Roger Romain Courcelles Belgique Marxisme Léninisme Socialisme Communisme Paix  Internationalisme Anti-racisme Anti-fascisme Unité des Travailleurs : bienvenue !

-Nobutada SAJI et famille, Japon, fortune : 7,7 milliards de dollars, Suntory.

-Andrei SAKHAROV et Cie à propos du "stalinisme" ... (cliquer, svp)

-Antonio de Oliveira SALAZAR, ce dictateur fasciste a régné sur le Portugal pendant près de 50 ans. Allié d' Hitler, Mussolini et Franco, il fut remplacé en 1968 par son alter ego Marcelo Caetano. L' instabilité politique, l' agitation sociale et la crise générale de la société portugaise, de même que l' établissement de régimes fascistes dictatoriaux en Italie et en Espagne, eurent de lourdes conséquences pour le Portugal. En 1926, le putsch militaire de Gomes da Costa mit fin au régime parlementaire. En 1928, le général Carmona fut élu à la présidence de la République et, en 1932, il confia la présidence du Conseil et les pleins pouvoirs à Antonio de Oliveira Salazar. Le régime réactionnaire que Salazar commença à édifier à partir de 1933, "Estado Novo" ( l' État nouveau), devait durer près de 50 ans. Il se basait sur un parti unique, l' Union nationale, sur un pouvoir exécutif dictatorial, sur le nationalisme, le cléricalisme et enfin, sur le corporatisme qui imposait -sur base des modèles corporatistes chrétiens et fascistes italiens- la collaboration entre les classes. La législation dissolvant les organisations syndicales existantes et établissant le syndicalisme corporatif sous contrôle absolu de l' État fut promulguée au cours de l' été 1933. Après la "Révolution des Oeillets", le social - démocrate et anti - communiste forcené Mario Soares, rentré dare - dare d' exil, se chargea, à la tête du Parti "socialiste" de ramener au Portugal la normalisation "démocratique", au sein de l' Europe capitaliste occidentale et de l' Otan.

-Arnold SCHARZENEGGER, USA, vedette milliardaire du cinéma, de descandence autrichienne.  

"Les pirates de l'énergie présentent la candidature de Schwarzenegger
Posté le 25 septembre 2003 à 21:12:17 EDT par redaction
Monde muadib a écrit " DANS http://news.stcom.net/
Arnold Schwarzenegger, candidat républicain au poste de gouverneur de Californie, a participé dès le début à la dérégulation du secteur énergétique de l'Etat. Il est personnellement impliqué dans la gigantesque escroquerie dont l'actuel gouverneur, Gray Davis, est tenu aujourd'hui pour responsable et qui risque fort de lui coûter son poste lors du référendum du 7 octobre.

En 2001, Schwarzenegger a participé à une réunion secrète avec Kenneth Lay, à l'époque PDG d'Enron, peu après que Lay ait rencontré le vice-président Dick Cheney qui préparait alors le rapport final de son groupe de travail sur l'énergie. Outre Ken Lay, Schwarzenegger a rencontré d'autres grands bailleurs de fonds qui allaient par la suite promouvoir sa campagne. Voyons la chronologie des faits les plus marquants :

Mars 2001, la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) ouvre une enquête sur Williams Energy Company, soupçonnée d'avoir réduit la production de certaines centrales pour manipuler le marché californien et faire monter les prix. Un arrangement confidentiel est conclu avec la FERC : Williams et Reliant Energy versent respectivement 10,8 millions et 13,8 millions de dollars pour surfacturation et pratiques de corruption. Cette information restera secrète pendant toute l'année 2001, bien que, précisément à cette époque, le gouverneur Davis ait accusé les compagnies énergétiques d'avoir commis ces fraudes. Il est presque certain que Bush et Cheney aient été au courant des conclusions de l'enquête.

Avril 2001, Cheney et Lay se rencontrent pour discuter de la politique énergétique nationale de l'administration Bush. Lay, dont la société Enron fut le premier contributeur à la campagne Bush-Cheney en 2000, fait huit recommandations, toutes au profit de son entreprise: sept d'entre elles trouvent place dans le rapport final du groupe de travail de Cheney.

17 mai 2001 : ce rapport de 170 pages est publié sous le titre « Une l'énergie à prix abordable et respectueuse de l'environnement pour l'Amérique du futur ». Il mentionne à peine la crise californienne, que Lyndon LaRouche et Gray Davis attribuent aux « pirates de l'énergie » comme Enron, et à la dérégulation.

24 mai 2001 : rencontre secrète entre Schwarzenegger, Lay, l'ancien maire de Los Angeles, Richard Riordan, et Michael Milken - le « roi » des junk bonds (obligations poubelle) - à Beverly Hills, pour discuter du plan de Lay pour résoudre la crise énergétique californienne. Jusqu'à présent, Schwazenegger a toujours refusé de parler de cette réunion.

Selon le journaliste Jason Leopold, qui avait un informateur sur place, le but de la réunion convoquée par Lay était d'empêcher le gouverneur Davis de revenir sur la dérégulation de l'énergie. Selon cette source, Lay avait invité Riordan et Schwarzenegger parce qu'ils étaient pressentis comme candidats potentiels au poste de gouverneur. Un document de quatre pages remis aux participants affirmait : « Cette fois, il faudra une vraie dérégulation - la Californie a besoin d'un vrai marché de l'électricité, pas de contrôles gouvernementaux .»

29 mai 2001 : le gouverneur Davis rencontre le président Bush au Century Plaza Hotel et lui propose d'imposer des contrôles de prix sur l'électricité, dont les coûts ont grimpé en flèche pour atteindre 200 dollars par mégawatt. Il décrit comment les Californiens sont retenus en otage par les géants de l'énergie. Sans doute à l'instigation de Cheney, le Président fait valoir pour toute réponse que c'est le maintien de nombreuses restrictions régulatrices qui est à l'origine de la crise, et donc que Davis en est responsable. C'est le même argument utilisé aujourd'hui par Schwarzenegger et par les sociétés énergétiques.

Quelques jours après la publication du rapport de son groupe de travail sur l'énergie, le vice-président Cheney est interviewé par la chaîne PBS qui lui demande si les groupes du secteur énergétique se comportent comme un cartel. Il répond : « Non. Le problème, en Californie, vient d'une convergence de plusieurs facteurs - une mauvaise politique régulatrice : ils n'ont pas vraiment dérégulé. Aujourd'hui, ils sont piégés à cause de cette politique mal avisée et, en plus, parce qu'ils ne se sont pas non plus préoccupés de la question de l'approvisionnement. Il est clair qu'ils se sont créé des problèmes majeurs et qu'ils ont acculé (le distributeur californien) PG&E à la faillite .»

Pourtant, cette dérégulation « insuffisante » a permis à Enron d'engranger en un an un bénéfice de 500 millions de dollars sur ce marché, soit dix fois plus que l'année précédente. Sur l'ensemble de l'Etat, le chiffre d'affaires des sociétés énergétiques est passé de 7 milliards en 1999 à 28 milliards en 2000. Selon Leopold, les « pirates de l'énergie » ont dérobé quelque 70 milliards de dollars à l'Etat, précipitant la crise budgétaire que Schwazenegger accuse Davis d'avoir provoquée.

Septembre 2002, une rencontre spéciale de deux jours a lieu dans le manoir anglais de Waddeson, la résidence de campagne de lord Jacob Rothschild, à laquelle participent certains des plus puissants financiers du monde, selon Reuters et le World Herald. C'est le milliardaire Warren Buffett qui y introduit Arnold Schwarzenegger. Ce dernier y côtoie donc le chef de la Banque mondiale, James Wolfensohn, le PDG de Nokia, Jorma Ollila, et le PDG de De Beers, Nicky Oppenheimer. La conférence « économique » avait été organisée, paraît-il, par NetJets, une société de vente d'avions d'affaires en copropriété rachetée l'année dernière par la société Berkshire Hathaway de Warren Buffett, dont le « Gouvernator » est actionnaire.

Selon un récit publié dans le Times de Londres du 26 septembre 2002, rapporté par Anatole Kaletsky qui figurait parmi les invités, cette réunion lui rappelait une scène du Décameron de Boccace, qui raconte l'histoire d'un groupe d'oligarques ayant fui Florence pendant la Grande peste pour tenter d'échapper au fléau. Tout en dégustant les meilleurs vins du monde, les invités discutaient de trois questions angoissantes: le Moyen-Orient, l'effondrement des marchés boursiers et la perspective d'une dépression économique mondiale. Ils ont également évoqué des plans de guerre contre l'Irak, un « changement de régime » à Téhéran, Riad, Damas et Islamabad et des mesures économiques d'urgence".

-Otto SCHILLY, ministre allemand de l' Intérieur, membre du SPD. Ce "socialiste" plaide avec son collègue italien de Forza Italia, Claude Scajola, en faveur de la création d' une police européenne anti - émeute sur le modèle de la police allemande des frontières. Il souhaite qu' une unité spécialisée soit formée au niveau européen pour intervenir partout en Europe en cas d' incidents graves. L' Union européenne des multinationales capitalistes et du IVe Reich n' est - elle pas en même temps l' Europe allemande, un peu à l' image de ce que voulait déjà Adolf Hitler ? Voilà à quoi Kollaborent activement toute la sociale - démocratie européenne, rejointe aujourd'hui par les verts et les euro - communistes reconvertis. La fameuse construction européenne n' est - elle pas une "oeuvre commune" ?

 

-Gerhard SCHRÖDER, chancelier "socialiste" allemand, au pouvoir grâce à une alliance gouvernementale avec "les verts", entièrement convertis au système capitaliste. Prône un nouveau modèle "social - démocrate", avec son compère le travailliste britannique Tony Blair. En avril 2001, se distinguait notamment par une attaque contre les chômeurs, parue dans le journal Bild Zeitung (//quotidien très populaire en Allemagne//). Il est donc à la base d' un assaut contre les salaires et les services sociaux. Durant son interview, le chancelier a exhorté les bureaux de chômage d' être encore plus rigides que jamais, pour refuser les droits aux chômeurs, qui refusent d' accepter n' importe quel travail qui leur est offert. Schroeder a déclaré: "Ceux qui sont capables de travailler et ne le désirent pas , ne devront pas compter sur l' aide de la société." Ces déclarations n' ont pas scandalisé que les groupes de soutien aux chômeurs. La colère a été particulièrement forte en Allemagne de l' Est où le chômage est deux fois plus élevé qu' à l' ouest. Même Wolfram Heschke, le directeur de la Chambre de Commerce et de l' Industrie de la Saxonie du sud-ouest a déclaré : "Vous ne pouvez pas refuser du travail qui n' existe pas" De plus il a ajouté au journal Sud Deutsch Zeitung que de nombreuses personnes ont accepté de travailler pour des salaires inférieurs et seraient prêtes à accepter de travailler pour moins que ce que donne l' assurance chômage: "parce qu' ils considèrent honteux de ne pas avoir un emploi. Bien que ces personnes ont été souvent sans emploi, il serait injuste de les considérer comme des tires au flanc." La tirade de Schroeder contre les chômeurs a quelque chose de familier. Pendant 16 ans le précédent gouvernement de Helmut Kohl (CDU - Union Démocrate Chrétienne) a, également, admonesté les chômeurs, de la même manière. En 1993, Kohl avait déclaré au parlement: "Nous ne pouvons construire un futur en organisant la société en centre de loisirs." Même à l' époque, les directives d' admissibilité - conditions sous lesquelles un chômeur peut - être contraint d' accepter des travaux à bas salaires - avaient été considérablement durcies et les bénéfices sociaux suspendus, si la personne refusait d' accepter un travail "raisonnable". Après sa victoire aux élections, Gerhard Schroeder, avait promis qu' au lieu de s' attaquer aux chômeurs, il réduirait le chômage. L' élimination du chômage massif devait être son objectif prioritaire et le succès ou l' échec de cette proposition serait le critère selon lequel son gouvernement devrait être évalué. Schroeder fit ces promesses en pariant sur un forte croissance économique. Cependant, le renouveau économique des deux premières années de la coalition rouge - vert ne s' est pas traduit par plus d' emplois, Mais par des conditions d' emplois plus dures et plus d' heures supplémentaires. Les signes croissants d' une récession économique aux États - Unis et au Japon ont un effet direct sur l' économie allemande, fortement orientée vers l' exportation. Après les prévisions négatives de plusieurs instituts économiques, même le Ministre des Finances, Hans Eichel, à révisé, à la baisse, ses propre prévisions. Devant cette situation, Schroeder a lancé une offensive éhontée, visant à l' exploitation de la masse des chômeurs pour démanteler les structures salariales traditionnelles et renforcer la pratique de conditions typiquement nord - américaine de bas salaires liés à la politique d' engagement/mise à pied suivant les demandes du moment. En s' engageant dans cette voie, le Chancelier Schroeder a signifié qu' il n ' y avait aucune autre alternative face à la croissance des problèmes économiques, comme son prédécesseur Helmut Kohl. La seule différence entre les deux partis résidait dans le fait que durant la période Kohl, le SPD, au Parlement, manifestait une molle opposition aux réductions de salaires, dans le cadre d' une stratégie électorale. Aujourd' hui, il est lui même l' auteur de la même attaque qu' il essayait de contrer il y a quelques années et utilise les mêmes raisons qu' il considérait, à l époque, inacceptables. Le déplacement à droite du parti Socialiste allemand est dû à l' apparition, au Parlement, d' une grande coalition en faveur des coupures sociales, qui dépasse , en envergure, toutes les précédentes attaques contre le filet social. Les déclarations de Schroeder ont provoqué les louanges des partis conservateurs Unions Chrétiennes Démocratiques et Chrétiennes Sociales, CDU-CSU et du FDP (Parti Démocratique Libre). Guido Westerwelle, le secrétaire général néo  -libéral du FDP, a rendu honneur au Chancelier pour un "changement fondamental d' attitude, bienvenu ." Les organisations des milieux d' affaires se sont jointes, bien entendu, au choeur des éloges. Un examen détaillé de la situation révèle clairement le caractère complètement anti-social du gouvernement rouge- vert. La dénonciation démagogique décrivant que les chômeurs paressent dans une sorte de "hamac social" et n' ont aucun intérêt à trouver du travail vise uniquement à abolir le droit de réclamer l' aide au chômage. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement et les médias ignorent délibérément que les aides reçues en cas de chômage sont payées à partir d' un fond financé par l' employeur et l' employé, dans certains cas depuis des décennies. Ceux qui n' on pas été employés ou n' ont pas contribué au fond de chômage, n' ont pas le droit de recevoir cette aide. Le problème n' est pas que le chômeur ait fait une demande illégale d' aide au chômage, mais bien que le gouvernement ait continuellement détourné les fonds de l' assurance chômage pour les utiliser ailleurs et hors du cadre pour lequel ce fond a été créé. L' attaque actuelle contre les chômeurs, est organisée par la section du SPD QUI A LES LIENS LES PLUS ÉTROITS AVEC LES SYNDICATS. Dans cette affaire, le rôle le plus important est joué par Harald Schartau (SPD), le ministre du travail, qui était membre de la direction du syndicat IG Metall jusqu' à sa désignation comme Ministre du Travail. Schartau demandait récemment, dans le Berliner Zeitung, une réorganisation fondamentale de l' assurance chômage et de la sécurité sociale. Avec beaucoup de provocation et un mépris non dissimulé pour les 4 millions de chômeurs, il présentait ainsi sa stratégie: "Il ne sera payé aucun argent parce qu' une personne est au chômage, mais seulement pour qu' elle puisse chercher un emploi. Notre priorité n' est pas d' assurer un revenu aux gens, mais plutôt de les aider à se tenir debout sur leurs deux jambes. Je peux faire cela aussi bien à travers le système d' assurance chômage, qu' avec le système de bien être social (//sorte de RMI//)." Les subventions financières actuelles n' ont qu' une importance secondaire. Il déclarait "Nous allons, en quelque sorte, bouleverser la législation du travail actuelle." L' ancien cadre de la bureaucratie syndical comme Schartau ou l' actuel Ministre du Travail, Walter Riester, ancien président de l' IG Metall , sont maintenant à la tête de ceux qui démantèlent les acquis sociaux. Cette état de choses nous donne une mesure exacte de la "transformation" subie par les milieux syndicaux, transformés en co - gestionnaires et soutiens des coupures sociales gouvernementales. Déjà, au début mars 2001, le Ministre Fédéral du Travail avait déterminé que les bureaux d' assurance chômage devraient produire un plan concret, un plan de placement individuel et des offres de formations pour chaque chômeur à partir de Janvier 2002. En réalité, cette "stratégie de formation" ou "plan de placement individuel", est un programme de mesures obligatoires pour forcer le chômeur à accepter n' importe quel travail aux salaires les plus bas. Gerd Andres (SPD) a clairement exprimé les vues du gouvernement fédéral dans un commentaire publié dans le Hannover Allgemeiner. La stratégie du gouvernement fédéral consiste à utiliser le chômage comme un levier pour réduire les hauts salaires.

-Robert SCHUMAN, "Père de l' Europe" et parrain de la torture en Algérie. Garde des Sceaux (Ministre de la Justice de la RF),  il a, par une circulaire, garantit l' impunité pour les militaires français, les magistrats, les civils, impliqués dans des assassinats, des tortures, des viols, pendant la guerre coloniale en Algérie. Pour mémoire, il a suggéré le drapeau européen, qui est un symbole marial.

-Charles R. SCHWAB, U$A, fortune : 6,3 milliards de dollars, commerce de détail.

-Baron Ernest-Antoine SEILLIÈRE DE LABORDE, France, président du CNPF, l' ami du "socialiste" Jospin. 

Né le 20 décembre 1937 à Neuilly, le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde est le petit - neveu et l' un des héritiers de François de Wendel, figure mythique du capitalisme industriel du XIXe siècle et président du Comité des Forges. À peine sorti de Sciences politiques, il devient chef de cabinet de Christian Fouchet (haut - commissaire en Algérie, puis ministre de l' Information). Ce n' est qu' après cette première expérience qu' il entre à l' ENA (promotion "Stendhal", 1965), où il se lie d' amitié avec Lionel Jospin au point de jouer avec lui dans
le même orchestre de jazz. Pendant trois ans, il est conseiller aux Affaires étrangères et partage son bureau au Quai avec son ami Lionel Jospin. Puis il entre au cabinet de Jacques Chaban - Delmas comme chargé de mission (1969 - 72). Il y fait la connaissance de Jacques Delors et s' y lie à Simon Nora, qui fut son témoin, lors de son mariage en 1971 avec la fille d' un banquier suisse. Il reste à Matignon lorsque Pierre Messmer y arrive, puis rejoint le cabinet de Maurice Schumann aux Affaires étrangères (1972 - 73) enfin celui de Robert Galley aux Armées (1973 - 74). 
Mais, en 1976, il quitte les cabinets ministériels, ses amis gaullistes et socialistes, et s'offre une année de réflexion à Harvard University. Au retour, il s' adonne aux affaires familiales qu' il reprend en main. C' est l' époque de la liquidation de la sidérurgie et du développement spectaculaire de la holding familiale, la CGIP, à partir de nouvelles activités et de placements financiers.
À l' issue de cette restructuration, le groupe est coté en bourse à plus de 8 milliards de francs, il gère plus de 20 milliards de francs d' actifs et a réalisé 1,3 milliards de francs de bénéfices en 1996. Il contrôle 34 % du bureau d' expertise et certification Veritas, 20 % du groupe informatique Cap Gemini, 8 % de l' emballeur Crown Cork & Sea, 20 % de l' équipementier Valeo, 33 % de Bio - Mérieux, etc. La CGIP est détenue à 50,1 % par la famille Wendel regroupée au sein de Marine Wendel, elle - même organisée en deux sociétés distinctes :
Sogeval (présidée par le comte Louis - Amédée de Moustier) et Lorraine de participations sidérurgiques (présidée par le comte Hubert Leclerc de Hautecloque). Le baron mène grand train, ainsi a - t - il donné, en juillet dernier, une somptueuse fête aux 1 200 VIP invités au mariage de sa fille. 
Le baron Seillière fut longtemps membre du groupe de Bildenberg, il honore de sa présence les dîners du Siècle (cf. RV 97/0330), et adhère à de nombreux clubs dont l' AFEP d' Ambroise Roux. Mais surtout, toute sa famille est historiquement liée à l' Opus Dei. La comtesse Thérèse de Moustier est secrétaire de l' Association Présence du cardinal Mindszenty, une organisation satellite de l' Opus et animée par les Chevaliers de Notre - Dame. La comtesse Thérèse Leclerc
de Hauteclocque (cf. RV 96/0403), récemment décédée, était la caution de l' AFCE, l' association de financement de l' église romaine dédiée à Mgr de Balaguer. Le baron Seillière lui - même anime, avec d' autres grands patrons catholiques opusiens ou conservateurs (François Michelin, Jacques Calvet, etc.), l' ANSA, un lobby qui pousse une législation favorable au développement de la Bourse et à la financiarisation de l' économie. Il a ses entrées au Vatican, assistant même, en
1995, en tête à tête avec Jean - Paul II, à la messe du pape dans sa chapelle privée. Lors de son discours d' investiture à la présidence du CNPF, le 16 décembre 1997, le baron Seillière a chaudement remercié les deux personnalités qui ont favorisé son élection : le chiraquien François Pinault (cf. RV 97/0168, 97/0226) et l'opusien Claude Bébéar (cf. RV 97/0187).

Réseau Voltaire
http://www.reseauvoltaire.net/article1903.html

9 décembre 1997 - Année 1997

Page d'origine : www.reseauvoltaire.net/article1903.html

-Ishak SHAMIR, ex - Premier d' Israël. Lors du tragique massacre de Sabra et Chatila en 1982, ce grand "démocrate" et penseur du "Monde libre", ami de l' Amérique et de l' Occident capitaliste, défenseur de la cause sioniste, déclarait : " Ce ne sont que des non - juifs qui ont massacré des non - juifs "... Admirable ?

-Moshé SHARETT ( 1894-1965), Israël. Ce sioniste est né en Russie, sous le premier nom de Shertok. En 1906, il s' installe en Palestine, et devient membre actif du mouvement ouvrier. En 1933, il devint Chef du département politique de l' Agence Juive pour la Palestine. Sharett fut un des plus proches collaborateurs du sioniste Ben - Gourion dans la lutte pour un État Juif Indépendant en chassant ses occupants légitimes. En 1948, il devient ministre des Affaires Étrangères d' Israël et de 1953 à 1955, devint Premier Ministre. Il démissionna du gouvernement en 1956. Sharett chercha  à renforcer la position d' Israël plus par la diplomatie que par la confrontation. Son remplacement comme Premier Ministre par Ben - Gourion en 1955, et sa mise à la retraite en 1956 illustre le mouvement, en Israël, en faveur d'une confrontation qui aboutit à la guerre Israëlo - Arabe de 1956, aux côtés des impérialistes et colonialistes franco-britanniques qui déclenchèrent l'agression contre l'  Égypte car ils ne pouvaient digérer la nationalisation du Canal de Suez par le régime nassérien.

-Ariel SHARON, nouveau chef de l' État d' Israël, inculpé en Belgique pour ses complicités dans le massacre de plusieurs milliers de Palestiniens, se livre à la pratique de l' assassinat sélectif encore aujourd'hui. "Un assassin, élu par une large majorité !".

-Jamie SHEA, sujet britannique, porte - parole de l' Otan pendant la guerre des Balkans. A intoxiqué les médias et l' opinion publique mondiale pendant 78 jours. Un menteur professionnel au service des intérêts bellicistes, impérialistes et économiques américano - occidentaux ! Il faut surtout en retenir que l' Otan n' a été créée que pour faire la guerre et des conquêtes dans la plus pure tradition historique occidentale et qu' elle dispose pour cela de moyens illimités.

-Carlos SLIM HELU, Mexique, fortune : 10,8 milliards de dollars, télécommunications.

-Xavier SOLANA, "socialiste" et ex - pacifiste espagnol, devenu secrétaire général de l' OTAN, alliance impérialiste occidentale, a déclenché, en complicité avec Bill Clinton et Madeleine Albright, 78 jours de bombardements et de destructions civiles en Yougoslavie, en violation du droit et de toutes les conventions internationales, de la Charte des Nations Unies, de celle de l' OTAN et de la constitution des pays membres, elles - mêmes.

-Alexandre SOLJENITSYNE, auteur russe, prix Nobel de l' anti-communisme, sympathisant nazi, ... à propos "des victimes du stalinisme" (cliquer, svp). 

-Masayoshi SON, Japon, fortune : 5,6 milliards de dollars, Softbank.

-George SOROS, U$A, financier, spéculateur, espion, comploteur.

George Soros, par Heather Cottin

George Soros : Magicien impérial et agent double
Covert Action Quarterly

e-mail: info@covertactionquarterly.org
par
Heather Cottin 

9 déc. 2003

 « OUI, J’AI UNE POLITIQUE ETRANGERE : MON OBJECTIF EST DE DEVENIR LA CONSCIENCE DU MONDE. »(1)

Il ne s’agit nullement d’un cas de trouble narcissique de la personnalité; voici, en fait, comment George Soros applique aujourd’hui le pouvoir de l’hégémonie des Etats-Unis dans le monde. Les institutions de Soros et ses machinations financières sont en partie responsables de la destruction du socialisme en Europe de l’Est et dans l’ancienne URSS. Il a également jeté son dévolu sur la Chine. Il a également fait partie de toute cette entreprise d’opérations en tous genres qui ont abouti au démantèlement de la Yougoslavie. Alors qu’il se donne du philanthrope, le rôle du milliardaire George Soros consiste à resserrer la mainmise idéologique de la globalisation et du nouvel ordre mondial tout en assurant la promotion de son propre profit financier. Les opérations commerciales et « philanthropiques » de Soros sont clandestines, contradictoires et coactives. Et, pour ce qui est de ses activités économiques, lui-même admet qu’il n’a pas de conscience, en capitaliste fonctionnant avec une amoralité absolue.  

En maître d’œuvre du nouveau secteur de la corruption qui trompe systématiquement le monde, il se fraie un chemin jusqu’aux hommes d’Etat planétaires et ils lui répondent. Il a été proche de Henry Kissinger, de Vaclav Havel et du général polonais Wojciech Jaruzelski.(2) Il soutient le dalaï-lama, dont l’institut est installé au Presidio, à San Francisco, lequel Presidio héberge également, entre autres, la fondation dirigée par l’ami de Soros, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev.(3) Soros est une figure de pointe du Conseil des Relations extérieures, du Forum économique mondial et de Human Rights Watch (HRW). En 1994, après une rencontre avec son gourou philosophique, Sir Karl Popper, Soros ordonnait à ses sociétés de se mettre à investir dans les communications en Europe centrale et de l’Est.  

L’administration fédérale de la radio et télévision de la République tchèque a accepté son offre de reprendre et de financer les archives de Radio Free Europe. Soros a transféré ces archives à Prague et a dépensé plus de 15 millions de dollars pour leur entretien.(4) Conjointement avec les Etats-Unis, une fondation Soros dirige aujourd’hui Radio Free Europe/Radio Liberty, laquelle a étendu ses ramifications au Caucase et en Asie.(5)  Soros est le fondateur et le financier de l’Open Society Institute. Il a créé et entretient le. Groupe international de Crise (GIC) qui, entre autres choses, est actif dans les Balkans depuis le démantèlement de la Yougoslavie. Soros travaille ouvertement avec l’Institut américain pour la Paix – un organe officiellement reconnu de la CIA. 

Lorsque les forces hostiles à la globalisation battaient de la semelle dans les rues entourant le Waldorf-Astoria, à New York, en février 2002, George Soros était à l’intérieur et tenait un discours devant le Forum économique mondial. Quand la police entassa les manifestants dans des cages métalliques à Park Avenue, Soros vantait les vertus d’une « société ouverte » et rejoignait ainsi Zbigniew Brzezinski, Samuel Huntington, Francis Fukuyama et d’autres.  

QUI EST CE TYPE ? 

George Soros est né en Hongrie en 1930 de parents juifs si éloignés de leurs racines qu’ils passèrent même une fois leurs vacances en Allemagne nazie.(6) Soros vécut sous le régime nazi mais, au moment du triomphe des communistes, il alla s’installer en Angleterre en 1947. Là, à la London School of Economics, il subit l’influence du philosophe Karl Popper, un idéologue anticommuniste adulé dont l’enseignement constitua la base des tendances politiques de Soros. Il est malaisé de trouver un discours, un ouvrage ou un article de la plume de Soros qui n’obéisse à l’influence de Popper. 

Anobli en 1965, Popper inventa le slogan de « Société ouverte », qu’on allait retrouver plus tard dans l’Open Society Fund and Institute de Soros. Les disciples de Popper répètent ses mots comme de véritables fidèles. La philosophie de Popper incarne parfaitement l’individualisme occidental. Soros quitta l’Angleterre en 1956 et trouva du travail à Wall Street où, dans les années 60, il inventa le « fonds de couverture » : « (…) les fonds de couverture satisfaisaient les individus très riches (…) Les fonds en grande partie secrets, servant habituellement à faire des affaires en des lieux lointains (…) produisaient des retours astronomiquement supérieurs. Le montant des ‘enjeux’ se muaient souvent en prophéties qui se réalisaient d’elles-mêmes : ‘les rumeurs circulant à propos d’une situation acquise grâce aux énormes fonds de couverture incitaient d’autres investisseurs à se hâter de faire pareil’, ce qui, à son tour, augmentait les mises de départ des opérateurs en couverture. »(7) 

Soros met sur pied le Quantum Fund en 1969 et se met à boursicoter dans la manipulation des devises. Dans les années 70, ses activités financières glissent vers « l’alternance entre les situations à long et à court terme (…) Soros se mit à gagner gros à la fois sur la montée des trusts d’investissement dans l’immobilier et sur leur effondrement ultérieur. Durant ses vingt années de gestion, Quantum offrit des returns étonnants de 34,5% en moyenne par an. Soros est particulièrement connu (et craint) pour sa spéculation sur les devises. (…) En 1997, il se vit décerner une distinction rare en se faisant traiter de scélérat par un chef d’Etat, Mahathir Mohamad, de Malaisie, pour avoir participé à un raid particulièrement rentable sur la monnaie de ce pays. »(8)   

C’est via de telles martingales financières clandestines que Soros va devenir multimilliardaire. Ses sociétés contrôlent l’immobilier en Argentine, au Brésil et au Mexique, la banque au Venezuela et elles figurent au nombre des commerces de devises les plus rentables au monde, donnant naissance à la croyance générale que ses amis très haut placés l’ont aidé dans ses aventures financières, et ce pour des raisons tant politiques que liées à l’appât du gain.(9)  

George Soros a été blâmé pour avoir fait sombrer l’économie thaïlandaise en 1997.(10) Un activiste thaï a même déclaré : « Nous considérons George Soros comme une sorte de Dracula. Il suce le sang du peuple. »(11) Les Chinois l’appellent « le crocodile » du fait que ses efforts économiques et idéologiques en Chine n’étaient jamais satisfaits et parce que ses spéculations financières ont engendré des millions de dollars de profit lorsqu’il a mis le grappin sur l’économie thaï et sur celle de la Malaisie.(12)  

Un jour, Soros s’est fait un milliard de dollars en un jour en spéculant (un mot qu’il déteste) sur la livre britannique. Accusé de prendre « de l’argent à chaque contribuable britannique lorsqu’il spéculait contre le sterling », il avait répondu : « Lorsque vous spéculez sur les marchés financiers, vous ne vous embarrassez pas de la plupart des préoccupations morales auxquelles est confronté un homme d’affaires ordinaire. (…) Je n’avais pas non plus à m’embarrasser de questions de morale sur les marchés financiers. »(13)  

Soros est schizophréniquement insatiable quand il s’agit de s’enrichir personnellement de façon illimitée et il éprouve un perpétuel désir d’être bien considéré par autrui : « Les commerçants en devises assis à leurs bureaux achètent et vendent des devises de pays de tiers monde en grande quantités. L’effet des fluctuations des cours sur les personnes qui vivent dans ces pays n’effleure même pas leurs esprits. Il ne devrait pas le faire non plus : ils ont un travail à faire. Si nous nous arrêtons pour réfléchir, nous devons nous poser la question de savoir si les commerçants en devises (…) devraient contrôler la vie de millions de personnes. »(14) 

C’est George Soros qui a sauvé la peau de George W. Bush lorsque la gestion par celui-ci d’une société de prospection pétrolière était sur le point de se solder par un échec. Soros était le propriétaire de la Harken Energy Corporation et c’est lui qui avait racheté le stock des actions en baisse rapide juste avant que la société ne s’effondre. Le futur président liquida a presque un million de dollars. Soros déclara qu’il avait agi de la sorte pour acheter de « l’influence politique ».(15) Soros est également un partenaire du tristement célèbre Carlyle Group. Officiellement fondée en 1987, la « plus importante société privée par actions du monde », qui gère plus de 12 milliards de dollars, est dirigée par « un véritable bottin mondain d’anciens dirigeants républicains », depuis l’ancien membre de la CIA, Frank Carlucci, jusqu’à l’ancien chef de la CIA et ancien président George Bush père. Le Carlyle Group tire la majeure partie de ses rentrées des exportations d’armes.  

L’ESPION PHILANTHROPE 

En 1980, Soros commence à utiliser ses millions pour s’en prendre au socialisme en Europe de l’Est. Il finance des individus susceptibles de coopérer avec lui. Son premier succès, c’est en Hongrie qu’il l’obtient. Il reprend le système éducatif et culturel hongrois, mettant hors d’état de fonctionnement les institutions socialistes partout dans le pays. Il se fraie directement un chemin à l’intérieur du gouvernement hongrois. Ensuite, Soros se tourne vers la Pologne, contribuant à l’opération Solidarité, financée par la CIA, et, la même année, il étend également ses activités à la Chine. L’URSS vient ensuite.  

Ce n’est nullement une coïncidence si la CIA a mené des opérations dans tous ces pays. Son objectif était également le même que celui de l’Open Society Fund : démanteler le socialisme. En Afrique du Sud, la CIA dénichait des dissidents anticommunistes. En Hongrie, en Pologne et en URSS, via une intervention non dissimulée menée à partir de la Fondation nationale pour la Démocratie, l’AFL-CIO, l’USAID et d’autres institutions, la CIA soutenait et organisait les anticommunistes, le type même d’individus recrutés par l’Open Society Fund de Soros. La CIA allait les appeler ses « atouts ». Comme le dit  Soros : « Dans chaque pays, j’ai identifié un groupe de personnes – certaines sont des personnalités de premier plan, d’autres sont moins connues – qui partageaient ma foi… »(16)  

L’Open Society de Soros organisait des conférences avec des anticommunistes tchèques, serbes, roumains, hongrois, croates, bosniaques, kosovares.(17) Son influence sans cesse croissante le fit soupçonner d’opérer en tant que partie du complexe des renseignements américains. En 1989, le Washington Post se faisait l’écho d’accusations d’abord émises en 1987 par des officiels du gouvernement chinois et prétendant que le Fonds de Soros pour la Réforme et l’Ouverture de la Chine avait des connexions avec la CIA.(18) 

AU TOUR DE LA RUSSIE 

Après 1990, les fonds de Soros visent le système éducatif russe et fournissent des manuels à toute la nation.(19) En effet, Soros se sert de la propagande de l’OSI pour endoctriner toute une génération de la jeunesse russe. Les fondations de Soros ont été accusées d’avoir orchestré une stratégie visant à s’assurer le contrôle du système financier russe, des plans de privatisation et du processus des investissements étrangers dans ce pays. Les Russes réagissent avec colère aux ingérences de Soros dans les législations. Les critiques de Soros et d’autres fondations américaines ont affirmé que l’objectif de ces manœuvres était de « faire échouer la Russie en tant qu’Etat ayant le potentiel de rivaliser avec la seule superpuissance mondiale ».(20) Les Russes se mettent à soupçonner que Soros et la CIA sont interconnectés. Le magnat des affaires, Boris Berezovsky, allait même déclarer : « J’ai presque tourné de l’œil en apprenant, il y a quelques années, que George Soros était un agent de la CIA. »(21) L’opinion de Berezovsky était que Soros, de même que l’Occident, « craignaient que le capitalisme russe ne devînt trop puissant ».  

Si l’establishment économique et politique des Etats-Unis craint la concurrence économique de la Russie, quelle meilleure façon y a-t-il de la contrôler que de dominer les médias, l’éducation, les centres de recherche et le secteur scientifique de la Russie ? Après avoir dépensé 250 millions de dollars pour « la transformation de l’éducation des sciences humaines et de l’économie au niveau des écoles supérieures et des universités », Soros injecte 100 millions de dollars de plus dans la création de la Fondation scientifique internationale.(22) Les Services fédéraux russes de contre-espionnage (FSK) accusent les fondations de Soros en Russie d’« espionnage ». Ils font remarquer que Soros n’opère pas seul ; il fait partie de tout un rouleau compresseur recourant, entre autres, à des financements de la part de Ford et des Heritage Foundations, des universités de Harvard, Duke et Columbia, et à l’assistance du Pentagone et ses services de renseignements américains.(23) Le FSK s’indigne de ce que Soros a graissé la patte à quelque 50.000 scientifiques russes et prétend que Soros a cultivé avant tout ses propres intérêts en s’assurant le contrôle de milliers de découvertes scientifiques et nouvelles technologies russes et en s’appropriant ainsi des secrets d’Etats et des secrets commerciaux.(24) 

En 1995, les Russes avaient été très en colère suite aux ingérences de l’agent du Département d’Etat, Fred Cuny, dans le conflit tchétchène. Cuny se servait du secours aux sinistrés comme de couverture, mais l’histoire de ses activités dans les zones de conflit internationales intéressant les Etats-Unis, auxquelles venaient s’ajouter les opérations d’investigations du FBI et de la CIA, rendaient manifestes ses connexions avec le gouvernement américain. A l’époque de sa disparition, Cuny travaillait sous contrat pour une fondation de Soros.(25) On se sait pas assez aux Etats-Unis que la violence en Tchétchénie, une province située au cœur de la Russie, est généralement perçue comme étant le résultat d’une campagne de déstabilisation politique que Washington voit d’un très bon œil et, en fait, orchestre probablement. Cette façon de présenter la situation est suffisamment claire aux yeux de l’écrivain Tom Clancy, au point qu’il s’est senti libre d’en faire une affirmation de fait dans son best-seller, La somme de toutes les peurs. Les Russes ont accusé Cuny d’être un agent de la CIA et d’être l’un des rouages d’une opération de renseignements destinée à soutenir l’insurrection tchétchène.(26) L’Open Society Institute de Soros est toujours actif en Tchétchénie, comme le sont également d’autres organisations sponsorisées par le même Soros.  

La Russie a été le théâtre d’au moins une tentative commune de faire grimper le bilan de Soros, tentative orchestrée avec l’aide diplomatique de l’administration Clinton. En 1999, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright avait bloqué une garantie de prêt de 500 millions de dollars par l’U.S. Export-Import Bank à la société russe, Tyumen Oil, en prétendant que cela s’opposait aux intérêts nationaux américains. La Tyumen voulait acheter des équipements pétroliers de fabrication américaine, ainsi que des services, auprès de la société Halliburton de Dick Cheney et de l’ABB Lummus Global de Bloomfield, New Jersey.(27) George Soros était investisseur dans une société que la Tyumen avait essayé d’acquérir. Tant Soros que BP Amoco avaient exercé des pressions afin d’empêcher cette transaction, et Albright leur rendit ce service.(28) 

L’ENTRETIEN D’UN ANTISOCIALISME DE GAUCHE 

L’Open Society Institute de Soros trempe les doigts dans toutes les casseroles. Son comité de directeurs est un véritable « Who's Who » de la guerre froide et des pontifes du nouvel ordre mondial. Paul Goble est directeur des communications : « Il a été le principal commentateur politique de Radio Free Europ ». Herbert Okun a servi dans le département d’Etat de Nixon en tant que conseiller en renseignements auprès de Henry Kissinger. Kati Marton est l’épouse de Richard Holbrooke, l’ancien ambassadeur aux Nations unies et envoyé en Yougoslavie de l’administration Clinton. Marton a exercé des pressions en faveur de la station de radio B-92, financée par Soror, et elle a également beaucoup œuvré en faveur d’un projet de la Fondation nationale pour la démocratie (une autre antenne officielle de la CIA) qui a collaboré au renversement du gouvernement yougoslave.  

Lorsque Soros fonde l’Open Society Fund, il va chercher le grand pontife libéral Aryeh Neier pour la diriger. A l’époque, Neier dirige Helsinki Watch, une prétendue organisation des droits de l’homme de tendance nettement anticommuniste. En 1993, l’Open Society Fund devient l’Open Society Institute. 

Helsinki Watch s’est mué en Human Rights Watch en 1975. A l’époque, Soros fait partie de sa Commission consultative, à la fois pour le comité des Amériques et pour ceux de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale, et sa nébuleuse Open Society Fund/Soros/OSI est renseignée comme bailleuse de fonds.(29) Soros a des relations étroites avec Human Rights Watch (HRW) et Neier écrits des articles pour le magazine The Nation sans mentionné le moins du monde qu’il figure sur les fiches de paie de Soros.(30) 

Soros est donc étroitement lié à HRW, bien qu’il fasse de son mieux pour le dissimuler.(31) Il déclare qu’il se contente de bailler des fonds, de mettre les programmes au point et de laisser les choses aller d’elles-mêmes. Mais les actions de HRW ne s’écartent en aucune façon de la philosophie de son bailleur de fonds. HRW et OSI sont très proches l’un de l’autre. Leurs vues ne divergent pas. Naturellement, d’autres fondations financent également ces deux institutions, mais il n’empêche que l’influence de Soros domine leur idéologie. 

Les activités de George Soros s’inscrivent dans le schéma de construction développé en 1983 et tel qu’il est énoncé par Allen Weinstein, fondateur de la Fondation nationale pour la démocratie. Wainstein déclare ceci : « Une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui était réalisée en secret par la CIA voici 25 ans. »(32) Soros opère exactement dans les limites du complexe de renseignements. Il diffère peu des trafiquants de drogue de la CIA au Laos, dans les années 60, ou des moudjahidine qui tiraient profit du trafic de l’opium tout en menant des opérations pour le compte de la CIA contre l’Afghanistan socialiste des années 80. Il canalise tout simplement (et ramasse) beaucoup plus d’argent que ces marionnettes et une partie bien plus importante de ses affaires se font au grand jour. Sa franchise, dans la mesure où il en fait preuve, réside dans un contrôle factice des dégâts, lequel sert à légitimer les stratégies de la politique étrangère américaine. 

La majorité des Américains qui, aujourd’hui, se considèrent politiquement au centre-gauche, sont sans aucun doute pessimistes à propos des chances d’assister un jour à une transformation socialiste de la société. Par conséquent, le modèle de « décentralisation » à la Soros, ou l’approche « fragmentée » de « l’utilitarisme négatif, la tentative de réduire au minimum la quantité de misère », qui constituait la philosophie de Popper, tout cela leur plaît, en gros.(33) Soros a financé une étude de HRW qui a été utilisée pour soutenir l’assouplissement de la législation en matière de drogue dans les Etats de Californie et d’Arizona.(34) Soros est favorable à une législation sur les drogues – une manière de réduire provisoirement la conscience de sa propre misère. Soros est un corrupteur qui tutoie le concept de l’égalité des chances. A un échelon plus élevé de l’échelle socio-économique, on trouve les social-démocrates qui acceptent d’être financés par Soros et qui croient aux libertés civiques dans le contexte même du capitalisme.(35) Pour ces personnes, les conséquences néfastes des activités commerciales de Soros (lesquelles appauvrissent des gens partout dans le monde) sont édulcorées par ses activités philanthropiques. De la même manière, les intellectuels libéraux de gauche, tant à l’étranger qu’aux Etats-Unis, ont été séduits par la philosophie de l’« Open Society », sans parler de l’attrait que représentait ses donations.  

La Nouvelle Gauche américaine était un mouvement social-démocratique. Elle était résolument antisoviétique et, lorsque l’Europe de l’Est et l’Union soviétique se sont effondrées, peu de gens au sein de cette Nouvelle Gauche se sont opposés à la destruction des systèmes socialistes. La Nouvelle Gauche n’a ni gémi ni protesté lorsque les centaines de millions d’habitants de l’Europe de l’Est et de l’Europe centrale ont perdu leur droit au travail, au logement à loyer décent et protégé par la loi, à l’éducation gratuite dans des écoles supérieures, à la gratuité des soins de santé et de l’épanouissement culturel. La plupart ont minimisé les suggestions prétendant que la CIA et certaines ONG – telles la Fondation nationale pour la Démocratie ou l’Open Society Fund – avaient activement participé à la destruction du socialisme. Ces personnes avaient l’impression que la détermination occidentale à vouloir détruire l’URSS depuis 1917 avait vraiment peu de chose à voir avec la chute de l’URSS. Pour ces personnes, le socialisme a disparu de son plein gré, du fait de ses défauts et lacunes. 

Quant aux révolutions, comme celles d’un Mozambique, de l’Angola, du Nicaragua ou du Salvador, annihilées par des forces agissant sous procuration ou retardées par des « élections » très démonstratives, les pragmatistes de la Nouvelle Gauche n’en ont eu que faire et ont tourné les talons. Parfois même, la Nouvelle Gauche a semblé ignorer délibérément les machinations post-soviétiques de la politique étrangère américaine. 

Bogdan Denitch, qui nourrissait des aspirations politiques en Croatie, a été actif au sein de l’Open Society Institute et a reçu des fonds de ce même OSI.(36) Denitch était favorable à l’épuration ethnique des Serbes en Croatie, aux bombardements par l’Otan de la Bosnie et de la Yougoslavie et même à une invasion terrestre de la Yougoslavie.(37) Denitch a été l’un des fondateurs et le président des Socialistes démocratiques des Etats-Unis, un groupe prépondérant de la gauche libérale aux Etats-Unis. Il a également présidé longtemps la prestigieuse Conférence des Universitaires socialistes, par le biais de laquelle il  pouvait aisément manipuler les sympathies de beaucoup et les faire pencher du côté du soutien à l’expansion de l’Otan.(38) D’autres cibles du soutien de Soros comprennent Refuse and Resist the American Civil Liberties Union (refus et résistance à l’Union américaine de défense des libertés civiques), et toute une panoplie d’autres causes libérales.(39) Soros allait acquérir un autre trophée invraisemblable en s’engageant dans la Nouvelle Ecole de Recherches Sociales de New York, qui avait été longtemps une académie de choix pour les intellectuels de gauche. Aujourd’hui, il y sponsorise le Programme pour l’Europe de l’est et l’Europe centrale.(40)  

Bien des gens de gauche inspirés par la révolution nicaraguayenne ont accepté avec tristesse l’élection de Violetta Chamorro et la défaite des sandinistes en 1990. La quasi-totalité du réseau de soutien au Nicaragua a cessé ses activités par la suite. Peut-être la Nouvelle Gauche aurait-elle pu tirer quelque enseignement de l’étoile montante qu’était Michel Kozak. L’homme était un vétéran des campagnes de Washington visant à installer des dirigeants sympathiques au Nicaragua, à Panama et à Haïti, et de saper Cuba – il dirigeait la Section des Intérêts américains à La Havane. 

Après avoir organisé la victoire de Chamorro au Nicaragua, Kozak a poursuivi son chemin pour devenir ambassadeur des Etats-Unis en Biélorussie, tout en collaborant à l’Internet Access and Training Program (IATP – Progr. d’accès et d’initiation au net), sponsorisé par Soros et qui œuvrait à la « fabrication de futurs dirigeants » en Biélorussie.(41) Dans le même temps, ce programme était imposé à l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. L’IATP opère à visière relevée avec le soutien du département d’Etat américain. Au crédit de la Biélorussie, il faut ajouter qu’elle a fini par expulser Kozak et toute la clique de l’Open Society de Soros et du département d’Etat américain. Le gouvernement d’Aleksandr Lukachenko a en effet découvert que, quatre ans avant de s’installer à Minsk, Kozak organisait la ventilation des dizaines de millions de dollars destinés à alimenter l’opposition biélorusse. Kozak travaillait à l’unification du coalition d’opposition, il créait des sites web, des journaux et des pôles d’opinion, et il supervisait un mouvement de résistance estudiantine semblable à l’Otpor en Yougoslavie. Kozak fit même venir des dirigeants de l’Otpor pour former des dissidents en Biélorussie.(42) Juste à la veille du 11 septembre 2001, les Etats-Unis relançaient une campagne de diabolisation contre le président Aleksandr Lukachenko. Cette campagne allait toutefois être remise sur feu doux pour donner la priorité à la « guerre contre le terrorisme ».  

Par l’entremise de l’OSI et du HRW, Soros était l’un des principaux sponsors de la station de radio B-92 à Belgrade. Il fonda l’Otpor, l’organisation qui recevait ces « valises d’argent » afin de soutenir le coup d’Etat du 5 octobre 2000 qui allait renverser le gouvernement yougoslave.(43) Un peu plus tard, Human Rights Watch aidait à légitimer l’enlèvement et la médiatisation du procès de Slobodan Milosevic à La Haye sans aucunement faire état de ses droits.(44) Louise Arbour, qui a œuvré comme juge au sein de ce tribunal illégal, siège actuellement au conseil du Groupe international de crise de Soros.(45) Le gang de l’Open Society et de Human Rights Watch a travaillé en Macédoine, disant que cela faisait partie de sa « mission civilisatrice ».(46)  Il faut donc s’attendre à ce qu’on « sauve » un jour cette république et que s’achève ainsi la désintégration de l’ancienne Yougoslavie. 

DES MANDATAIRES DU POUVOIR 

En fait, Soros a déclaré qu’il considérait sa philanthropie comme morale et ses affaires de gestion d’argent comme amorales.(47) Pourtant, les responsables des ONG financées par Soros ont un agenda clair et permanent. L’une des institutions les plus influentes de Soros n’est autre que le Groupe international de Crise, fondé en 1986. Le GIC est dirigé par des individus issus du centre même du pouvoir politique et du monde des entreprises. Son conseil d’administration compte entre autres en ses rangs Zbigniew Brzezinski, Morton Abramowitz, ancien secrétaire d’Etat adjoint aux Etats-Unis; Wesley Clark, ancien chef suprême des alliés de l’Otan pour l’Europe; Richard Allen, ancien conseiller national à la sécurité des Etats-Unis. Il vaut la peine de citer Allen : l’homme a quitté le Conseil national de la sécurité sous Nixon parce qu’il était dégoûté des tendances libérales de Henry Kissinger; c’est encore lui qui a recruté Oliver North pour le Conseil national de la sécurité sous Reagan, et qui a négocié l’échange missiles-otages dans le scandale des contras iraniens. Pour ces quelques individus, « contenir des conflits » équivaut à assurer le contrôle américain sur les peuples et ressources du monde entier.  

Dans les années 1980 et 1990, sous l’égide de la doctrine reaganienne, les opérations secrètes ou à ciel ouvert des Etats-Unis battaient leur plein en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie. Soros était ouvertement actif dans la plupart de ces endroits, oeuvrant à corrompre d’éventuels révolutionnaires en devenir, à sponsoriser des hommes politiques, des intellectuels et toute autre personne susceptible d’arriver au pouvoir lorsque l’agitation révolutionnaire serait retombée. Selon James Petras : « A la fin des années 1980, les secteurs les plus perspicaces des classes néo-libérales au pouvoir comprirent que leurs menées politiques polarisaient la société et suscitaient un ample mécontentement social. Les politiciens néo-libéraux se sont mis à financer et à promouvoir une stratégie parallèle ‘à partir de la base ‘, la promotion d’organisations en quelque sorte ‘tirées du sol’, à l’idéologie ‘anti-étatique’ et censées intervenir parmi les classes potentiellement conflictuelles, afin de créer un ‘tampon social’. Ces organisations dépendaient financièrement de ressources néo-libérales et étaient directement engagées dans la concurrence avec des mouvements socio-politiques pour la fidélité des dirigeants locaux et des communautés militantes. Dans les années 1990, ces organisations, décrites comme ‘non gouvernementales’, se comptaient par milliers et recevaient quelque 4 milliards de dollars pour l’ensemble de la planète. »(48) 

Dans Underwriting Democracy (Garantir la démocratie), Soros se vante de « l’américanisation de l’Europe de l’Est ». Selon ses propres dires, grâce à ses programmes d’éducation, il a commencé à mettre en place tout un encadrement de jeunes dirigeants « sorosiens ». Ces jeunes hommes et femmes issus du moule éducatif de la Fondation Soros sont préparés à remplir des fonctions de ce qu’on appelle communément des « personnes d’influence ». Grâce à leur connaissance pratique des langues et à leur insertion dans les bureaucraties naissantes des pays ciblés, ces recrues sont censées faciliter, sur le plan philosophique, l’accès à ces pays des sociétés multinationales occidentales.   

Le diplomate de carrière Herbert Okun, qui siège en compagnie de George Soros au Comité européen de Human Rights Watch, entretient d’étroites relations avec toute une série d’institutions liées au département d’Etat, allant de l’USAID à la Commission trilatérale financée par Rockefeller. De 1990 à 1997, Okun a été directeur exécutif d’une organisation appelée le Corps des bénévoles des Sercvices financiers, qui faisait partie de l’USAID, « afin d’aider à établir des systèmes financiers de marché libre dans les anciens pays communistes ».(49) George Soros est en complet accord avec les capitalistes occupés à prendre le contrôle de l’économie mondiale.  

LA RENTABILITE DU NON-MARCHAND 

Soros prétend qu’il ne fait pas de philanthropie dans les pays où il pratique le commerce des devises.(50) Mais Soros a souvent tiré avantage de ses relations pour réaliser des investissements clés. Armé d’une étude de l’ICC et bénéficiant du soutien de Bernard Kouchner, chef de l’UNMIK (Administration intérimaire des Nations unies au Kosovo) , Soros a tenté de s’approprier le complexe minier le plus rentable des Balkans.  

En septembre 2000, dans sa hâte de s’emparer des mines de Trepca avant les élections en Yougoslavie, Kouchner déclarait que la pollution dégagée par le complexe minier faisait grimper les taux de plomb dans l’environnement.(51) C’est incroyable, d’entendre une chose pareille, quand on sait que l’homme a applaudi lorsque les bombardements de l’Otan, en 1999, ont déversé de l’uranium appauvri sur le pays et ont libéré plus de 100.000 tonnes de produits cancérigènes dans l’air, l’eau et le sol.(52) Mais Kouchner a fini par obtenir gain de cause et les mines ont été fermées pour des « raisons de santé ». Soros a investi 150 millions de dollars dans un effort pour obtenir le contrôle de l’or, l’argent, le plomb, le zinc et le cadmium de Trepca, lesquels confèrent à cette propriété une valeur de 5 milliards de dollars.(53) 

Au moment où la Bulgarie implosait dans le chaos du « libre marché », Soros s’acharnait à récupérer ce qu’il pouvait dans les décombres, comme Reuters l’a rapporté au début 2001 :  

« La Banque européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) a investi 3 millions de dollars chez RILA [une société bulgare spécialisée dans les technologies de pointe], la première société à bénéficier d’un nouveau crédit de 30 millions de dollars fixé par la BERD pour soutenir les firmes de high-tech en Europe centrale et de l’Est. (…) Trois autres millions de dollars venaient du fonds américain d’investissements privés Argus Capital Partners, sponsorisé par la Prudential Insurance Company of America et opérant en Europe centrale et de l’Est. (…)  Soros, qui avait investi quelque 3 millions de dollars chez RILA et un autre million de 2001 (…) demeurait le détenteur majoritaire. »(54) 

CERNER LES PROBLEMES 

Ses prétentions à la philanthropie confèrent à Soros le pouvoir de modeler l’opinion publique internationale lorsqu’un conflit social soulève la question de savoir qui sont les victimes et qui sont les coupables. A l’instar d’autres ONG, Human Rights Watch, le porte-voix de Soros sur le plan des droits de l’homme, évite ou ignore la plupart des luttes de classes ouvrières organisées et indépendantes. 

En Colombia, des dirigeants ouvriers sont très fréquemment assassinés par des paramilitaires opérant de concert avec le gouvernement sponsorisé par les Etats-Unis. Du fait que ces syndicats s’opposent à l’économie néo-libérale, HRW garde à propos de ces assassinats un relatif silence. En avril dernier, José Vivanco, de HRW, a témoigné en faveur du Plan Colombia devant le Sénat américain (55) : « Les Colombiens restent dévoués aux droits de l’homme et à la démocratie. Ils ont besoin d’aide. Human Rights Watch ne voit pas d’inconvénient fondamental à ce que ce soient les Etats-Unis qui fournissent cette aide. »(56) 

HRW met les actions des combattants de la guérilla colombienne, qui luttent pour se libérer de l’oppression de la terreur d’Etat, de la pauvreté et de l’exploitation, sur le même pied que la répression des forces armées financées par les Etats-Unis et celle des escadrons paramilitaires de la mort, les AUC (Forces colombiennes unies d’autodéfense). HRW a reconnu le gouvernement de Pastrana et de ses militaires, dont le rôle était de protéger les droits à la propriété et de maintenir le statu quo économique et politique. Selon HRW, 50% des morts de civils sont l’œuvre des escadrons de la mort tolérés par le gouvernement.(57). Le pourcentage exact, en fait, est de 80%.(58)  

HRW a validé les élections dans leur ensemble et l’accession au pouvoir du gouvernement Uribe, en 2002.  Uribe est un parfait héritier des dictateurs latino-américains que les Etats-Unis ont soutenu dans le passé, bien qu’il ait été « élu ». HRW n’a pas eu de commentaire à propos du fait que la majorité des habitants ont boycotté les élections.(59)  

Dans le bassin caraïbe, Cuba est un autre opposant au néo-libéralisme à avoir été diabolisé par Human Rights Watch. Dans l’Etat voisin de Haïti, les activités financées par Soros ont opéré de façon à venir à bout des aspirations populaires qui ont suivi la fin de la dictature des Duvalier, et ce, en torpillant le premier dirigeant haïtien, démocratiquement élu,  Jean-Bertrand Aristide. Ken Roth, de HRW, a abondé utilement dans le sens des accusations américaines reprochant à Aristide d’être « antidémocratique ». Pour étayer son idée de la « démocratie », les fondations de Soros ont entamé à Haïti des opérations complémentaires de celles si inconvenantes des Etats-Unis, telles la promotion par USAID de personnes associées aux FRAPH, les fameux escadrons de la mort sponsorisés par la CIA et qui ont terrorisé le pays depuis la chute de « Baby Doc » Duvalier.(60) 

Sur le site de HRW, le directeur Roth a critiqué les Etats-Unis de ne pas s’être opposés à la Chine avec plus de véhémence. Les activités de Roth comprennent la création du Tibetan Freedom Concert (Concert pour la liberté du Tibet), un projet itinérant de propagande qui a effectué une tournée aux Etats-Unis avec d’importants musiciens de rock pressant les jeunes à soutenir le Tibet contre la Chine.(61) Le Tibet est un projet de prédilection de la CIA depuis de nombreuses années.(62) 

Récemment, Roth a réclamé avec insistance que l’on s’oppose au contrôle de la Chine sur sa province riche en pétrole du Xinjiang. Avec l’approche colonialiste du « diviser pour conquérir », Roth a essayé de convaincre certaines membres de la minorité religieuse des Ouïgours au Xinjiang que l’intervention des Américains et de l’Otan au Kosovo contenait une promesse en tant que modèle pour eux-mêmes. Déjà en août 2002, le gouvernement américain avait soutenu quelque peu cette tentative également. 

Les intentions américaines à propos de cette région sont apparues clairement lorsqu’un article du New York Times sur la province de Xinjiang, en Chine occidentale, décrivait les Ouïgours comme une « majorité musulmane vivant nerveusement sous domination chinoise . Ils « sont bien au courant des bombardements de la Yougoslavie par l’Otan, l’an dernier, et certains les encensent pour avoir libéré les musulmans du Kosovo; ils s’imaginent pouvoir être libérés de la même manière ici ».(63) Le New York Times Magazine, de son côté, notait que « de récentes découvertes de pétrole ont rendu le Xinjiang particulièrement attrayant au yeux du commerce international » et, en même temps, comparaît les conditions de la population indigène à celles du Tibet.(64) 

DES DEFICIENCES EN CALCUL  

Lorsque les organisations sorosiennes comptent, elles semblent perdre toute notion de vérité. Human Rights Watch affirmait que 500 personnes, et non pas plus de 2.000, avaient été tuées par les bombardiers de l’Otan au cours de la guerre de Yougoslavie, en 1999.(65) Elles prétendent que 350 personnes seulement, et non pas plus de 4.000, étaient mortes suite aux attaques américaines en Afghanistan.(66) Lorsque les Américains ont bombardé Panama en 1989,  HRW a préfacé son rapport en disant que « l’éviction de Manuel Noriega (…) et l’installation du gouvernement démocratiquement élu du président Guillermo Endara amenait de grands espoirs au Panama (…) ». Le rapport omettait de mentionner le nombre de victimes.  

Human Rights Watch a préparé le travail de terrain pour l’attaque de l’Otan contre la Bosnie, en 1993, avec de fausses allégations de « génocide » et de viols par milliers.(67) Cette tactique consistant à susciter une hystérie politique était nécessaire pour que les Etats)Unis puissent mener à bien leur politique dans les Balkans. Elle a été réutilisée en 1999 lorsque HRW a fonctionné en qualité de troupes de choc de l’endoctrinement pour l’attaque de la Yougoslavie par l’Otan. Tout le bla-bla de Soros à propos du règne de la loi a été oublié d’un seul coup. Les Etats-Unis et l’Otan ont imposé leurs propres lois et les institutions de Soros étaient derrière pour les soutenir. 

Le fait de trafiquer des chiffres afin d’engendrer une réaction a été une composante importante de la campagne du Conseil des relations étrangères après le 11 septembre 2001. Cette fois, il s’agissait des 2.801 personnes tuées au World Trade Center. Le Conseil des relations étrangères (CRE) se réunit le 6 novembre 2001 afin de planifier une « grande campagne diplomatique publique ». Le CRE créa une « Cellule de crise indépendante sur la réponse de l’Amérique au terrorisme ». Soros rejoignit Richard C. Holbrooke, Newton L. Gingrich, John M. Shalikashvili (ancien président des chefs d’état-major réunis) et d’autres individus influents dans une campagne visant à faire des mots du WTC des outils de la politique étrangère américaine. Le rapport du CRE mit tout en œuvre pour faciliter une guerre contre le terrorisme. On peut retrouver les empreintes de George Soros un peu partout, dans cette campagne : « Il faut que les hauts fonctionnaires américains pressent amicalement les Arabes amis et autres gouvernements musulmans non seulement de condamner publiquement les attentats du 11 septembre, mais également de soutenir les raisons et les objectifs de la campagne antiterroriste américaine. Nous n’allons jamais convaincre les peuples du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud de la légitimité de notre cause si leurs gouvernements restent silencieux. Il nous faut les aider à éviter tout retour de flamme pouvant émaner de telles déclarations, mais il faut que nous les convainquions de s’exprimer de vive voix. (…) Encouragez les musulmans bosniaques, albanais et turcs à apprendre à des auditoires étrangers à considérer le rôle des Américains dans le sauvetage des musulmans de Bosnie et du Kosovo en 1995-1999 ainsi que nos liens étroits et de longue durée avec les musulmans dans le monde entier. Engagez les intellectuels et les journalistes du pays à prendre la parole également, quels que soient leurs points de vue. Informez régulièrement la presse régionale en temps réel pour encourager des réponses rapides. (…) Insistez sur la nécessité de faire référence aux victimes (et citez ces dernières nommément afin de mieux les personnaliser) chaque fois que nous discutons de nos motifs et de nos objectifs. »(68) 

Bref, les déficiences sorosiennes en calcul servent à vanter et à défendre la politique étrangère américaine. 

Soros est très ennuyé par le déclin du système capitaliste mondial et il veut faire quelque chose à ce propos, et maintenant, encore. Récemment, il déclarait : « Je puis déjà discerner les préparatifs de la crise finale. (…) Des mouvements politiques indigènes sont susceptibles d’apparaître qui chercheront à exproprier les sociétés multinationales et à reprendre possession des richesses ‘nationales’. »(69) 

Soros suggère le plus sérieusement du monde un plan pour contourner les Nations unies. Il propose que les « démocraties du monde devraient prendre les rênes et constituer un réseau mondial d’alliances qui pourraient travailler avec ou sans les Nations unies ». Si l’homme était psychotique, on pourrait penser qu’il était en crise, à ce moment précis. Mais le fait est que l’affirmation de Soros : « les Nations unies sont constitutionnellement incapables de remplir les promesses contenues dans le préambule de leur Charte » reflète la pensée des institutions réactionnaires du genre de l’American Enterprise Institute.(70) Bien que maints conservateurs font référence au réseau de Soros comme étant de gauche, si l’on aborde la question de l’affiliation des Etats-Unis aux Nations unies, Soros est exactement sur la même longueur d’onde que les semblables de John R. Bolton, sous-secrétaire d’Etat pour le Contrôle des Armes et les Affaires de Sécurité internationale qui, en même temps que « de nombreux républicains du Congrès, croient qu’il ne faut pas accorder davantage de crédit au système des Nations unies ».(71) La droite a mené une campagne de plusieurs décennies contre l’ONU. Aujourd’hui, c’est Soros qui l’orchestre. Sur divers sites web de Soros, on peut lire des critiques des Nations unies disant qu’elles sont trop riches, qu’elles ne sont guère désireuses de partager leurs informations, ou qu’elles se sont affaiblies dans des proportions qui  les rendent impropres à la manière dont le monde devrait tourner, selon George Soros, du moins. 

Même les auteurs écrivant dans The Nation, des auteurs censés en savoir beaucoup plus, ont été influencés par les idées de Soros. William Greider, par exemple, a récemment découvert quelque pertinence dans la critique de Soros disant que les Nations unies ne devrait pas « accueillir les dictateurs de pacotille et les totalitaristes ni les traiter en partenaires égaux ».(72)  Ce genre de racisme eurocentrique constitue le noyau de l’orgueil démesuré de Soros. Quand il affirme que les Etats-Unis peuvent et devraient diriger le monde, c’est un plaidoyer pour le fascisme à l’échelle mondiale. Pendant bien trop longtemps, les « progressistes » occidentaux ont donné un blanc-seing à Soros. Il est probable que Greider et les autres trouvent que l’allusion au fascisme est excessive, injustifiée et même insultante. 


Mais écoutez plutôt, et d’une oreille attentive, ce que Soros lui-même a à dire : « Dans la Rome ancienne, seuls les Romains votaient. Sous le capitalisme mondial moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens, eux, ne votent pas. »(73)
 

NOTES 

1.      Dan Seligman, « Life and Times of a Messianic Billionaire », commentaires, avril 2002. 

2.      Lee Penn, « 1999, A Year of Growth for the United Religions Initiative. »

http://ad.doubleclick.net/adi/N1684.TMP3/B103O723.3;sz=720x300;ord=6249?.

3.      Seligman.

4.      « Sir Karl Popper in Prague, Summary of Relevant Facts Without Comment »,

http://www.lf3.cuni.cz/aff/p1_e.html.

5.      Radio Free Europe/Radio Liberty, Transcaucasia/Central Asia, http://www.rferl.org.

6.      George Soros, Soros on Soros, Staying Ahead of the Curve (New York: John Wiley, 1995), p.26.

7.      « Hedge Funds Get Trimmed », Wall Street Journal, 1er mai 2000.

8.      Theodore Spencer, « Investors of the Century », Fortune, décembre 1999.

9.      Jim Freer, « Most International Trader George Soros », Latin Tradecom, octobre 1998,

http://www.latintrade.com/newsite/content/archives.cfm?StoryID=473.

10.  Busaba Sivasomboon, « Soros Speech in Thailand Canceled », information AP, 28 janvier 2001.

11.  Sivasomboon.

12.  George Soros, The Asia Society Hong Kong Center Speech,

http://www.asiasociety.org/speeches/soros.

13.  Soros on Soros, op.cit..

14.  George Soros, Open Society: Reforming Global Capitalism (New York: Public Affairs, 2000).

15.  David Corn, « Bush and the Billionaire, How Insider Capitalism Benefited W », The Nation, 17 juillet 2002.

16.  Soros on Soros, pp.122-25.

17.  Agence France-Presse, 8 octobre 1993.

18.  Marianne Yen, « Fund's Representatives Arrested in China », Washington Post, 8 août 1989, p.A4.

19.  Los Angeles Times, 24 novembre 1994, p.ASS.

20.  Chrystia Freeland, « Moscow Suspicion Grows: Kremlin Factions Are at Odds Over Policy », Financial Times (Londres), 10 janvier 1995.

21.  Interfax Russian News, 6 novembre 1999.

22.  Irma Dezhina, « U.S. Non-profit Foundations in Russia, Impact on Research and Education » :

http://www.jhu.edu/~istr/conferences/dublin/workingpapers/dezhina.pdf.

23.  « FSK Suspects Financing of Espionage on Russia's Territory », information AP, 18 janvier 1995.

24.  David Hoffman, « Proliferation of Parties Gives Russia a Fractured Democratic System », Washington Post, 1er octobre 1995, p.A27; Margaret Shapiro, « Russian Agency Said to Accuse Americans of Spying », Washington Post, 14 janvier 1995, p.A17.

25.  Allan Turner, « Looking For Trouble », Houston Chronicle, 28 mai 1995, p.E1; Kim Masters, « Where Is Fred Cuny », Washington Post, 19 juin 1995, p.D1; Patrick Anderson, « The Disaster Expert Who Met His Match », Washington Post, 6 septembre 1999, p.C9; Scott Anderson, « What Happened to Fred Cuny? » New York Times Magazine, 25 février 1996, p.44.

26.  Scott Anderson, « The Man Who Tried to Save the World: the Dangerous Life and Disappearance of Fred Cuny », Philanthropy Roundtable, mars/avril 2002,

http://www.philanthropyroundtable.org/magazines/2000-01/hedges.

27.  « U.S.Blocks $500M Aid Deal for Russians », Wall Street Journal, 22 décembre 1999.

28.  Bob Djurdjevic, « Letters to the Editor », Wall Street Journal, 22 décembre 1999.

29.  « Open Society Institute », http://www.soros.org/osi/newyork.

30.  Connie Bruck, « The World According to Soros », New Yorker, 23 janvier 1995.

31.  Olga M. Lazin, « The Rise of the U.S. Decentralized Model for Philanthropy, George Soros' Open Society and National Foundations in Europe »,

http://www.isop.ucla.edu/profmex/volume6/1winter01/01lazin1.htm.

32.  David Ignatius, « Innocence Abroad: The New World of Spyless Coups », Washington Post, 22 septembre 1991, p.C1.

33.  Patrick McCartney, « Study Suggests Drug Laws Resemble Notorious Passbook Laws »,http://www.mapinc.org/drugnews/v00/n861/a06.

34.  McCartney.

35.  Voir Sean Gervasi, « Western Intervention in the USSR », CovertAction Information Bulletin, n° 39, hiver 1991-92.

36.  « The Cenasia Discussion List »,

http://www.eurasianet.org/resource/cenasia/hypermail/200102/0052.html.

37.  Bogdan Denitch, « The Case Against Inaction », The Nation, 26 avril 1999.

38.              « Biographies, 2002 Socialist Scholars Conference »,

http://www.socialistscholar.org/biographies.

39.  « Grants », http://www.soros.org/repro/grants.

40.  « East and Central Europe Program », http://www.newschool.edu/centers/ecep.

41.  Oxana Popovitch, « IREX Belarus Opens a New IATP Site in Molodechno ».

http://www.iatp.net/archive/belarus.

42.  lan Traynor, « Belarussian Foils Dictator-buster... For Now », Guardian, 14 septembre 2001,

http://www.guardian.co.uk/international/story/0,3604,551533,00.html

43.  Steven Erlanger, « Kostunica Says Some Backers 'Unconsciously Work for American Imperial Goals’ », New York Times, 20 septembre 2000; et « Bringing Down a Dictator, Serbia Calling », PBS,

http://www.pbs.org/weta/dictator/rock/serbiacalling.html

44.  Milosevic in the Hague, Focus on Human Rights, « In-Depth Report Documents Milosevic Crimes », avril 2001,

http://www.hrw.org/press/2001/10/milocroat1029.htm.

45.  « About ICG », mai 2002,

http://www.intl-crisis-group.org/annual/2002/ICG2002.pdf.

46.  Macedonia Crimes Against Civilians: Abuses by Macedonian Forces in Lluboten, 10-12 août 2001.

47.  Andrew Leonard. « The Man Who Bought the World », 28 février 2002, Salon.com.

http://archive.salon.com/tech/books/2002/02/28/soros/

48.  James Petras, « Imperialism and NGOs in Latin America », Monthly Review, vol. 49, n° 7, décembre 1997.

49.  International Security Studies, « Herbert Okun »,

http://www.yale.edu/iss/peopleadvisoryboard1.

50.  Leonard.

51.  Edward W. Miller, « Brigandage », Coastal Post Monthly, Mann County, CA, septembre 2000.

52.  Mirjan Nadrljanski, « Eco-Disaster in Pancevo: Consequences on the Health of the Population », 19 juillet 1999,

http://www.gci.ch/GreenCrossPrograms/legacy/yugoslavia/Nadrljanski.html

53.  « Soros Fund Launches $150 MIn U.S.Backed Balkans Investment », Bloomberg Business News, 26 juillet 2000; Chris Hedges, « Below It All in Kosovo », New York Times, 8 juillet 1998, p.A4.

54.  Galina Sabeva, « Soros' Sofia IT Firm Gets $9 Million Equity Investment », Reuters, 23 janvier 2001.

55.  On Plan Colombia see: Manuel Salgado Tamayo, « The Geostrategy of Plan Colombia », Covert Action Quarterly, n° 71, hiver 2001.

56.  « Colombia: Human Rights Watch Testifies Before the Senate », Human Rights Watch Backgrounder, 24 avril 2002,

http://www.hrw.org/backgrounder/americas/colombia-testimony0424.htm.

57.  « Colombia: Bush/Pastrana Meeting, HRW World Report 2001, Human Rights News » (New York, 6 novembre 2001).

58.  Fairness and Accuracy in Reporting, Action Alert, « New York limes Covering for Colombian Death Squads », 9 février 2001.

59.  Doug Stokes, « Colombia Primer Q&A on the Conflict and U.S. Role », 16 avril 2002. Znet,

http://www.zmag.org/content/Colombia/stokes_col-primer.cfm.

60.  Interpress Service, 18 janvier 1995. Pour plus de références, voir Jane Regan, « AIDing
U.S. Interests In Haiti », CovertAction Quarterly, n° 51, hiver 1994-95; et Noam Chomsky, « Haiti, The Uncivil Society », CovertAction Quarterly, n° 57, été 1996.

61.  Sam Tucker, Human Rights Watch,

http://www.webactive.com/webactive/sotw/hrw.

62.  John Kenneth Knaus, Orphans of the Cold War (New York, BBS Public Affairs 1999), p.236.

63.  Elisabeth Rosenthal, « Defiant Chinese Muslims Keep Their Own Time », New York Times, 19 novembre 2000, p.3.

64.  Jonathan Reynolds (pseudonym), « The Clandestine Chef », New York Times Magazine, 3 décembre 2000.

65.  « Lessons of War », Le Monde Diplomatique, mars 2000; Peter Phillips, « Untold Stories of U.S./NATO's War and Media Complacency »,

http://www.converge.org.nz/pma/suntold.htm

66.  Marc W. Herold, « A Dossier on Civilian Victims of United States' Aerial Bombing of  Afghanistan: A Comprehensive Accounting »,

http://www.ratical.org/ratville/CAH/civiDeaths.html

67.  « Rape as a crime against humanity, »

http://www.haverford.edu/relg/sells/rape.html

68.  « Improving the Public Diplomacy Campaign in the War Against Terrorism », Independent Task Force on America's Response to Terrorism, Council on Foreign Relations, 6 novembre 2001.

69.  William Greider, « Curious George Talks the Market », The Nation, 15 février 1999.

70.  « Oppose John Bolton's Nomination as State Department's Arms Control Leader », Council for a Livable World , 11 avril 2001,

http://www.clw.org/bush/opposebolton.html

71.  Ibid.

72.  Greider.

73.  « The Dictatorship of Financial Capital », Federation of Social and Educational Assistance (FASE), Brazil, 2002, http://www.fase.org.br

 

A PROPOS DE L’AUTEUR

Heather Cottin est écrivain, elle a été militante politique toute sa vie et a pris récemment sa retraite en tant que professeur d’histoire dans une école supérieure. Elle vit à Freeport, NY et, durant de nombreuses années, a été mariée avec l’érudit et le militant Sean Gervasi, aujourd’hui décédé.

Traduit de l' anglais

par notre ami Jean-Marie FLEMAL

Délits d' initié et coups d' État   (16 au 23/01/2004, malheureusement la suite de l' article n' est visible que pour les membres du Réseau Voltaire)
George Soros, spéculateur et philanthrope

 Archétype du spéculateur et prophète du « post-capitalisme », le financier et philosophe George Soros est à la fois craint et adulé. Responsable de krachs boursiers et mécène dans une cinquantaine de pays, il détient aujourd'hui une fortune évaluée à sept milliards de dollars et se propose de financer les campagnes contre George W. Bush alors même qu'il sauva Junior de la faillite en 1990 et continue à travailler avec son père au sein du Carlyle Group. Simultanémment actif dans de nombreux changements de régime, il est accusé d'être un paravent de la CIA.

-Paul - Henri SPAAK, l' homme au "fusil brisé" des années ' 30, passé finalement aux libéraux, fut le premier "socialiste" à devenir secrétaire général de l' OTAN, la plus grande des saintes alliances militaires et impérialistes capitalistes de tous les temps. A tenu le "discours de la peur" à l' ONU et fut donc un des artisans les plus zélés de la guerre froide et de l' infernale course aux armements. Ses compromissions avec le pouvoir capitaliste et les dirigeants américains sont on ne peut plus évidentes.

-Guy SPITAELS, docteur en droit, licencié en sciences politiques et sociales de l' Université (très) catholique de Louvain, diplômé en Hautes Études européennes du Collège de Bruges, chercheur à l' ULB, à l' Institut de sociologie Solvay dont il devint directeur de recherches, enseignant à Bruges et à la Faculté de Droit de l' Université de Reims. Devenu président du Parti "socialiste" francophone, plusieurs fois ministres, ex - Président du Parlement wallon, ex - bourgmestre d' Ath. Le "Dieu" du PS a été condamné, avec d' autres collègues, et a quitté toutes ses fonctions publiques, à la suite du "scandale Agusta - Dassault" (achat notamment par la Belgique d' hélicoptères de combat). Sous son règne, en Belgique francophone, le PS a donc alimenté partiellement ses caisses noires avec de l' argent de pots - de - vin reçus, grâce à certains de ses ministres, versés par des marchands d' armes et ensuite le parti plaçait ces dizaines de millions dans des banques du Grand - Duché de Luxembourg. Fin peu glorieuse pour un grand homme ! Finalement oublié, Jean Jaurès doit aujourd'hui se retourner dans sa tombe...

-Dominique STRAUSS - KAHN, France : "Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j' essaie d' apporter ma modeste pierre à la construction d' Israël." Dominique Strauss-Kahn (1991). Dominique Strauss-Kahn est Député du groupe "socialiste" à l' Assemblée Nationale française, Membre de la commission des affaires étrangères, adjoint au Maire de Sarcelles, dans le Val - d'Oise, ancien Ministre de l' industrie et du commerce extérieur d' avril 1992 à mars 1993, ancien Ministre de l' économie, des finances et de l' industrie de juin 1997 à novembre 1999. Cette citation est extraite d'un article diffusé dans la rubrique "Réseau" de ce PiP : N° 26. Trop Proche - Orient par Slimane Zeghidour in La Vie du jeudi 11 avril 2002]. C' est un fait connu : le colonialisme et le terrorisme sionistes ne tirent pas seulement leurs appuis, leurs complicités et leurs encouragements de la Maison Blanche, des milliardaires de New York et de Dallas et de l' Occident capitaliste, mais aussi de la "sociale" - "démocratie"...

-Muhammad SUHARTO, ex - dictateur, complice de Washington et de l' Occident. Arrivé au pouvoir en 1965, à la suite d' un coup d' État sanglant, il succéda au Président Soekarno, considéré avec le PKI (Parti communiste indonésien) comme un double - danger par Washington. Privatisa toutes les entreprises de son pays. S' est surtout illustré par le massacre de quelque 500.000 "communistes". À l' époque les fleuves et rivières d' Indonésie charriaient les cadavres mutilés de ses victimes..., oeuvre des "escadrons de la mort". On sait aujourd'hui, grâce aux documents déclassés de la C.I.A., que l' ambassade des U$A a financé et entraîné les milices fascistes pour permettre ce massacre, un des plus importantes de l' après - guerre. Harold Wilson et les travaillistes britanniques, qui gouvernaient au moment de son coup d' État, y ont aussi joué un "grand rôle", au point même d' envoyer leur Ministre des Affaires Étrangères, un certain Stewart, inspecter les fosses communes... La famille de Suharto a amassé une fortune estimée à 15 milliards de dollars, selon une enquête de Time Magazine, que le président Suharto a jusqu' à présent échoué à faire condamner pour diffamation.

                     Cette page a été mise à jour le 01/04/04.

 

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