-Nobutada SAJI et famille, Japon, fortune : 7,7 milliards de dollars, Suntory.
-Andrei SAKHAROV et Cie à propos du "stalinisme" ... (cliquer, svp)
-Antonio de Oliveira SALAZAR, ce dictateur fasciste a régné sur le Portugal pendant près de 50 ans. Allié d' Hitler, Mussolini et Franco, il fut remplacé en 1968 par son alter ego Marcelo Caetano. L' instabilité politique, l' agitation sociale et la crise générale de la société portugaise, de même que l' établissement de régimes fascistes dictatoriaux en Italie et en Espagne, eurent de lourdes conséquences pour le Portugal. En 1926, le putsch militaire de Gomes da Costa mit fin au régime parlementaire. En 1928, le général Carmona fut élu à la présidence de la République et, en 1932, il confia la présidence du Conseil et les pleins pouvoirs à Antonio de Oliveira Salazar. Le régime réactionnaire que Salazar commença à édifier à partir de 1933, "Estado Novo" ( l' État nouveau), devait durer près de 50 ans. Il se basait sur un parti unique, l' Union nationale, sur un pouvoir exécutif dictatorial, sur le nationalisme, le cléricalisme et enfin, sur le corporatisme qui imposait -sur base des modèles corporatistes chrétiens et fascistes italiens- la collaboration entre les classes. La législation dissolvant les organisations syndicales existantes et établissant le syndicalisme corporatif sous contrôle absolu de l' État fut promulguée au cours de l' été 1933. Après la "Révolution des Oeillets", le social - démocrate et anti - communiste forcené Mario Soares, rentré dare - dare d' exil, se chargea, à la tête du Parti "socialiste" de ramener au Portugal la normalisation "démocratique", au sein de l' Europe capitaliste occidentale et de l' Otan.
-Arnold SCHARZENEGGER, USA, vedette milliardaire du cinéma, de descandence autrichienne.
muadib
a écrit " DANS http://news.stcom.net/
-Otto SCHILLY, ministre allemand de l' Intérieur, membre du SPD. Ce "socialiste" plaide avec son collègue italien de Forza Italia, Claude Scajola, en faveur de la création d' une police européenne anti - émeute sur le modèle de la police allemande des frontières. Il souhaite qu' une unité spécialisée soit formée au niveau européen pour intervenir partout en Europe en cas d' incidents graves. L' Union européenne des multinationales capitalistes et du IVe Reich n' est - elle pas en même temps l' Europe allemande, un peu à l' image de ce que voulait déjà Adolf Hitler ? Voilà à quoi Kollaborent activement toute la sociale - démocratie européenne, rejointe aujourd'hui par les verts et les euro - communistes reconvertis. La fameuse construction européenne n' est - elle pas une "oeuvre commune" ?
-Robert SCHUMAN, "Père de l' Europe" et parrain de la torture en Algérie. Garde des Sceaux (Ministre de la Justice de la RF), il a, par une circulaire, garantit l' impunité pour les militaires français, les magistrats, les civils, impliqués dans des assassinats, des tortures, des viols, pendant la guerre coloniale en Algérie. Pour mémoire, il a suggéré le drapeau européen, qui est un symbole marial.
-Charles R. SCHWAB, U$A, fortune : 6,3 milliards de dollars, commerce de détail.
-Baron Ernest-Antoine SEILLIÈRE DE LABORDE, France, président du CNPF, l' ami du "socialiste" Jospin.
Né le 20 décembre 1937 à Neuilly,
le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde est le petit - neveu et l' un
des héritiers de François de Wendel, figure mythique du capitalisme
industriel du XIXe siècle et président du Comité des Forges. À peine
sorti de Sciences politiques, il devient chef de cabinet de Christian
Fouchet (haut - commissaire en Algérie, puis ministre de l' Information).
Ce n' est qu' après cette première expérience qu' il entre à l' ENA
(promotion "Stendhal", 1965), où il se lie d' amitié avec Lionel
Jospin au point de jouer avec lui dans
le même orchestre de jazz. Pendant trois ans, il est conseiller aux
Affaires étrangères et partage son bureau au Quai avec son ami Lionel
Jospin. Puis il entre au cabinet de Jacques Chaban - Delmas comme chargé de
mission (1969 - 72). Il y fait la connaissance de Jacques Delors et s' y lie
à Simon Nora, qui fut son témoin, lors de son mariage en 1971 avec la
fille d' un banquier suisse. Il reste à Matignon lorsque Pierre Messmer y
arrive, puis rejoint le cabinet de Maurice Schumann aux Affaires étrangères
(1972 - 73) enfin celui de Robert Galley aux Armées (1973 - 74).
Mais, en 1976, il quitte les cabinets ministériels, ses amis gaullistes et
socialistes, et s'offre une année de réflexion à Harvard University. Au
retour, il s' adonne aux affaires familiales qu' il reprend en main. C' est
l' époque de la liquidation de la sidérurgie et du développement
spectaculaire de la holding familiale, la CGIP, à partir de nouvelles
activités et de placements financiers.
À l' issue de cette restructuration, le groupe est coté en bourse à plus
de 8 milliards de francs, il gère plus de 20 milliards de francs d' actifs
et a réalisé 1,3 milliards de francs de bénéfices en 1996. Il contrôle
34 % du bureau d' expertise et certification Veritas, 20 % du groupe
informatique Cap Gemini, 8 % de l' emballeur Crown Cork & Sea, 20 % de
l' équipementier Valeo, 33 % de Bio - Mérieux, etc. La CGIP est détenue
à 50,1 % par la famille Wendel regroupée au sein de Marine Wendel, elle -
même organisée en deux sociétés distinctes :
Sogeval (présidée par le comte Louis - Amédée de Moustier) et Lorraine
de participations sidérurgiques (présidée par le comte Hubert Leclerc de
Hautecloque). Le baron mène grand train, ainsi a - t - il donné, en
juillet dernier, une somptueuse fête aux 1 200 VIP invités au mariage de
sa fille.
Le baron Seillière fut longtemps membre du groupe de Bildenberg, il honore
de sa présence les dîners du Siècle (cf. RV 97/0330), et adhère à de
nombreux clubs dont l' AFEP d' Ambroise Roux. Mais surtout, toute sa famille
est historiquement liée à l' Opus Dei. La comtesse Thérèse de Moustier
est secrétaire de l' Association Présence du cardinal Mindszenty, une
organisation satellite de l' Opus et animée par les Chevaliers de Notre -
Dame. La comtesse Thérèse Leclerc
de Hauteclocque (cf. RV 96/0403), récemment décédée, était la caution
de l' AFCE, l' association de financement de l' église romaine dédiée à
Mgr de Balaguer. Le baron Seillière lui - même anime, avec d' autres
grands patrons catholiques opusiens ou conservateurs (François Michelin,
Jacques Calvet, etc.), l' ANSA, un lobby qui pousse une législation
favorable au développement de la Bourse et à la financiarisation de l' économie.
Il a ses entrées au Vatican, assistant même, en
1995, en tête à tête avec Jean - Paul II, à la messe du pape dans sa
chapelle privée. Lors de son discours d' investiture à la présidence du
CNPF, le 16 décembre 1997, le baron Seillière a chaudement remercié les
deux personnalités qui ont favorisé son élection : le chiraquien François
Pinault (cf. RV 97/0168, 97/0226) et l'opusien Claude Bébéar (cf. RV
97/0187).
Réseau Voltaire
http://www.reseauvoltaire.net/article1903.html
9 décembre 1997 - Année 1997
Page d'origine : www.reseauvoltaire.net/article1903.html
-Ishak SHAMIR, ex - Premier d' Israël. Lors du tragique massacre de Sabra et Chatila en 1982, ce grand "démocrate" et penseur du "Monde libre", ami de l' Amérique et de l' Occident capitaliste, défenseur de la cause sioniste, déclarait : " Ce ne sont que des non - juifs qui ont massacré des non - juifs "... Admirable ?
-Moshé SHARETT ( 1894-1965), Israël. Ce sioniste est né en Russie, sous le premier nom de Shertok. En 1906, il s' installe en Palestine, et devient membre actif du mouvement ouvrier. En 1933, il devint Chef du département politique de l' Agence Juive pour la Palestine. Sharett fut un des plus proches collaborateurs du sioniste Ben - Gourion dans la lutte pour un État Juif Indépendant en chassant ses occupants légitimes. En 1948, il devient ministre des Affaires Étrangères d' Israël et de 1953 à 1955, devint Premier Ministre. Il démissionna du gouvernement en 1956. Sharett chercha à renforcer la position d' Israël plus par la diplomatie que par la confrontation. Son remplacement comme Premier Ministre par Ben - Gourion en 1955, et sa mise à la retraite en 1956 illustre le mouvement, en Israël, en faveur d'une confrontation qui aboutit à la guerre Israëlo - Arabe de 1956, aux côtés des impérialistes et colonialistes franco-britanniques qui déclenchèrent l'agression contre l' Égypte car ils ne pouvaient digérer la nationalisation du Canal de Suez par le régime nassérien.
-Ariel SHARON, nouveau chef de l' État d' Israël, inculpé en Belgique pour ses complicités dans le massacre de plusieurs milliers de Palestiniens, se livre à la pratique de l' assassinat sélectif encore aujourd'hui. "Un assassin, élu par une large majorité !".
-Jamie SHEA, sujet britannique, porte - parole de l' Otan pendant la guerre des Balkans. A intoxiqué les médias et l' opinion publique mondiale pendant 78 jours. Un menteur professionnel au service des intérêts bellicistes, impérialistes et économiques américano - occidentaux ! Il faut surtout en retenir que l' Otan n' a été créée que pour faire la guerre et des conquêtes dans la plus pure tradition historique occidentale et qu' elle dispose pour cela de moyens illimités.
-Carlos SLIM HELU, Mexique, fortune : 10,8 milliards de dollars, télécommunications.
-Xavier SOLANA, "socialiste" et ex - pacifiste espagnol, devenu secrétaire général de l' OTAN, alliance impérialiste occidentale, a déclenché, en complicité avec Bill Clinton et Madeleine Albright, 78 jours de bombardements et de destructions civiles en Yougoslavie, en violation du droit et de toutes les conventions internationales, de la Charte des Nations Unies, de celle de l' OTAN et de la constitution des pays membres, elles - mêmes.
-Alexandre SOLJENITSYNE, auteur russe, prix Nobel de l' anti-communisme, sympathisant nazi, ... à propos "des victimes du stalinisme" (cliquer, svp).
-Masayoshi SON, Japon, fortune : 5,6 milliards de dollars, Softbank.
-George SOROS, U$A, financier, spéculateur, espion, comploteur.
George
Soros : Magicien impérial et agent double
Covert
Action Quarterly
e-mail:
info@covertactionquarterly.org
par
Heather Cottin
9
déc. 2003
« OUI, J’AI UNE POLITIQUE ETRANGERE : MON OBJECTIF EST DE DEVENIR LA CONSCIENCE DU MONDE. »(1)
Il
ne s’agit nullement d’un cas de trouble narcissique de la personnalité;
voici, en fait, comment George Soros applique aujourd’hui le pouvoir de
l’hégémonie des Etats-Unis dans le monde. Les institutions de Soros et
ses machinations financières sont en partie responsables de la
destruction du socialisme en Europe de l’Est et dans l’ancienne URSS.
Il a également jeté son dévolu sur la Chine. Il a également fait
partie de toute cette entreprise d’opérations en tous genres qui ont
abouti au démantèlement de la Yougoslavie. Alors qu’il se donne du
philanthrope, le rôle du milliardaire George Soros consiste à resserrer
la mainmise idéologique de la globalisation et du nouvel ordre mondial
tout en assurant la promotion de son propre profit financier. Les opérations
commerciales et « philanthropiques » de Soros sont
clandestines, contradictoires et coactives. Et, pour ce qui est de ses
activités économiques, lui-même admet qu’il n’a pas de conscience,
en capitaliste fonctionnant avec une amoralité absolue.
En
maître d’œuvre du nouveau secteur de la corruption qui trompe systématiquement
le monde, il se fraie un chemin jusqu’aux hommes d’Etat planétaires
et ils lui répondent. Il a été proche de Henry Kissinger, de Vaclav
Havel et du général polonais Wojciech Jaruzelski.(2) Il soutient le dalaï-lama,
dont l’institut est installé au Presidio, à San Francisco, lequel
Presidio héberge également, entre autres, la fondation dirigée par
l’ami de Soros, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev.(3)
Soros est une figure de pointe du Conseil des Relations extérieures, du
Forum économique mondial et de Human Rights Watch (HRW). En 1994, après
une rencontre avec son gourou philosophique, Sir Karl Popper, Soros
ordonnait à ses sociétés de se mettre à investir dans les
communications en Europe centrale et de l’Est.
L’administration
fédérale de la radio et télévision de la République tchèque a accepté
son offre de reprendre et de financer les archives de Radio Free Europe.
Soros a transféré ces archives à Prague et a dépensé plus de 15
millions de dollars pour leur entretien.(4) Conjointement avec les
Etats-Unis, une fondation Soros dirige aujourd’hui Radio Free
Europe/Radio Liberty, laquelle a étendu ses ramifications au Caucase et
en Asie.(5) Soros est le
fondateur et le financier de l’Open Society Institute. Il a créé et
entretient le. Groupe international de Crise (GIC) qui, entre autres
choses, est actif dans les Balkans depuis le démantèlement de la
Yougoslavie. Soros travaille ouvertement avec l’Institut américain pour
la Paix – un organe officiellement reconnu de la CIA.
Lorsque
les forces hostiles à la globalisation battaient de la semelle dans les
rues entourant le Waldorf-Astoria, à New York, en février 2002, George
Soros était à l’intérieur et tenait un discours devant le Forum économique
mondial. Quand la police entassa les manifestants dans des cages métalliques
à Park Avenue, Soros vantait les vertus d’une « société ouverte »
et rejoignait ainsi Zbigniew Brzezinski, Samuel Huntington, Francis
Fukuyama et d’autres.
QUI
EST CE TYPE ?
George
Soros est né en Hongrie en 1930 de parents juifs si éloignés de leurs
racines qu’ils passèrent même une fois leurs vacances en Allemagne
nazie.(6) Soros vécut sous le régime nazi mais, au moment du triomphe
des communistes, il alla s’installer en Angleterre en 1947. Là, à la
London School of Economics, il subit l’influence du philosophe Karl
Popper, un idéologue anticommuniste adulé dont l’enseignement
constitua la base des tendances politiques de Soros. Il est malaisé de
trouver un discours, un ouvrage ou un article de la plume de Soros qui
n’obéisse à l’influence de Popper.
Anobli
en 1965, Popper inventa le slogan de « Société ouverte »,
qu’on allait retrouver plus tard dans l’Open Society Fund and
Institute de Soros. Les disciples de Popper répètent ses mots comme de véritables
fidèles. La philosophie de Popper incarne parfaitement l’individualisme
occidental. Soros quitta l’Angleterre en 1956 et trouva du travail à
Wall Street où, dans les années 60, il inventa le « fonds de
couverture » : « (…) les fonds de couverture
satisfaisaient les individus très riches (…) Les fonds en grande partie
secrets, servant habituellement à faire des affaires en des lieux
lointains (…) produisaient des retours astronomiquement supérieurs. Le
montant des ‘enjeux’ se muaient souvent en prophéties qui se réalisaient
d’elles-mêmes : ‘les rumeurs circulant à propos d’une
situation acquise grâce aux énormes fonds de couverture incitaient
d’autres investisseurs à se hâter de faire pareil’, ce qui, à son
tour, augmentait les mises de départ des opérateurs en couverture. »(7)
Soros
met sur pied le Quantum Fund en 1969 et se met à boursicoter dans la
manipulation des devises. Dans les années 70, ses activités financières
glissent vers « l’alternance entre les situations à long et à
court terme (…) Soros se mit à gagner gros à la fois sur la montée
des trusts d’investissement dans l’immobilier et sur leur effondrement
ultérieur. Durant ses vingt années de gestion, Quantum offrit des
returns étonnants de 34,5% en moyenne par an. Soros est particulièrement
connu (et craint) pour sa spéculation sur les devises. (…) En 1997, il
se vit décerner une distinction rare en se faisant traiter de scélérat
par un chef d’Etat, Mahathir Mohamad, de Malaisie, pour avoir participé
à un raid particulièrement rentable sur la monnaie de ce pays. »(8)
C’est
via de telles martingales financières clandestines que Soros va devenir
multimilliardaire. Ses sociétés contrôlent l’immobilier en Argentine,
au Brésil et au Mexique, la banque au Venezuela et elles figurent au
nombre des commerces de devises les plus rentables au monde, donnant
naissance à la croyance générale que ses amis très haut placés
l’ont aidé dans ses aventures financières, et ce pour des raisons tant
politiques que liées à l’appât du gain.(9)
George
Soros a été blâmé pour avoir fait sombrer l’économie thaïlandaise
en 1997.(10) Un activiste thaï a même déclaré : « Nous
considérons George Soros comme une sorte de Dracula. Il suce le sang du
peuple. »(11) Les Chinois l’appellent « le
crocodile » du fait que ses efforts économiques et idéologiques en
Chine n’étaient jamais satisfaits et parce que ses spéculations
financières ont engendré des millions de dollars de profit lorsqu’il a
mis le grappin sur l’économie thaï et sur celle de la Malaisie.(12)
Un
jour, Soros s’est fait un milliard de dollars en un jour en spéculant
(un mot qu’il déteste) sur la livre britannique. Accusé de prendre « de
l’argent à chaque contribuable britannique lorsqu’il spéculait
contre le sterling », il avait répondu : « Lorsque
vous spéculez sur les marchés financiers, vous ne vous embarrassez pas
de la plupart des préoccupations morales auxquelles est confronté un
homme d’affaires ordinaire. (…) Je n’avais pas non plus à
m’embarrasser de questions de morale sur les marchés financiers. »(13)
Soros
est schizophréniquement insatiable quand il s’agit de s’enrichir
personnellement de façon illimitée et il éprouve un perpétuel désir
d’être bien considéré par autrui : « Les commerçants
en devises assis à leurs bureaux achètent et vendent des devises de pays
de tiers monde en grande quantités. L’effet des fluctuations des cours
sur les personnes qui vivent dans ces pays n’effleure même pas leurs
esprits. Il ne devrait pas le faire non plus : ils ont un travail à
faire. Si nous nous arrêtons pour réfléchir, nous devons nous poser la
question de savoir si les commerçants en devises (…) devraient contrôler
la vie de millions de personnes. »(14)
C’est
George Soros qui a sauvé la peau de George W. Bush lorsque la gestion par
celui-ci d’une société de prospection pétrolière était sur le point
de se solder par un échec. Soros était le propriétaire de la Harken
Energy Corporation et c’est lui qui avait racheté le stock des actions
en baisse rapide juste avant que la société ne s’effondre. Le futur président
liquida a presque un million de dollars. Soros déclara qu’il avait agi
de la sorte pour acheter de « l’influence politique ».(15)
Soros est également un partenaire du tristement célèbre Carlyle Group.
Officiellement fondée en 1987, la « plus importante société
privée par actions du monde », qui gère plus de 12 milliards
de dollars, est dirigée par « un véritable bottin mondain
d’anciens dirigeants républicains », depuis l’ancien membre
de la CIA, Frank Carlucci, jusqu’à l’ancien
chef de la CIA et ancien président George Bush père. Le Carlyle Group tire
la majeure partie de ses rentrées des exportations d’armes.
L’ESPION
PHILANTHROPE
En
1980, Soros commence à utiliser ses millions pour s’en prendre au
socialisme en Europe de l’Est. Il finance des individus susceptibles de
coopérer avec lui. Son premier succès, c’est en Hongrie qu’il
l’obtient. Il reprend le système éducatif et culturel hongrois, mettant
hors d’état de fonctionnement les institutions socialistes partout dans
le pays. Il se fraie directement un chemin à l’intérieur du gouvernement
hongrois. Ensuite, Soros se tourne vers la Pologne, contribuant à l’opération
Solidarité, financée par la CIA, et, la même année, il étend également
ses activités à la Chine. L’URSS vient ensuite.
Ce
n’est nullement une coïncidence si la CIA a mené des opérations dans
tous ces pays. Son objectif était également le même que celui de l’Open
Society Fund : démanteler le socialisme. En Afrique du Sud, la CIA dénichait
des dissidents anticommunistes. En Hongrie, en Pologne et en URSS, via une
intervention non dissimulée menée à partir de la Fondation nationale pour
la Démocratie, l’AFL-CIO, l’USAID et d’autres institutions, la CIA
soutenait et organisait les anticommunistes, le type même d’individus
recrutés par l’Open Society Fund de Soros. La CIA allait les appeler ses
« atouts ». Comme le dit Soros :
« Dans chaque pays, j’ai identifié un groupe de personnes –
certaines sont des personnalités de premier plan, d’autres sont moins
connues – qui partageaient ma foi… »(16)
L’Open
Society de Soros organisait des conférences avec des anticommunistes tchèques,
serbes, roumains, hongrois, croates, bosniaques, kosovares.(17) Son
influence sans cesse croissante le fit soupçonner d’opérer en tant que
partie du complexe des renseignements américains. En 1989, le Washington
Post se faisait l’écho d’accusations d’abord émises en 1987 par des
officiels du gouvernement chinois et prétendant que le Fonds de Soros pour
la Réforme et l’Ouverture de la Chine avait des connexions avec la
CIA.(18)
AU
TOUR DE LA RUSSIE
Après
1990, les fonds de Soros visent le système éducatif russe et fournissent
des manuels à toute la nation.(19) En effet, Soros se sert de la propagande
de l’OSI pour endoctriner toute une génération de la jeunesse russe. Les
fondations de Soros ont été accusées d’avoir orchestré une stratégie
visant à s’assurer le contrôle du système financier russe, des plans de
privatisation et du processus des investissements étrangers dans ce pays.
Les Russes réagissent avec colère aux ingérences de Soros dans les législations.
Les critiques de Soros et d’autres fondations américaines ont affirmé
que l’objectif de ces manœuvres était de « faire échouer la
Russie en tant qu’Etat ayant le potentiel de rivaliser avec la seule
superpuissance mondiale ».(20) Les Russes se mettent à soupçonner
que Soros et la CIA sont interconnectés. Le magnat des affaires, Boris
Berezovsky, allait même déclarer : « J’ai presque tourné
de l’œil en apprenant, il y a quelques années, que George Soros était
un agent de la CIA. »(21) L’opinion de Berezovsky était que
Soros, de même que l’Occident, « craignaient que le capitalisme
russe ne devînt trop puissant ».
Si
l’establishment économique et politique des Etats-Unis craint la
concurrence économique de la Russie, quelle meilleure façon y a-t-il de la
contrôler que de dominer les médias, l’éducation, les centres de
recherche et le secteur scientifique de la Russie ? Après avoir dépensé
250 millions de dollars pour « la transformation de l’éducation
des sciences humaines et de l’économie au niveau des écoles supérieures
et des universités », Soros injecte 100 millions de dollars de
plus dans la création de la Fondation scientifique internationale.(22) Les
Services fédéraux russes de contre-espionnage (FSK) accusent les
fondations de Soros en Russie d’« espionnage ». Ils font
remarquer que Soros n’opère pas seul ; il fait partie de tout un
rouleau compresseur recourant, entre autres, à des financements de la part
de Ford et des Heritage Foundations, des universités de Harvard, Duke
et Columbia, et à l’assistance du Pentagone et ses services de
renseignements américains.(23) Le FSK s’indigne de ce que Soros a graissé
la patte à quelque 50.000 scientifiques russes et prétend que Soros a
cultivé avant tout ses propres intérêts en s’assurant le contrôle de
milliers de découvertes scientifiques et nouvelles technologies russes et
en s’appropriant ainsi des secrets d’Etats et des secrets
commerciaux.(24)
En
1995, les Russes avaient été très en colère suite aux ingérences de
l’agent du Département d’Etat, Fred Cuny, dans le conflit tchétchène.
Cuny se servait du secours aux sinistrés comme de couverture, mais
l’histoire de ses activités dans les zones de conflit internationales intéressant
les Etats-Unis, auxquelles venaient s’ajouter les opérations
d’investigations du FBI et de la CIA, rendaient manifestes ses connexions
avec le gouvernement américain. A l’époque de sa disparition, Cuny
travaillait sous contrat pour une fondation de Soros.(25) On se sait pas
assez aux Etats-Unis que la violence en Tchétchénie, une province située
au cœur de la Russie, est généralement perçue comme étant le résultat
d’une campagne de déstabilisation politique que Washington voit d’un très
bon œil et, en fait, orchestre probablement. Cette façon de présenter la
situation est suffisamment claire aux yeux de l’écrivain Tom Clancy, au
point qu’il s’est senti libre d’en faire une affirmation de fait dans
son best-seller, La somme de toutes les peurs. Les Russes ont accusé
Cuny d’être un agent de la CIA et d’être l’un des rouages d’une opération
de renseignements destinée à soutenir l’insurrection tchétchène.(26)
L’Open Society Institute de Soros est toujours actif en Tchétchénie,
comme le sont également d’autres organisations sponsorisées par le même
Soros.
La
Russie a été le théâtre d’au moins une tentative commune de faire
grimper le bilan de Soros, tentative orchestrée avec l’aide diplomatique
de l’administration Clinton. En 1999, la secrétaire d’Etat Madeleine
Albright avait bloqué une garantie de prêt de 500 millions de dollars par
l’U.S. Export-Import Bank à la société russe, Tyumen Oil, en prétendant
que cela s’opposait aux intérêts nationaux américains. La Tyumen
voulait acheter des équipements pétroliers de fabrication américaine,
ainsi que des services, auprès de la société Halliburton de Dick Cheney
et de l’ABB Lummus Global de Bloomfield, New Jersey.(27) George Soros était
investisseur dans une société que la Tyumen avait essayé d’acquérir.
Tant Soros que BP Amoco avaient exercé des pressions afin d’empêcher
cette transaction, et Albright leur rendit ce service.(28)
L’ENTRETIEN
D’UN ANTISOCIALISME DE GAUCHE
L’Open
Society Institute de Soros trempe les doigts dans toutes les casseroles. Son
comité de directeurs est un véritable « Who's Who » de la
guerre froide et des pontifes du nouvel ordre mondial. Paul Goble est
directeur des communications : « Il a été le principal
commentateur politique de Radio Free Europ ». Herbert Okun a servi
dans le département d’Etat de Nixon en tant que conseiller en
renseignements auprès de Henry Kissinger. Kati Marton est l’épouse de
Richard Holbrooke, l’ancien ambassadeur aux Nations unies et envoyé en
Yougoslavie de l’administration Clinton. Marton a exercé des pressions en
faveur de la station de radio B-92, financée par Soror, et elle a également
beaucoup œuvré en faveur d’un projet de la Fondation nationale pour la démocratie
(une autre antenne officielle de la CIA) qui a collaboré au renversement du
gouvernement yougoslave.
Lorsque
Soros fonde l’Open Society Fund, il va chercher le grand pontife libéral
Aryeh Neier pour la diriger. A l’époque, Neier dirige Helsinki Watch, une
prétendue organisation des droits de l’homme de tendance nettement
anticommuniste. En 1993, l’Open Society Fund devient l’Open Society
Institute.
Helsinki
Watch s’est mué en Human Rights Watch en 1975. A l’époque, Soros fait
partie de sa Commission consultative, à la fois pour le comité des Amériques
et pour ceux de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale, et sa nébuleuse
Open Society Fund/Soros/OSI est renseignée comme bailleuse de fonds.(29)
Soros a des relations étroites avec Human Rights Watch (HRW) et Neier écrits
des articles pour le magazine The Nation sans mentionné le moins du
monde qu’il figure sur les fiches de paie de Soros.(30)
Soros
est donc étroitement lié à HRW, bien qu’il fasse de son mieux pour le
dissimuler.(31) Il déclare qu’il se contente de bailler des fonds, de
mettre les programmes au point et de laisser les choses aller d’elles-mêmes.
Mais les actions de HRW ne s’écartent en aucune façon de la philosophie
de son bailleur de fonds. HRW et OSI sont très proches l’un de l’autre.
Leurs vues ne divergent pas. Naturellement, d’autres fondations financent
également ces deux institutions, mais il n’empêche que l’influence de
Soros domine leur idéologie.
Les
activités de George Soros s’inscrivent dans le schéma de construction développé
en 1983 et tel qu’il est énoncé par Allen Weinstein, fondateur de la
Fondation nationale pour la démocratie. Wainstein déclare ceci : « Une
grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui était réalisée en
secret par la CIA voici 25 ans. »(32) Soros opère exactement dans
les limites du complexe de renseignements. Il diffère peu des trafiquants
de drogue de la CIA au Laos, dans les années 60, ou des moudjahidine qui
tiraient profit du trafic de l’opium tout en menant des opérations pour
le compte de la CIA contre l’Afghanistan socialiste des années 80. Il
canalise tout simplement (et ramasse) beaucoup plus d’argent que ces
marionnettes et une partie bien plus importante de ses affaires se font au
grand jour. Sa franchise, dans la mesure où il en fait preuve, réside dans
un contrôle factice des dégâts, lequel sert à légitimer les stratégies
de la politique étrangère américaine.
La
majorité des Américains qui, aujourd’hui, se considèrent politiquement
au centre-gauche, sont sans aucun doute pessimistes à propos des chances
d’assister un jour à une transformation socialiste de la société. Par
conséquent, le modèle de « décentralisation » à la Soros, ou
l’approche « fragmentée » de « l’utilitarisme négatif,
la tentative de réduire au minimum la quantité de misère », qui
constituait la philosophie de Popper, tout cela leur plaît, en gros.(33)
Soros a financé une étude de HRW qui a été utilisée pour soutenir
l’assouplissement de la législation en matière de drogue dans les Etats
de Californie et d’Arizona.(34) Soros est favorable à une législation
sur les drogues – une manière de réduire provisoirement la conscience de
sa propre misère. Soros est un corrupteur qui tutoie le concept de l’égalité
des chances. A un échelon plus élevé de l’échelle socio-économique,
on trouve les social-démocrates qui acceptent d’être financés par Soros
et qui croient aux libertés civiques dans le contexte même du
capitalisme.(35) Pour ces personnes, les conséquences néfastes des activités
commerciales de Soros (lesquelles appauvrissent des gens partout dans le
monde) sont édulcorées par ses activités philanthropiques. De la même
manière, les intellectuels libéraux de gauche, tant à l’étranger
qu’aux Etats-Unis, ont été séduits par la philosophie de l’« Open
Society », sans parler de l’attrait que représentait ses donations.
La
Nouvelle Gauche américaine était un mouvement social-démocratique. Elle
était résolument antisoviétique et, lorsque l’Europe de l’Est et
l’Union soviétique se sont effondrées, peu de gens au sein de cette
Nouvelle Gauche se sont opposés à la destruction des systèmes
socialistes. La Nouvelle Gauche n’a ni gémi ni protesté lorsque les
centaines de millions d’habitants de l’Europe de l’Est et de
l’Europe centrale ont perdu leur droit au travail, au logement à loyer décent
et protégé par la loi, à l’éducation gratuite dans des écoles supérieures,
à la gratuité des soins de santé et de l’épanouissement culturel. La
plupart ont minimisé les suggestions prétendant que la CIA et certaines
ONG – telles la Fondation nationale pour la Démocratie ou l’Open
Society Fund – avaient activement participé à la destruction du
socialisme. Ces personnes avaient l’impression que la détermination
occidentale à vouloir détruire l’URSS depuis 1917 avait vraiment peu de
chose à voir avec la chute de l’URSS. Pour ces personnes, le socialisme a
disparu de son plein gré, du fait de ses défauts et lacunes.
Quant
aux révolutions, comme celles d’un Mozambique, de l’Angola, du
Nicaragua ou du Salvador, annihilées par des forces agissant sous
procuration ou retardées par des « élections » très démonstratives,
les pragmatistes de la Nouvelle Gauche n’en ont eu que faire et ont tourné
les talons. Parfois même, la Nouvelle Gauche a semblé ignorer délibérément
les machinations post-soviétiques de la politique étrangère américaine.
Bogdan
Denitch, qui nourrissait des aspirations politiques en Croatie, a été
actif au sein de l’Open Society Institute et a reçu des fonds de ce même
OSI.(36) Denitch était favorable à l’épuration ethnique des Serbes en
Croatie, aux bombardements par l’Otan de la Bosnie et de la Yougoslavie et
même à une invasion terrestre de la Yougoslavie.(37) Denitch a été
l’un des fondateurs et le président des Socialistes démocratiques des
Etats-Unis, un groupe prépondérant de la gauche libérale aux Etats-Unis.
Il a également présidé longtemps la prestigieuse Conférence des
Universitaires socialistes, par le biais de laquelle il
pouvait aisément manipuler les sympathies de beaucoup et les faire
pencher du côté du soutien à l’expansion de l’Otan.(38) D’autres
cibles du soutien de Soros comprennent Refuse and Resist the American Civil
Liberties Union (refus et résistance à l’Union américaine de défense
des libertés civiques), et toute une panoplie d’autres causes libérales.(39)
Soros allait acquérir un autre trophée invraisemblable en s’engageant
dans la Nouvelle Ecole de Recherches Sociales de New York, qui avait été
longtemps une académie de choix pour les intellectuels de gauche.
Aujourd’hui, il y sponsorise le Programme pour l’Europe de l’est et
l’Europe centrale.(40)
Bien
des gens de gauche inspirés par la révolution nicaraguayenne ont accepté
avec tristesse l’élection de Violetta Chamorro et la défaite des
sandinistes en 1990. La quasi-totalité du réseau de soutien au Nicaragua a
cessé ses activités par la suite. Peut-être la Nouvelle Gauche
aurait-elle pu tirer quelque enseignement de l’étoile montante qu’était
Michel Kozak. L’homme était un vétéran des campagnes de Washington
visant à installer des dirigeants sympathiques au Nicaragua, à Panama et
à Haïti, et de saper Cuba – il dirigeait la Section des Intérêts américains
à La Havane.
Après
avoir organisé la victoire de Chamorro au Nicaragua, Kozak a poursuivi son
chemin pour devenir ambassadeur des Etats-Unis en Biélorussie, tout en
collaborant à l’Internet Access and Training Program (IATP – Progr.
d’accès et d’initiation au net), sponsorisé par Soros et qui œuvrait
à la « fabrication de futurs dirigeants » en Biélorussie.(41)
Dans le même temps, ce programme était imposé à l’Arménie, l’Azerbaïdjan,
la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan.
L’IATP opère à visière relevée avec le soutien du département
d’Etat américain. Au crédit de la Biélorussie, il faut ajouter
qu’elle a fini par expulser Kozak et toute la clique de l’Open Society
de Soros et du département d’Etat américain. Le gouvernement
d’Aleksandr Lukachenko a en effet découvert que, quatre ans avant de
s’installer à Minsk, Kozak organisait la ventilation des dizaines de
millions de dollars destinés à alimenter l’opposition biélorusse. Kozak
travaillait à l’unification du coalition d’opposition, il créait des
sites web, des journaux et des pôles d’opinion, et il supervisait un
mouvement de résistance estudiantine semblable à l’Otpor en Yougoslavie.
Kozak fit même venir des dirigeants de l’Otpor pour former des dissidents
en Biélorussie.(42) Juste à la veille du 11 septembre 2001, les Etats-Unis
relançaient une campagne de diabolisation contre le président Aleksandr
Lukachenko. Cette campagne allait toutefois être remise sur feu doux pour
donner la priorité à la « guerre contre le terrorisme ».
Par
l’entremise de l’OSI et du HRW, Soros était l’un des principaux
sponsors de la station de radio B-92 à Belgrade. Il fonda l’Otpor,
l’organisation qui recevait ces « valises d’argent » afin de
soutenir le coup d’Etat du 5 octobre 2000 qui allait renverser le
gouvernement yougoslave.(43) Un peu plus tard, Human Rights Watch aidait à
légitimer l’enlèvement et la médiatisation du procès de Slobodan
Milosevic à La Haye sans aucunement faire état de ses droits.(44) Louise
Arbour, qui a œuvré comme juge au sein de ce tribunal illégal, siège
actuellement au conseil du Groupe international de crise de Soros.(45) Le
gang de l’Open Society et de Human Rights Watch a travaillé en Macédoine,
disant que cela faisait partie de sa « mission civilisatrice ».(46)
Il faut donc s’attendre à ce qu’on « sauve » un jour
cette république et que s’achève ainsi la désintégration de
l’ancienne Yougoslavie.
DES
MANDATAIRES DU POUVOIR
En
fait, Soros a déclaré qu’il considérait sa philanthropie comme morale
et ses affaires de gestion d’argent comme amorales.(47) Pourtant, les
responsables des ONG financées par Soros ont un agenda clair et permanent.
L’une des institutions les plus influentes de Soros n’est autre que le
Groupe international de Crise, fondé en 1986. Le GIC est dirigé par des
individus issus du centre même du pouvoir politique et du monde des
entreprises. Son conseil d’administration compte entre autres en ses rangs
Zbigniew Brzezinski, Morton Abramowitz, ancien secrétaire d’Etat adjoint
aux Etats-Unis; Wesley Clark, ancien chef suprême des alliés de l’Otan
pour l’Europe; Richard Allen, ancien conseiller national à la sécurité
des Etats-Unis. Il vaut la peine de citer Allen : l’homme a quitté
le Conseil national de la sécurité sous Nixon parce qu’il était dégoûté
des tendances libérales de Henry Kissinger; c’est encore lui qui a recruté
Oliver North pour le Conseil national de la sécurité sous Reagan, et qui a
négocié l’échange missiles-otages dans le scandale des contras
iraniens. Pour ces quelques individus, « contenir des conflits »
équivaut à assurer le contrôle américain sur les peuples et ressources
du monde entier.
Dans
les années 1980 et 1990, sous l’égide de la doctrine reaganienne, les opérations
secrètes ou à ciel ouvert des Etats-Unis battaient leur plein en Afrique,
en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie. Soros était ouvertement
actif dans la plupart de ces endroits, oeuvrant à corrompre d’éventuels
révolutionnaires en devenir, à sponsoriser des hommes politiques, des
intellectuels et toute autre personne susceptible d’arriver au pouvoir
lorsque l’agitation révolutionnaire serait retombée. Selon James Petras :
« A la fin des années 1980, les secteurs les plus perspicaces des
classes néo-libérales au pouvoir comprirent que leurs menées politiques
polarisaient la société et suscitaient un ample mécontentement social.
Les politiciens néo-libéraux se sont mis à financer et à promouvoir une
stratégie parallèle ‘à partir de la base ‘, la promotion
d’organisations en quelque sorte ‘tirées du sol’, à l’idéologie
‘anti-étatique’ et censées intervenir parmi les classes
potentiellement conflictuelles, afin de créer un ‘tampon social’. Ces
organisations dépendaient financièrement de ressources néo-libérales et
étaient directement engagées dans la concurrence avec des mouvements
socio-politiques pour la fidélité des dirigeants locaux et des communautés
militantes. Dans les années 1990, ces organisations, décrites comme ‘non
gouvernementales’, se comptaient par milliers et recevaient quelque 4
milliards de dollars pour l’ensemble de la planète. »(48)
Dans
Underwriting Democracy (Garantir la démocratie), Soros se vante de « l’américanisation
de l’Europe de l’Est ». Selon ses propres dires, grâce à ses
programmes d’éducation, il a commencé à mettre en place tout un
encadrement de jeunes dirigeants « sorosiens ». Ces jeunes
hommes et femmes issus du moule éducatif de la Fondation Soros sont préparés
à remplir des fonctions de ce qu’on appelle communément des « personnes
d’influence ». Grâce à leur connaissance pratique des langues et
à leur insertion dans les bureaucraties naissantes des pays ciblés, ces
recrues sont censées faciliter, sur le plan philosophique, l’accès à
ces pays des sociétés multinationales occidentales.
Le
diplomate de carrière Herbert Okun, qui siège en compagnie de George Soros
au Comité européen de Human Rights Watch, entretient d’étroites
relations avec toute une série d’institutions liées au département
d’Etat, allant de l’USAID à la Commission trilatérale financée par
Rockefeller. De 1990 à 1997, Okun a été directeur exécutif d’une
organisation appelée le Corps des bénévoles des Sercvices financiers, qui
faisait partie de l’USAID, « afin d’aider à établir des systèmes
financiers de marché libre dans les anciens pays communistes ».(49)
George Soros est en complet accord avec les capitalistes occupés à prendre
le contrôle de l’économie mondiale.
LA
RENTABILITE DU NON-MARCHAND
Soros
prétend qu’il ne fait pas de philanthropie dans les pays où il pratique
le commerce des devises.(50) Mais Soros a souvent tiré avantage de ses
relations pour réaliser des investissements clés. Armé d’une étude de
l’ICC et bénéficiant du soutien de Bernard Kouchner, chef de l’UNMIK
(Administration intérimaire des Nations unies au Kosovo) , Soros a tenté
de s’approprier le complexe minier le plus rentable des Balkans.
En
septembre 2000, dans sa hâte de s’emparer des mines de Trepca avant les
élections en Yougoslavie, Kouchner déclarait que la pollution dégagée
par le complexe minier faisait grimper les taux de plomb dans
l’environnement.(51) C’est incroyable, d’entendre une chose pareille,
quand on sait que l’homme a applaudi lorsque les bombardements de
l’Otan, en 1999, ont déversé de l’uranium appauvri sur le pays et ont
libéré plus de 100.000 tonnes de produits cancérigènes dans l’air,
l’eau et le sol.(52) Mais Kouchner a fini par obtenir gain de cause et les
mines ont été fermées pour des « raisons de santé ». Soros a
investi 150 millions de dollars dans un effort pour obtenir le contrôle de
l’or, l’argent, le plomb, le zinc et le cadmium de Trepca, lesquels confèrent
à cette propriété une valeur de 5 milliards de dollars.(53)
Au
moment où la Bulgarie implosait dans le chaos du « libre marché »,
Soros s’acharnait à récupérer ce qu’il pouvait dans les décombres,
comme Reuters l’a rapporté au début 2001 :
« La
Banque européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) a investi 3
millions de dollars chez RILA [une
société bulgare spécialisée dans les technologies de pointe], la
première société à bénéficier d’un nouveau crédit de 30 millions de
dollars fixé par la BERD pour soutenir les firmes de high-tech en Europe
centrale et de l’Est. (…) Trois autres millions de dollars venaient du
fonds américain d’investissements privés Argus Capital Partners,
sponsorisé par la Prudential Insurance Company of America et opérant en
Europe centrale et de l’Est. (…) Soros,
qui avait investi quelque 3 millions de dollars chez RILA et un autre
million de 2001 (…) demeurait le détenteur majoritaire. »(54)
CERNER
LES PROBLEMES
Ses
prétentions à la philanthropie confèrent à Soros le pouvoir de modeler
l’opinion publique internationale lorsqu’un conflit social soulève la
question de savoir qui sont les victimes et qui sont les coupables. A
l’instar d’autres ONG, Human Rights Watch, le porte-voix de Soros sur le
plan des droits de l’homme, évite ou ignore la plupart des luttes de
classes ouvrières organisées et indépendantes.
En
Colombia, des dirigeants ouvriers sont très fréquemment assassinés par
des paramilitaires opérant de concert avec le gouvernement sponsorisé par
les Etats-Unis. Du fait que ces syndicats s’opposent à l’économie néo-libérale,
HRW garde à propos de ces assassinats un relatif silence. En avril dernier,
José Vivanco, de HRW, a témoigné en faveur du Plan Colombia devant le Sénat
américain (55) : « Les Colombiens restent dévoués aux
droits de l’homme et à la démocratie. Ils ont besoin d’aide. Human
Rights Watch ne voit pas d’inconvénient fondamental à ce que ce soient
les Etats-Unis qui fournissent cette aide. »(56)
HRW
met les actions des combattants de la guérilla colombienne, qui luttent
pour se libérer de l’oppression de la terreur d’Etat, de la pauvreté
et de l’exploitation, sur le même pied que la répression des forces armées
financées par les Etats-Unis et celle des escadrons paramilitaires de la
mort, les AUC (Forces colombiennes unies d’autodéfense). HRW a reconnu le
gouvernement de Pastrana et de ses militaires, dont le rôle était de protéger
les droits à la propriété et de maintenir le statu quo économique et
politique. Selon HRW, 50% des morts de civils sont l’œuvre des escadrons
de la mort tolérés par le gouvernement.(57). Le pourcentage exact, en
fait, est de 80%.(58)
HRW
a validé les élections dans leur ensemble et l’accession au pouvoir du
gouvernement Uribe, en 2002. Uribe
est un parfait héritier des dictateurs latino-américains que les
Etats-Unis ont soutenu dans le passé, bien qu’il ait été « élu ».
HRW n’a pas eu de commentaire à propos du fait que la majorité des
habitants ont boycotté les élections.(59)
Dans
le bassin caraïbe, Cuba est un autre opposant au néo-libéralisme à avoir
été diabolisé par Human Rights Watch. Dans l’Etat voisin de Haïti, les
activités financées par Soros ont opéré de façon à venir à bout des
aspirations populaires qui ont suivi la fin de la dictature des Duvalier, et
ce, en torpillant le premier dirigeant haïtien, démocratiquement élu,
Jean-Bertrand Aristide. Ken Roth, de HRW, a abondé utilement dans le
sens des accusations américaines reprochant à Aristide d’être « antidémocratique ».
Pour étayer son idée de la « démocratie », les fondations de
Soros ont entamé à Haïti des opérations complémentaires de celles si
inconvenantes des Etats-Unis, telles la promotion par USAID de personnes
associées aux FRAPH, les fameux escadrons de la mort sponsorisés par la
CIA et qui ont terrorisé le pays depuis la chute de « Baby Doc »
Duvalier.(60)
Sur
le site de HRW, le directeur Roth a critiqué les Etats-Unis de ne pas s’être
opposés à la Chine avec plus de véhémence. Les activités de Roth
comprennent la création du Tibetan Freedom Concert (Concert pour la liberté
du Tibet), un projet itinérant de propagande qui a effectué une tournée
aux Etats-Unis avec d’importants musiciens de rock pressant les jeunes à
soutenir le Tibet contre la Chine.(61) Le Tibet est un projet de prédilection
de la CIA depuis de nombreuses années.(62)
Récemment,
Roth a réclamé avec insistance que l’on s’oppose au contrôle de la
Chine sur sa province riche en pétrole du Xinjiang. Avec l’approche
colonialiste du « diviser pour conquérir », Roth a essayé de
convaincre certaines membres de la minorité religieuse des Ouïgours au
Xinjiang que l’intervention des Américains et de l’Otan au Kosovo
contenait une promesse en tant que modèle pour eux-mêmes. Déjà en août
2002, le gouvernement américain avait soutenu quelque peu cette tentative
également.
Les
intentions américaines à propos de cette région sont apparues clairement
lorsqu’un article du New York Times sur la province de Xinjiang, en
Chine occidentale, décrivait les Ouïgours comme une « majorité
musulmane vivant nerveusement sous domination chinoise . Ils « sont
bien au courant des bombardements de la Yougoslavie par l’Otan, l’an
dernier, et certains les encensent pour avoir libéré les musulmans du
Kosovo; ils s’imaginent pouvoir être libérés de la même manière
ici ».(63) Le New York Times Magazine, de son côté,
notait que « de récentes découvertes de pétrole ont rendu le
Xinjiang particulièrement attrayant au yeux du commerce international »
et, en même temps, comparaît les conditions de la population indigène
à celles du Tibet.(64)
DES
DEFICIENCES EN CALCUL
Lorsque
les organisations sorosiennes comptent, elles semblent perdre toute notion
de vérité. Human Rights Watch affirmait que 500 personnes, et non pas plus
de 2.000, avaient été tuées par les bombardiers de l’Otan au cours de
la guerre de Yougoslavie, en 1999.(65) Elles prétendent que 350 personnes
seulement, et non pas plus de 4.000, étaient mortes suite aux attaques américaines
en Afghanistan.(66) Lorsque les Américains ont bombardé Panama en 1989,
HRW a préfacé son rapport en disant que « l’éviction de
Manuel Noriega (…) et l’installation du gouvernement démocratiquement
élu du président Guillermo Endara amenait de grands espoirs au Panama
(…) ». Le rapport omettait de mentionner le nombre de victimes.
Human
Rights Watch a préparé le travail de terrain pour l’attaque de l’Otan
contre la Bosnie, en 1993, avec de fausses allégations de « génocide »
et de viols par milliers.(67) Cette tactique consistant à susciter une hystérie
politique était nécessaire pour que les Etats)Unis puissent mener à bien
leur politique dans les Balkans. Elle a été réutilisée en 1999 lorsque
HRW a fonctionné en qualité de troupes de choc de l’endoctrinement pour
l’attaque de la Yougoslavie par l’Otan. Tout le bla-bla de Soros à
propos du règne de la loi a été oublié d’un seul coup. Les Etats-Unis
et l’Otan ont imposé leurs propres lois et les institutions de Soros étaient
derrière pour les soutenir.
Le
fait de trafiquer des chiffres afin d’engendrer une réaction a été une
composante importante de la campagne du Conseil des relations étrangères
après le 11 septembre 2001. Cette fois, il s’agissait des 2.801 personnes
tuées au World Trade Center. Le Conseil des relations étrangères (CRE) se
réunit le 6 novembre 2001 afin de planifier une « grande campagne
diplomatique publique ». Le CRE créa une « Cellule de crise
indépendante sur la réponse de l’Amérique au terrorisme ». Soros
rejoignit Richard C. Holbrooke, Newton L. Gingrich, John M. Shalikashvili
(ancien président des chefs d’état-major réunis) et d’autres
individus influents dans une campagne visant à faire des mots du WTC des
outils de la politique étrangère américaine. Le rapport du CRE mit tout
en œuvre pour faciliter une guerre contre le terrorisme. On peut retrouver
les empreintes de George Soros un peu partout, dans cette campagne : « Il
faut que les hauts fonctionnaires américains pressent amicalement les
Arabes amis et autres gouvernements musulmans non seulement de condamner
publiquement les attentats du 11 septembre, mais également de soutenir les
raisons et les objectifs de la campagne antiterroriste américaine. Nous
n’allons jamais convaincre les peuples du Moyen-Orient et de l’Asie du
Sud de la légitimité de notre cause si leurs gouvernements restent
silencieux. Il nous faut les aider à éviter tout retour de flamme pouvant
émaner de telles déclarations, mais il faut que nous les convainquions de
s’exprimer de vive voix. (…) Encouragez les musulmans bosniaques,
albanais et turcs à apprendre à des auditoires étrangers à considérer
le rôle des Américains dans le sauvetage des musulmans de Bosnie et du
Kosovo en 1995-1999 ainsi que nos liens étroits et de longue durée avec
les musulmans dans le monde entier. Engagez les intellectuels et les
journalistes du pays à prendre la parole également, quels que soient leurs
points de vue. Informez régulièrement la presse régionale en temps réel
pour encourager des réponses rapides. (…) Insistez sur la nécessité de
faire référence aux victimes (et citez ces dernières nommément afin de
mieux les personnaliser) chaque fois que nous discutons de nos motifs et de
nos objectifs. »(68)
Bref,
les déficiences sorosiennes en calcul servent à vanter et à défendre la
politique étrangère américaine.
Soros
est très ennuyé par le déclin du système capitaliste mondial et il veut
faire quelque chose à ce propos, et maintenant, encore. Récemment, il déclarait :
« Je puis déjà discerner les préparatifs de la crise finale.
(…) Des mouvements politiques indigènes sont susceptibles d’apparaître
qui chercheront à exproprier les sociétés multinationales et à reprendre
possession des richesses ‘nationales’. »(69)
Soros
suggère le plus sérieusement du monde un plan pour contourner les Nations
unies. Il propose que les « démocraties du monde devraient prendre
les rênes et constituer un réseau mondial d’alliances qui pourraient
travailler avec ou sans les Nations unies ». Si l’homme était
psychotique, on pourrait penser qu’il était en crise, à ce moment précis.
Mais le fait est que l’affirmation de Soros : « les Nations
unies sont constitutionnellement incapables de remplir les promesses
contenues dans le préambule de leur Charte » reflète la pensée
des institutions réactionnaires du genre de l’American Enterprise
Institute.(70) Bien que maints conservateurs font référence au réseau de
Soros comme étant de gauche, si l’on aborde la question de
l’affiliation des Etats-Unis aux Nations unies, Soros est exactement sur
la même longueur d’onde que les semblables de John R. Bolton, sous-secrétaire
d’Etat pour le Contrôle des Armes et les Affaires de Sécurité
internationale qui, en même temps que « de nombreux républicains
du Congrès, croient qu’il ne faut pas accorder davantage de crédit au
système des Nations unies ».(71) La droite a mené une campagne
de plusieurs décennies contre l’ONU. Aujourd’hui, c’est Soros qui
l’orchestre. Sur divers sites web de Soros, on peut lire des critiques des
Nations unies disant qu’elles sont trop riches, qu’elles ne sont guère
désireuses de partager leurs informations, ou qu’elles se sont affaiblies
dans des proportions qui les
rendent impropres à la manière dont le monde devrait tourner, selon George
Soros, du moins.
Même les auteurs écrivant dans The Nation, des auteurs censés en savoir beaucoup plus, ont été influencés par les idées de Soros. William Greider, par exemple, a récemment découvert quelque pertinence dans la critique de Soros disant que les Nations unies ne devrait pas « accueillir les dictateurs de pacotille et les totalitaristes ni les traiter en partenaires égaux ».(72) Ce genre de racisme eurocentrique constitue le noyau de l’orgueil démesuré de Soros. Quand il affirme que les Etats-Unis peuvent et devraient diriger le monde, c’est un plaidoyer pour le fascisme à l’échelle mondiale. Pendant bien trop longtemps, les « progressistes » occidentaux ont donné un blanc-seing à Soros. Il est probable que Greider et les autres trouvent que l’allusion au fascisme est excessive, injustifiée et même insultante.
Mais écoutez plutôt, et d’une oreille attentive, ce que Soros lui-même
a à dire : « Dans la Rome ancienne, seuls les Romains
votaient. Sous le capitalisme mondial moderne, seuls les Américains votent.
Les Brésiliens, eux, ne votent pas. »(73)
NOTES
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A
PROPOS DE L’AUTEUR
Heather Cottin est écrivain, elle a été militante politique toute sa vie et a pris récemment sa retraite en tant que professeur d’histoire dans une école supérieure. Elle vit à Freeport, NY et, durant de nombreuses années, a été mariée avec l’érudit et le militant Sean Gervasi, aujourd’hui décédé.
Traduit de l' anglais
par notre ami Jean-Marie FLEMAL
Délits d' initié et coups d' État (16 au 23/01/2004, malheureusement la suite de l' article n' est visible que pour les membres du Réseau Voltaire)-Paul - Henri SPAAK, l' homme au "fusil brisé" des années ' 30, passé finalement aux libéraux, fut le premier "socialiste" à devenir secrétaire général de l' OTAN, la plus grande des saintes alliances militaires et impérialistes capitalistes de tous les temps. A tenu le "discours de la peur" à l' ONU et fut donc un des artisans les plus zélés de la guerre froide et de l' infernale course aux armements. Ses compromissions avec le pouvoir capitaliste et les dirigeants américains sont on ne peut plus évidentes.
-Guy SPITAELS, docteur en droit, licencié en sciences politiques et sociales de l' Université (très) catholique de Louvain, diplômé en Hautes Études européennes du Collège de Bruges, chercheur à l' ULB, à l' Institut de sociologie Solvay dont il devint directeur de recherches, enseignant à Bruges et à la Faculté de Droit de l' Université de Reims. Devenu président du Parti "socialiste" francophone, plusieurs fois ministres, ex - Président du Parlement wallon, ex - bourgmestre d' Ath. Le "Dieu" du PS a été condamné, avec d' autres collègues, et a quitté toutes ses fonctions publiques, à la suite du "scandale Agusta - Dassault" (achat notamment par la Belgique d' hélicoptères de combat). Sous son règne, en Belgique francophone, le PS a donc alimenté partiellement ses caisses noires avec de l' argent de pots - de - vin reçus, grâce à certains de ses ministres, versés par des marchands d' armes et ensuite le parti plaçait ces dizaines de millions dans des banques du Grand - Duché de Luxembourg. Fin peu glorieuse pour un grand homme ! Finalement oublié, Jean Jaurès doit aujourd'hui se retourner dans sa tombe...
-Muhammad SUHARTO, ex - dictateur, complice de Washington et de l' Occident. Arrivé au pouvoir en 1965, à la suite d' un coup d' État sanglant, il succéda au Président Soekarno, considéré avec le PKI (Parti communiste indonésien) comme un double - danger par Washington. Privatisa toutes les entreprises de son pays. S' est surtout illustré par le massacre de quelque 500.000 "communistes". À l' époque les fleuves et rivières d' Indonésie charriaient les cadavres mutilés de ses victimes..., oeuvre des "escadrons de la mort". On sait aujourd'hui, grâce aux documents déclassés de la C.I.A., que l' ambassade des U$A a financé et entraîné les milices fascistes pour permettre ce massacre, un des plus importantes de l' après - guerre. Harold Wilson et les travaillistes britanniques, qui gouvernaient au moment de son coup d' État, y ont aussi joué un "grand rôle", au point même d' envoyer leur Ministre des Affaires Étrangères, un certain Stewart, inspecter les fosses communes... La famille de Suharto a amassé une fortune estimée à 15 milliards de dollars, selon une enquête de Time Magazine, que le président Suharto a jusqu' à présent échoué à faire condamner pour diffamation.
Cette page a été mise à jour le 01/04/04.
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