Teigne et
radiations par Barry Chamish : le pire des secrets maintenus par les fondateurs
du parti travailliste israélien :
Teigne et radiations
par Barry Chamish
on
Israelinsider.com, 19.08.2004
http://web.israelinsider.com
Le
14 courant, à 9 heures du soir, la dixième chaîne télévisée israélienne Channel
Ten a présenté un documentaire révélant le pire des secrets maintenus par les
fondateurs du parti travailliste israélien :
l'exposition délibérée aux
radiations de la quasi-totalité des jeunes d'une génération de juifs
séfarades.
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« Les enfants de la teigne » [« The Ringworm Children
»]
(dont le titre, en hébreu, signifie littéralement « 100 000 rayons »),
mis en scène par David Belhassen et Asher Hemias, a remporté récemment le prix
du meilleur documentaire au Festival International de Cinéma de Haïfa. Depuis
plusieurs années, il a figuré au programme de tous les festivals de cinéma juif
et israélien dans le monde entier. Mais il n'avait encore jamais été présenté à
la télévision, en Israël. Il a pour sujet l'irradiation massive de centaines de
milliers de jeunes immigrants en Israël, provenant de pays du Maghreb et du
Moyen-Orient - des Séfarades.
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En voici le synopsis :
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En
1951, le directeur général du ministère israélien de la Santé, le Dr. Chaim
Sheba, a pris l'avion pour l'Amérique, d'où il a ramené sept appareils de
radiographie (à rayons X), que l'armée américaine lui
avait
cédés.
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Ces appareils de radiographie furent utilisés pour une
expérience nucléaire massive, une génération complète de jeunes Séfarades étant
utilisés en guise de cobayes. Chaque enfant séfarade allait recevoir 35 000 fois
la dose maximale de rayons X, dans la tête. A cette fin, le gouvernement
américain versa annuellement au gouvernement israélien 300 millions de livres
israéliennes. A l'époque, le budget global du ministère israélien de la Santé ne
s'élevait, quant à lui, qu'à 60 millions de livres.
Les fonds versés par les
Américains correspondraient, de nos jours, à deux milliards de
dollars.
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Afin de circonvenir les parents des victimes, les enfants
furent emmenés en « voyage scolaire », et on dira plus tard aux parents que les
rayons X étaient un traitement contre une épidémie de teigne. 6 000 des enfants
cobayes décédèrent peu après leur irradiation, beaucoup des survivants
développant des cancers qui emportèrent des milliers d'entre eux, au fil des
années, et qui continuent à tuer certains d'entre eux,
encore
actuellement.
Durant leurs années d'interminable agonie, les victimes
souffrirent d' affections telles l'épilepsie, l'amnésie, la maladie d'Alzheimer,
des céphalées chroniques et des psychoses.
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Voilà, dit très
froidement, quel est le sujet de ce documentaire. Voir les victimes, à l'écran,
c'est bien autre chose.
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Voir, par exemple, cette dame marocaine
décrivant ce que c'est, que recevoir 35 000 fois la dose autorisée de rayons X
dans son crâne: « Je hurlais : Enlevez-moi ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi
ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi ce mal de tête atroce ! Mais le mal de
tête n'est jamais parti de ma tête ! »
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Ou encore, regarder cet homme,
barbu, qui descend une rue, tout voûté : « J' ai la cinquantaine, et tout le
monde croit que j'ai au moins soixante-dix ans. Je dois presque me casser en
deux, quand je marche, pour ne pas tomber. Avec leurs maudits rayons X, ils
m'ont volé ma jeunesse. »
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Voir, aussi, cette vieille dame qui a
administré les doses mortelles de rayons X à des milliers d'enfants : « On
faisait mettre les enfants en rang. Tout d'abord, on leur rasait la tête, et on
leur oignait le crâne d'un gel
qui les piquait terriblement. Ensuite, on leur
mettait un ballon entre les jambes, et on leur donnait l'ordre de ne pas le
laisser s'échapper, afin d' être sûrs qu'ils ne bougeraient pas. Les enfants
n'avaient pas le reste de leur corps protégé. On ne leur mettait pas de tuniques
de plomb. On me disait que cela était excellent pour traiter leur teigne. Si
j'avais su les dangers auxquels on exposait ces malheureux enfants, jamais je
n'aurais participé à ce travail ! Jamais de la vie ! »
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La totalité de
leur organisme ayant été exposé aux rayons, le génome des enfants a souvent été
altéré, affectant leur descendance. Nous voyons maintenant à l'écran une dame au
visage ravagé, qui nous
explique : « Mes trois enfants - tous mes enfants. -
ont les mêmes cancers dont ma famille a souffert. Allez-vous me dire que c'est
une pure coïncidence ? »
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La majorité des victimes furent (ou sont)
d'origine marocaine, car les juifs marocains représentaient la majorité des
immigrants séfarades. La génération empoisonnée devint la classe
irrémédiablement pauvre et délinquante du pays. C'était totalement absurde. Les
juifs marocains qui s'étaient réfugiés en France sont aujourd'hui prospères et
souvent hautement spécialisés. L' explication la plus répandue consiste à dire
que la France a accueilli les riches, parmi eux, ou les plus doués. La véritable
explication, c'est qu' aucun des enfants juifs marocains immigrés en France n'a
eu les cellules cérébrales grillées aux rayons gamma.
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Le film
démontre que cette opération n'eut rien d'accidentel. Les dangers des rayons X
sont étaient connus, à l'époque, depuis plus de quarante ans. Dans un manuel
officiel d'utilisation des rayons X datant
de 1952, nous lisons que la dose
maximale à ne pas dépasser, pour un enfant, était en Israël de 5 Rad. Aucune
erreur n'a été commise. Les enfants ont été délibérément irradiés. Il s'agissait
d'un empoisonnement volontaire.
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David Deri insiste sur le fait que,
seuls, des enfants séfarades ont été soumis aux rayons X : « J'étais à l'école,
et des types sont venus nous chercher pour une promenade. Ils nous ont demandé
comment nous nous appelions : les enfants portant des noms ashkénazes se virent
ordonner de se rasseoir. Les gamins basanés, eux, se retrouvèrent dans
l'autobus. »
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Le film présente ensuite un historien, qui commence par
donner une histoire condensée du mouvement eugéniste. Changeant de ton, il
déclare que l' opération « teigne » était en réalité un programme
eugéniste,
visant en réalité à éradiquer ce qui était perçu comme les maillons faibles de
la société (israélienne). La dame marocaine est de retour, à l'écran : « C'
était un Holocauste. Un Holocauste séfarade ! Et ce que je voudrais savoir,
c'est pourquoi personne n'a rien fait pour l'empêcher ! »
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David Deri
apparaît dans le documentaire, cette fois comme participant à un forum, il fait
part de la frustration qui fut la sienne lorsqu'il tenta de retrouver son
dossier médical d'enfant. « Tout ce qu'il
m'importait de savoir, c'était ce
qu'ils m'avaient fait. Je voulait savoir qui avait autorisé ce « traitement ».
Je voulais remonter la chaîne des commandements. Mais le ministère de la Santé
m'a dit que mon dossier avait disparu. » Boaz Lev, porte-parole du ministère de
la Santé intervient alors : « Presque tous
>les dossiers ont disparu,
brûlés dans un incendie ».
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On nous dit qu'à la fin des années 1940,
une loi américaine mit un terme à des expérimentations humaines consistant à
soumettre des prisonniers, des handicapés mentaux, et d'autres cobayes, à des
radiations. Le programme nucléaire américain devait donc trouver une
nouvelle source de cobayes
humains : le gouvernement israélien fut d'accord
pour le lui fournir.
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Voici la composition du cabinet israélien, à
l'époque où furent perpétrées les atrocités du « traitement de la teigne »
:
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Premier ministre : David Ben Gourion ; ministre des Finances :
Eliezer Kaplan ; ministre des implantations : Levi Eshkol ; ministre des
Affaires Etrangères : Moshe Sharett ; ministre de la Santé : Yosef Burg ;
ministre du Travail : Golda Meir ; ministre de l'Intérieur : Amos Ben
Gurion.
Le plus haut poste non-ministériel était tenu par le Directeur
général du ministère de la Défense : Shimon Peres.
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Qu'un programme
impliquant un budget de milliards de dollars de fonds fournis par le
gouvernement américain ait pu demeurer ignoré du Premier ministre d'un Israël
qui avait le plus grand mal à joindre
les deux bouts, voilà qui est
totalement ridicule. Ben Gourion aurait dû être impliqué dans ces horreurs,
c'est sans doute la raison pour laquelle il avait choisi son fils pour occuper
le poste de ministre de la Police (Intérieur), au cas où quiconque s'aviserait
de mettre son nez dans leurs magouilles.
>
Le ministre des Finances
Eliezer Kaplan reçut une reconnaissance éternelle, son nom étant donné à un
hôpital situé près de Rehovot. Mais il n'est pas seul à avoir eu cet insigne
honneur. Chaim Sheba, qui
dirigeait la société Ringworm Incorporated (Teigne
& Co), a vu un grand complexe médical porter
son nom. Inutile de préciser
que, s'il existe une once de décence dans la profession médicale israélienne,
ces hôpitaux devront être débaptisés au plus vite.
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>Après la fin
du film, il y eut un débat télévisé, auquel prirent part un chanteur marocain,
David Edri, directeur du Comité de Compensation aux Victimes du traitement de la
Teigne aux Rayons X, ainsi
que Boaz Lev, porte-parole du ministère de la
Santé.
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Le présentateur Dan Margalit essaya de se redonner une
contenance, après les horreurs qu'il venait de voir. Il expliqua humblement que
«l'Etat était pauvre. On vivait une sorte de survie, au jour le jour. » Puis
il s'arrêta :
il savait qu'il ne saurait y avoir d'excuse aux atrocités
subies par les enfants séfarades.
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>Mais c'est encore le chanteur
marocain qui sut, mieux que tous les autres, résumer cette expérience éprouvante
: « Je vais faire très mal. Mais il faut dire la vérité. Sinon, jamais les
plaies ne se cicatriseront :
il y a une personne, encore en vie aujourd'hui,
qui sait absolument tout ce qui s'est passé. Cet homme, c'est Shimon
Peres. La seule manière de savoir la vérité et de commencer le
travail de deuil et de cicatrisation, c'est d'enquêter sur le rôle qui fut le
sien dans l'empoisonnement de masse de plus de 100.
000 enfants et
adolescents séfarades. »
>
Mais cela n'aura pas lieu, et voici pourquoi
: le film a été diffusé en même temps que le plus grand show télé de l'année, la
finale du show de sélection des talents d'Israël : « Une Etoile est née ». Le
lendemain,
la photo de l' étoile israélienne nouveau-née occupait la moitié
des premières pages des journaux.
>
Pas un mot, au sujet « Des enfants
de la teigne », dans aucun quotidien. Ni sur Internet. Rien.
>
Jusqu'à
tout récemment.