Quaregnon surveillance caméras 

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LES HABITANTS DE QUAREGNON : DE PLUS EN PLUS "LIBRES", GRACE A LA MAJORITÉ "SOCIALISTE" !

Libre le citoyen belge ? Après le Registre national, la carte SIS (identité sociale), la légalisation des écoutes téléphoniques, la prochaine carte d'identité électronique, la majorité communale "socialiste" de QUAREGNON accomplit un pas de plus vers plus de "démocratie" et plus de "liberté", au nom de la sécurisation de la population : DES CAMERAS IMPLANTÉES SUR LE TERRITOIRE COMMUNAL POUR SURVEILLER LES GENS ! Bravo, citoyens ! La "Liberté" et la "démocratie" n'ont plus de limites ! Demain, ce sera la CARTE d' IDENTITÉ ÉLECTRONIQUE EUROPÉENNE...

"  JUDICIAIRE Big Brother ne fait pas trembler Quaregnon : ROLAND PLANCHAR Mis en ligne le 10/04/2001 - - - - - - - - - - - 

L'installation d'un réseau de surveillance rassure une population qui ne craint pas pour sa vie privée Johanna de Tessières 

Quaregnon. Une ville boraine comme une autre. A un détail près : elle achève cette semaine de s'équiper d'un réseau public de caméras de surveillance policière. Ouvertement, en le faisant savoir. Et pour cause : «Nous avons deux objectifs, explique le promoteur du projet, le commissaire de police Richard Debrue, le maintien de l'ordre public et la prévention.» Certes, concède-t-il, les images recueillies par le «Big Brother» local peuvent également servir au besoin dans des enquêtes judiciaires, «mais l'objectif est surtout de dissuader». Avertissement aux malfrats Et c'est vrai que le système, implanté après que la majorité communale (PS) de Quaregnon (19 423 habitants répartis sur 1 097 hectares fortement urbanisés) eut marqué intérêt puis accord, semble diablement efficace. Il faut certes montrer patte blanche pour accéder au local du commissariat où aboutissent les images prélevées 24 heures sur 24 par les 7 caméras actuelles du réseau (elles surveillent entrées et sorties de l'école secondaire ICES, de la salle omnisports et des fêtes, du parc, de la piscine, toute la grande place, un nouveau quartier en construction ainsi que le commissariat), mais lorsqu'on y est entré, le spectacle est surprenant. Plans d'ensemble ou coups de zoom permettant de cadrer un visage bien au-delà de 100 mètres, l'opérateur peut, en télécommandant ses «yeux», surveiller de vastes surfaces ou, au contraire, focaliser son attention (et celle de l'ordinateur qui enregistre 8 images par seconde pour chaque caméra) sur des scènes plus particulières. MÉMOIRE D'ÉLÉPHANT ? Aucun doute: côté technique, l'installation, réalisée après un appel d'offres emporté par la firme Sicom sur la base d'un cahier des charges établi par les services techniques de la commune, est assurément performante. Tellement, même, que s'il est en pratique très difficile de distinguer ce qui se passe à l'intérieur des logements, on envisage malgré tout de limiter ou d'empêcher électroniquement la visée vers certaines zones d'habitation. Bien vu, en tout cas: cette technologie (dont le coût total atteint par ailleurs 2,5 millions de francs) est mieux adaptée à l'effacement automatique des données que ce serait le cas avec des bandes magnétiques, puisqu'il suffit de programmer l'ordinateur pour qu'il enregistre les images neuves sur les plus anciennes, sur son disque dur (de 170 gigaoctets), après le délai convenu. «Nous attendons, pour fixer celui-ci, l'avis de la Commission de protection de la vie privée» Reprend M. Debrue. Il pourrait arriver bientôt : la déclaration du nouveau réseau à cette commission (lire ci-contre) doit avoir lieu cette semaine. SURVEILLANTS RESPONSABILISÉS Précisément : que devient la vie privée dans tout cela ? «Toutes les mesures sont prises» Assure Richard Debrue. Hors les cas prévus, «les images ne pourront pas sortir de la boîte. Sept policiers triés sur le volet et bien sûr astreints au secret professionnel ont été spécialement formés, un seul étant présent à la fois dans le local de commande où chaque entrée, réservée au porteur d'une carte magnétique spéciale, est enregistrée. S'il y a une fuite, il sera facile de savoir qui en est responsable» Le commissaire défend son idée: «Il fallait bien lutter contre la petite criminalité, assez forte ici. D'ailleurs, plus personnes ne s'offusque que les grands magasins, les stades de football, les banques, etc., soient surveillés par caméras, souvent par des personnes privées, alors que chez nous, les conditions d'utilisation sont considérablement plus strictes.» Si, au plan moral, la gêne reste réelle on se refuse encore et encore à s'habituer à l'idée d'un monde entièrement «fliqué» , il faut admettre que les habitants de Quaregnon soutiennent largement cette action. «Nos agents de quartier ont recueilli 80 pc d'avis positifs» avant la pose des caméras, indique le commissaire. On n'a aucune peine à le croire car, questionnant nous-mêmes au hasard en ville, nous avons obtenu cinq avis favorables sur cinq. Pascal (38 ans), estime que «c'est quand même mieux que tout laisser aller et forcer les gens à se murer dans des quartiers surveillés, comme aux États-Unis». Sabine (56 ans) approuve aussi car «on n'en fera jamais assez pour la sécurité». Sébastien (18 ans) abonde dans le même sens: «Ça ne m'ennuie pas du tout. C'est qu'il y a tant de problèmes de drogue!» Jessica (15 ans) pense plutôt aux vols, «contre lesquels il faut bien faire quelque chose». Enfin, Philippe (42 ans) évoque un «mal nécessaire qui ne dérange pas ceux qui n'ont rien à se reprocher». Nécessaire © La Libre Belgique 2001"