From: collectif bellaciao
Sent: Thursday, June 12, 2003 11:55 AM

 
GUERRE CIVILE ESPAGNOLE (1936-1939)

HOMMAGE AUX BRIGADES INTERNATIONALES 

par Alicia Merino

J’ai vraiment découvert mon histoire, l’histoire de ma famille, et de mon grand père maternel, lors de son enterrement..C’était vers Perpignan.....près du Haut vernet. Là, où en 1939 il était arrivé des années plus tôt avec des milliers de compatriotes républicains espagnols.C’était avant tout un républicain, un combattant de la liberté contre l’oppression fasciste de Franco et de ses acolytes, Hitler, Salazar et Mussolini. Il était aussi communiste. Cette découverte fut brutale car elle me plongea, jeune, dans l’incompréhension de la guerre. Après avoir vu le film de Ken Loach, Land and Freedom, je trouve effectivement cette rencontre avec mon grand père, beaucoup trop tardive. Je reste maintenant pleine de questions..sans réponses. C’est dans le sud de la France dans la région de Perpignan qu’il a été parqué avec d’autres combattants et civils. Eux, emprisonnés et rangés, entassés face à la mer, après avoir tant lutté pour leur liberté. C’est là, que cet andaloux, rencontra ma grand mère. Elle était originaire du pays basque et avait fuit les bombardements de sa ville natale, Guernica...Beaucoup de symboles pour une même famille...

Cet article modeste ne prétend pas retracer l’histoire de la guerre civile espagnole (1936-1939) et de ses combattants. Il me faudrait bien plus de pages... Je voulais simplement et, en écho à la fantastique exposition qui a lieu en ce moment aux Invalides ¡NO PASARAN!, rendre hommage à tous les combattants républicains, poumistes (POUM), anarchistes, socialistes, communistes, républicains, espagnols ou étrangers qui ont eu l’intelligence de comprendre tôt que leur combat dès 1936 contre le fascisme était vital. C’est à cette avant garde là que je veux rendre hommage même si les fascistes « sont passés », même si les républicains ont perdu...

En castillan, « No pasaran », signifie « Ils ne passeront pas ».Il s’agissait d’un cri de ralliement, d’un slogan vigoureux des républicains pour faire front aux fascistes. ¡No pasaran! ¡No pasaran! imaginez la voix et le poing levé...Hélàs, les fascistes sont passés. Grâce à ses alliés et à l’Eglise, Franco restera près de quarante ans au pouvoir, jusqu’en 1975 date de sa mort.

Mais lisons plutôt l’histoire à l’envers... Si les franquistes sont passés, rappelons aussi que les brigades internationales elles aussi sont passées. Face à la montée angoissante d’une vague brune en Europe, et pour sauver la République espagnole légitime (1932), des milliers d’hommes du monde entier, des Allemands, des Polonais, des Soviétiques, des Italiens...vont partager la résistance avec les forces de gauche et donner leur vie pour la liberté. Oui, les brigadistes sont passés, oui, ils sont venus parfois même des Etats Unis ou d’Afrique, mais surtout, ils sont passés car ils ont franchi ce cap de conscience et se sont engagés. Ce sont des réactions de solidarité internationale que l’on doit retrouver aujourd’hui.

Cette exposition ¡NO PASARAN! a le mérite de dévoiler des photos anonymes de photographes/combattants inconnus. Elles sont souvent prises au front par les espagnols eux mêmes. Ce conflit de 1936 est véritablement à l’origine du photojournalisme moderne.

Archivage et recherche des photographies

Nous pouvons réellement saluer l’extraordinaire travail de recherche et d’archivage des organisateurs de l’exposition. Ils ont réussi à réunir des clichés d’une grande richesse et originalité (les recherches ont été effectuées auprès des derniers vétérans espagnols et français, en consultant des archives d’André Marty confiées peu avant sa mort à l’historien Jean Maitron, en faisant des recherches en Espagne à Albacete..)

Si de nombreux documents ont été perdus pendant la guerre, de nombreux clichés ont néanmoins été récupérés. (1) Vous pourrez notamment observer les photographies du brigadiste Hongrois Dezvo Révai connu en Espagne sous le nom de Turai..(2), et de Kati Horna, la militante anarchiste hongroise photographe et spécialiste de la FAI et de la CNT. (3)

Vous redécouvrirez aussi le grand Capa ainsi que les photographies de sa compagne Allemande Gerda Taro, elle aussi photographe morte écrasée par un char républicain en 1936 à 26 ans, de David Seymour dit « Chim »....
Enfin des documents exceptionnels ont été donnés par d’anciens militants engagés dans la défense de la République espagnole. Ces anciens vétérans ont légué à l’histoire leurs clichés, leurs photos ou des lettres (4)

« Si ta photo est mauvaise, c’est que tu n’étais pas assez près » Capa

Ainsi, bien plus que de simples correspondants de guerre, ces photographes étaient avant tout des photographes engagés, des « photographes/brigadistes ». Par leur courage et leur implication sur le front, ils ont aussi jouer un rôle fondamental sur le terrain de l’information.

(1)Disparition de clichés photographiques de Belda, de Turpin ou de Tendero, de Luis Escobar à Albacete.

(2) C’est un des photographes officiels des brigades internationales à cette époque.

(3). près de 270 de ses négatifs se trouvent aujourd’hui au centre national des archives de Salamanque.

(4) Legs de vétérans de New York à la Tamiment Library, à Londres à la Marx Memorial Library, à Gand, dans les archives socialistes ou à Paris à la bibliothèque de documentation internationale contemporaine.

Un peu d’histoire: la chute de la République
et l’engagement des brigades internationales en Espagne
(1931-1939)

La République espagnole s’installe officiellement en 1931(le 14 avril). Il y a un véritable choc frontal entre les « deux Espagne »: l’Espagne conservatrice alliée de l’Eglise et de la monarchie et l’Espagne populaire ouvrière et paysanne. Politiquement, l’Espagne oscille en effet entre diverses tendances politiques : on note des oppositions entre diverses forces de gauche et notamment des divergences avec les puissants anarchistes. A droite, si le roi Alphonse XIII est chassé du pouvoir, les phalangistes sont bien là et représentent déjà une version locale du fascisme. Ainsi, en 1934 la crainte de la venue au pouvoir de l’extrême droite entraîne des soulèvements populaires dans la région de Gijon. (Commune des Asturies).


Même si le front populaire est victorieux légalement en Espagne, le 16 février 1936 Franco et ses garnisons espagnoles du Maroc se soulèvent contre la République le 17 juillet. Mais cette première tentative de Putsch est un échec et les deux tiers du pays ainsi qu’une partie de l’armée restent encore fidèles à la République. C’est à cette époque que l’Espagne sombre dans la guerre civile.


Avec l’appui de Mussolini et d’Hitler, le conflit va prendre une tournure internationale. La pauvre République espagnole est totalement délaissée par la plupart des autres démocraties occidentales.En France, même le gouvernement de front populaire de Léon Blum l’abandonne et la sous arme (Politique de non-intervention). Une grande partie de l’opinion internationale, outrée de voir l’Espagne sombrer dans le fascisme se mobilise alors en créant un large réseau de solidarité internationale. (aides soutenues du Mexique et de l’URSS).


Dès le 22 juillet 1936, la résistance s’organise concrètement. Des colonnes Catalanes partent pour le front d’Aragon. Même si pendant ce temps là des avions italiens se positionnent au Maroc, les premiers brigadistes allemands du groupe Thaelmann et des étrangers de la colonne Durruti et de l’Escadrille España arrivent dès le 5 aôut 1936.


Septembre 1936 symbolise les premières pertes importantes du côté républicain, Largo Caballero (le président socialiste au pouvoir) voit tomber Irun au pays basque et le 13, San Sebastian...mais les brigadistes continuent à s’organiser (A Barcelone dans les sections de Gastone Sozzi et de la commune de Paris). C’est le 18 septembre 1936 que Moscou (Komintern) décide de créer officiellement des unités internationales. Alors que Franco est proclamé Généralissime le 1er octobre, le 13 octobre les brigadistes volontaires investissent la base d’Albacete et le 22 octobre les brigades internationales sont officiellement créees.


En 1937, (du 6 au 28), c’est l’offensive nationaliste de Jarama. Les brigadistes sont sur les front de Madrid, de Teruel et de Lopera en Andalousie..Le 8 février Málaga tombe à son tour et du 8 au 23 mars c’est l’offensive de Guadalajara. Alors que Franco souhaitait épargner les vies civiles, le 24 mars la petite ville basque de Guernica est bombardée par l’aviation alliée.
Cette année 1937 est l’année des liquidations et des pires exactions. Le 16 juin les dirigeants du POUM (Partido obrero de unificación marxista) sont arrêtés et son leader Andreu Nin disparaît. C’est aussi l’année de toutes les instabilités puisque le 15/17 mai le gouvernement de Largo Caballero chute (c’est le début du gouvernement Negrin) et le 19 juin le pays basque est aux mains des franquistes. Malgré ces combats courageux et de nombreuses offensives républicaines sur plusieurs fronts (du 6 au 28 juillet à Brunete, le 21 aôut à Belchite), le 20 octobre, la ville de Gijón (Asturies) tombe et avec elle, tout le front Nord. Le 31 octobre 1937, le gouvernement républicain se déplace encore, vers Barcelone, cette fois. Le 15 avril 1938 l’Espagne républicaine est coupée en deux .


La dernière grande résistance républicaine a lieu le 25 juin 1938 avec l’offensive de l’Ebre. Ce sera véritablement la dernière puisque le 21 septembre 1938 Negrin fait un discours devant la SDN où il propose le retrait des Brigades internationales d’Espagne. Ce sera un déchirement total pour de nombreux combattants et militants anti fascistes. L’arrêt puis le départ brutal des
brigadistes qui à lieu le 28 octobre à Barcelone (la fameuse Despedida) symbolise les tragiques adieux à l’Espagne et à la liberté, les adieux à la démocratie.


Si le 26 janvier 1939, Barcelone est aux mains des fascistes, le 9 février, la fin de la résistance en Catalogne est effective. Les troupes nationalistes entrent ensuite dans Madrid le 29 mars. La guerre est officiellement terminée en Espagne le 1 avril 1939. C’est le début d’un exode massif de républicains vers la France ou le magreb et pour les moins chanceux qui resteront en Espagne, le début d’assassinats multiples par Franco voire l’entrée dans une ère de délation et de soumission pendant quarante ans.


Quelques portraits de combattants et de Brigadistes

Les espagnols fidèles à la république sont nombreux à se battre. Les femmes aussi jouent un rôle important. Dans cette guerre, elles s’impliquent autant pour la libération de leur pays que pour la libération de leur condition féminine. La pasionaria Dolores Ibarruri, dirigeante communiste, devient le symbole de toutes les femmes qui résistent.

Parmi les étrangers, les brigadistes internationaux représentent en Espagne près de 35000 volontaires. Ces soldats arrivent du monde entier par les circuits de l’internationale communiste et du Komintern. Ils sont souvent communistes, (exclus ou ouvriers). Ils arrivent en masse à Albacete. A la fin de la guerre, ce sont ces même brigadistes qui traversent la frontière au milieu de 300 000 espagnols et fuient vers la France. Ils seront emprisonnés dans la forteresse de Haut Vernet. Un bon nombre d’entre eux se battront alors en France contre les nazis avec leurs frères espagnols (FTP-MOI ).(5)

Parmi les brigadistes célèbres citons l’écrivain Américain Georges Orwell (6) engagé dans les milices du POUM, de l’écrivain Arthur Koestler, d’Ernest Hemingway, d’André Malraux...

Les principales brigades et leur intervention en Espagne

Les brigades étrangères étaient les 11ème, 12ème, 13ème, 14ème et 15ème brigades. A partir de 1937 elles comprennent aussi des combattants espagnols (ils seront ensuite majoritaires). Chaque brigade est constituée de plusieurs bataillons eux même subdivisés en compagnie. Pendant l’année 1937, les brigades sont homogénéisées et nommées. On réunit les brigadistes de même langue dans des brigades similaires (comme par exemple la brigade Garibaldi essentiellement composée d’Italiens).

Les brigades

11ème brigade
La Brigade Thaelmann (octobre 1936, Allemands)
Fronts:Madrid, Belchite, Teruel, Boadilla del Monte, Majadahonda; Jarama, Brunete; Aragon , Ebro.
Commandant kleber (Manfred Stern, soviétique) puis Richard Staimer (Allemand).


12ème brigade
Brigade Garibaldi (novembre 1936, Italiens)
Front:Elle intervient avec la Brigade Thaelmann ainsi qu’à Huesca.
Commandant Maté Zalka dit Paul Lukacs (Hongrois), Randolfo Pacciardi puis Carlo Penchienati, Arturo Zanoni..

13ème brigade
Brigade Dombrowski (décembre 1936, Polonais)
Front:Teruel, Malaga, Pozoblanco, Brunete, Belchite, Sierras quemadas, Aragon, Ebre.
Ils défendirent aussi la Catalogne.
Commandant Wilhelm Zaisser dit Gómez

14ème brigade
Brigade La Marseillaise (décembre 1936, Français)
Front:Lopera (Andalousie), Majadahonda, Jarama Cuesta de la Reina, Aragon, Ebro.
Commandant Karl Swierczewski dit Walter (Polonais), Jules Dumont puis Marcel Sagnier.


15ème brigade
Brigade Abraham Lincoln (janvier 1937, Anglais et Américains)
Front:Jarama, Belchite, Teruel, Aragon, Ebro.
Commandant Wladimir Copic (Yougoslave), Klaus Becker (Allemand) puis José Antonio Valledor


129 ème brigade
Autre brigade complémentaire (février 1938)
Front:Aragon, repli sur Valence et défense de la Catalogne.

(5)Pourchassés aux Etats Unis ou en Suisse les brigadistes se verront déchus de leur nationalité aux Pays Bas..

(6) Lire son ouvrage intilulé Hommage à la catalogne: un véritable document. La photo de couverture représente un brigadiste Italien lors de la Despedida de Barcelone à la fin de la guerre..


DISCOURS DE DOLORES IBARRURI...

« Ouvriers! paysans! antifascistes! espagnols patriotes! Face au soulèvement militaire fasciste tous debout! Défendons la République! Défendons les libertés populaires et les conquêtes démocratiques du peuple! (..)
Au cri de « le fascisme ne passera pas, les bourreaux d’octobre ne passeront pas! », les ouvriers et les paysans de diverses provinces s’associent à la lutte contre les ennemis de la République. Les communistes, les socialistes et les anarchistes, les républicains démocrates, les soldats et les forces demeurées loyales à la République ont infligé les premières défaites aux factieux qui traînent dans la boue de la trahison l’honneur militaire dont ils se glorifiaient tant.
Tout le pays vibre d’indignation devant ces misérables qui veulent plonger l’Espagne démocratique et populaire dans un enfer de terreur et de mort.Mais ils ne passeront pas!
L’Espagne toute entière s’apprête au combat. A Madrid, le peuple est dans la rue, soutenant le gouvernement et le stimulant avec son énergie et son esprit de lutte, pour que les militaires et les fascistes insurgés soient totalement écrasés. (...)
Que personne n’hésite! Soyez tous prêts à l’action! Chaque ouvrier, chaque antifasciste doit se considéerer comme un soldat en arme. Peuples de Catalogne, du Pays Basque et de Galice! Espagnols! Vous tous!Défendons la République démocratique, consolidons la victoire obtenue par le peuple, le 16 février. Le parti communiste vous appelle à lutter. Il appelle spécialement les ouvriers, les paysans, les intellectuels à occuper un poste de combat pour écraser définitivement les ennemis de la République et des libertés populaires. Vive le front populaire! Vive l’union de tous les antifasistes! Vive la République du peuple! Les fascistes ne passeront pas! Ils ne passeront pas! »

Discours de Dolores Ibárruri dite la Pasionaria
Au nom du parti communiste depuis le balcon du ministère de l’intérieur à Madrid,
le 19 juillet 1936
Bibliographie non exhaustive
La guerre civile espagnole (1936-1939)
Les brigades internationales
Les brigades internationales
Jacques Delpierre de Bayac
Editions Fayard, 1966, 466p.
Les poètes de la guerre d’Espagne
Claude Dupont, Genviève Legrand
CEL, mai 1976 (revue BT2 n°78, mai 1976), 48p.
Les grandes photos de la guerre d’Espagne
Robert Capa, David Seymour-Chim
Textes de Georges Soria, Jannink Ed., 1980, 176p.
Le labyrinthe espagnol : origines sociales et politiques de la guerre civile
Gerald Brenan
Ed Champs libres, 1984, 466p.
Dialogue avec la mort : un testament espagnol
Arthur Koestler
Ed Albin Michel, 1993, 257p.
L’espoir
André Malraux
Ed Gallimard, 1987, 592p.
Durruti: un anarchiste espagnol
Abel Paz
Ed. Quai Voltaire, 1993, 498 p.
Carnets de la guerre d’Espagne
Mar Low et Juan Brea
Ed. Verticales, 1997, 180p.
L’exil des républicains espagnols en France
De la guerre civile à la mort de Franco
Geneviève Dreyfus-Armand
Ed Albin Michel, 1999, 475p.
La guerre d’Espagne
Abel Paz
Hazan, cop, 1997, 197p.
La guerre d’Espagne: 1936-1939
Pierre Vilar
Que sais-je? n°2338
PUF, 125p.
La guerre d’Espagne: revolución y guerra civil
Francis Pallares Aran
PEMF, 2000, 63p.
Hommage à la Catalogne: 1936-1937
Georges Orwell
Paris, Collection 10/18, 2000, 294p.
Malraux en Espagne
Paul Nothomb
Ed Phébus, 2000, 158p.

VIDEOGRAMMES

Mourir à Madrid : 1936-1939
Documentaire de Frédéric Rossif
EM 1962
85mn
Guernica
Documentaire de JC Dassier et G Delannoy
Gaumont 1988
58 mn
Land and Freedom
Fiction de Ken Loach
TF1 video
95 mn

Bibliographie non exhaustive

Sur la guerre d’Espagne
La guerre d’Espagne.
Abel Paz

Sur les brigades internationales
Hommages à la Catalogne
de Georges Orwell

L’éxil
L’éxil des républicains Espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco.
Geneviève Dreyfus-Armand. Albin Michel. Paris 1999.475 pages.

Paris 09.06.2003
Alicia Merino
Collectif Bellaciao
http://www.bellaciao.org
 
 
Note de RoRo : Je rappelle ici que notre ami Raoul BALIGAND, dirigeant communiste belge, fut lieutenant - colonel des partisans et a, au paravent, commandé une brigade internationale en ESPAGNE. Je rends personnellement hommage à ce grand camarade que j' ai personnellement connu et qui est aujourd' hui décédé. Je me rappelle d'autres camarades communistes belges qui participèrent nombreux à ce combat dès 1936 en Espagne : Louis Drugmand de Souvret et, je crois, Albert De Conninck (?)... De nombreux enfants de républicains espagnols, furent recueillis dans des familles de communistes belges et autres, et sont restés chez nous et encore en vie aujourd'hui, notamment à Courcelles. Des brigadistes belges furent ausqsi traînés devant les tribunaux (Louis DRUGMAND, qui dut défendu par Pierre Vermeylen, ancien Ministre de la Justice PSB)? en tant que ... déserteurS ayant combattu à l'étranger.