DALAI LAMA

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-le DALAI LAMA du Tibet. Ex - colonie de l' impérialisme britannique, cet État fantoche fonctionnait sur un système politique féodal arriéré. La noblesse religieuse, les moines bouddhistes, possédaient un droit de propriété absolu sur les serfs et sur les esclaves. Ces derniers, abrutis de misère, laissés dans l' ignorance, ne connaissaient aucun moyen d' évolution sociale, réduits qu' ils étaient à vivre selon le bon vouloir des castes théocratiques des monastères. La seule manière d' accéder à un rang social plus élevé était de voir l' un de ses enfants devenir une nouvelle réincarnation du Dalai Lama, ce qui donnait alors le droit à la famille concernée d' accéder à la noblesse et d' acquérir à son tour un grand nombre de serfs et de serviteurs ! Colonie anglaise, le Tibet était l' un des derniers États féodaux de la planète. L' arrivée du socialisme permit à la population de développer un niveau de vie moins misérable. Aujourd'hui, au nom de l' indépendance nationale, l' intégrisme bouddhiste y prône à nouveau le repli du Tibet sur des valeurs théocratiques et tribalistes. L' Occident, à présent, érige en dogme moral la défense d' une idéologie théocratique symbolisée par le gouvernement tibétain en exil et par la bonne conscience que véhicule un Dalai Lama héritier de siècles de féodalisme et poussé par la volonté de réinstaurer le vieux système tibétain. Les beaux discours du Dalai Lama, qui sous le couvert de slogans de "démocratie" et de "liberté", appellent régulièrement les bouddhistes occidentaux à soutenir, au travers des médias, l' action de libération nationale et tribaliste du Tibet, n' ont d' autre but politique que celui de renouveler l' expérience afghane ou iranienne sous couvert d' une phraséologie démocratique avec laquelle il essaye d' éduquer ses proches afin d' adapter le gouvernement tibétain en exil à l' image médiatique occidentale. Mais la démocratie ne peut s' incarner dans un système politique où les dirigeants à vie sont nommés par un droit divin absurde et où la population n' est envisagée que comme un réservoir de serfs destinés à l' exploitation et à la famine. Comme les autres croisés de l' anti - communisme, Pasternak, Soljenitsyne, Sakharov, Walesa, Havel, Gorbatchev, ... , il a évidemment reçu son prix Nobel de ... la Paix.  

-Adam DAMIN, général, Indonésie. En 1999, après l' indépendance de Timor oriental, il était le chef des forces occupantes de l' armée indonésienne. Des dizaines d' officiers indonésiens ont organisén des atrocités. Prequ' aucun n' a été condamné. Les États Unis et leur champion de la "démocratie", de la "liberté" et des "droits de l' homme", George W. Bush, n' ont même pas protesté. Peut être parce que la fine fleur de l' armée indonésienne a été formée par des officiers américains ? Peut - être parce que ces officiers sont le pilier de l' influence américaine en Indonésie. Ce terroriste, responsable de la mort ou du viol de milliers de gens et de la destruction de villages entiers n' a cependant été condamné qu' à trois ans de prison.

-Serge DASSAULT et famille, France, fortune : 4,9 milliards de dollars, aviation.

 

-Marvin H. DAVIS, U$A, fortune : 4,5 milliards de dollars, pétrole.

 

-Idriss DÉBY, nouveau dictateur,  Général - Président auto - proclamé,  du Tchad, coupable lui aussi de hold - up électoral, rejeté par le Peuple dès le premier tour de l' élection présidentielle pseudo - démocratique du 20 mai 2001. Sa nature criminogène :  selon  la commission internationale sur les crimes de l' ancien Président Hissene Habré, 40.000 Tchadiens furent  assassinés par les forces "de l' ordre", dirigées personnellement par l' actuel Président Idriss, alors chef d' État - major des armées. (Dossier Noir de la politique africaine de la France,  N°13 éd. l' Harmattan, Paris, 1999). Le volumineux  rapport de la mission d' enquête du 12 au 23 juillet 1991 de Jean - Paul Jean,  pour le compte de la Fédération internationale des Droits de l' Homme (FIDH), mentionne: 54.000 arrestations arbitraires et 80.000 orphelins dont les parents ont été sommairement exécutés entre 1980 et 1990. Selon le journal Alwihda, à ces morts viennent s' ajouter plus de 25.000 autres depuis le 1er décembre 1990, date à laquelle Idriss Déby a  pris le  pouvoir à  la faveur d' un coup d' État militaire, aidé par l' armée française au Tchad. Enfin le Général Idriss Déby est coupable de délinquance financière internationale: fausses monnaies, trafics de drogues ( lire " Noir Procès " de F.X. Vershave et Laurent Beccaria, éd. Les Arènes, Paris 2001).  Malgré ces crimes, le silence, l' indifférence et la passivité des pays prétendus "démocratiques", notamment la France (omniprésente au Tchad) et des institutions internationales (BM, FMI, OUA,...) continuent.  L' odeur du pétrole inhiberait donc les bons réflexes de défense des Droits de l' Homme. C' est le règne de l' hypocrisie et des rentes financières où la vie des Africains n' a aucune valeur.  N' est - ce pas là un comportement d' essence raciste ? N' est - ce pas là, la logique capitaliste de profits des multinationales ? Les Tchadiens voient les leurs massacrés, pillés, violées, subissent  quotidiennement des traitements humiliants et dégradants. Les Africains savent que les Dictateurs - Présidents africains de l' acabit de Idriss Déby, créatures du capital et de l' impérialisme, ont été choisies et imposées par le  néo - libéralisme  afin de mieux exploiter  et piller leurs pays.

 

-Michael DELL, U$A, fortune : 10,6 milliards de dollars, Dell Computer.

 

-Henri DE MAN, Belgique, était dans les années trente, l' idéologie du Parti Ouvrier Belge (POB), prédécesseur du PSB, puis du PS - SP (social - démocrate). En 1938, il a succédé à Emile Vandervelde à la tête du POB. Il est resté à ce poste jusqu' à la publication de son Manifeste, le 28 juin 1940, un mois et demi après l' invasion de la Belgique par les nazis. Il y annonce la dissolution du POB et demande aux militants socialistes de collaborer avec l' occupant. Dans ce texte, devenu un classique de la littérature fasciste, De Man loue la "supériorité" morale, sociale et militaire du régime nazi: "La guerre a entraîné la débâcle du régime parlementaire et de la ploutocratie capitaliste dans les prétendues démocraties. Pour les classes laborieuses et pour le socialisme, cet effondrement du monde décrépit loin d' être un désastre, est une délivrance...". (Lettres d' Henri De Man, Écrits de Paris n° 8  184, juillet - août 1960, page 79). Le président du POB dissout le parti et appelle donc ses militants à collaborer avec le régime nazi qui, selon lui, a prouvé sa supériorité morale, sociale et militaire. Après la guerre, De Man a été condamné à vingt ans de prison par contumace pour haute trahison. Le 6 mars 1941, De Man déclarait encore au Petit Parisien: "Dites bien que les Français ont plus de chance que nous, puisqu' ils ont un gouvernement qui leur a permis d' entrer dans la voie de la politique de collaboration avec l' Allemagne, dans laquelle les circonstances ont interdit à la Belgique de s' engager jusqu' à présent.". (référence au régime de Vichy!). Déjà au cours des années trente, De Man devint de plus en plus fasciste. L' Historien antifasciste Zeev Sternhell a raison d' affirmer que le Manifeste de De Man avait développé une idéologie fasciste en tous points. Il fut notamment un passionné de Mussolini. En 1927, Henri De Man a écrit "Au - delà du marxisme, rupture radicale avec le socialisme scientifique". Le 21 juillet 1930, quand sort la traduction italienne, Mussolini enthousiaste lui écrivit : "Votre critique du marxisme est bien plus pertinente que celle des réformistes allemands ou italiens : elle est définitive aussi, parce qu' elle vient après les événements 1914 - 1919, qui ont démoli tout ce qui restait de 'scientifique' dans le marxisme". Dans sa réponse à Mussolini, le 23 août 1930, De Man écrit : "Je vous prie de croire qu' aucun préjugé ne m' empêche de suivre jour par jour avec un souci ardent d' information objective, l' oeuvre doctrinale et politique dont vous êtes l' ouvrier... Je ne ferme mon esprit à aucune manifestation de force créatrice, c'est précisément parce que je ne crains donc pas de rendre justice à certains aspects organisateurs de l' oeuvre fasciste, que j' en poursuis le cours avec un intérêt passionné.". Voilà donc l' homme qui dirigea pendant 2 ans la sociale - démocratie belge et qui en façonna l' idéologie réformiste jusqu' au déclenchement de la seconde guerre mondiale...

 

-Jules DESTRÉE, Belgique, ce précurseur coc(q)ardier de José Happart et Robert Collignon fut recruté par Albert Ier pour précipiter l' entrée en guerre de l' Italie, en 1916.

 

-Mia DE VITS, membre de la direction de la FGTB (Fédération Générale du Travail de Belgique), syndicat dit "socialiste". Serait membre du groupe Bilderberg. Cette association très sélect fait tout pour rester dans l' ombre, mais ce rassemblement de puissants chefs d' entreprises, hauts fonctionnaires, intellectuels et autres grosses pointures a été convoqué en 1954 par le prince Bernhard, connu pour le scandale de corruption Lockheed. Bilderberg joue un rôle central dans la construction de l' Europe des patrons. Y ont pris part ces dernières années, pour la Belgique : Léon Lambert (groupe Bruxelles - Lambert), baron Etienne Davignon (ex - Société Générale), Willy Claes ("socialiste", ex - secrétaire général, finalement défenestré de l' OTAN), John Goossens (Belgacom), André Leysen (Gevaert et, dans ses jeunes années, jeunesses hitlériennes), Maurice Lippens (Fortis), le prince Philippe et, en 1998... Mia De Vits. En brillante compagnie, Mia y défend sans doute la cause des travailleurs en luttes et exploités par le grand Capital (?)... 

-chef de ouzbek Abdul Rashid DOSTAM, Afghanistan, mercenaire champion du retournement, d' alliance tout au long de la guerre civile qui a ravagé son pays. Né en 1954 dans une famille pauvre de la minorité ouzbèke originaire de la province de Jowzjan (nord de l'Afghanistan), Dostam (ou Dostom, "mon ami") a commencé sa carrière comme simple paysan avant de devenir un chef de guerre redouté. A rejoint le parti communiste afghan (PDPA) pour commander à 23 ans un escadron de blindés. Peu après l' entrée en Afghanistan de l' armée rouge, il est envoyé en Union soviétique où il reçoit une formation militaire. Rentré en Afghanistan, il prend la tête d' une milice pro - communiste forte de quelque 20.000 hommes et combat activement les forces moujahidine de la "résistance" contre - révolutionnaire afghane. Nommé général de division en 1990, il avait obtenu du régime progressiste le titre de "héros de la République" en 1991 pour ses succès contre la guérilla islamiste. En 1992, trois ans après le retrait soviétique, le vent tourne et Dostam tourne avec lui. Il abandonne le régime pro - soviétique du Dr Mohammad Najibullah pour rejoindre son ancien ennemi, le commandant Ahmad Shah Massoud, assassiné le 9 septembre 2001, avec qui il partage brièvement le pouvoir à Kaboul. Mais furieux d' être écarté des postes qu' il ambitionnait, le général change une nouvelle fois de camp en rejoignant les forces de Gulbuddin Hekmatyar, un islamiste radical. Leur siège de Kaboul a laissé la ville en ruines et sa milice y a gagné le surnom de "Killim Jam", les voleurs de tapis, tant elle a rançonné la population, sans parler des viols. Mais Kaboul n' est pas tombée. Après cet échec, Dostam regagne le nord pour y créer un mini - Etat où il "règne" sur quelque cinq millions d'Afghans. Sa "capitale", Mazar - i - Sharif, dispose de sa propre monnaie, d' un grand aéroport, d' une université et les échanges se multiplient avec l' Ouzbékistan. La loi de Dostam y est sans pitié, les criminels sont écrasés sous les chenilles des tanks, mais Mazar - i - Sharif devient un refuge pour des milliers d' Afghans qui fuient les rigueurs de la loi islamique imposée par les talibans, milice au pouvoir à Kaboul. Au sommet de son pouvoir en 1996-1997, son fief connaît une prospérité qui tranche avec le reste du pays, plongé dans la guerre civile. Courtisé par les puissances étrangères, il visite Londres, Washington et New York. Il crée sa propre compagnie aérienne, Balkh Air, qui transporte les hommes d' affaires en Iran, en Asie centrale, dans le Golfe et au Pakistan. Modéré, il apprécie à l' occasion un verre d' alcool, une rareté pour un Afghan, et il se montre libéral à l' égard des femmes qui seront longtemps les seules Afghanes à pouvoir travailler et étudier librement et à choisir de porter ou non le voile islamique. Il possède son propre avion, circule dans une cadillac noire blindée et ses divers investissements comprennent un complexe hôtelier en Turquie. Il se disait alors certain de devenir milliardaire en exploitant les ressources gazières de son fief. Pour les journalistes étrangers il est alors l' hôte parfait, partageant le whisky et racontant ses prouesses guerrières. Pour certains il est le "nouveau Tamerlan", du nom de ce chef ouzbek qui a conquis l' Afghanistan au 14ème siècle avant de bâtir un empire s' étendant de Bagdad à la Chine occidentale. Un exploit notable pour quelqu' un qui sait à peine lire et écrire, selon ses conseillers. Pour les talibans, il est en revanche un "infidèle alcoolique". En mai 1997, les talibans imposent une version ultra rigoureuse de la charia (loi islamique) dans le territoire qu' il contrôle, en s' appuyant sur un des ses rivaux, Abdul Malik. Vaincu, il part en exil en Turquie. Malik se retournera contre les talibans, qu' il massacre à Mazar - i - Sharif, avant de prendre la succession de Dostam comme roitelet local. Mais en octobre 1997 Dostam revient, défait Malik, reprend brièvement le contrôle de son ancien bastion et s' allie avec son ancien ennemi Massoud pour former la deuxième plus puissante force d' opposition armée aux taliban au sein de l' Alliance du nord. En 1998, nouveau retournement de situation: ses généraux changent de camp et Dostam est à nouveau contraint de quitter son fief qui tombe entre les mains des talibans. Le général Dostam n' est pourtant pas à homme à se décourager et il renoue le contact au début de cette année avec le commandant Massoud, avant de regagner le nord de l' Afghanistan et de s'y battre au sein de l' Alliance du Nord. Saluons donc cet ardent "démocrate", nouvel allié du monde "libre" américano - otano - occidental en Asie ... 

 

-John Foster DULLES, secrétaire d' État des U$A. Il pratiqua la guerre froide à grande échelle.

 

-Jean - Claude DUVALLIER, alias Baby Doc, un des tyrans - dictateurs des plus sanguinaires d' Amérique - latine et qui a régné sur Haïti, un pays de misère, exploité par les multinationales nord - américaines de la monoculture. Les crimes de ses célèbres tontons - macoutes sont connus du monde entier. A finalement fui son pays en 1986, pour trouver refuge au soleil sur la côte d' Azur, protégé par la police, au pays de la "démocratie" et des "droits de l' homme", sous la présidence du père François... On évalue à 60.000 le nombre de ses victimes parmi la jeunesse, les intellectuels, les opposants, dès le début des années soixante, contraignant plusieurs générations de patriotes à l' exil. Plus d' un million et demi de Haïtiens, sur sept millions, auraient choisi de s' exiler. 500.000 personnes seraient mortes de malnutrition, sous les Duvallier et leurs sbires. Parmi les nombreux disparus du régime, on compte notamment le célèbre écrivain Jacques Stephen Alexis.

                      Cette page a été mise à jour le 17/09/03.

 

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