies. Ce problème n'a pas été limité aux camps de travaux forcés, mais était présent partout dans la société, aussi bien que dans la grande majorité de pays du monde. Une fois que l'on eut découvert des antibiotiques et généralisé leur utilisation après la Deuxième Guerre mondiale, la situation a changée radicalement. En fait, les plus mauvaises années ont été les années de guerre où les barbares Nazis ont imposé des conditions de vie très dures à tous les citoyens soviétiques. Pendant ces 4 ans, plus d'un demi-million de personnes sont mortes dans les camps de travaux forcés - la moitié du nombre total sur la période de 20 ans en question. N’oublions pas que dans les années de guerre, 25 millions de personnes libres sont mortes. En 1950, quand les conditions en Union soviétique s’étaient améliorées et que les antibiotiques avaient été introduits, le nombre des  personnes mortes prison est tombé à 0.3 %.

 

Examinons maintenant quatrième question posée. Combien de gens ont été condamnés à mort avant 1953, particulièrement pendant les purges de 1937-38 ?

 

Nous avons déjà relevé les chiffres de Robert Conquest selon lesquels  les Bolcheviks auraient tué 12 millions de prisonniers politiques dans les camps de travaux forcés entre 1930 et 1953. Dont 1 million de personnes supposées avoir été tuées entre 1937 et 1938 et les chiffres de Soljenitsyne de 10 millions  de personnes supposées être mortes dans les camps de travaux forcés – dont 3 millions pour 1937-38. Des chiffres encore plus élevés ont été avancés au cours de la sale guerre de propagande contre l'Union soviétique. La russe, Olga Shatunovskaya, par exemple, cite un chiffre de 7 millions mort au cours des purges de 1937-38.

 

Cependant, les documents qui sont extrait maintenant des archives soviétiques, racontent une histoire différente. Il est nécessaire de préciser maintenant, que le nombre de ceux condamnés à mort doit être tiré d'archives d’origine différentes et que les chercheurs, pour parvenir à un chiffre approximatif, ont dû recueillir des données d’ archives diverses , ce qui entraîne un risque de compter double et donc  de produire des évaluations plus élevées que la réalité. Selon Dimitri Volkogonov, la personne nommée par Ieltsine pour se charger des archives soviétiques, il y a eu 30514 personnes condamnées à la mort par des tribunaux militaires entre le 1 octobre 1936 et le 30 septembre 1938. Un autre renseignement vient du KGB : selon l'information donnée à la Presse en février 1990, il y eut 786098 personnes condamnées à  mort pour des crimes contre-révolutionnaires pendant 23 ans ( 1930-1953) . Parmi ces condamnés, selon le KGB, 681692 ont été condamné entre 1937 et 1938. Il n'est pas possible de vérifier les chiffres du KGB mais on peut douter de la véracité de ces chiffres. Ce serait très étrange que tant de personnes aient été condamnées à mort en seulement deux ans. Est-il  possible que le KGB pro-capitaliste actuel nous donne l’information correcte du KGB pro-socialiste ? Prenez cela comme vous le voulez, mais il rester à vérifier si la statistique qui est à la base de l'information du KGB incluse tous les condamné à mort pendant les 23 ans comme criminels et comme contre-révolutionnaires ou seulement les contre-révolutionnaires comme le KGB pro-capitaliste l’a affirmé dans sa conférence de Presse de février 1990. Les archives ont plutôt tendance à conduire à la conclusion que le nombre de criminels et le nombre de contre-révolutionnaires condamnés à mort était approximativement égal.

La conclusion que nous pouvons tirer c'est que le nombre de condamnés à la mort en 1937-38 avoisinait les 100000 et sûrement pas plusieurs millions comme cela a été rabattu par la propagande Occidentale.

 

Il est aussi nécessaire d’avoir à l’esprit que toutes les condamnations à mort n’ont pas été exécutées. Une grande partie des condamnations ont été commutées en peines dans des camps de travaux forcés. Il est aussi important de distinguer criminels de droit commun  et contre-révolutionnaires. Beaucoup de ceux condamnés à mort avaient commis des actes de violence comme le meurtre ou le viol. Il y a 60 ans ce type de crime était punissable par la mort dans un grand nombre de pays.

 

Question 5 : Quelle était la durée moyenne de l’emprisonnement ?

 

 La durée de l’emprisonnement  a été l’objet de la prolifération des rumeurs les plus grossières de la propagande Occidentale. L'insinuation habituelle est qu’un prisonnier en Union soviétique purge un nombre quasi infini d’années de prison – ‘qui entre n’en sort jamais’. C'est complètement faux. L’énorme majorité de ceux qui sont allés en prison au temps de Staline ont été en fait condamnés à une peine de  5 ans au maximum.

 

Les statistiques reproduites dans l’American Historical Review montrent les faits réels. Les criminels de la  Fédération de Russie en 1936 ont été condamnés aux durées suivantes : jusqu'à 5 ans : 82.4 %; entre 5-10 ans : 17.6 %. 10 ans étaient le durée possible maximal de prison avant 1937. Les prisonniers politiques reconnu coupables dans les cours civiles de l'Union soviétique en 1936 ont été condamnés aux peines suivantes : jusqu'à 5 ans : 44.2 %; entre 5-10 ans 50.7 %. Quant à ceux condamnés aux camps de travaux forcés du goulag, où les durées étaient plus longues , les statistiques 1940 montre que peines  à 5 ans étaient de 56.8 %, celles entre 5-10 ans 42.2 % et Seulement 1 % à plus de 10 ans.

 

Pour 1939 nous avons les  statistiques réalisées par les tribunaux soviétiques. La répartition est la suivante : jusqu'à 5 ans : 95.9 %; de 5-10 ans : 4 %; plus de 10 ans : 0.1 %.

Comme nous pouvons voir, l’importante durée des sentences de prison en Union soviétique est un autre mythe diffusion à l'Ouest pour combattre le socialisme.

Les mensonges au sujet l'Union soviétique

 

Une brève discussion sur les comptes rendus de recherche.

 

La recherche conduite par les historiens russes montre une réalité totalement différente de celle enseignée dans les écoles et les universités du monde capitaliste pendant les 50 dernières années. Pendant les 50 ans de la guerre froide, plusieurs générations n’ont appris que des mensonges sur l'Union soviétique,  ce qui a laissé une influence profonde sur beaucoup de personnes. Ce fait est aussi attesté dans les études de la recherche française et américaine. Dans ces études sont reproduites, des données, des chiffres et des tableaux énumérant les personnes reconnus coupables et celles qui sont mortes. Ces chiffres ont été le sujet de discussions intenses. Mais la chose la plus importante à noter est que l’on ne s’est jamais intéressé aux crimes commis par les gens qui avaient été reconnus coupables. La propagande politique capitaliste présentait toujours les prisonniers soviétiques comme des victimes innocentes et les chercheurs ont pris ce présupposé comme une vérité sans le mettre en doute. Quand les chercheurs passent de leurs colonnes de statistiques à leurs commentaires sur les événements, leur idéologie bourgeoise reprends le dessus - avec des résultats parfois macabres. Ceux qui ont été reconnus coupables sous le système pénal soviétique sont traités comme des victimes innocentes, mais le fond de la question est que la plupart d'entre eux étaient des voleurs, des meurtriers, des violeurs, etc. On ne jamais vu des criminels de cette sorte être considérés comme des victimes innocentes par la Presse occidentale , quand leurs crimes ont été commis en Europe ou aux USA.

 

Les koulaks et la contre-révolution

 

Dans le cas des contre-révolutionnaires, il est aussi nécessaire de considérer les crimes dont ils ont été accusés. Donnons deux exemples pour montrer l'importance de cette question : le premier sur les koulaks condamnés au début des années 1930 et le deuxième sur les conspirateurs et les contre-révolutionnaires reconnus coupables en 1936-38.

 

Selon les rapports de la Recherche , dans la mesure où ils traitent des koulaks, les paysans riches, il y eut 381000 familles, c'est-à-dire, environ 1.8 millions de personnes envoyées en exil. Un petit nombre de ces personnes a été condamné aux  camps de travaux forcés ou dans les colonies (goulag) . Mais pourquoi ces condamnations ?

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Le paysan russe riche, le koulak, a soumis les paysans pauvres pendant des centaines d'années à l'oppression illimitée et à une l'exploitation déchaînée. Des 120 millions de paysans, en 1927, 10 millions de koulaks vivent dans le luxe tandis 110 millions vivent dans la pauvreté. Avant la révolution ils avaient vécu dans la pauvreté la plus vile. La richesse des koulaks était basée sur le travail mal payé des paysans pauvres. Quand les paysans pauvres ont commencé à se rassembler dans des fermes collectives, la source principale de richesse des koulaks a disparu. Mais les koulaks n'ont pas renoncé. Ils ont essayé de rétablir l'exploitation par l'utilisation de la famine. Des groupes de koulaks armés ont attaqué des fermes collectives, tué des paysans pauvres et des ouvriers du parti, mis le feu aux champs et abattu les bêtes de trait . En provoquant la famine parmi de paysans pauvres, les koulaks essayaient de maintenir la pauvreté et de perpétuer leur domination. Les événements qui ont suivis ne furent pas ceux attendus par ces meurtriers. A ce moment là les paysans pauvres ont reçu l’appui de la révolution et se sont avérés être plus forts que les koulaks, qui ont été défaits, emprisonnés et envoyés en exil ou condamnés aux travaux forcés. (Note : les paysans avaient déjà fait des tentatives de collectivisation depuis Stepan Timofeyevich Razin, autrement connu comme Stenka Razin, dans les années 1600! - voir n'importe quelle encyclopédie pour des détails.)

 

Des 10 millions de koulaks, 1.8 millions ont été banni ou reconnu coupable. Il y eut probablement des injustices commises au cours de cette lutte de classe massive dans la campagne soviétique, une lutte impliquant 120 millions de personnes. Mais pouvons-nous blâmer le pauvre et l'opprimé, dans leurs luttes pour une vie décente, dans leur lutte pour s’assurer que leurs enfants ne souffriraient pas de faim et d’illettrisme, pour n’avoir pas été suffisamment 'civilisés' ou ne montrant pas assez 'de pitié' dans leurs actions ? Peut-on pointer du doigt des gens qui pendant des centaines d'années n'avaient eu aucun accès aux progrès de la civilisation et les accuser de ne pas être pas assez civilisés ?  l'exploiteur  koulak était-il civilisé ou charitable dans ses transactions avec les paysans pauvres pendant toutes ces  années et  années d'exploitation ?

 

Les purges de 1937

 

Notre deuxième exemple, porte sur les contre-révolutionnaires reconnus coupables aux Procès de 1936-38 qui ont suivi les purges du parti, l'armée et l’appareil d'état. Il a ses racines dans l'histoire du mouvement révolutionnaire en Russie. Des millions des gens ont participé à la lutte victorieuse contre le Tsarisme et la bourgeoisie russe et beaucoup d'entre eux ont rejoint le Parti communiste russe. Parmi toutes ces personnes il y en eut malheureusement certaines qui sont entrés au parti  pour des raisons autres que le combat du prolétariat pour le socialisme. Mais la lutte des classes était telle, que on n’eut ni temps, ni l’occasion de mettre ces nouveaux militants à l'essai. Même les militants d'autres partis qui se définissaient eux-même comme socialistes et qui avait combattu le parti Bolchevique ont été admis au Parti communiste. On a confié des postes importants à un certain nombre de ces nouveaux activistes dans le Parti Bolchevique, l'état et les forces armées, selon leur capacité individuelle de conduire la lutte des classes. Ce fut une période très difficiles pour le jeune état soviétique et le grand manque de cadres - ou même simplement des personnes qui savaient lire-a forcé le parti d’être peu exigeant en ce qui concerne la qualité de nouveaux activistes et des cadres. À cause de ces problèmes, a surgi avec le temps une contradiction qui divisa le parti en deux camps - d'une part ceux qui voulaient aller de l’avant dans la lutte pour construire une société socialiste et d'autre part ceux qui pensaient que les conditions n'étaient pas encore mûres pour construire le socialisme et qui étaient partisans de la voie social-démocrate. L'origine de ces idées se retrouvent chez Trotski, qui avait rejoint le parti en juillet 1917. Trotski a pu pendant  quelque temps obtenir l'appui de quelques bolcheviks reconnus. Cette opposition unie contre le plan Bolchevique original défendait une des options politiques qui furent sanctionnées par un vote le 27 décembre 1927. Avant que ce vote n'eut lieu, un grand débat se déroula dans le Parti pendant quelques années et le résultat ne laissa aucun doute. Sur 725000 voix, l'opposition ne recueille que 6000 votes - c'est-à-dire, moins de 1 % des activistes de parti.

 

En conséquence l'opposition persistant dans une politique opposée à celle du parti, le Comité Central du Parti communiste a décidé d'expulser les principaux leaders de l'opposition unie. La figure centrale de l’opposition, Trotski, a été expulsée de l'Union soviétique. Mais l'histoire de cette opposition n’en fini pas là. Zinoviev, Kamenev et Zvdokine ont fait leurs autocritiques, ainsi que certains partisans de Trotski.. Comme Pyatakov, Radek, Preobrazhinsky et Smirnov. Tous ont été à nouveau réintégrés dans le parti comme activistes et ont reçu encore une fois des postes d'état. Avec le temps il est devenu clair que les autocritiques faites par l'opposition n'avaient pas sincères,  les leaders de l’opposition se sont retrouvés aux côtés de la contre-révolution  chaque fois que la lutte des classes s’aiguisait en Union soviétique. Chaque foi la majorité des opposants a été expulsée et re-admise jusqu'à ce que la situation ne se clarifie complètement en 1937-38.

 

 

Sabotage industriel

 

Le meurtre en Décembre 1934 de Kirov, le président du parti de Leningrad, l’un des dirigeants les plus importants du Comité Central, a entraîné l'enquête qui devait mener à la découverte d'une organisation secrète s'étant engagée dans la préparation d'une conspiration pour reprendre la direction du parti et du gouvernement du pays par la violence. La lutte politique qu'elle avait perdue en 1927, l’opposition espérait maintenant la gagner au moyen de la violence organisée contre l'état. Leurs armes principales étaient le sabotage industriel, le terrorisme et la corruption. Trotski, l'inspirateur principal de l'opposition, a dirigé leurs activités de l'étranger. Le sabotage industriel a causé des pertes énormes à l'état soviétique, au coût exorbitant. Par exemple, des machines vitales pour la production ont été gravement endommagées sans possibilité de réparation et il y eut une énorme chute de la production minière et industrielle.

 

L’une des personnes qui, en 1934, a le mieux décrit la situation est l'ingénieur américain John Littlepage, un des spécialistes étrangers sous contrat, travaillant en Union soviétique. Littlepage a passé 10 ans dans l'industrie minière soviétique - de 1927 à 1937, principalement dans les mines d'or. Dans son livre « In search of Soviet gold », il écrit : "je n'ai jamais manifesté un quelconque intérêt aux subtilités des manœuvres politiques en Russie autant que je pouvais les éviter; mais j'ai dû étudier ce qui arrivait dans l'industrie soviétique pour faire mon travail. Et je suis fermement convaincu que Staline et ses collaborateurs ont mis longtemps pour découvrir que des communistes révolutionnaires mécontents pouvaient être ses ennemis les plus irréductibles."

 

Littlepage a aussi écrit que son expérience personnelle confirme la déclaration officielle dans le sens où une grande conspiration dirigée de l'étranger utilisait le sabotage industriel comme pièce maîtresse de ses plans pour abattre le gouvernement.

 En 1931 Littlepage s'était déjà senti obligé d’en tenir compte, en travaillant dans les mines de cuivre et de bronze de l'Oural et du Kazakhstan. Les mines faisaient partie d'un grand complexe de cuivre et de bronze sous la direction de Pyatakov, le Vice Commissaire du peuple  pour l'industrie lourde. Les mines étaient dans un état catastrophique si bien  que la production et le bien-être des ouvriers était compromis. Littlepage tire  la conclusion qui  le sabotage était organisée par les cadres supérieurs du complexe de cuivre/bronze.

 

Le livre de Littlepage nous montre aussi comment l'opposition Trotskiste obtenait l'argent qui était nécessaire pour organiser cette activité contre-révolutionnaire. Beaucoup de membres de l'opposition secrète ont utilisé leurs positions pour dévoyer l'achat de machines à l'étranger. Les produits importés étaient d’une qualité bien inférieure à ceux que le gouvernement soviétique avait payé. Les producteurs étrangers versaient la différence à l'organisation de Trotski et obtenaient en contrepartie que  Trotski et ses complices en Union soviétique continuent à leur passer commande.

 

Vol et corruption

 

Ces procédés ont été remarqués par Littlepage à Berlin au printemps de 1931 lors de l’achat d’ascenseurs  industriels pour les mines. La délégation soviétique était dirigée par Pyatakov.  Littlepage comme spécialiste étant responsable de la vérification de la qualité des ascenseurs et de l’approbation de  l'achat. Littlepage a découvert une fraude portant sur des ascenseurs de mauvaise qualité, inutilisables pour ce à quoi les destinaient les soviétiques. Mais quand il en a informé Pyatakov et les autres membres de la délégation soviétique, il a été accueilli avec indifférence, comme s'ils avaient voulu occulter ces faits et ils ont insisté pour qu’il approuve l'achat des ascenseurs. Littlepage refusera. Pendant un temps il a pensé qu’il s’agissait d’une affaire de corruption personnelle et que les membres de la délégation avaient été achetés par les fabricants d'ascenseurs. Mais après que Pyatakov, au Procès de 1937, eut avoué qu’il était lié avec l'opposition Trotskiste, Littlepage  tira la conclusion que ce dont  il avait été témoin à Berlin était beaucoup plus que de la corruption personnelle. L'argent était destiné à payer les activités de l'opposition secrète en Union soviétique, les activités incluant sabotage, terrorisme, corruption et  propagande.

 

Zinoviev, Kamenev, Pyatakov, Radek, Tomsky, Boukharine et d'autres adulés par la presse bourgeoise Occidentale ont utilisé les fonctions qui leur avaient été confiées par le peuple soviétique et le parti pour voler l'argent de l'état et permettre aux ennemis de socialisme d'utiliser cet argent dans des actions de sabotage et pour leur combat contre la société socialiste.

 

Plans pour un coup d’Etat

 

Le vol, le sabotage et la corruption sont des crimes sérieux en eux-même, mais les activités de l'opposition sont allées beaucoup plus loin. Une conspiration contre-révolutionnaire était préparée destinée à la conquête du pouvoir d'état au moyen d'un coup d’état au cours duquel l’ensemble de la direction soviétique serait éliminée, en commençant par l'assassinat des membres les plus importants du Comité Central du Parti communiste. Le partie militaire du coup d’Etat aurait été exécutée  par un groupe de généraux dirigés par le  Maréchal Toukhatchevski.

 

Selon Isaac Deutscher, lui-même Trotskiste, qui a écrit plusieurs livres contre Staline et l'Union soviétique, le coup devait débuter par une opération militaire contre le Kremlin et les troupes les plus importantes des grandes villes, comme Moscou et Leningrad. La conspiration était, selon Deutscher, dirigé par Toukhatchevski, par Gamarnik, le chef du commissariat politique de l’armée, le Général Yakir Commandant de Léningrad, le Général Uborevich commandant de l'académie militaire de Moscou et le Général Primakov, un commandant de cavalerie.

 

Le Maréchal Toukhatchevski était un officier de l'ancienne armée Tsariste qui, après la révolution, a rejoint l'Armée Rouge. En 1930 presque 10 % des officiers (près de 4,500) étaient des anciens officiers Tsaristes. Beaucoup d'entre eux n'ont jamais abandonné leurs conceptions bourgeoises et attendaient juste une occasion de se battre pour cela. Cette opportunité s’est présentée quand l'opposition préparait son coup.

 

Les Bolcheviks étaient forts, mais les conspirateurs civils et militaires ont essayé de s’appuyer sur de puissants alliés. Selon la confession de Boukharine à son procès public en 1938, un accord avait été passé entre l'opposition Trotskiste et l'Allemagne nazi, dans lequel de grands territoires, y compris l'Ukraine, seraient cédés à l'Allemagne Nazi  après le coup d’état contre-révolutionnaire en Union soviétique. C'était le prix exigé par l'Allemagne nazi pour son appui aux contre-révolutionnaires. Boukharine avait été informé de cet accord par Radek, qui avait reçu un ordre de Trotski sur la question. Tous ces conspirateurs qui occupaient de hauts poste de responsabilité pour conduire, administrer et défendre la société socialiste travaillaient en réalité pour détruire le socialisme. Par dessus tout il est nécessaire de se rappeler que tout cela se passait  dans les années 1930, quand le danger Nazi grandissait et que les armées Nazies mettaient sous leur coupe une partie de l’Europe et se préparaient à envahir l'Union soviétique.

Les conspirateurs ont été condamnés à mort comme des traîtres après un procès public. Ceux reconnus coupables de sabotage, de terrorisme, de corruption, de tentative de meurtre et qui avaient voulu vendre une partie du pays aux Nazis ne pouvaient s'attendre à rien d'autre. Les désigner comme des victimes innocentes est complètement faux.

 

Encore plus de mensonges

 

Il est intéressant de voir comment la propagande Occidentale, via Robert Conquest, a traité des purges de l'Armée Rouge. Conquest écrit dans son livre la Grande Terreur qu'en 1937 il y avait 70000 officiers et commissaires politiques dans l'Armée Rouge et que 50 % d'entre eux (c'est-à-dire, 15000 officiers et 20000 commissaires) ont été arrêtés par la police politique et ont été soit exécutés soit emprisonnés pour la vie dans des camps de travaux forcés. Dans cette allégation de Conquest, comme dans son livre entier, Il n'y a pas un mot de vérité. L'historien Roger Reese, dans son travail sur l'Armée Rouge et les Grandes Purges, apporte des chiffres qui montrent la signification réelle des purges de 1937-38 dans l'armée. Le nombre des personnes à la tête de l'Armée Rouge et de l'armée de l'air, c'est-à-dire, des officiers et des commissaires politiques, était de 144300 en 1937, montant à 282300 avant 1939. Pendant les purges de 1937-38, 34300 officiers et  commissaires politiques ont été expulsés pour des raisons politiques. Avant mai 1940, cependant, 11596 d’entre eux avait déjà été réhabilité et réintégrés à leurs postes. Cela signifie que pendant les purges de 1937-38, 22705 officiers et commissaires politiques ont été licenciés (près de 13000 officiers d'armée, 4700 officiers de l'armée de l'air et 5000 commissaires politiques), soit 7.7 % de tous les officiers et des commissaires - pas 50 % comme l’affirme Conquest. Parmi ces 7.7 %, certains ont été reconnus coupables comme des traîtres, mais pour la grande majorité d'entre eux, il apparaîtrait dans les documents historiques disponibles, qu’ils sont simplement retourné à la vie civile.

 

Une dernière question. Les procès de 1937-38 étaient-t-ils des simulacres de procès ? Examinons, par exemple, le procès Boukharine, le fonctionnaire du parti le plus haut placé travaillant  pour l'opposition secrète. Selon l'ambassadeur américain à Moscou à l'époque un avocat bien connu appelé Joseph Davies, qui a suivi tout le procès, Boukharine a pu parler librement tout au long du  procès et pu exposer son point de vue sans obstacle d’aucune sorte. Joseph Davies a écrit à Washington que pendant le Procès, il a été prouvé que l'accusé était coupable des crimes dont il était accusé et que de l'avis général des diplomates suivant le procès, la vérité d'une conspiration très sérieuse avait été prouvée.

 

Apprendre de l'histoire

 

 

Les discussions sur le système pénal soviétique du temps de Staline, sur lequel des milliers d'articles et de livres ont été écrits, des centaines de films réalisés ont  répandus des impressions fausses, y compris sur les leçons importantes à en tirer. Les faits prouvent encore un fois  que les histoires publiées sur le  socialisme dans la presse bourgeoise sont surtout fausses. La droite peut, par la Presse, la radio et la TV qu'elle domine, semer la confusion, déformer la vérité et entraîner que beaucoup de personnes croient que le mensonge est la vérité. Cela est particulièrement vrai quand on touche aux questions historiques. N'importe quelle nouvelle histoire venant de la droite  devrait être prise pour fausse à moins que le contraire ne puisse être prouvé. Cette approche prudente est justifiée. Le fait est, que même connaissant les résultats des recherches russes, la droite continue à reproduire les mensonges appris pendant les 50 dernières années, bien qu'ils aient maintenant été complètement réfutés. La droite utilise son héritage historique : Un mensonge répété à maintes reprises fini par être accepté comme vrai. Après que les comptes rendus de recherche russes usent été publiés à l'ouest, un certain nombre de livres ont parus dans différents pays qui ne visent qu’à remettre en question la recherche russe et permettre aux vieux mensonges d’apparaître comme de nouvelles vérités aux yeux de l’opinion publique. Ces livres sont très bien présentés et de couverture en couverture bourrés de mensonges sur le communisme et le socialisme.

 

Aujourd'hui,  les mensonges de la droite sont répétés pour combattre les communistes. Ils sont répétés pour que les ouvriers ne voient aucune alternative au capitalisme et au néo-libéralisme. Ils font partie de la sale guerre contre les communistes qui seuls ont une alternative pour l'avenir, c'est-à-dire, la société socialiste. C'est la raison de l'apparition de tous ces nouveaux livres contenant les vieux mensonges.

 

Cela place tous ceux qui ont une perception socialiste du monde devant certaines obligations. Nous devons prendre la responsabilité de travailler pour transformer les journaux communistes en journaux authentiques du prolétariat pour combattre le mensonge bourgeois! C'est sans doute une mission importante dans la lutte de classe d'aujourd'hui, qui dans le proche avenir se renforcera à nouveau avec force .

 

Mario Sousa le 15 juin 1998

mario.sousa@telia.com

traduit de l’anglais par Militant Communiste

Réaction importante et intéressante à cet article :

From: Ivan Lavallée
To: Roger Romain
Sent: Friday, January 16, 2004 12:17 AM
Subject: La "famine" en Ukraine

Tiens Roro, je te livre ça tiré des archives du Ministère des affaires étrangères français, fais-en bon usage, j'ai plein d'autres documents comme ça, la consultation des archives est très édifiante sur les manipulations. Il faut encore que je vérifie des choses, mais il semble que le nombre TOTAL de Koulaks fusillés dans les années 30 n'atteint pas 30 000 (rappel: il y avait 60 000 popes).
Amitiés militantes


Lettre 267 d’André Alphand à Paul-Boncour, Moscou, 13 septembre 1933, 152-5, 7 p.
« Invité officiellement par le Gouvernement soviétique à participer au voyage » Herriot au Sud URSS, « six jours en Ukraine et dans le Caucase du Nord […].
Ce voyage fut […] l’occasion de manifestations les plus flatteuses à l'égard de la France. » applaudissements unanimes foule soviétique partout, « sans […] jamais remarquer une note discordante. » 1 « Le fait seul qu’on les ait permises ou même provoquées montre le souci des Gouvernants de marquer leur désir de rapprochement avec la France.
Nous avons visité, outre les musées et les anciens monuments, le plus grand nombre possible d’usines et d’exploitations agricoles. » Alphand émerveillé par « le Dnieprostroï » où se trouve désormais « l’usine hydroélectrique la plus importante d’Europe. Sur une steppe russe il y a quatre ans, s’élève aujourd'hui une ville de 150 000 habitants, dont 40 000 ouvriers. » détails, sauf aluminium (1/6 « du plan prévu ») usines encore en phase d’équipement et n’atteindra son « plein rendement que dans trois ou quatre ans, d'après les techniciens que j’ai pu approcher. » visite usines panification Kiev, turbines et tracteurs à Kharkov, machines agricoles, cf. faucheuses-batteuses à Rostov, roulements à billes et moteurs à Moscou. « en rapprochant ces constatations des renseignements déjà fournis au Département sur les industries formidables de l’Oural (Magnitogorsk et Kouznietsk), sur les projets hydroélectriques de la Volga et de la Sibérie, sur les usines de Gorki et de Leningrad, on voit l’effort industriel énorme du Gouvernement des Soviets. Étant donnée la situation particulière de l’URSS, seul pays du monde qui soit en progression, ce développement ne peut nuire aux industries (2) européennes qu’en leur fermant le marché russe, car les facultés d’absorption de ce marché sont si grandes qu’il se passera 50 ou même 100 ans avant que les Soviets atteignent le point de prospérité les obligeant à déverser à l'étranger un surplus de production qu’ils n’absorberaient pas eux-mêmes. » mais maintien « un grave problème […], celui des transports » : insuffisance du « réseau ferroviaire et routier […]. C’est dans cette voie […] que nous pourrions envisager une collaboration franco-soviétique.
En dehors de la question industrielle, une impression se dégage d’un voyage en URSS, celle d’un effort dans la construction de logements pour une population qui en dix ans s’augmente de la population de la France. À Moscou comme à Leningrad de grandes maisons ouvrières s’élèvent à vue d’œil presque dans chaque rue, mais la réussite la plus grande au point de vue de l’urbanisme se fait jour à Kharkov où en quatre ans une ville entière d’aspect nettement américain s’est édifiée à côté de la ville ancienne.
Enfin une des parties les plus importantes de notre tournée a été la visite des organisations soviétiques en Ukraine et dans le Caucase du Nord, le centre même des territoires où, d'après les récentes campagnes de presse, régnait une famine comparable à celle de 1922.
Vous verrez, m’avait-on dit, qu’au dernier (3) moment cette partie du voyage sera supprimée; on ne vous conduira pas dans cet enfer de la misère. Pour nous faire rencontrer à Moscou M. Molotov, qui partait en congé, on a supprimé du programme l’excursion de Crimée qui présentait un caractère plus particulièrement touristique; le voyage en Ukraine s’est déroulé normalement. Nous avons traversé de part en part, dans les deux sens, en chemin de fer, cet immense champ de céréales aux cultures interrompues à perte de vue, à l’humus noir épais où l’engrais est inutile. Nous avons, à 60 et 70 km des villes, visité des kolkhoz et un sovkhoz, et nous en revenons avec l’impression très nette de la fausseté des nouvelles répandues dans la presse et la conviction que j’esquissais dans ma correspondance d’une campagne inspirée par l’Allemagne et les Russes blancs désireux de s’opposer au rapprochement franco-soviétique.
Avant de parcourir ce pays, j’ai pu moi-même me faire l’écho de ces racontars colportés par les ennemis du régime, j’ai aujourd'hui la certitude de leur exagération.
Sans doute, nous dira-t-on, les Slaves, depuis Potemkine, ont un sens merveilleux de la mise en scènes, on ne vous a montré que ce qu’on voulait que vous vissiez, comment voulez-vous, dans une excursion d’une semaine, ne parlant pas le russe, vous rendre compte de l’état d’une contrée d’une aussi vaste étendue? Nous avons néanmoins regardé par les fenêtres durant ce trajet de plus de 3 000 km, on n’a pas pu entièrement truquer la population qui nous a paru en meilleur état physique et d’habillement que celle des villes du Nord d’où nous venions. Notre auto a manqué d’écraser des poules de plus de quatre mois; nous avons aperçu l’étendue de ces champs qui viennent de donner une récolte que tous s’accordent à trouver exceptionnelle. Si vraiment des millions d’hommes étaient (4) morts de faim dans ces contrées, les malheureux eussent mangé leurs poules avant de songer à se nourrir de cadavres. Il eût fallu des millions de soldats pour les empêcher de manger les semences.
Que disent à ce sujet les autorités que nous avons interrogées? L’an dernier a eu lieu en effet un épisode des plus graves de la Révolution pour l’application du régime collectiviste à l’agriculture. Dans ces régions particulièrement riches, nous avons eu à lutter contre les paysans riches qui ne cultivent pas eux-mêmes leurs terres mais utilisent des salariés; (sic) contre ces koulaks plus ou moins ouvertement soutenus par l’Allemagne qui mène en Ukraine sa campagne séparatiste. Dans l'espoir de troubles graves, ces éléments contre-révolutionnaires sont tentés de susciter la grève des bras croisés.
Il en est résulté une diminution de la production des céréales qui à un moment a menacé sérieusement Moscou et a entraîné non seulement de graves difficultés dans les régions où le sabotage de la récolte avait été organisé, mais encore l'obligation de restrictions importantes dans les distributions de vivres. On a eu faim, c’est hors de doute. Mais par une action énergique du pouvoir central, action combinée de la police et des éléments politiques communistes, grâce à certaines concessions données à l’intérêt personnel (propriété d’une vache et des produits des jardins), la situation a pu être rétablie durant ces derniers mois et Staline, selon un mot de Radek, […] a gagné sa bataille de la Marne agraire.
Deux exemples typiques de cette campagne (5) et des difficultés […] nous ont été données par M. Kalinine que nous interrogions sur cette grave question de la famine. » Il nous a donné l’exemple de la commune de Tver « qui porte aujourd'hui mon nom, il y a trois kolhozes. Le premier a fort bien travaillé, a fait une bonne récolte et ses membres ont touché de bons bénéfices; le second a joint les deux bouts; mais le troisième, sous l'impulsion de nos adversaires, a saboté la récolte et ses adhérents ont risqué de mourir de faim. Sur ma demande, le Gouvernement leur a fait parvenir du secours. Je me suis, de ce fait, attiré l’animosité des deux autres kolhozes qui pensaient que ce n’était guère la peine de se donner du mal si, en ne faisant rien, on obtenait néanmoins sa subsistance.
[…] le second exemple de M. Kalinine est le suivant :
l’an dernier on a manqué de lait à Moscou en en restreignant néanmoins la distribution aux enfants et aux ouvriers employés à des travaux nocifs. Or la personne chargée de la distribution du lait était précisément le gros négociant d’avant-guerre qui assurait le même service sous le régime tsariste.
Le Président Kalinine fit appeler ce fonctionnaire pour lui demander comment avec une quantité double de lait il n’arrivait pas à fournir les catégories restreintes ci-dessus indiquées. L’intéressé n’eut pas de peine à lui montrer que la quantité était aujourd'hui insuffisante parce qu’auparavant le lait était le privilège de la classe noble et riche de Moscou.
Augmentation considérable des besoins, résistance politique d’éléments réactionnaires, telles sont les causes du (6) déséquilibre qui révolte nos esprits occidentaux mais qui paraissent naturels à l’esprit slave fataliste qui, peu soucieux des intérêts immédiats individualistes, reste tendu sur l’accomplissement du large programme qu’il s’est assigné. » 7