Roger Romain Courcelles Belgique Marxisme Léninisme Socialisme Communisme Paix Internationalisme Anti-racisme Anti-fascisme Unité des Travailleurs : bienvenue !
-Joachim BALAGUER, a dominé la vie politique de son pays, la République dominicaine, durant plus de 50 ans. Il était l' homme lige du sanguinaire dictateur Trujillo*, qui le nomma Président en 1960. Trujillo est assassiné en 1961. À sa sanguinaire dictature, succède un Président réformiste, Juan Bosch (décédé le 1er novembre 2001 à 92 ans), élu triomphalement en décembre 1962, lors des premières élections libres en République dominicaine. Les réformes sociales engagées, bien que les caisses soient vides, effraient l' oligarchie, dont Balaguer est le représentant, l' Église catholique, les chefs militaires et les États - Unis, qui voient en Bosh un émule de Fidel Castro. Un coup d' État militaire renverse Juan Bosch le 25 septembre 1963. Mais ce dernier se soulève contre les putschistes et est sur le point de l' emporter lorsque le Président des États - Unis Lyndon Johnson ordonne le débarquement, en avril 1965, de 42.000 marines "pour empêcher un deuxième Cuba en Amérique latine". Le dictateur Balaguer est mis en place. Il va régner douze années de suite, au cours desquelles il fera exécuter des milliers d' opposants par ce qu' il appelle des "bandes incontrôlables", version Balaguer des escadrons de la mort. Au total Balaguer aura été Président 24 années. On peut dire qu' il a démocratisé la corruption, érigée en système de gouvernement au cours de ses sept mandats présidentiels. Il a aussi détruit le secteur productif et soumis le pays au capital étranger. Il a développé des zones franches pour le grand capital nord - américain et favorisé le tourisme ainsi que l' agriculture d' exportation. En 2000, à l' âge de 93 ans, Balaguer a sollicité un 8e mandat, mais a été battu par le candidat social - démocrate Hipolito Meja. * Rafael Trujillo (1891-1961) Après avoir servi dans l' armée américaine d' occupation, il devint chef de la police puis Président en 1930. Il exerça une dictature impitoyable jusqu' à son assassinat en 1961.
-Lee Marshall BASS, U$A, fortune : 4,3 milliards de dollars, pétrole, investissements.
-Fulgencio BATISTA, cet officier - dictateur, ce tyran - tortionnaire, régnait à Cuba, avec l' appui de Washington, avant d' être renversé par la révolution castriste. C' était au temps où les milliardaires états - uniens se prélassaient et menaient grand train dans les palaces et casinos de La Havane, tandis que l' on torturait dans les "goulags" de cette dictature.
-Alain BAUER, France. Une belle carrière, à certains moments "socialistes", en dents de scie... Repères biographiques 1er octobre 2000, naissance d'Alain Bauer à Paris 13e, avec ses amis Manuel Valls et Stéphane Fouks.
Délégué étudiant de l'UNEF-ID, administrateur de l'Institut national supérieur d'études de défense et de l'Institut d'études judiciaires de Paris.
1982-88 :
Administrateur de la MNEF, vice-président puis président de la
commission de contrôle de l'UNEF-ID.
1982-89 :
Vice-président, chargé des affaires générales, administratives
et financières, de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il
est alors présenté comme très proche du président de
l'université, Jacques Soppelsa.
1985 :
Fonde les clubs rocardiens " Forum XXI " avec Manuel Valls,
Stéphane Fouks et Christian Pouge, dont il est président puis
président d'honneur.
1985-87 :
Membre de la Commission de contrôle de Force Ouvrière.
1987-88 :
Directeur conseil de la Centrale d'échanges et de
communication (CECOM).
1988 :
Conseil à la direction générale de l'entreprise britannique
Groupe d'études pour la construction (GEC).
1988 :
Trésorier de la pré - campagne présidentielle de Michel Rocard.
1988-91 :
Chargé de mission auprès de Jean-Paul Huchon, directeur de
cabinet du Premier ministre, Michel Rocard, pour " les
affaires réservées ". Participe aux négociations sur le statut
de la Nouvelle-Calédonie.
1989 :
Conseiller à la direction générale d'Air France (DPGZ).
1990 :
Conseiller du directeur général du groupe SARI.
1991-93 :
Secrétaire général du World Trade Centre Paris-La Défense.
1991 :
Conseiller de Christian Pellerin (président du groupe SARI,
filiale de la Générale des eaux) et directeur du département
contrôle financier du groupe SARI. Pendant cette période Alain
Bauer assure notamment les relations avec la presse de
Christian Pellerin, mis en cause dans l'affaire de la Tour BP.
1992-93 :
Membre de la commission juridique internationale de la World
Trade Center Association. Administrateur de SARI Services, et
de CNIT Com.
1993 :
Effectue un stage de sept mois au siège californien de
Science Application International Corporation (SAIC).
Devient vice-président pour l'Europe de la SAIC.
1994 :
Consultant senior de la SAIC et Pdg d'Alain Bauer Associates.
1996 :
Conseil pour la CGIS, filiale immobilière de la Générale des
eaux (aujourd'hui Vivendi), qui abrite les nouvelles activités
de Christian Pellerin après la chute de sa société.
1995-98 :
Administrateur de Stentofon France SA., une des sociétés
leaders en matière de matériels d'interception.
1997 :
Premières collaborations publiques avec
Xavier Raufer.
1998 :
Président du directoire du groupe Cartes jeunes (groupe MNEF).
1998 :
Administrateur de Versant SA.
1999 :
Publie aux PUF avec Xavier Raufer Violences et
insécurités urbaines.
1999 :
Publie une note d'études Où sont les
policiers ?, rédigée avec l'amical soutien de Philippe
Barret (conseiller de Jean-Pierre Chevènement).
1999 :
Chargé de cours à l'Institut des hautes études de la sécurité
intérieure (IHESI).
2000 :
Publie L'Amérique, la violence, le crime : les
réalités et les mythes (Puf éd.) dans la collection
dirigée par Xavier Raufer. Ouvrage rédigé en collaboration
avec Emile Perez, ancien secrétaire général du syndicat des
commissaires.
2000 :
Membre du groupe de travail " Prevention of crime by urban
planning " du Comité européen de normalisation.
2000 :
Elu Grand-maître du Grand Orient de France.
Il met en cause les Renseignements généraux qu'il accuse
d'avoir voulu déstabiliser le gouvernement Jospin à travers "
l'affaire corse ".
-Zine el-Abidine BEN ALI, Tunisie, a succédé à Habid Bourguiba en 1987. Avec l' appui de 130.000 policiers, il est parvenu à museler, en 10 ans, toutes les voix discordantes en Tunisie. La censure y est systématique. La presse, tant privée que publique, se caractérise par son uniformité de ton. Toute information susceptible de constituer une critique du régime est, de faite, interdite. Deux journalistes de tendance islamiste, Hamadi Jebali et Abdellah Zouari, sont emprisonnés depuis 1991. D'autres sont sans cesse harcelés. Entre avril et mai 2000, Taoufik Ben Brik, correspondant de médias européens, a fait une grève de la faim de quarante - deux jours pour protester contre la saisie de son passeport et les mesures d' intimidation dont il était l'objet. Sihem Bensedrine, qui a créé un magazine sur Internet, Kalima, faute de pouvoir en publier une version imprimée, a été emprisonnée un mois et demi en 2001. On lui reprochait d'avoir diffusé "de fausses nouvelles destinées à troubler l'ordre public", suite à des propos tenus sur la chaîne de télévision Al Mustaquilla, basée à Londres. Internet fait également l’objet d’ un contrôle étroit : sites bloqués, messages interceptés, etc. Les deux fournisseurs d' accès du pays appartiennent à des proches du régime, dont la propre fille du Président. Des journalistes et des opposants sont emprisonnés et condamnés par des tribunaux militaires à de longues peines pour appartenance à des "organisations illégales", accusées d' avoir l' intention de changer la nature de l' État. Deux journalistes ont été jugés, le 28 août 1992, en compagnie de 277 membres du mouvement Ennahda, pour "complot islamiste". Les standards internationaux en matière de procès équitables n' ont pas été respectés (accusations imprécises, tortures, détentions arbitraires, accès limité aux avocats, etc.). Depuis leur condamnation, Hamadi Jebali et Abdellah Zouari sont emprisonnés dans des conditions difficiles : cellules surpeuplées, difficultés à se procurer des médicaments, obstacles pour les visites des familles, pressions sur les avocats, etc. D' autres journalistes sont régulièrement agressés lors de tentatives d' assassinat.. Les saisies de journaux, de textes, sont nombreuses. La Tunisie, grande alliée de l' Occident "démocratique" n' est pas que le pays du sourire et de tourisme...
-Davis BEN - GOURION, Israël, est né David Green à Plonsk, à l' époque en Russie, maintenant la Pologne. Il s' installa en Palestine en 1906. Comme Président du Comité de l' Agence Juive pour la Palestine de 1935 à 1948, Ben - Gourion dirigea toutes les affaires juives pour transformer ce pays de zone multi - ethnique, multi - culturel, en un État juif, "pour dégager sa nature juive". Ses activités allaient de l' acquisition de terres pour l' installation d' immigrants, aux activités secrètes contre les populations locales, et plus tard (après la révolte palestinienne de 1936 secouant le joug britannique) , contre les britanniques eux-mêmes. Voici un extrait des mémoires de Rabin au sujet de Ben - Gourion: " Nous sommes sortis, Ben - Gourion nous accompagnait, Allon a répété sa question ' Que faisons - nous au sujet de la population palestinienne ?' Ben - Gourion secoua ses mains dans un geste qui signifiait ' Expulsez - les!' ( Mémoires d' Yitzak Rabin, version non censurée des mémoires de Rabin publiées dans le New - York Times du 23 Octobre 1979, description de la conquête de Lydda, après l' accomplissement du Plan Dalet).
-Oussama BEN LADEN, "C'
est un salaud, mais c' est notre salaud", disait un président américain
(lequel, déjà ?) de Somoza senior. "C'est un salaud, mais c' est
notre salaud, convient - il de dire aujourd'hui d' Oussama Ben Laden.
Notre salaud, notre créature. Dans son "Frankenstein", Mary
Shelley faisait, il y a deux siècles, la narration de ce qui vient de se
produire : le docteur Viktor Frankenstein crée à partir de cadavres une
créature monstrueuse à laquelle il donne vie, mais qui échappe à son
contrôle et sème la terreur, jusqu' à le frapper lui - même dans ses
proches. Comme la créature de Frankenstein, Oussama Ben Laden a été créé
par ceux qu' il a fini par frapper. Oussama Ben Laden est issu
(officiellement le 28 juillet 1957) d' une riche famille saoudienne, ou
plutôt d' une tribu dont le chef, Mohammed, a eu une douzaine d' épouses
et de concubines, et 54 enfants, dont 17 fils -Oussama est le benjamin-
qui participent de près ou de loin à la gestion -ou profitent des bénéfices-
de l' empire financier familial). Les Ben Laden se sont enrichis par leur
activité dans le bâtiment et les travaux publics (agrandissement des
mosquées de La Mecque et de Médine, construction d' autoroutes, d' aéroports,
de palais), le fondateur, Mohammed, ayant été ministre des Travaux
Publics du roi Fayçal. La famille contrôle totalement, et dans une
totale opacité, le groupe issu de la petite entreprise fondée en 1940,
et devenu le SAUDI BINLADIN GROUP (SBG), groupe international comprenant
de nombreux holdings et de nombreuses filiales, présent dans les travaux
publics, l' électricité (constructions de centrales), les équipements pétroliers,
l' électronique, l' import - export (voitures, vêtements), les
communications (le groupe détient des participations dans NORTEL et
MOTOROLA). Il s'agit de l' une des plus importantes puissances financières
d' Arabie Saoudite, et donc du monde arabe, et son chiffre d' affaires est
évalué à 36 milliards de dollars. Le groupe SBG contrôle une bonne
centaine de filiales "offshore" dans les Antilles néerlandaises,
aux Bahamas, à Curaçao et en Suisse, où Yeslam Ben Laden gère le SAUDI
INVESTMENT GROUP, "tête de réseau" des sociétés
"offshore". SBG contrôle également, en les finançant, de
nombreuses fondations et ONG, comme l' INTERNATIONAL ISLAMIC RELIEF
ORGANISATION, créée en 1978 pour aider les réfugiés musulmans, et
BLESSED RELIEF. Ces deux organisations ont été convaincues par les
autorités saoudiennes elles - mêmes d' avoir versé plusieurs dizaines
millions de dollars au réseau d' Oussama Ben Laden. Elles ont plaidé le
racket. De sa famille, qui l' a officiellement renié, Oussama Ben Laden a
hérité de plus de 300 millions de dollars. La créature grandit, sous l'
aile protectrice de la CIA et du Pentagone (et de quelques
autres). Oussama Ben Laden, alors ingénieur en génie civil , est recruté
par la CIA à Istanbul en 1979 (sous la présidence de Jimmy Carter). C'
est depuis Istanbul que les Américains organisent l' acheminement
des volontaires islamistes pour la guerre en Afghanistan, contre les
forces soviétiques qui soutiennent le régime progressiste qui les a
appelés à l'aide. À l' époque, un conseiller du président
Carter, Robert Budzinsky, membre du Conseil national de sécurité, avait
proposé (et partiellement obtenu) que les islamistes arabes rejoignant
les islamistes afghans en lutte contre les Soviétiques bénéficient de
l'aide concrète, physique, de la CIA. Des Conseillers de la CIA et de l
'armée américaine (mais aussi des services spéciaux britanniques) ont
été expédiés en Afghanistan et au Pakistan pour entraîner
militairement les moudjahidines afghans, par ailleurs militairement équipés
par les U$A (notamment de missiles Stinger, dévastateurs pour les hélicoptères
soviétiques). Responsable, avec le jordano - palestinien Abdallah Youcef
Azzam, proche des Frères Musulmans et directement soutenu par les
Saoudiens (assassiné en novembre 1989, peu t- être par ou sur ordre de
Ben Laden lu i -même), de la logistique de l' aide aux combattants
islamistes afghans, Oussama Ben Laden devient l' un des responsable
financier de leur approvisionnement en armes, financé par l' Arabie
Saoudite et les U$A (pour 1,2 milliards de dollars par an). Le réseau mis
sur pied à l' époque est le "Maktab Al Khadamat". Il servira
de fondation au nouveau réseau créé, et désormais totalement contrôlé
par Ben Laden, la "Qaeda" (ou Quaida). En 1980, il gagne l'
Afghanistan, où il restera, avec des séjours au Pakistan (à Peshawar
notamment) jusqu' en 1992. Il y est chargé jusqu' en 1989 de
la répartition du soutien financier aux diverses factions de la résistance
antisoviétique. Il bénéficie toujours alors du soutien total des Américains
(Reagan est président, Bush senior est vice - président) et des
Saoudiens, notamment par l' intermédiaire du prince Turki Ben Fayçal, frère
du roi, chef des services secrets -et lui - même directement lié à la
CIA. Parallèlement, Ben Laden met sur pied une filière d' opium à
partir de la province de Helmand, contrôlée par la faction de Gulbuddin
Hekmatyar. Sous la présidence Reagan, l' appui logistique aux islamistes
afghans et aux islamistes arabes qui les rejoignent est toujours assuré
par la CIA (dirigée par William Casey) et le Pentagone (Alexander Haig
est secrétaire d' État à la Défense). Des armes, des fonds, des
instructeurs sont envoyés en Afghanistan. Oussama Ben Laden en reçoit
une partie, jusqu' au départ des Soviétiques d' Afghanistan en 1989. La
créature échappe à son créateur. La Guerre du Golfe de 1990, succédant
à l' invasion du Koweït par l' Irak, rompt le "front
islamique" au sein duquel cohabitaient Saoudiens (et émirs du Golfe)
alliés des Américains et fondamentalistes anti-américains : l'
engagement de l' Arabie Saoudite dans la coalition anti - irakienne sous
contrôle américain a suscité, en retour, une alliance anti - saoudienne
entre des forces qui jusque là bénéficiaient du soutien saoudien, et
donc, indirectement, américain. À un moment du conflit du Golfe,
Oussama Ben Laden se trouvait en Arabie Saoudite. Il la quittera en 1991,
après y avoir créé un mouvement d' opposition, le Comité Conseil et Réforme.
Il se replie en 1992, après le départ des Soviétiques d' Afghanistan,
à Khartoum, avec plusieurs milliers d' hommes, et continue de contrôler
le trafic d' opium mis sur pied auparavant, et qui contribue à financer
ce qui est déjà son réseau et son "armée privée", et qui ne
cessera de se renforcer, grâce à ce trafic, et au groupe financier qu'
il constitue. Depuis le Soudan, Ben Laden approvisionne Hekmatyar en
hommes et en armes. La "nébuleuse" Ben Laden est d' abord une
constellation financière, un groupe actif dans la finance, l' automobile,
les machines - outils, la chimie, les travaux publics. Par l' intermédiaire
de la Banque ACH-CHAMAL (Banque du nord), il contrôle de nombreuses sociétés
et plusieurs organisations non - gouvernementales soutenant les mouvements
fondamentalistes sunnites partout où ils se développent, les créant là
où ils n' existent pas encore. Ben Laden finance ainsi les mouvements
islamistes en Algérie, en Égypte, en Syrie, dans les pays musulmans d'
Asie. Sa fortune à l' époque (début des années ' 90) est estimée à 2
milliards de dollars (env. 3,5 mias de FS, 14 mias FF). En 1994, Oussama
Ben Laden est privé de sa nationalité saoudienne. Mais les Saoudiens
continuent de financer une partie de ses réseaux, et Ben Laden reste en
contacts avec le prince Turki, c'est - à - dire avec les services secrets
saoudiens, c' est - à - dire, au moins indirectement, avec la CIA,
jusqu'au limogeage de Turki, à l' été 2001 (il a été remplacé par le
frère du roi Fahd, Nawaf Ben Abdelaziz, ancien ministre de l'Intérieur.
En 1996, Oussama Ben Laden doit quitter le Soudan (sur demande des autorités
-islamistes- soudanaises). Il rejoint à nouveau l' Afghanistan. En 1998,
sa famille le renie (officiellement du moins). Mais à ce moment là
encore, il reste vraisemblablement lié aux services secrets saoudiens (du
moins à une partie d'entre eux, et au prince Turki), et son
"empire" financier continue à fonctionner, lui permettant de
continuer à financer ses groupes armés et à entraîner ses combattants.
En Afghanistan, Ben Laden devient le conseiller du chef des talibans,
Mohammad Omar, et met ses réseaux (et ses trafics, y compris celui de l'
opium) au service des talibans, dont les intérêts financiers sont gérés
par une banque soudanaise tenue par le fils d' Oussama Ben Laden. Les
Talibans eux - mêmes ont été portée au pouvoir par les services
secrets pakistanais (ISI), lesquels ont agi pendant des années en sous -
traitants de la CIA dans la région. Dès lors, l' organisation de Ben
Laden, AL QUAIDA ("la base"), crée à l' époque où Ben Laden
bénéficiait du soutien direct de la CIA et du Pentagone, contrôle une
douzaine de camps d' entraînement et est représentée dans une
cinquantaine de pays. Elle s' est dotée d' une "filiale"
politique, le "Front mondial du djihad contre les juifs et les croisés",
qui fédère (ou essaye de fédérer) plusieurs dizaines de groupes armés
dans le monde*, dans le cadre d' une organisation très souple dont les éléments
seraient très largement autonomes les uns des autres. Cette organisation
est directement née du financement et du soutien (y compris de l' entraînement
et de l' armement) par la CIA, l' Arabie Saoudite et le Pakistan des 8000
à 10.000 combattants arabes venus rejoindre les Moudjahidines afghans. La
CIA aurait à elle seule apporté un soutien de trois à cinq milliards de
dollars au "djihad" (antisoviétique, devenu anti américain),
et l' Arabie Saoudite à peu près autant. Une partie des "djihads"
convoyés en Afghanistan grâce au soutien américain se sont ensuite établis
aux USA. Une partie de ces anciens combattants auraient constitués des
cellules dormantes sur territoire américain. Il n' est évidemment pas
exclu que ces cellules (ou une partie d' entre elles, ou certains de leurs
éléments) aient été activées pour les attentats du 11 septembre 2001,
ceux - ci n' ayant pu être commis sans complicités d' activistes aux
USA. Parallèlement aux réseaux de Ben Laden, les réseaux islamistes
directement soutenus par la CIA via les Saoudiens et la Ligue islamique
mondiale d' Abdallah Bengalais Al - Obey continuent cependant de
fonctionner. Il semble même que, concurremment à ces réseaux qu' elle
suspecte d' être manipulés par les Américains, la France soit entrée
dans le jeu et ait soutenu la mise en place de réseaux islamistes qu'
elle pourrait elle aussi manipuler, mais par l' intermédiaire des
Soudanais (qui lui ont livré Carlos) et du Front national islamique de
Ghazi Saâdeddine al Atabany. La France est ainsi fortement suspectée
d'avoir directement financé la conférence islamiste internationale de
Khartoum, en décembre 1993, et d' avoir utilisé (ou tenté de le faire)
l' idéologue soudanais Hassan Tourabi contre les Saoudiens et les Américains
-lesquels n' auraient pas été sans responsabilité dans la mise à l' écart
de Tourabi à Khartoum. Quant à Ben Laden, responsable d' un attentat en
juin 1996 contre des militaires américains à Sahran, en Arabie Saoudite
(plusieurs dizaines d' Américains sont tués, il devient "ennemi
public numéro 1" des USA dès 1998, après les attentats contre les
ambassades américaines de Nairobi et Daar es Salaam. Ce qui ne l' empêche
pas de voyager sans grand problème, y compris à Londres, dans son avion
privé... La créature est un modèle de réussite financière
(capitaliste). Le réseau financier d' Oussama Ben Laden
continue dans le même temps de se développer. En Europe, à partir de
Londres, ses représentants financiers ont investi dans l' électronique,
le bâtiment, l' import - export. Il est présent, par des sociétés - écrans,
au Pakistan, dans le Golfe et dans les paradis fiscaux et financiers. Il
contrôle notamment l' AL - TAQWA BANK, domiciliée à Nassau auprès du
NASREDDIN INTERNATIONAL GROUPE HOLDING (NIGH), et qui dispose d' une
filiale à Malte (AL - TAQWA MANAGEMENT) et en Suisse, à Lugano. Oussama
Ben Laden possède ou contrôle également des entreprises agricoles et de
travaux publics au Soudan, des sociétés financières aux îles Caïmans
et à Curaçao. Il serait même fournisseur de gomme arabique de plusieurs
multinationales américaines, dont Coca - Cola. En mai 2001, lors d' une réunion
de l' OCDE consacrée à la lutte contre les "paradis" fiscaux
et financiers, le secrétaire américain au Trésor, Paul O' Neill, a
annoncé que cette lutte ne correspondait pas "aux priorités financières
et économiques" des U$A. Elle correspond encore moins aux intérêts
d' Oussama Ben Laden. Sur ce terrain aussi, les gouvernants américains
ont été les alliés au moins "objectifs" de leur "ennemi
numéro 1".
PORTRAIT :
Ben Laden, terroriste, capitaliste, fou de dieu. Un produit du terrorisme
U$, de l'impérialisme et du capitalisme... Un ennemi lui aussi des
travailleurs ! Surtout ne pas confondre ben
Laden avec les peuples dont la cause est juste – même par antiaméricanisme
primaire. Lui, c’est l’extrême opposé du combat des peuples. Il
n’y a pas un gramme de la pensée de ben Laden qui soit
progressiste. Il est d’extrême droite. Ce n’est pas parce qu’il
s’en prend à l’Amérique de Bush qu’il est du coté de ceux qui
combattent la mondialisation libérale. Il est capitaliste libéral et
fanatique à la fois. Ben Laden est prêt, et s’en
vante sans scrupule, à assassiner des milliers de braves gens (des
« mécréants ») qui travaillent dur. Il est
l’anti-monde que nous voulons. Il exprime la haine et
l’obscurantisme, l’inquisition et le féodalisme. C’est une créature
de l’impérialisme et non celui qui peut l’affaiblir. Il est accusé d’être
l’instigateur du massacre de Louxor en Egypte, et de l’attentat
d’Addis-Abeba contre Osny Moubarak en juin 1995, ensuite des
attentats de Nairobi et de Dar es Salam en 1998. La destruction du WTC
et il ne nuit pas à W. Bush mais le renforce : hier, Bush était
le simple élu de justesse, l’imbécile alcoolique, le méchant
« Dark Wador » qui refusait les accords de Kyoto, et ânonnait
ce que son père disait, aujourd’hui le voilà devenu un héros résistant
se réclamant de la liberté. Le premier résultat des
attentats du 11/9, c’est la régression idéologique qui se fait
jour partout. On ne parle plus ni de Gênes, ni des revendications
sociales, ni de ce qui intéresse les salariés. Chirac et les
va-t-en-guerre s’agitent, on parle d’infiltrations, de guerres, de
vengeances, de patriotisme, de coalitions, de destructions, de
croisades. Le dirigeant d’al-Qaeda n’a
rien à voir avec la défense des peuples pauvres et humiliés du
monde. C’est d’abord un richissime privilégié : sa fortune
vient des combinaisons de son capital de père, qui savait à la fois
profiter de la religion et de la protection US. Le
« Ben Laden construction groupe » est en effet un
grand groupe du bâtiment, - à la façon de Bouygues – qui
travaille à la fois pour l’agrandissement des lieux saints de l’Islam,
La Mecque et Médine, et pour les installations militaires qui
abritent les soldats américains qui stationnent dans la région.
Double bénéfice : le pèlerinage et la guerre, le goupillon et
le sabre. Il gagne des dollars des deux côtés : quand le
fondamentalisme se développe, et quand les Américains viennent rétablir
l’ordre. La famille royale saoudienne, elle compte parmi les piliers
du pouvoir monarchique despotique de Riyad. Lorsque ben Laden échappe au
contrôle des services secrets américains qui l’ont formé et
alimenté financièrement dans la guerre contre l’invasion (...)
soviétique en Afghanistan, il conserve des liens avec sa famille donc
avec l’état saoudien. Certes, ils ont fait mine de lui ôter son
passeport saoudien et de le renier, mais ils viennent au mariage de
son fils et continuent de faire leurs affaires ensemble. Rien à voir
avec le Coran rappelle le Monde du 19 septembre : « Ceux
qui bénéficient d’intérêts seront bannis comme ceux que le démon
a rendus fou ». ben Laden est diplômé d’économie et de
gestion, ses lieutenants dit-on sont des cadres, médecins, ingénieurs,
informaticiens, banquiers. Parmi ses 54 frères et sœurs,
il y a des dirigeants de sociétés diversifiées dans la construction
d’autoroutes, d’infrastructures portuaires, l’électricités,
les nouvelles technologies, l’immobilier, le transport maritime. La
« Ben Laden Organisation » est une des plus grosses
puissances financières du Moyen Orient, gérant avec la famille
royale, de nombreux fonds dans les paradis fiscaux du monde entier.
« Milliards de dollars du pétrole, argent de la drogue, trafic
d’armes, dîme religieuse et financement occulte à travers des
organisations humanitaires. Les filières islamistes bénéficient de
l’absence de transparence entretenue par certains états, les
milieux d’affaires et les réseaux bancaires » titre le Monde.
Non seulement cet individu n’a rien à voir avec la lutte contre la
puissance financière américaine et le libéralisme, mais il en dépend
et s’en nourrit. Non seulement son argent, mais
ses origines, sa culture, son milieu en font un ennemi des peuples
arabes. Normalement cet individu était prédestiné à vivre
tranquillement des fonds familiaux et à défendre les propriétés
privées des 5 à 6000 princes de la très vaste famille royale
saoudienne. Une farouche référence à l’orthodoxie wahhabite , un
rigorisme formel l’ont apparemment façonné et conduit à une voie
différente de ceux qui, depuis des décennies, réussissent à se
servir de la religion pour organiser la soumission aux intérêts américains.
L’Arabie Saoudite est une des pires dictatures du monde, rarement dénoncée
comme telle, parce qu’alliée décisive des USA : elle jouit de
la manne pétrolière et utilise ses pétrodollars pour détourner les
peuples de la contestation sociale afin de les attirer sur le terrain
de la mystique religieuse. Parade classique : dévoyer les désespoirs
sociaux, pour cultiver les promesses d’un avenir meilleurs au
paradis d’Allah. Les saoudiens financent le GIA algérien, les intégristes
égyptiens, yéménites, ça empêche les syndicats et les
organisations de gauche de gagner en influence parmi ces populations. Ben Laden bénéficie encore de
cet héritage lorsqu’il rompt avec ses protecteurs US, se concentre
sur ses objectifs religieux en usant toujours des mêmes techniques,
pour empêcher les peuples de se libérer, de se soulever. L’argent,
lui, sert à attirer et encadrer les révoltés, à les fanatiser, à
les enrôler. La cause n’est ni démocratique, ni égalitaire, elle
est fanatiquement religieuse. Une des plus arriérées quand on
observe les actes du régime taliban contre les femmes, contre l’éducation,
contre la science, la médecine, l’art… Les hommes des réseaux
ben Laden sont les meilleurs soutiens, ni des paysans, ni des
travailleurs pauvres, mais ceux des affairistes bourgeois arabes qui
baignent dans les pèlerinages, dans le pétrole, les trafics de
drogue et d’armement. Avec sa culture et son argent, il parvient à
envoyer des hommes qualifiés, intellectuels, fils de notables, dans
les pays occidentaux, « agents dormants » avant l’heure
du crime. Ils peuvent ne pas hésiter demain à user de la guerre bactériologique
ou chimique. Les paysans afghans ou soudanais, ne sont que spectateurs
soumis, affamés, dépendants de ces riches seigneurs de guerre, dont
les chefs se servent de leur pays comme cachette. Les médias trouvent toujours
des pauvres Afghans ou palestiniens pour dire devant une caméra
« -Ce qui est arrivé à New York, c’est bien fait, c’est
leur tour ». il y a même des gens cultivés pour dire cela.
Mais ces propos recueillis ne servent malheureusement pas la cause de
ceux qui se laissent aller à les prononcer. Tout au plus envoient-ils
un signal : à la racine de tout cela, i : y a la
politique américaine, le pillage des peuples pauvres, l’inégalité
et l’injustice, trop d’iniquité qui exaspère des millions
d’humains spoliés. Mais de faire avancer le rapport de force, ces
paroles le dévoient, le dégradent. La
guerre sainte ennemis de la guerre sociale Arafat n’est pas ben Laden
contrairement à ce que dit Sharon. Au contraire nous devons
distinguer les aspirations populaires légitimes des peuples du Moyens
Orient de celles de ben Laden, souligner inlassablement qu’il ne
doit pas y avoir d’amalgames, pas de confusion, pas de lien entre
les luttes sociales et la prétendue guerre sainte. Ce fou de dieu
n’est pas un défenseur des peuples, mais l’équivalent d’un
fasciste, pas un saint homme mais un escroc illuminé, il ne mène
aucun Djihad mais des actions odieuses et inhumaines. Que sa
responsabilité dans les attentats du 11/9 soit prouvée, et qu’il
soit éliminé en retour, ne nuira pas à la cause des populations du
Moyens Orient, au contraire. A condition que la distinction
soit faite entre les fous de dieu et les peuples opprimés. Pas
question de guerre contre l’Islam ! pas de « choc de
civilisation » ni de croisade aveugle. Vengeance n’est pas justice ! si ben
Laden est le « mal » Bush n’est pas le « bien ». Source
Démocratie
& Socialisme no.
87-88 octobre A.
Balar -Silvio
BERLUSCONI (surnommé le Cavaliere), Italie, jusqu' ici, deux fois
chef du gouvernement italien. Le gaillard, le plus riche citoyen de la
péninsule, confond généralement les intérêts de l' État et les siens
d' homme d' affaires. À peine au pouvoir, il fait voter l' abolition de l'
impôt sur les successions touchant les patrimoines supérieurs à 150.000
euros. Par la suite, il obtient la dépénalisation de la plupart des cas
de faux bilans. La justice tente de le poursuivre pour des faits de
corruption ? Une loi sur sur le "juste procès" est mise en
chantier. Elle permet à l' inculpé de faire récuser les magistrats qu'
il juge trop partiaux. Les juges "rouges", comme il les
surnomme, persistent dans leur cabale ? Le parlement vote l' immunité des
cinq plus hauts personnages de l' État, dont lui même. Ce bouclier
taillé sur mesure le met à l' abri des tribunaux, à l' exemple de son
copain Jacques CHIRAC qui se drape aussi dans son immunité lorsque la
justice se fait pressante. Ses frasques les meilleures : à l' égard de l' euro -
député social - démocrate allemand Martin SCHULZ, il lance : un
producteur est en train de faire un film sur les camps de concentration
nazi, je vous proposerai comme Kapo !". Juste avant le 11 septembre,
ce fin connaisseur raciste avait lâché: "Notre culture est
supérieure à l' islam". Lors du sommet de Göteborg, il avait
proclamé : "L' Europe doit tout comme l' Italie être libérée des
communistes". C' est certainement pour libérer l' Italie des
communistes qu' il constitue ses gouvernements avec les nationalistes et
les néo - fascistes italiens. C' est sûrement en remerciement que ce
Kapo du capitalisme a le doux privilège d' être reçu dans la ferme
privée du cow-boy du Texas Adolf BU$H Jr. Silvio
n' est bien sûr pas un gentleman. Le nouveau président du Conseil européen
a une seule vertu : l' arrogance de l'argent. Il fut naguère membre de la loge maçonnique occulte P2 (Carte n°
1816), une structure putschiste, terroriste et antirépublicaine, pilotée par
Washington. Aujourd'hui, sa fortune lui vaut, néanmoins d' être classé par le
magazine Forbes comme le troisième des hommes d'affaires les
plus influents de la planète. 5,9 milliards de dollars de patrimoine
personnel. Le président du Conseil italien est aussipropriétaire de
la société Fininvest, qui contrôle un véritable empire : audiovisuel,
édition, publicité, sport, assurances, services financiers. Dans
le lointain 1968, celui qui deviendra le "Cavaliere", avait 32
ans et dirigeait déjà une société, Edilnord. À l' époque sa passion
n' était pas encore les médias. Silvio Berlusconi, le bâtisseur,
était dans l' immobilier. Il acheta, au comte Bonzi, un vaste terrain dans
la banlieue de Milan d' une valeur de plus de 3 milliards de lires.
Ensuite, il y construisit une ville nouvelle, en un temps record de 5 ans.
Seulement, pour y arriver il a dû débourser environ 500 millions de
lires par jour. Voilà le prix de son premier grand chantier. Qui lui a
donné l' argent? Qui se cachait derrière les mystérieuses sociétés
financières suisses administrées par un avocat de Lugano, Renzo
Rezzonico, qui ont apporté les fonds au futur Cavaliere ? Mystère !
En 1975 Berlusconi donne naissance à
sa société d 'investissement, Fininvest. Au départ il s' agissait d'
une société à responsabilité limitée, mais six mois après elle
disposait de 2 milliards de lires de capitaux et fut transformée en société
anonyme. Le 8 juin 1978, Berlusconi crée encore une autre société qui
s' appelle toujours Fininvest mais qui, disposant uniquement de 20
millions de lires, est à nouveau une modeste SARL. Le 30 juin, le capital
de Fininvest SARL était augmenté, pour atteindre les 50 millions et, le
7 décembre 18 milliards. Ensuite, le 26 Janvier 1979, les deux Fininvest
(SA et SARL) fusionnent. Et voici encore une augmentation de capital. Après
la fusion en effet, il y avait 52 milliards de lires dans les caisses. D'
où provenait l'argent ? Autre mystère ! Berlusconi imagina aussi de
donner naissance à 22 holdings qui détiennent les capitaux de la société
financières Fininvest. Pourquoi ? Et pourquoi une grande partie de l'
argent détenu par ces holdings fut - il donné en gestion à la société
de gérance de patrimoines Par.Ma.Fid. qui comptait parmi ses clients, en
même temps que Berlusconi, Antonio Virgilio, le caissier des principaux
mafieux siciliens spécialisés dans le trafic de drogue ? Simple coïncidence?
Il faut dire que Berlusconi a un faible pour la Sicile. En effet quand il
décida, en 1979, de se lancer à la conquête du marché des télévisions
privées italiennes, il chargea Adriano Galliani de parcourir la péninsule
afin d' acheter des concessions de fréquences et d'absorber des petites télés
privées dans toutes les régions du pays. C' est sans doute un hasard si
Galliani commença sa tâche en s' envolant pour la Sicile. Plus précisément
dans la banlieue de Palerme où l'homme de Berlusconi fit son entrée dans
la société télévisuelle Rete Sicilia Sarl. Cette société avait la
particularité d' être dirigée par les frères Inzaranto, Antonio et
Giuseppe. Or, il est intéressant de remarquer que Giuseppe Inzaranto s'
était marié avec la nièce du boss mafieux Tommaso Buscetta. Rappelons
qu' à l' époque, nous sommes en 1979, Tommaso Buscetta n' avait pas
encore été arrêté, il n' était pas encore le "super
repenti" de la mafia, mais l' un des plus importants chefs mafieux en
activité. Mais, sans doute, encore une fois, nous retrouvons - nous face
à une étrange coïncidence du destin... Voilà donc comment Silvio
Berlusconi a commencé à construire son empire. Voilà les origines bien
opaques de la fortune du "Cavaliere" du Travail. Voilà d'où
vient le nouveau "duce" qui bâtira la république nouvelle,
ultralibérale et "post" fasciste. Voici
maintenant pourquoi cet individu a suivi son pote Bu$h Jr dans la sale
guerre d' IRAK: "Nous avons eu beaucoup de doutes sur la nécessité
de cette guerre, et nous avons essayé de l'éviter, mais quand nous avons
vu que les États - Unis et l' Angleterre, nos alliés traditionnels,
avaient décidé de faire la guerre, nous avons été solidaires avec eux.
Prenons l'exemple d'un de nos frères, qui se lance dans une affaire malgré
le fait que nous lui ayons demandé pendant trois mois de se désister -
eh bien, c'est mon frère, et moi, je l'appuie..." Voilà, pour
Berlusconi ce n'est pas plus compliqué que cela. D'autant plus que président
en exercice de l' Union européenne a aussi des grandes visions géopolitiques...
( 09/09/2003) La
toute dernière du personnage : Ce singe est dangereux :
(12/09/2003) Piero Fassino,(secrétaire général des Démocrates
de gauche (DS),): "Ce sont des paroles honteuses, jamais
entendues, qui donnent une idée de l'irresponsabilité et de
l'ignorance abyssale" du chef du gouvernement, Fabio Mussi, (vice-président de la Chambre des députés)
:"Techniquement, cela s'appelle 'apologie du fascisme' et représente
un délit dans notre ordre juridique", Giorgio La Malfa, (président du PRI) :
"le fascisme a été une dictature féroce, qui a assassiné,
blessé et emprisonné, après les avoir condamnés à de très
lourdes peines, des milliers de militants politiques et syndicalistes,
exilant aux frontières tous les opposants".
Meurtres de masse et régression
Un richissime milliardaire
Bourgeois arabe réactionnaire
Pas d’amalgame, c’est un ennemi
-Liliane BETTENCOURT,
France,
Prise de tête. La plus grosse fortune
de France et peut-être d’Europe affiche 127 milliards de francs.
Liliane Bettencourt : parce qu’elle les vaut bien.
Les
grandes douleurs sont muettes. Les grandes fortunes aussi. En tout cas
quand elles sont bâties sur l’empire L’Oréal, le numéro un mondial des
cosmétiques. Madame a eu la peine de naître, unique héritière d’Eugène
Schueller, l’industriel fondateur du groupe. Elle l’avoue - " Je suis
surtout la fille d’un père " - et s’en accommode. On le ferait à moins,
entourée qu’elle est de tableaux signés Van Gogh, Monet, Matisse... Les
3 % qu’elle possède du groupe Nestlé lui ont rapporté cette année la
bagatelle de 559 millions de francs français de dividendes. Liliane
Bettencourt a la politesse de ne pas l’étaler. Une enfance entre piano
et yacht paternel lui a donné cette éducation qui confère de l’aisance
partout.
Reste quelques taches dans la saga familiale. Papa complota dans les
cercles d’ extrême droite de la Cagoule avant de verser dans la
collaboration durant la guerre. La Libération fut une épreuve. Par
chance, un jeune homme de bonne famille lyonnaise, rallié tard à la
Résistance, aida, appuyé par deux employés de L’Oréal, François
Mitterrand et François Dalle, à mettre un terme aux investigations du
comité d’épuration des industries chimiques. Il s’appelait André
Bettencourt et fut ministre du général de Gaulle, avant d’intégrer
l’Institut. L’on se maria en épilogue. Épilogue ? L’histoire a quelques
fois d’aigres renvois. En 1995, deux hommes d’affaires en conflit avec
L’Oréal exhumèrent des articles qu’il publia dans l’hebdomadaire
pétainiste la Terre française jusqu’en 1942. Ouvertement et odieusement
antisémites.
Monsieur s’est fait discret depuis, abandonnant son siège de député de
Seine-Maritime, mais dirigeant cependant le Courrier cauchois, deuxième
hebdomadaire régional français. Et tous deux ont pris plus fréquemment
l’hélicoptère pour gagner l’une de leurs propriétés, l’Arcouest en
Bretagne, Saint-Maurice-d’Ételan en Normandie, ou bien Majorque. Mais
madame ne s’ennuie pas. Outre les soirées mondaines, elle a ses ouvres
et notamment la fondation Bettencourt - Schueller qu’elle dote, selon
l’Express, de 20 à 40 millions de francs français par an. Et puis les
cours de la Bourse sont d’une infinie distraction :
une variation de quelques dixièmes et des dizaines de millions chutent
dans l’escarcelle.
Patrick Apel-Muller (Article
paru dans l'édition du 2 décembre 2000).
-Tony BLAIR, premier ministre travailliste anglais. Durant les 11 semaines de bombardements de la Yougoslavie, Blair dont le parti est affilié à l' Internationale "socialiste", s' est montré parmi les dirigeants les plus faucons dans le camp de l' Otan. Non seulement, le premier ministre britannique a été piqué à la sauce moutarde pour envoyer des avions de guerre, des troupes et du matériel militaire dans l' Adriatique -coûtant environ 41 millions de livres par jour-, mais jusqu' à la fin des bombardements, il fut le Britannique qui a de plus en plus soutenu l' idée de lancer une opération terrestre... Blair a aussi affirmé qu' il n' aiderait en aucun cas à la reconstruction de la Serbie tant que le Président Milosevic ("dictateur", pourtant élu démocratiquement à la sauce occidentale !) resterait au pouvoir. En cela, il a même réussi à parler plus fort et moins humainement que le vrai dirigeant de l' alliance impérialiste, son ami Bill Clinton qui a au - moins dit qu' il fournirait une aide humanitaire. Tony Blair, comme ses autres collègues "socialistes" occidentaux (Solana à l' Otan, Schröder en Allemagne, Jospin en France, D' Alema en Italie, etc...), a ainsi parfaitement joué le rôle de va - t' en - guerre, directement au service des intérêts de l' Otan et de Washington, auxquels il est complètement soumis. Rappelons qu' en décembre 1998, lors des bombardements criminels des génocidaires et barbares anglo - américains contre l' Irak (bombardements qui n' ont jamais cessé !), Tony Blair avait déjà joué ce rôle de faucon jusqu' auboutiste. On connaît sa ritournelle, sans cesse répétée sans la moindre variante, en compagnie de son Ministre des Affaires étrangères Cookx : 'Nous bombardons l' Irak, mais c' est la faute à Saddam; nous bombardons la Yougoslavie, mais c'est la faute à Milosevic !" . Bref, les criminels de guerre occidentaux dévastent d' autres nations et commettent de véritables génocides contre les peuples, mais c' est la faute des autres ! En fait de bellicisme et de propagande de guerre, un certain Hitler aurait aujourd'hui des leçons à prendre chez ces chevaliers, conquérants des temps modernes ! Les bombardements nazis contre l' ensemble de la Yougoslavie n' ont d' ailleurs pas connu une telle intensité en aussi peu de temps. Il est vrai aussi qu' à l' époque nazie, les stocks d' armements à utiliser et à tester sur les champs de bataille, pour le seul profit des marchands de canons, devaient être au - moins 1.000 fois moins importants qu' aujourd'hui ! Même s' il n' est pas décidé à juger et à condamner tous les criminels de guerre, le TPI sait au - moins de quels côtés il pourrait AUSSI diriger ses enquêtes ! Sur le plan doctrinal, Blair défend, avec son ami Schröder, un nouveau modèle de sociale - démocratie qui semble quand même faire un peu peur à... Lionel Jospin. Sur le plan intérieur, les dernières élections ont cependant reconduit haut la main Blair et ses "travaillistes". Vingt millions d' électeurs anglais ont cependant décidé de ne pas se déranger pour voter, estimant sans doute qu' ils n' avaient plus le choix qu' entre la peste et le choléra. Travaillistes ou conservateurs, c' est chou - vert et vert chou, bonnet - blanc et blanc bonnet ! "Gauche" ou droite, les élections passent, le capitalisme reste au pouvoir ... Depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York, Blair marche de nouveau dans le sillage des U$A et George BUSH, de nouveau prêt à toutes les aventures et guerres impérialistes. Un inconditionnel de la politique de Washington ! Dans cette nouvelle crise face au terrorisme, certains médias du capitalisme l' appelle "le lieutenant de Bush". Flatteur ! Ce belliciste de la fausse gauche prêche effectivement toutes les guerres et batailles au son du canon et des explosions de missiles. Il a sans doute ainsi trouvé le moyen, provisoirement du moins, de faire oublier ses couacs en politique, ses échecs économiques, le délabrement des services publics et hospitaliers désormais privatisés en Grande - Bretagne.
-Michael Rubens BLOOMBERG, U$A, fortune : 4,5 milliards de dollars, informations et finances. Devient maire de New York, à l'issue des élections du mardi 6 novembre 2001.Le taux de participation des électeurs a été évidemment très faible. Quoi qu' il en doit, Rudolph Giuliani, ancien maire, ne pouvait plus participer au scrutin, ayant atteint la limite des deux mandats permis par la loi de New York. Le pauvre a dû légalement passer la main, après avoir vainement essayé de faire modifier la loi électorale en sa faveur pour lui pouvoir se représenter pour un troisième mandat. Il a donc décidé de soutenir le républicain Bloomberg, magnat ricain de la presse financière et de "l'information"... qui l'a finalement emporté contre ses rivaux. Celui - ci a investi 50 millions de dollars dans sa campagne... Bravo, ça c'est de la "démocratie" ! C' est à peu près l' équivalent de 50 millions d' euros, quelque 2 milliards de francs belges, plus de 300 millions de francs français. Sans compter tout le reste... Une telle "démocratie" et de tels "démocrates" ont de quoi faire vomir ... ! "La criminalité à New York a atteint son plus bas niveau en 40 ans», a dit Giuliani, qui s’était fait élire pour la première fois en 1993 en promettant de ramener la loi et l’ordre dans la mégapole américaine... qui en a bien besoin ! Les U$A sont aussi le pays du crime organisé.
-Omar BONGO, président auto - proclamé, ce dictateur indéracinable dirige le Gabon depuis 1967, sans que cela ne dérange le moins du monde les "démocraties" capitalistes occidentales et l' opposition intérieure est frappée de léthargie depuis des années. Saccage le pays qu' il vide de ses richesses, le dictateur BONGO est élu régulièrement avec 120% des voix et accumule, avec ses filles, sur des comptes parisiens et genevois de ses banques, les dividendes versés par Elf. "L' Afrique sans la France, c'est une voiture sans chauffeur. La France sans l' Afrique, c' est une voiture sans carburant !", déclare - t - il. Dès lors ... ! Assuré depuis des années du soutien sans faille de la France, il a anéanti tous les espoirs de liberté des Gabonais par la terreur, la corruption et les intrigues. Depuis 1967, celui qu' on appelle maintenant «le doyen de l'Afrique !» a annihilé toutes les velléités de changement dans son pays. La France et le Gabon entretiennent une très "vieille amitié", nourrie par quarante années de clientélisme et de corruption. Les dirigeants français savent depuis longtemps ne pas avoir à redouter le moindre sursaut d' idéalisme de Bongo qui est dénué de toute conscience nationaliste. Le discours pan - africaniste de N' krumah n' a trouvé aucun écho chez celui qui commentait comme une chose normale l' expulsion des "sans - papiers" de saint Bernard et recevait volontiers le chef raciste du Front national. Bongo détient d' ailleurs de tristes records : 1977 : accusé par Cotonou d' être à l' origine du "coup" pitoyable de Bob Dénard, Bongo fait expulser 10.000 Béninois. 1981 : 10.000 Camerounais expulsés. 1994 : 64 clandestins "retrouvés" morts en prison. 1995 : 55.000 clandestins expulsés. Mais les nombreux pogroms à Libreville ne sont pas inspirés par le patriotisme.
Quand les BUSH font relâcher un criminel terroriste... !
Clinton avait amnistié quelqu’un accusé de fraude fiscale. Poppy Bush, lui, remet un terroriste professionnel en liberté.
1er mars 2001 – En 1990, via l’ influence directe du président George Herbert Walker Bush, Orlando Bosch – recherché par la justice, étranger non enregistré, terroriste en série et saboteur d’ avions – était remis en liberté de la prison de Miami, à la demande expresse du fils de Bush, Jeb, et au nom des républicains de Miami. Jeb (le membre de la famille fixé en Floride) avait arraché cette libération inhabituelle d’ une prison fédérale pour obtenir les votes des habitants de la Floride et avait ainsi fait basculer l’ État en faveur de son père lors des élections présidentielles de 1992. Orlando Bosch n’avait donc pas été relâché pour réhabilitation ou repentance. Il n’ avait pas été relâché après avoir purgé une peine. Il avait été relâché par les Bush afin de faciliter la victoire des Républicains et dans un apparent mépris de la sécurité publique, tant ici qu’ à l’ étranger, et de l’autorité des lois. Trente pays avaient refusé l’ asile politique à Bosch en raison de ses crimes. Un attorney général en fonction à Miami avait refusé qu’ il reste aux États-Unis. En janvier 1989, le même attorney général écrivait : " Durant trente ans, Bosch s’ est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. (…) À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages. " L’ attorney général Dick Thornburgh décrivait Bosch comme un " terroriste incorrigible ".
Et pourtant, les Bush le font libérer : Encore plus troublante encore que la libération d’un homme dangereux en échange de voix, il y a la manière dont l’ affaire a été réglée. Le président Bush n’ a pas pardonné à Bosch. Apparemment, il s’ est contenté d’ intervenir et d’ exercer l’ influence de sa fonction pour relâcher Bosh en dépit des recommandations du directeur de district de l’ INS et du département de la Justice. Il s’ agissait d’un criminel sur qui on n’ aurait pas misé un penny. Ses crimes étaient autrement plus graves qu’ une simple fraude fiscale et il était autre chose qu’ un vulgaire réfractaire. Bosch avait planifié les crimes suivants et y avait participé ou contribué :
Les crimes imputables à Bosch :
Avec Poder Cubano (Pouvoir cubain), en 1968 – 69 :
Avoir expédié une bombe par valise à La Havane, à Cuba.
Avoir placé des bombes dans des dizaines d’ établissements commerciaux, restaurants, agences de tourisme, consulats étrangers, navires, avions etc. aux États - Unis.
Avoirs commis des attentats contre des représentants commerciaux et politiques étrangers aux États - Unis.
Avec des dirigeants fascistes chiliens, à l’ issue d’ une rencontre avec Pinochet, en 1974-75 :
Assassinat de l’ ancien commandant des Forces armées chiliennes, le général Carlos Pratts, et de sa femme en Argentine.
Avoir abattu, à Rome, en Italie, Bernardo Leighton (vice - président du parti démocratique chilien en exil) et son épouse.
Orlando Bosch est arrêté par la police costaricaine qui l’ accuse d’avoir projeté l’ assassinat du dirigeant chilien en exil à Costa Rica, Andres Pascal Allende.
Assassinat d’ un ancien ministre chilien de l’ administration de Salvador Allende, Orlando Letelier, et de son collaborateur Ronni Moffit à Washington, D.C., aux États - Unis.
Avec le nouveau groupe terroriste "Accion Cuba", en 1974–75 :
Avoir placé des bombes dans diverses missions et ambassades cubaines et divers autres organismes, hôtels, agences de tourisme, etc. à l’étranger (Canada, Argentine, Pérou, Mexique, Espagne, Venezuela).
Avoir tiré des coups de feu contre la résidence d’ un fonctionnaire cubain.
Tentative d’ assassinat de l’ ambassadeur de Cuba, Emilio Aragones, en Argentine.
Avec un nouveau groupe placé sous sa direction à Costa Rica, les " Comandos de Organizaciones Revolucionarias Unidas ", en 1976–77 :
Attentats à la bombe contre des missions, ambassades, compagnies aériennes, ressortissants et autres aux Nations unies, au Costa Rica, en Espagne, en Jamaïque, à la Barbade, aux Barbades, en Colombie, à Trinidad et Tobago, au Panama, à Porto Rico, etc.
Sabotage d’ un appareil des lignes aériennes cubaines : 73 passagers tués. (Arrêté et emprisonné au Venezuela, ce qui ne l’ a pas empêché de poursuivre ses activités terroristes contre le Venezuela).
Avoir placé une bombe dans un avion vénézuélien à Miami, aux États - Unis.
Durant son incarcération, Bosch continua à diriger des opérations visant les intérêts du Mexique, en 1978 :
Avoir placé une bombe sur le navire marchand mexicain " Azteca ", amarré dans un port mexicain : 2 morts, 7 blessés.
Toute une série d’ agressions contre Cuba, une fois de plus, avec un groupe appelé " Omega - 7 " :
Attentats et menaces d’ attentat à la bombe contre des boxeurs cubains aux USA, contre des agences de tourisme, des services publics, des avions, des missions cubaines et même contre les bureaux de la TWA, aux États - Unis...
Assassinat de Carlos Muniz Varela, membre de la brigade " Antonio Maceo " et directeur de " Varadero Travel " à Porto Rico.
Assassinat d’ Eulalio Negrin (membre de la communauté cubaine à l’ étranger et participant aux entretiens et négociations avec le gouvernement cubain) dans le New Jersey, aux États - Unis. Assassinat du diplomate cubain aux Nations unies, Felix Garcia Rodriguez .
Source:
cuban-exile.com/doc_051-075/doc0057.htm
Voici l’histoire de Bosch :
Pédiatre de formation, Bosch quitte secrètement Cuba pour Miami la même année où Castro s’ empare du pouvoir. Immédiatement, il se lance dans des actions violentes en compagnie de l’ organisation terroriste " MIRR " (Mouvement insurrectionnel de récupération révolutionnaire) et du " Movimiento Nacionalista Cubano". En 1968, Bosch est arrêté par les autorités américaines, jugé et condamné à 10 ans de prison. En 1972, il est relâché. Sans autorisation et malgré sa liberté sur parole aux États - Unis, il se rend au Venezuela où il ne tarde pas à être arrêté pour un attentat à la bombe contre un avion cubain, attentat au cours duquel 73 personnes perdent la vie, y compris le personnel cubain de l’appareil. Tout en croupissant en prison, il dirige toujours des activités terroristes. Finalement, il est libéré pour motifs humanitaires après une longue grève de la faim et, en 1988, retourne aux États - Unis sans papiers, est arrêté pour violation de parole, puis remis en liberté conditionnelle tout en restant à la disposition de l’ INS (U.S. Immigration and Naturalization Service). Cuba réclame l’ extradition de Bosch de façon à pouvoir le juger pour ses activités terroristes, mais Bosch, entre - temps, a demandé le droit d’ asile aux États - Unis, prétendant que Cuba ne lui accordera jamais un procès équitable. On peut trouver cette demande de droit d’ asile sur le site http://cuban-exile.com/doc_051-075/doc0055.htm . En janvier 1989, la demande d’ asile est refusée. Un attorney adjoint écrit à ce propos : " Durant trente ans, Bosch s’ est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. (…) À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages". Plus de 30 pays refusent l’ entrée de Bosch sur leur territoire. Le directeur de district de l’ INS à Miami refuse toute possibilité de séjour de Bosch aux États - Unis pour les raisons suivantes :
Qu’ il y a tout lieu de croire qu’ il cherche à entrer aux États - Unis uniquement, principalement ou éventuellement pour se lancer dans des activités susceptibles de porter atteinte à l’ intérêt public. (8 U.S.C. 1182 (a) (27)).
Qu’ il est ou a été un étranger membre d’ une organisation prônant ou enseignant le devoir, la nécessité ou le bien - fondé d’ attaquer ou de tuer des officiers et fonctionnaires de quelque gouvernement organisé que ce soit (…) ou de provoquer des dégâts ou des destructions à la propriété d’ autrui, (…) ou encore des actes de sabotage. (8 U.S.C. 1182 (a) (28) (F) (ii), (iii), (iv)).
Qu’ il y a tout lieu de croire qu’ après son entrée aux États - Unis il se livrerait probablement à des activités interdites par les lois de ce pays, espionnage, sabotage, désordre public ou toute autre activité contraire aux intérêts nationaux. (8 U.S.C. 1182 (a) (29)).
En outre, la note prétendait que Bosch était également expulsable pour le fait qu’ il a été condamné pour un crime de turpitude morale (autre qu’ un délit purement politique), 8 U.S.C. 1182 (a) (9), et qu’ il n’était pas en détention de documents d’ entrée valides. 8U.S.C. 1182 (a) (20). (Voir cuban - exile.com/doc_051-075/doc0054.htm.)
C’ est alors qu’ a débuté une campagne de pressions politiques visant à libérer Orlando Bosch et à lui permettre de séjourner aux États - Unis.
Jeb Bush, qui s’ est arrogé les pouvoirs les plus élevés au sein des communautés anti castristes de Floride, était le directeur de campagne électorale de la Congressiste républicaine de droite, Ileana Ros-Lehtinen. Jeb arrangea une réunion entre elle et son père, le président G.H.W. Bush, afin de " négocier " la libération. (New York Times, 17 août 1989)
Dans le même article, le NY Times déclarait : " Ileana Ros-Lehtinen, la Républicaine qui vise le siège de feu le représentant Claude Pepper et candidate pour qui le président fait campagne, désire que le président passe par - dessus l’ ordre d’ expulsion du département de la Justice ". Le 18 juillet 1990, Bosch se vit accorder la liberté conditionnelle sur recommandation ou sur ordre de George Herbert Walker Bush, et il fut autorisé à vivre à Miami, moyennant quelques restrictions temporaires de surveillance, tout en étant autorisé à circuler en rue et à se mêler aux membres de la communauté. Ces conditions de liberté sur parole ne résistent guère à un examen. Selon The Washington Post du 18 août 1990 : " En juin, le juge de district William Hoeveler a demandé aux attorneys gouvernementaux pourquoi rien ne s’ était encore produit dans l’ affaire Bosch. Il leur donna un nouveau mois pour trouver un pays d’ accueil qui conviendrait à Bosch et, la veille de l’ échéance, Bosch reçut, en trois pages, une proposition de libération, mais en liberté surveillée. Le porte - parole du département de la Justice, Dan Eramian, déclara que la décision de relaxer Bosch avait été prise pour " raisons humanitaires, mais que le gouvernement allait poursuivre ses tentatives de l’ expulser. " Chose qui, bien sûr, ne s’est jamais produite. Bosch est toujours en liberté. Comme c’ est généralement le cas dans les affaires des Bush, d’ autres pistes concernant Bosch mènent à des liens avec la CIA, la mafia, et nombre d’ opérations sous le manteau. On a prétendu à maintes reprises que Bosch était un agent de la CIA. On a même retrouvé d’ étroites connexions avec Frank Sturgis, l’ homme dont on pense qu’ il a tué le président John Kennedy. Orlando Bosch était l’ un des ressortissants cubains dont on sait qu’ il avait fait le trajet de Miami à Dallas avec des armes, les 21-22 novembre 1963 (http://www.aristotle.net/~mstandridge/knollmen.htm). Le nom de Bosch apparaît dans le rapport de la Commission Warren et il fait partie des noms autour desquels on a enquêté lors de l’ assassinat de Kennedy. En 1990, David Corn écrit dans le magazine The Nation : " Bien qu’ il bénéficie actuellement d’une nouvelle mise en liberté conditionnelle, et à ce que prétend The Miami Herald, Bosch serait en train d’ organiser un groupe censé collecter des fonds en vue d’ acheter et d’ acheminer des armes pour les ennemis de Castro à Cuba. N’ y a - t - il donc personne dans les services de renseignements, aujourd’hui, qui surveille ce groupe ?". Manifestement, le besoin d’ être réélu de George Herbert Walker Bush passait bien avant toute considération de sécurité publique et nationale. Une dernière ligne : Cette affaire rend le Parti républicain hystérique au point de vouloir faire diversion et concentrer toute son attention sur le fait que Clinton a amnistié un fraudeur fiscal. L’ affaire ferait presque de Clinton une espèce de Salomon sage et juste, comparé au jugement et à l ’intégrité apparemment répugnants des Bush. Et chaque fois que vous verrez les Bush pincer les lèvres et parler avec orgueil de leur honneur familial, de leurs traditions patriarcales et de leur intégrité, rappelez-vous Orlando Bosch.
George Bush :
La biographie indésirable
--- par Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin
Traduit par Jean - Marie FLEMAL
INTRODUCTION - PRÉAMBULE: Un Caligula américain
La thèse de ce livre est simple
: Si George Bush devait être réélu en novembre 1992 pour un second mandat
de président des États - Unis, ce pays et le reste du monde devraient
affronter une catastrophe d'une ampleur gigantesque.
La nécessité d' écrire ce livre s' est imposée de façon irrésistible
dans l' esprit de ses auteurs à la suite du massacre monstrueux de la
guerre d' Irak, en janvier et février 1991. Cette guerre était un acte
de génocide sauvage et prémédité de la part de Bush, entrepris de
connivence avec une clique de Londres qui, dans sa continuité historique,
se faisait la représentante à la fois du pire ennemi des intérêts à
long terme du peuple américain et de l' adversaire le plus implacable du
progrès de l' espèce humaine.
Les auteurs ont observé très soigneusement George Bush à mesure que se
déroulait
la crise du Golfe et la guerre et ils ont eu la certitude que ses débordements
de colère en public constituaient de véritables crises psychotiques révélatrices
d' un état mental très perturbé, de très mauvais augure pour l'
humanité.
Les auteurs ont également été horrifiés par le degré d' ignorance bienveillante de leurs concitoyens à propos de la réalité révoltante
de ces crises en public. Une majorité d' Américains s' est avérée disposée
à prêter son soutien à une méprisable entreprise de boucherie.
Par leurs votes d'appel du 12 janvier 1991, le Sénat et la Chambre des Représentants
ont donné leur feu vert aux mesures de guerre imminentes, planifiées par
Bush en vue de réinstaller dans son pouvoir l' émir du Koweït, un homme
qui, au sens propre de l' expression, possède des esclaves. Ce vote était
un crime contre la justice de Dieu.
Ce livre fait partie d' une tentative de les aider à survivre quoi qu 'il
arrive, à la fois pour la sauvegarde du monde et pour la leur propre. Il a
été conçu comme une contribution à un processus éducatif qui pourrait
encore sauver le peuple américain des horribles destructions que
signifierait un second mandat en faveur de Bush. En outre, il a été conçu
comme un
avertissement à tous les citoyens : s'ils ne refusent pas un second mandat
à Bush, ils mériteront pleinement ce qui leur tombera dessus après 1993.
Puisque ce livre sera sous presse en automne 1991, la conscience que le
public a de la dépression à long terme de l' économie américaine croîtra
rapidement. Si Bush devait être réélu, il se considérerait comme étant
hors d' atteinte des électeurs et de la volonté populaire; avec un déficit
fédéral grimpant de plus d' un milliard de dollars chaque jour, une seconde
administration Bush dicterait sans aucun doute une austérité tellement écrasante
qu' elle amènerait le pays au bord de la guerre civile. Nombre de signes
avant - coureurs de ce qui pourrait se produire sont décrits dans le dernier
chapitre de ce libre. Notre but a été de réunir le plus d' éléments véridiques
possible sur Bush dans les limites temporelles imposées par les
élections de 1992. Ni le temps ni les ressources n' ont permis d' accorder
une attention des plus minutieuses à certains détails; nous pouvons dire,
toutefois, que notre engagement solennel à dire la vérité et que notre
produit fini sont de meilleure qualité que tout ce que quiconque a été en
mesure de montrer, y compris les organisations spécialistes de l' info et
les services de renseignement dont les moyens en tous genres surpassent de
loin les nôtres. Comment pouvons - nous espérer combattre ce
tout - puissant cartel du pouvoir qui entoure Bush avec une biographie, un
simple livre ? Nous ne nous berçons guère d' illusions sur un succès
facile, mais nous avons été encouragés dans notre travail par l' espoir
qu' une biographie pourrait stimuler l' opposition à Bush et à ses menées
politiques. Et, ne serait - ce que par ses qualités novatrices, il posera
certainement toute une nouvelle série de problèmes à ceux qui cherchent
à faire réélire Bush. Car, bien que Bush soit aujourd'hui ce que les
journalistes appellent un dirigeant mondial, aucun compte rendu véridique
de sa véritable carrière n' a encore été mis à la disposition du public.
L' ouvrage que nous soumettons
ici à l' appréciation de l' opinion publique est, à notre connaissance,
la première biographie non autorisée et sous forme de livre de George
Bush. Il s' agit de la première approche de la vérité à propos de sa
vie. C' est la première biographie digne de ce nom, et c' est un fait qui
en dit long sur le sinistre pouvoir et le souci obsessionnel de
dissimulation qui ronge le personnage. Aucune des autres biographies se prétendant
telles (y compris l' autobiographie de Bush
destinée à sa campagne électorale) ne peut être prise au sérieux :
chacun de
ces ouvrages est un pastiche truffé de mensonges, de distorsions et de
banalités en tous genres, allant du panégyrique électoral au gros
mensonge à la Goebbels, visant à forger de toutes pièces des histoires édifiantes
destinées à émouvoir des enfants crédules. Il n' y a vraiment guère d'
exception où la littérature disponible sur Bush ne soit dénuée de la
moindre valeur.
Mais, avec Bush, ce n' est que le début du problème. Les antécédents de
la famille Bush en ont fait un atout des réseaux de la Brown Brothers,
Harriman, l' une des forces politiques les plus puissantes des États - Unis
durant une bonne partie du 20e siècle et, durant des années, la plus
importante banque privée du monde. Il suffit dans ce contexte de penser à
Averell Harriman en train de négocier, au cours de la Seconde Guerre
mondiale et au nom des États - Unis, avec Churchill et Staline, ou au rôle
de Robert Lovett, partenaire de la Brown Brothers, Harriman, dans son rôle
de mentor de John F. Kennedy lors du choix de son cabinet par ce dernier,
pour commencer à comprendre les implications du poste du sénateur Prescott
Bush en tant qu' associé gérant de cette banque. Les réseaux de la Brown
Brothers, Harriman s'infiltrent dans le gouvernement et les mass - media.
Maintes fois au cours de ces pages, nous verrons des histoires des plus
embarrassantes
pour George Bush se voir interdire la publication, des documents gênants
pour Bush disparaître de façon louche et des témoins à charge contre
Bush se faire rattraper par des morts à tout le moins mystérieuses et
particulièrement opportunes dans le temps. Les quelques faits pertinents
qui ont fait surface, çà et là, dans le domaine public, ont été nécessairement
filtrés par cet appareil gigantesque. Ce problème a été réglé par la
corruption des auteurs, des journalistes, des directions d' information et
des éditeurs qui ont fonctionné de plus en plus en tant qu' avocats
entretenus au service de Bush. George Bush veut à tout prix que les aspects
principaux de son existence demeurent occultés. En même temps, il se rend
compte que son besoin de dissimulation présente un côté vulnérable. Le
besoin de protéger son côté faible explique le flot permanent de matériel
biographique et historique bidon concernant George, de même que l' essorage
auquel on a soumis de nombreuses études sur l' histoire récente qui ne
peuvent jamais parler de lui directement. Ces quelques derniers mois, nous
avons vu paraître, sur le Watergate, un ouvrage qui prétend présenter des
éléments neufs au public et qui désigne Al Haig comme étant Deep Throat,
mais qui ignore, par ailleurs, le rôle primordial de George Bush et de ses
partenaires d'affaires dans cette même affaire du Watergate. Nous disposons
d'un nouvel ouvrage, cette fois de la plume du lieutenant - colonel Oliver
North, qui affirme que Roland Reagan savait tout au sujet de l' affaire des
contras en Iran, mais que Bush ne faisait pas partie de la chaîne de
commandement de North. Ce dernier
point n' est qu'une paraphrase des propres excuses boiteuses de Bush prétendant
qu' il était « hors circuit » durant toutes ces transactions illégales.
Au cours des enquêtes et auditions concernant la nomination de Robert Gates
au poste de directeur des Renseignements Généraux (Central Intelligence),
personne n' eut rien de neuf à ajouter sur le rôle de George Bush, patron
du bureau de crise du groupe des situations d'exception du Conseil National
de la Sécurité, bureau qui fut l' un des centres de commandement de toute
l' affaire. Ces mascarades sont colportées à l'usage d' un public hyper -crédule
par des agents dont la tâche va bien au - delà du
simple contrôle des préjudices puisqu' elle contrôle également les
esprits - le fameux « MK » dans l'opération gouvernementale estampillée
« MK Ultra ». Ces coudées franches dont George Bush a bénéficié au
cours des élections de 1988 se reflètent, entre autres, dans le fait qu'
en aucun moment de la campagne, on n' a assisté à la moindre tentative sérieuse
de la part des prétendus organismes d 'information de fournir au public
quelque chose qui puisse ressembler de près ou de loin à un compte rendu
crédible et complet de la carrière politique de notre homme. Deux
biographies au moins de Dukakis furent publiées qui, bien qu 'à peine
critiques, n' étaient pas non plus uniformément flatteuses. Mais, dans le
cas de Bush, tout ce que le public eut à se mettre sous la dent se limita
à l' ancienne biographie électorale de Bush de 1980 et à une
autobiographie électorale plus récente, toutes deux n' étant, en fait,
que des tissus de mensonges.
Tout au début de nos recherches en vue de la rédaction du présent
ouvrage, il est devenu apparent que tous les livres et la plupart des
articles plus longs traitant de la vie de George Bush avaient été engendrés
à partir d' une liste de « faits », concernant Bush et sa famille, qui
avait été complètement expurgée, approuvée et canoniquement admise par
le clan de notre homme. Nous apprîmes qu' au cours des années 1979 - 1980,
Pete Roussel, l' assistant de Bush, avait tenté de recruter des biographes
en vue de préparer une « vie de Bush » à partir d' une collection de
communiqués de presse, de rappels de titres et de tout un matériel prédigéré
du même acabit. La plupart des écrits biographiques concernant Bush
se composent
tout simplement d' éléments extraits de cette liste, échelonnés chronologiquement et transformés en récit émaillé d' interprétations de
commentaires, d' anecdotes, d' enjolivures ou de procédés stylistiques spéciaux.
La liste autorisée, admise par Bush, est facilement identifiable. Un détail
en disait long, au point de faire l' objet d' une plaisanterie chez les
auteurs de la présente étude : il s' agissait de la constance absolue avec
laquelle les pisse - copies chargés de dissimuler la substance même de l'
existence de Bush mentionnaient une Studebaker rouge de 1947 que George Bush
avait prétendument conduite vers Odessa, Texas, en 1948. C' est le genre de
détail par lequel cette engeance d' écrivaillons tentent d' humaniser leur
sujet, de la même façon que les fers à cheval, les couennes de porc et la
musique de country and western ont été introduits dans la vie réelle de
Bush
dans une tentative délibérée et trompeuse d' humaniser son image. Notre
expérience nous a montré que chaque texte faisant référence à la
Studebaker rouge de Bush dérivait probablement de la liste des faits
approuvés par Bush lui - même et qu' elle était dès lors pratiquement
sans valeur pour des recherches sérieuses autour de l' existence de notre
homme. Par conséquent, nous avons rattaché ce genre de textes à l' « école
de la Studebaker rouge » de dissimulation et de falsification.
Quelques exemples ? Celui - ci est tiré de l' autobiographie électoraliste
de Bush, Looking Forward (Le regard tourné vers l'avant), écrite en réalité
par son assistant Vic Gold : Je me rendais au Texas dans ma Studebaker, et
tout ce que je savais du
paysage de cet État, c'est ce que j' en avais vu du cockpit d' un Vultee
Vibrator durant ma période d' entraînement dans la Navy. [n.1]
Voici le même épisode tel que le décrit le copain de Bush, Fitzhugh
Green, ami du financier malthusien Russell Train, dans son George Bush: An
Intimate Portrait (GB, un portrait intime), publié après que Bush eut
conquis la présidence :
Il [Bush] chargea sa Studebaker 1948, fit en sorte que sa femme et son fils
le suivent, et se mit en route pour Odessa, Texas. [n.2]
En 1983, Harry Hurt III a écrit les lignes suivantes pour un article dans
un
magazine texan, orné en prime d' un dessin apparemment censé représenter
une
Studebaker, mais qui, en fait, ne ressemble absolument pas à une Studebaker
de cette époque : Durant l' été 1948, lorsque George Herbert Walker Bush
prit la direction d' Odessa avec sa Studebaker rouge toute cabossée, la
population de la ville, bien qu' en hausse constante du fait de la main -
d'ouvre pétrolière nouvellement débarquée, ne comptait toujours pas
30.000 habitants. [n.3]
Nous voyons que Harry Hurt a plus d' imagination que nombre de biographes de
Bush, et son article fournit quelques faits utiles. Plus faible est la
version que nous propose Richard Ben Kramer, dont on attend la publication
en 1992 et qui est donc censée servir de biographie de campagne en vue de
préparer le terrain à la seconde victoire électorale de Bush. Puisse Dieu
nous venir en aide. Cramer s' est vu confier la tâche peu enviable de
donner vie une fois de plus à cette même vieille liste éculée. Mais le
fait même que l' équipe de Bush sent qu' elle a besoin d'une nouvelle
biographie indique qu' elle se rend compte qu' elle est ici potentiellement
vulnérable. Cramer a tenté de résoudre son problème est remodelant la même
vieille camelote dans un style frénétique, hyper - cinétique, voire hyper
- thiroïdien, serions - nous
tentés de dire. Les lignes qui suivent proviennent d' un passage de cet
ouvrage à paraître, et qui a été publié dans Esquire, en juin 1991 : En
juin, après les Séries mondiales des collèges et la journée de remise
des diplômes à New Haven, Poppy chargea sa nouvelle Studebaker rouge (un
cadeau de fin d' études de Pres) et mit le cap sur le sud. [n.4]
Cette Studebaker était - elle flambant neuve, ou vieille et toute cabossée
? Peut - être la liste autorisée ne mentionne - t - elle ce détail; en
tout cas, nous pouvons voir que nos autorités divergent sur ce point.
Flight of the Avenger (Le vol du Vengeur), le roman de Joe Hyams sur la
guerre de Bush, sorti en 1991, ne reprend pas cette référence obligée à
la Studebaker rouge », mais la chose est plus que compensée par une
adulation des plus élaborées à propos d' autres détails des états de
service de notre héros durant la guerre [n.5]. La publication de Flight of
the Avenger, qui se concentre sur la narration héroïque des souvenirs de
guerre de Bush et ignore toute preuve qui pourrait contribuer à dégonfler
ce mythe, a été minutée de façon à coïncider avec la crise du Golfe et
la guerre de Bush contre l' Irak. Il s'agit d' un tract ignoble écrit avec
l'aide ouverte de Bush, de Barbara Bush et de l' équipe de la Maison -
Blanche. Flight of the Avenger rappelle la pratique des États totalitaires
qui veut qu' une guerre menée par le régime devrait être accompagnée de
propagande dépeignant l' homme fort du régime dans la posture martiale qui
convient le mieux au moment. En tout cas, ce livre traite de la vie de Bush
jusqu' à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et nous n' arrivons donc
jamais à Odessa. Un seul des longs comptes rendus complets produits par la
machine de propagande de Bush à propos de son candidat néglige l' histoire
de la
Studebaker rouge. Il s' agit de George Bush: A Biography, de Nicholas King,
sortie suite aux efforts de Pete Roussel en vue de la campagne de 1980.
Nicholas King a été le porte - parole de Bush lorsqu' il était
ambassadeur des
États - Unis aux Nations unies. King admet au début de son ouvrage qu 'il
peut
être récusé pour avoir écrit un ouvrage faisant montre d' une apologie
la plus transparente qui soit : « Rétrospectivement », écrit-il dans sa
préface, « ce livre peut sembler prêter le flanc à l' accusation de
flatterie exagérée, car le portrait de son sujet est présenté partout
sous un angle favorable. »[n.6] Bien sûr !
Les ouvrages sur Barbara Bush rappellent servilement les mêmes détails tirés
de la même liste autorisée. Voici un extrait caractéristique tiré de l'
ouvrage chaudement admiratif Simply Barabara Bush: A Portrait of America's
Candid First Lady (Barbara Bush, tout simplement : Portrait de la franche et
sincère première dame des États - Unis), écrit par Donnie Radcliffe et
publié après la victoire électorale de Bush en 1988 : Avec les 3.000
dollars qui lui restaient après son diplôme, en juin 1948,
George se rendit au Texas dans la Studebaker rouge de 1947 que son père lui
avait donnée pour son diplôme, après que sa voiture eut rendu l'âme sur
l' autoroute. [n.7]
Même des journalistes étrangers tentant d'informer leur public sur les
conditions régnant aux États - Unis ont été victimes de cette même
vieille liste autorisée de Bush. L'écrivain et journaliste allemand Rainer
Bonhorst, ancien correspondant à Washington du Westdeutsche Allgemeine
Zeitung, dans son ouvrage de 1988 intitulé George Bush: Der neue Mann im
Weissen Haus (GB : le nouvel homme de la Maison - Blanche), a intitulé un
chapitre de cette biographie politique « Im roten Studebaker nach Texas »
(Au Texas en Studebaker rouge). Bonhorst écrit ce qui suit : Dann war da
noch die Sache mit dem roten Studebaker. Sie spielt--gleich nach dem
Weltkriegseinsatz-- eine zweite zentrale Rolle in der Lebensgeschichte
des George Bush. Es ist die Geschichte seiner Rebellion. Der Schritt, der
aus dem steifen Neuenglaender einen laessigen Texaner machte, aus dem reich
geborenen Patriziersohn einen Selfmademann. [...] Also packten George und
Barbara Bush, 24 und 23 Jahre alt, er gerade mit dem Studium fertig, sie vorzeitigaus ihrer Universitaet ausgeschieden und seit ein paar Monaten
Mutter, ihr Baby und ihre Koffer und luden sie auf ihr knallrotes
Studebaker-Coupe. "Ein supermoderner, schnittiger Wagen, allerdings
etwas laut fuer den neuenglischen Geschmack," erinnerten sich die Bushs
spaeter. Aber schliesslich ging es ja ab nach Texas. [n.8]
Nous voyons que Bonhorst est pleinement conscient de l' importance
symbolique
revêtue par la Studebaker rouge dans ces comptes rendus hagiographiques de
la vie de Bush.
Quelle est la vérité, en fin de compte, dans cette affaire ? Il y a une
bonne raison de croire, d' abord, que George Bush ne s' est pas rendu à
Odessa, Texas, en Studebaker rouge. Une source bien informée n' est autre
que le magnat bien connu du pétrole texan, Oscar Wyatt, de Houston, et
contributeur de la campagne de Bush. Dans une lettre récente au Texas
Monthly, Wyatt précise que « lorsque des gens parlent des humbles débuts
de M. Bush dans l' industrie du pétrole, il convient de faire remarquer, en
fait, qu' il est descendu au Texas avec l' avion privé de Dresser. Il était
accompagné de son père qui, à l 'époque, était l' un des directeurs de
Dresser Industries. » « Je déteste que les gens fassent des déclarations
à propos des humbles débuts de M. Bush dans l' industrie pétrolière.
Voici exactement comment les choses se sont passées », écrit M. Wyatt.
[n.9] Dresser était une compagnie de Harriman, et Bush fit ses débuts en
travaillant pour l' une
de ses filiales. Un historique de Dresser Industries contient une
photographie de George Bush avec ses parents, sa femme et un petit garçon
en face d' un appareil de la compagnie Dresser, dans le Texas occidental ».
[n.10] Ceci peut - il être une photo représentant l' arrivée de Bush à
Odessa durant l' été 1948 ? En tout cas, ce mythe très prisé par la
plupart des biographes de Bush prête considérablement le flanc au doute. Les
dynasties flatteuses de tyrans sanguinaires ne sont
pas neuves, dans la littérature mondiale. L'école de la Studebaker rouge
remonte à très longtemps; ces écrivains actuels peuvent être utilement
comparés à un certain Gaius Velleius Paterculus, qui vivait dans l' Empire
romain à l' époque des empereurs Auguste et Tibère et qui fut donc plus
ou moins
contemporain de Jésus-Christ. Velleius Paterculus fut un historien et un
biographe et il est connu aujourd'hui pour ses notes biographiques sur l'
empereur Tibère, notes contenues dans son histoire de Rome, depuis les
origines jusqu'à sa propre époque..
Paterculus, écrivant sous le règne de Tibère, réserva un traitement très
favorable à Jules César, et versa dans l'excès une fois qu'il aborda
Auguste. Mais les pires excès dans la flatterie se rencontrent dans sa façon
d'aborder Tibère en personne. Voici un extrait de ce qu'il écrit à propos
de ce dirigeant tyrannique :
"Parmi les transactions des seize dernières années, lesquelles ont
survécu et sont restées vivaces dans la mémoire de tous ceux qui auraient
la présomption d'en faire un compte rendu intégral ? (.) On a restauré le
crédit dans les affaires marchandes, on a banni la sédition du forum, la
corruption de Champ de Mars et la discorde du siège du sénat; la justice,
l' équité et l'assiduité au travail, que l'on avait longtemps négligées,
ont été remises en honneur dans l' État; on a donné de l'autorité aux
magistrats, de la majesté au sénat, de la solennité aux cours de justice;
les émeutes sanglantes du théâtre ont été supprimées et tous les
hommes ont soit un désir stimulé en eux, soit une nécessité qui s'impose
à leur esprit, d'agir avec intégrité. Les actes de courage sont honorés,
les actions méchantes punies. L'humble respecte le puissant sans le maudire; le puissant prend le
pas sur l'humble, sans toutefois le condamner. Quand les prix des
marchandises ont-ils jamais été plus raisonnables ? Quand les bénédictions
de la paix ont-elles jamais été si abondantes ? La paix d'Auguste, propagée
dans toutes les régions de l'Orient et de l'Occident, et dans toutes celles
situées entre le Sud et le Nord, protège chaque coin du monde de toutes
les atrocités des agressions prédatrices. Quant aux dommages subis non
seulement par les individus, mais également par les cités, la munificence
du prince est toute disposée à les couvrir. Les villes d'Asie ont été réparées;
les provinces ont été protégées contre l'oppression de leurs
gouverneurs. Les honneurs récompensent promptement ceux qui les méritent
et le châtiment des coupables, même s'il est lent à venir, est assuré.
L'intérêt cède le pas à la justice, la sollicitation au mérite. Car le
meilleur des princes apprend à ses administrés à agir selon sa propre
pratique; et si, en pouvoir, c'est lui le plus grand, il l'est encore plus
par l'exemple. Après avoir livré un survol général de l'administration
de Tibère César, énumérons maintenant quelques-unes de ses particularités.
[...] Quelle guerre formidable, déclenchée par le chef gaulois Sacrovir et
par Julius Florius, il réprima ! et avec une telle rapidité étonnante,
une telle énergie, que le peuple romain sut qu'il était un conquérant
bien avant d' avoir su qu'il était en guerre, et la nouvelle de la victoire
supplanta celle du danger ! La guerre d'Afrique, elle aussi, aussi périlleuse
qu'elle fût, et augmentant jour après jour en intensité, fut rapidement
terminée sous ses auspices et sa direction. [...] Quelles structures a-t-il
érigées en son propre nom et celui de sa famille ! Avec quelle munificence
emplie d' égards, allant même au-delà ce que l'on pourrait croire, a-t-il
érigé un temple en l'honneur de son père ! [...] Avec quelle aisance vis-à-vis
du public organise-t-il la levée des troupes, une affaire où l'appréhension
pourtant est constante et extrême, et sans cette consternation qui
accompagne toute levée ! [n.11]"
Tout ceci a été écrit à la louange du régime qui crucifia Jésus Christ
et qui fut l'une des tyrannies les plus génocidaires de l'histoire du
monde. Paterculus, devons-nous conclure avec tristesse, était un sycophante
de l' administration de Tibère. Certains de ses thèmes sont étonnamment
proches de la propagande actuelle de la machine de Bush.
Non content d'alimenter le culte de la personnalité de Tibère, Paterculus
se montra également très prodigue de louanges à l'égard de Lucius Aelius
Séjan, le préfet de la Garde prétorienne et, durant de nombreuses années,
le favori numéro un de Tibère, son second aux commandes, et son successeur
probable. A de nombreux égards, Séjan ne différait pas de James Baker III
sous le régime de Bush. Alors que Tibère passait tout son temps calfeutré
dans son île de Capri, près de Naples, Séjan, jour après jour, assumait
le contrôle du vaste empire et de ses 100 millions de sujets. Paterculus écrivit
de Séjan qu'il
était « un coadjuteur exceptionnel dans toutes les tâches du gouvernement
(.) un homme d'une gravité plaisante et d'une bonne humeur sans affectation
(.) ne recherchant pas son propre profit ». C'était la déjà voix de la
Studebaker rouge, mais dans les années 30 de notre ère. Paterculus aurait
mieux fait de limiter ses flatteries à la seule personne de Tibère car, un
peu plus tard, ce dernier, soupçonnant la préparation d'un coup d'État,
condamna Séjan et le fit écarteler en guise d'atroce récompense.
Mais pourquoi rappeler Rome ? Certains lecteurs, et pas seulement des Républicains
bon teint, peuvent être scandalisés par les choses que la vérité nous
oblige à mentionner à propos d'un président en place des
Etats-Unis. Ne manquons-nous pas de respect à l'égard de cette haute
fonction ? Pas du tout. L'une des raisons qui nous fait retourner à la Rome
impériale est que nous devons nous rappeler qu'en des temps de dégradation
morale et culturelle comme les nôtres, des dirigeants particulièrement néfastes
ont infligé des souffrances incalculables à l'humanité. A notre époque
moderne de guerre et de dépression, c'est encore une fois le cas.
Si Caligula fut possible à cette époque, qui pourrait prétendre que l'Amérique
du Nouvel Ordre Mondial devrait en être exempte ? Par conséquent,
attardons-nous un instant sur ces anciens Romains susceptibles de nous
apprendre tant de choses sur nous-mêmes.
Afin de trouver des auteurs romains qui nous disent quelque chose de
vraiment crédible sur la première douzaine d'empereurs, nous devons
attendre que l'infâme dynastie julio-claudienne de Jules César, Auguste,
Tibère, Caligula, Claude, Néron et les autres eût entièrement disparu de
la scène et qu'elle eût été supplantée par d'autres maisons régnantes.
Tibère régna de 14 à 37 de notre ère; Caligula, son successeur désigné,
de 37 à 41; et Néron, de 54 à 68. Mais le premier compte-rendu exact des
crimes de certains de ces empereurs nous vient de Publius Cornelius Tacite,
un très haut fonctionnaire romain, et il parut vers 115 ou 117 de notre ère,
à la fin du règne de l'empereur Trajan. Il était possible pour Tacite d'écrire
et de publier un compte rendu plus réaliste sur les empreurs
julio-claudiens parce que l'un des thèmes constants de la propagande de
Trajan fut de se glorifier lui-même d'être un empereur éclairé en se
servant de la comparaison avec la série de tyrans sanguinaires qui le précédèrent.
Tacite est important parce qu'il s'arrange pour nous transmettre des éléments
sur la façon dont le caractère destructeur de ces empereurs dans leur vie
personnelle correspondait à leurs exécutions massives et à leur politique
économique génocidaire. Tacite était familier des mécanismes du pouvoir
impérial romain : il était de rang sénatorial, avait servi comme consul
en Italie en 97 de notre ère et avait également été gouverneur d'une
importante province de l'Anatolie occidentale (aujourd'hui la Turquie) que
les Romains désignaient tout simplement du nom d'Asie. Tacite écrit ceci,
de Tibère :
(...) ses appétits criminels lui faisaient honte. Leur activité incontrôlable
était digne d'un tyran oriental. Les enfants naturels étaient ses
victimes. Il était fasciné par la beauté, la candeur juvénile et la
naissance aristocratique. On inventa de nouveaux noms pour de nouveaux types
de perversion. Des esclaves étaient chargés de découvrir et de lui
procurer ce qu'il exigeait. [...] Ce fut comme la mise à sac d'une ville
capturée. Tibère fut capable de dominer la branche législative de son
gouvernement, c' est-à-dire le sénat, par la subversion et la terreur :
Telle fut, en effet, l'une des caractéristiques horribles de cette
période, en ce sens que des sénateurs importants se muèrent en
informateurs, même dans les questions les plus banales - certains le furent
ouvertement, de nombreux autres en secret. Amis et parents étaient aussi
suspects que des étrangers, les vieilles histoires aussi néfastes que les
plus récentes. Sur la Place principale, lors d'un dîner, une remarque sur
l'un ou l'autre sujet pouvait signifier des poursuites. Tout le monde
luttait pour la préséance en noircissant la victime. Parfois, il
s'agissait d'autodéfense mais, la plupart du temps, il s'agissait d'une
sorte de contagion, comme une épidémie. [...] Je comprends que pas mal d'écrivains
omettent de nombreux procès et condamnations, ennuyés par la répétition
ou effrayés de ce que les catalogues qu'eux-mêmes ont estimés pénibles
et d'une longueur exagérée n' aillent également déprimer leurs lecteurs.
Mais de nombreux incidents non répertoriés ont attiré mon attention et
devraient être connus. [...] Même les femmes étaient en danger. Elles ne
pouvaient être accusées de briguer le pouvoir suprême. Aussi donc les
accusait-on de pleurer : une vieille femme fut exécutée pour s'être
lamentée de la mort de son fils. C' est le sénat, qui trancha dans cette
affaire. [...] La même année, le prix élevé du blé faillit provoquer
des émeutes. [...] Rendu frénétique par son bain de sang, [Tibère] décida
ensuite l'exécution des personnes arrêtées pour complicité avec Séjan.
Ce fut un massacre. Sans discrimination de sexe ou d'âge, de position éminente
ou de rang obscur,
ils gisaient là où ils étaient tombés, ou en tas. Parents et amis se
virent interdire de se trouver à proximité ou de se lamenter, voire même
des les regarder de loin. Des gardes les entouraient, guettant leur chagrin,
et gardaient les corps pourrissants jusqu'au moment où, traînés au Tibre,
ils flottaient ou s'y enfonçaient. Personne ne put les brûler ni les
toucher.
La terreur avait paralysé la sympathie humaine. La vague montante de
brutalité avait éloigné toute compassion. [n.12]. Il
s'agit de la même administration de Tibère que celle louée de façon si
extravagante par Velleius Paterculus. L'autre auteur latin écrivant sur ces
empereurs julio-claudiens fut Gaius Suétone Tranquillus, beaucoup moins
capable que Tacite de comprendre les grands problèmes de la ligne politique
impériale qu'influencèrent ces empereurs dégénérés. Suétone est en
quelque sorte la version tabloïde de Tacite, et il se concentre sur les
horreurs et perversions des empereurs dans leur sphère personnelle, de même
que sur les bains de sang qu'ils ordonnèrent. Puisque de nombreux lecteurs,
au cours des siècles, ont
trouvé ces chroniques hautement accessibles, Suétone a toujours été
beaucoup lu. En raison des lacunes des manuscrits de l'oeuvre de Tacite qui
nous sont parvenus, beaucoup de ce que nous connaissons du règne de
Caligula (Gaius Caesar, au pouvoir de 37 à 41 de notre ère) provient du
livre de Suétone connu sous le titre Les vies des douze Césars. Le caractère
et l' administration de Caligula présente des similitudes frappantes avec
le
sujet du présent ouvrage. En tant que stoïque, Caligula fut un grand
admirateur de sa propre «rigueur immuable ». Sa devise était «
Souvenez-vous que j'ai le droit de faire n' importe quoi à n'importe qui ».
Il ne se mit nullement à l'abri de ce caractère vindicatif sanguinaire.
Caligula était un fanatique de l'équipe verte dans les arènes de Rome et,
un jour que la foule applaudissait un conducteur de char qui portait une
couleur différente, Caligula s'exclama : « Je souhaiterais que le
peuple romain n'ait qu'un seul cou ! » Au cours de l'un de ses dîners d'
Etat,
Caligula éclata d'un fou rire incontrôlable et lorsqu'un consul lui
demanda ce qu'il trouvait si amusant, il répliqua que c 'était la pensée
de savoir que l' empereur Caligula avait le pouvoir de faire trancher les
gorges des hauts fonctionnaires où et quand bon lui semblait. Caligua
appliqua cette même attitude dans son existence personnelle : chaque fois
qu'il embrassait ou caressait le cou de sa femme ou d'une de ses maîtresses,
il aimait faire remarquer : « Cette belle tête peut tomber à tout moment
: il suffit que j'en donne l'ordre. » Par-dessus tout, Caligula était
vindicatif. Après sa mort, deux carnets de notes furent retrouvés parmi
ses papiers personnels, l'un intitulé «Le glaive » et l'autre « La dague
». C'était des listes de personnes qu'il avait proscrites et liquidées et
elles étaient les précurseurs des listes d' ennemis et des comités de
discrédit d'aujourd'hui. Suétone dit franchement de Caligula qu'il est «
un monstre » et il se penche sur les racines psychologiques de ses
dispositions pour le crime : « Je pense pouvoir attribuer à une faiblesse
mentale l'existence de deux défauts exactement opposés chez la même
personne, une extrême assurance, d'une part, et d'autre part, une timidité
excessive. » Caligula était « plein de menaces » contre les barbares »
mais, en même temps, il était prompt à battre en retraite précipitamment
et était sujet à des accès de panique. Caligula travaillait sur « le
langage de son corps » en « pratiquant toute sorte d'expressions terribles
et effrayantes devant un miroir ». Caligula construisit une extension à
son palais pour qu'il soit relié au temple de Castor et Pollux et il allait
souvent jusqu'à s'exhiber comme un objet d'adoration publique, adorant se
faire saluer du nom de « Jupiter Latiaris » par la populace. Plus tard,
Caligula allait officiellement ouvrir des temples à son propre nom.
Caligula fut brutal dans sa façon d'intimider le sénat, dont il soumettait
les membres à des humiliations ouvertes et à des attaques couvertes; de
nombreux sénateurs furent «secrètement mis à mort ». « Il lui arrivait
souvent d'invectiver contre tous les sénateurs
de la même façon. » « Il traitait les autres ordres avec semblables
insolence et cruauté. » Suétone énumère des listes entières d'«
exemples spéciaux de sa brutalité innée » envers les personnes et ce,
dans toutes les circonstances de la vie. Il éprouvait du plaisir à
infliger des tortures et le révéla en liquidant ses opposants politiques
ou ceux qui l'avaient insulté ou dédaigné d'une façon ou d'une autre. Il
avait une prédilection pour les exécutions capitales en tant que parfaites
toiles de fond pour des soirées ou des banquets. Caligula faisait également
tout ce qu'il pouvait pour souiller et dénigrer la mémoire des grands
hommes des époques révolues, de sorte que leur renommée ne pût éclipser
la sienne : « Il assaillit l' humanité de quasiment toute époque avec pas
moins d'envie et de malice que
d'insolence et de cruauté. Il fit abattre les statues d'hommes célèbres
(.) » et tenta de détruire tous les textes d'Homère. Caligula « ne
respectait ni sa propre pudeur, ni celle d'autrui ». Il dépensait inconsidérément
pour ses extravagances et ne tarda pas à vider le trésor impérial de tous
les fonds que le vieux Tibère y avait entassés.
Après quoi, Caligula il tenta de renflouer à nouveau ses coffres en
recourant à un système d'espions, de fausses accusations, de saisies de
biens et de ventes publiques. Il « leva également de nouvelles taxes dont
on n'avait encore jamais entendu parler », au point que « nulle classe,
nulle marchandise ne furent plus exemptes d'un impôt ou l'autre ».
Caligula taxait toutes les denrées alimentaires, prenait un quarantième
des dédommagements dans n'importe quel procès, un huitième du salaire
quotidien des porteurs et exigeait que les prostituées lui paient une
redevance quotidienne égale au prix moyen réclamé au client pour une
passe. On prétend que cette partie de la carrière de Caligula fait l'objet
d'une étude par les personnes qui planifient le second mandat de George
Bush. Caligula ouvrit également un
bordel dans son palais, afin de disposer d'une source supplémentaire de
revenus, ce qui peut préfigurer l'état-major actuel de la Maison-Blanche.
Parmi les marottes plus particulières de Caligula, Suétone parle de sa
passion de se rouler et de se vautrer dans des amas de pièces d'or.
Caligula garda son épouse, Césonie (qui, selon Suétone, n'était « ni
belle, ni jeune »), avec lui jusqu'à la fin. Mais sa plus grande dévotion
allait à son cheval, qu'il fit consul de l'Etat romain. Finalement,
Caligula tomba, victime d'une conspiration de la Garde prétorienne, dirigée
par le tribun Gaius Chaerea, un homme que Caligula avait pris un malin
plaisir à humilier. [n.13]
Les auteurs de la présente étude sont convaincus que ces références à
la dépravation des empereurs romains et aux comptes rendus de ces dépravations
que nous ont livrés des auteurs comme Tacite et Suétone, sont très
proches de notre tâche consistant à suivre la carrière d'un membre de la
classe sénatoriale de l'élite anglo-américaine au travers des divers
stades de sa formation, de son apprentissage, de ses intrigues et de son
ascension finale
vers le pouvoir impérial. Le modèle impérial romain est très semblable
à l' américain : l'élite dirigeante américaine d'aujourd'hui est bien
plus proche du monde de Tibère et de Caligula qu'elle ne l'est du monde de
la révolution américaine ou de la Convention constitutionnelle de 1789. Le
leitmotiv de la politique présidentielle américaine moderne est sans aucun
doute un thème impérial, exprimé de façon on ne peut plus flagrante par
Bush dans son slogan pour 1990, « le Nouvel Ordre Mondial », et, pour
1991, la « pax universalis ». Le projet central de la présidence de Bush
est la création et la consolidation d'un seul empire anglo-américain (ou
anglo-saxon) universel très proche du modèle proposé par les diverses
phases de l'Empire romain. Il est un aspect de la méthode biographico -
historique du monde gréco-romain
que nous avons cherché à emprunter. Depuis que Thucydide a composé son
oeuvre monumentale sur la guerre du Péloponnèse, ceux qui ont cherché à
imiter son style - et, le meilleur d'entre eux, l'historien romain Tite-Live
- ont utilisé le procédé consistant à attribuer de longs discours aux
personnages historiques, même lorsqu'il s'avère très peu vraisemblable
que des propos aussi longs aient pu être tenus par les protagonistes de l'
époque. Cela n'a rien à voir avec le dialogue synthétique des actuels écrits
politiques américains tentant de présenter les événements historiques
comme une série d'échanges triviaux et banals dignes d'un feuilleton à la
mode et qui se poursuivent dans d'interminables longueurs, au point de suggérer
que leurs auteurs sont payés à la ligne. Notre conception de la fidélité
au style classique a tout simplement consisté à faire parler George Bush
en personne chaque fois que la chose était possible, par le biais du
discours direct. Nous sommes convaincus qu'en permettant à George Bush de
s'exprimer lui-même de cette façon, nous fournissons au lecteur un compte
rendu plus fidèle - et plus accablant - des actes de Bush.
George Bush pourrait aisément admettre que « l'histoire est une biographie
», bien que nous doutions qu'il soit d'accord avec la moindre de nos
conclusions. Il se peut que certaines particularités du présent ouvrage,
présenté comme une biographie, méritent d'emblée quelque explication.
L'une de nos hypothèses de base réside dans le fait que George Bush est -
et
se considère comme - un oligarque. La notion d'oligarchie inclut avant
toute chose l'idée d'un patricien et d'une famille opulente capables
d'introduire leur progéniture dans des institutions élitistes comme
Andover, Yale, et autres temples d'une certaine franc-maçonnerie. A cette
idée d'oligarchie est également inhérente l'autoconception de ce que
l'oligarque appartient à
une race spéciale, de rang élevé, de l'humanité, une race supérieure au
commun des mortels dans le sens d'une supériorité génétique héréditaire.
Cette mentalité va généralement de pair avec une fascination pour l' eugénisme,
la conscience de sa race et un racisme simpliste en tant que moyens de bâtir
toute une histoire autour du fait que l'arbre généalogique et la souche
raciale de sa propre famille sont en effet supérieurs. Ces notions de «
souche supérieure » sont une constante dans l'histoire de l' aristocratie
féodale et nobiliaire de l'Europe, spécialement en Grande-Bretagne, et des
individus comme Bush doivent nécessairement tendre à vouloir en être.
Dans les cas extrêmes, des oligarques comme Bush se voient sous les traits
de demi-dieux occupant une position située à mi-chemin des
immortels du dessus et de la foule du menu fretin du dessous. Le point
culminant de ce délire insensé dont, visiblement, Bush souffre depuis
longtemps, est la croyance obsessionnelle en le fait que les principales
familles de l'élite anglo - américaine, rassemblées dans leurs ordres
maçonniques, constituent directement, d'elles-mêmes, un panthéon olympien
de déités vivantes qui ont la capacité d'abroger et de mépriser les lois
de l' univers au gré de leurs caprices irrationnels. Si nous ne tenons pas
compte de cet élément d'orgueil démesuré, fatal et mégalomane, les
lignes de conduite complètement aberrantes des Anglo-Américains dans la
guerre du Golfe, les finances internationales ou l'épidémie du sida, défient
à coup sûr toute compréhension. Une partie de l'éthique de l'
oligarchisme
tel qu'il est pratiqué par George
Bush réside dans l'emphase qu'il met sur le pedigree et la filiation
sanguine de sa propre famille. Ceci explique l'attention que nous
consacrons, dans les premiers chapitres de ce livre à l'arbre généalogique
des Bush, remontant jusqu'au 19e siècle et même plus loin encore. Il est
impossible de comprendre réellement la mentalité de Bush si nous ne réalisons
pas à quel point il est important pour lui d'être considéré comme un
cousin, même lointain, de la reine Elisabeth II ou de la famille des
Mountbatten-Windsor, ou que son épouse Barbara ne souhaite pas que nous
oublions qu'elle est d'une certaine façon une descendante du président
Franklin Pierce. Pour des raisons du même genre, il est de notre devoir
particulier d'
illustrer le rôle joué dans la formation de George Bush en tant que
personnalité par son grand-père maternel et son oncle, George Herbert
Walker et George Herbert Walker, Jr., ainsi que par le père même de George
H.W. Bush, feu le sénateur Prescott Bush. Dans l'accomplissement de cette tâche,
nous devrons nous étendre longuement sur l'institution dont George Bush est
le plus tributaire, la banque internationale d'investissement de Wall
Street, la Brown Brothers, Harriman, la dynastie politique et financière déjà
citée plus haut. Pour George Bush, la Brown Brothers, Harriman fut et reste
une firme familiale dans le sens le plus profond du terme. La puissance
formidable de cette banque et de son réseau tentaculaire, omniprésent, développé
par le sénateur Prescott Bush jusqu' à l'heure de sa
mort en 1972, et toujours actif pour le compte de George Bush actuellement,
est la seule clé d'une importance capitale dans chaque étape de George
Bush dans ses affaires, ses opérations secrètes et sa carrière politique.
Dans le cas de George Bush, comme bien des personnes qui l'ont connu
personnellement l'auront remarqué, le réseau joue un rôle plus important
que le caractère et la volonté mêmes de George. Le lecteur cherchera en
vain des
implications reposant sur des principes forts, dans la personnalité de
George Bush; tout au plus trouvera-t-il une série d'obsessions caractéristiques,
dont les plus durables sont la race, la vanité, l'ambition personnelle et
la volonté de régler leur compte à ses adversaires. Ce qui
émerge, par contraste, est l'importance décisive du réseau de relations
de Bush. Sa réponse à la crise du Golfe de 1991 sera largement prédéterminée,
non pas par de larges éclairs d'intelligence géopolitique, mais plutôt
par ses rapports étroits avec l'oligarchie britannique, avec Kissinger,
avec Israël et les cercles sionistes, avec les magnats texans du pétrole
constituant la base de ses collectes de fonds, avec les familles royales de
l'Arabie saoudite et du Koweït. Si le problème est un problème financier,
dans ce cas, les avis de J. Hugh Liedtke, Henry Kravis, Robert Mosbacher, T.
Boone Pickens, Nicholas Brady, James Baker III et la City de Londres seront
décisifs. Si ce sont des opérations sous le manteau et des affaires peu
reluisantes qui figurent à l'ordre du jour, dans ce cas, c'est toute une
écurie de vieux briscards de la CIA qu'il ira consulter et ainsi de suite.
Au cours de la majeure partie de l'année 1989, malgré son contrôle sur la
présidence, Bush apparut sous les traits d'un exécutant faible et passif
attendant que ses réseaux lui montrent ce qu'il était supposé faire.
Lorsque la réunification de l' Allemagne et l' effondrement de l 'Empire soviétique
firent passer à l'action ces réseaux - les réseaux britanniques en
premier lieu -, Bush fut brusquement en état de se lancer dans des
aventures violentes et audacieuses. Au fur et à mesure que s'approche la
bataille pour son second mandat prédidentiel, Bush peut montrer des signes
croissants de capacités telles un esprit d'initiative motivé par la rage
de vaincre,
particulièrement lorsqu'il s'agit de lancer de nouvelles guerres destinées
à assurer sa réélection. La biographie a une discipline qui lui est
propre : elle doit s'occuper de la vie du personnage qu'elle décrit et ne
peut trop s'en écarter. En aucune façon, il n'était de notre intention de
proposer un compte rendu de l' histoire américaine durant l'existence de
George Bush. Néanmoins, la présente étude reflète maints aspects de
cette histoire récente du déclin américain. On notera que Bush a réussi
une ascension dont le succès est proportionnel à l'échec du pays et que
l'avancement de Bush a progressé à la même allure que la dégradation de
la scène nationale sur laquelle il a opéré et qu'il a fini par dominer. A
différentes phases de sa carrière, Bush est entré en conflit avec des
personnes qui lui étaient supérieures, tant intellectuellement que
moralement. L'une d'entre elles n'était autre que le
sénateur Yarborough, et une autre, le sénateur Frank Church. On trouvera
dans la présente étude un catalogue du constant déclin des qualités des
adversaires de Bush en tant que types humains et ce, jusque dans les années
80, époque à laquelle ses opposants, comme c'est le cas de Al Haig, ne
valent pas mieux que Bush en personne. Quant à la pertinence politique de
notre projet, nous pensons qu'elle est très réelle. Pendant la crise du
Golfs, il aurait été important pour le public d'en savoir plus sur les
tractations d'affaires de Bush avec la famille royale du Koweït. Au cours
de la campagne présidentielle de 1992, comme la récente récolte d'OPA à
crédit assistée par des obligations de pacotille s'amoncellent dans l'entrée
du tribunal des faillites et que les travailleurs de l'Etat du pays tout
entier ont été informés que les pensions de retraite qu'on leur avait
promises ne leur seraient jamais payées, les relations entre George Bush et
Henry Kravis vont certainement constituer un
événement politique explosif. De même, une fois que le pedigree
britannique et kissingerien de Bush aura été reconnu, les méthodes qu'il
est susceptible d'utiliser dans des situations telles que le renversement
planifié dans le plus pur style roumain du régime de Castro à Cuba, ou
dans le déclenchement d'une belle petite guerre nucléaire impliquant la
Corée du Nord, ou d'une nouvelle guerre indo-pakistanaise, ne sont plus guère
mystérieuses. Les auteurs ont eu quelque mal à rendre ce travail
intelligible pour les lecteurs du monde entier. Nous proposons cet ouvrage
à ceux qui partagent notre aversion envers le Nouvel Ordre Mondial impérialiste
et colonialiste et notre profonde horreur à l'égard du concept du retour
à un seul Empire romain de dimension mondiale, comme le suggère le slogan
de Bush parlant de « pax universalis ». Cet ouvrage est une preuve
tangible de ce qu'il existe une opposition à Bush au sein même des
Etats-Unis et que le nouveau Caligula est très vulnérable, bien sûr, au
niveau de la dénonciation de ses propres méfaits. On nous reprochera de
n'avoir pas publié cet ouvrage avant les élections de 1988, lorsqu'on
aurait pu éviter la présidence de Bush. C'est vrai, sans aucun doute, mais
c'est une objection que l'on pourrait adresser à de
nombreuses institutions et agences dont les ressources dépassent de loin
nos modestes possibilités. Nous ne pouvons que rappeler à nos concitoyens
que lorsqu'il leur demande leurs voix en faveur de sa réélection, George
Bush pénètre également dans ce tribunal de l'opinion publique au cours
duquel il est forcé de répondre à leurs questions. Ils ne devraient donc
pas gaspiller cette occasion de le cuisinier sur tous les aspects de sa
carrière et sur
ses intentions futures, puisque c'est Bush qui se présente à eux pour leur
demander leur soutien. Ne nous berçons pas d'illusions : nous n'avons pas
dit le dernier mot sur George Bush. Mais, pour la première fois, nous avons
à tout le moins esquissé quelques-unes de ses caractéristiques les plus
saillantes et en avons fait un tout intelligible. Nous encourageons les
citoyens éveillés et lucides, de même que les chercheurs spécialisés,
à améliorer ce que nous avons été à même d'accomplir. En agissant de
la sorte, nous rappelons les mots du Florentin Giovanni Boccaccio, dit
Boccace, lorsqu'il accepta à contre-coeur l'ordre d'un monarque puissant de
produire un compte rendu sur l'ancien panthéon romain : « SI MINUS BENE
DIXERO SALTEM AD MELIUS DICENDUM PRUDENTIOREM ALTERUM EXCITABO. » BOCCACCIO,
GENEALOGIA DEORUM GENTILIUM
NOTES:
1. George Bush & Vic Gold, Looking Forward, (New York: Doubleday, 1987),
p.47.
2. Fitzhugh Green, Looking Forward, (New York: Hippocrene, 1989), p.53.
3. Harry Hurt III, "George Bush, Plucky Lad" (GB : un gars qui a
du cran), Texas Monthly, juin 1983, p.142.
4. Richard Ben Cramer, "How He Got Here" (Comment il en est arrivé
là), Esquire, juin 1991, p.84.
5. Joe Hyams, Flight of the Avenger (New York, 1991), p. ?.
6. Nicholas King, George Bush: A Biography (New York, Dodd, Mead, 1980),
p.xi.
7. Donnie Radcliffe, Simply Barbara Bush, (New York: Warner, 1989), p.103.
8. Rainer Bonhorst,George Bush, Der neue Mann im Weissen Haus, (Bergisch
Gladbach: Gustav Luebbe Verlag, 1988), pp.80- 81.
9. Voir "The Roar of the Crowd" (Le grondement de la foule), Texas
Monthly,
novembre, 1991. Voir également Jan Jarboe, "Meaner Than a Junkyard
Dog"
(Plus radin qu'un chien de chifonnier), Texas Monthly, avril 1991, p.122 ff.
Ici, Wyatt fait remarquer : « Je savais dès le début que George Bush n'
était
venu au Texas que par ambition politique. Il a débarqué ici d' un avion
appartenant à Dresser Industries. Son père était membre du conseil d'
administration de Dresser. »
10. Darwin Payne, Initiative in Energy (New York: Simon and Shuster, 1979),
p.233.
11. John Selby Watson (traducteur), Sallust, Florus, and Velleius Paterculus
(Londres : George Bell and Son, 1879), pp.542-546.
12. Cornelius Tacite, The Annals of Imperial Rome (Penguin, 1962),
pp.193-221.
13. Gaius Suetonius Tranquillus, The Lives of
the Twelve Caesars (New York:
Modern Library, 1931), pp.165-204, passim.
(texte non définitif et encore à remanier : à suivre) .... 27/08/2004
Quand George et Laura Bush visite le camp de concentration de Birkenau 17/06/2003
floraison de pamphlets contre l'administration Bush
WASHINGTON - A un an de l'élection présidentielle américaine, les livres qui s'attaquent à George W. Bush et à son administration fleurissent aux Etats-Unis. Pas moins d'une demi-douzaine de livres hostiles au président sont en devanture des librairies.
Publié à la mi-octobre, le dernier livre du cinéaste Michael Moore, "Dude, Where's My Country" est en tête des best-sellers. Il pourrait connaître le même succès que son ouvrage précédent "Stupid White Men", numéro un des ventes dans la catégorie essais et documents en 2002 aux Etats-Unis.
Dénonçant pêle-mêle les "relations d'affaires" entre les familles Bush et ben Laden et le grignotage des libertés publiques au nom de la lutte anti-terroriste, Michael Moore reconnaît que son objectif est un départ de M. Bush en novembre 2004. Il soutient le général à la retraite Wesley Clark, un des neuf prétendants démocrates à la Maison Blanche.
Sorti en août, "Lies and the Lying Liars Who Tell Them: A Fair and Balanced Look at the Right" (Les mensonges et les menteurs qui les racontent: une enquête juste et mesurée sur la droite) du satiriste Al Franken est actuellement numéro trois sur la liste des best-sellers.
"George W. Bush est un menteur. Il a menti beaucoup et un peu. Il a menti directement et par omission. Il a déformé les faits, en connaissance de cause ou non". C'est ce qu'affirme David Corn, journaliste de l'hebdomadaire de gauche "The Nation", dans son livre "The Lies of George W. Bush" (Les mensonges de George W. Bush).
"Bushwhacked" (Cogné par Bush) des texans Molly Ivins et Lou Dubose, "Big Lies" (Les grands mensonges) de Joe Conason ou encore "The Great Unravelling" (Main basse sur l'Amérique) du professeur d'économie Paul Krugman s'ajoutent à la liste de livres hostiles au président.
(ats / 24 octobre 2003 07:31)
voici une coupure que j ai découpée dans
un vieux républicain
lorrain des années ' 70
le commentaire fait froid dans le dos
(transmis par J-L Chery)
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