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Sent: Saturday, April 22, 2000 1:35 PM
 
Génocide arménien : La solidarité arabe ...
 
 
LIBAN : 

Commémoration du 85e anniversaire du génocide arménien
L'inadmissible négationnisme : jusqu'à quand ?
( Par Ziyad Makhoul )

Un crime odieux contre l'humanité, perpétré il y a quatre-vingt-cinq ans, en plein vingtième siècle, et toujours impuni ; un million et demi de femmes, d'hommes, d'enfants, pendus, décapités, affamés et assoiffés ; des milliers de kilomètres carrés volés ; les intérêts politico-économiques de certaines grandes puissances qui passent encore avant une reconnaissance  une condamnation, officielles, de ce génocide ; et le négationnisme surtout, criminel, aberrant à en devenir grotesque, d'Ankara et de l'ensemble de la population turque, voilà ce que les Libanais d'origine arménienne, ce que tous les Arméniens de par le monde commémoreront et dénonceront, lundi 24 avril. Ne jamais oublier, ne jamais céder, garder présentes dans sa mémoire, dans sa chair parfois, des images, des photos, des histoires mille fois racontées par ceux qui ont vu, et (sur)vécu, aiguillonner, sans cesse, rappeler, encore et encore, pour réveiller toute la communauté internationale, pour espérer, qu'un jour, la grâce, la jurisprudence Adenauer touche les dirigeants à Ankara, pour qu'enfin justice se fasse, voilà le devoir de chaque Libanais d'origine arménienne, et que devraient partager, au nom de l'éternelle pluriconfessionnalité de leur pays, tous les Libanais, ne serait-ce qu'un jour l'an, un 24 avril, par exemple Il y a, comme souvent, des chiffres qui parlent d'eux-mêmes, qui cristallisent en eux toute l'horreur d'une réalité, et qui suffisent. En 1844, 1878, 1913 ou 1914, les recensements dans les différentes divisions administratives de l'Empire ottoman, les vilayets, étaient les suivantes :
249 361 Arméniens dans le vilayet de Van, dont 103 432, sur 110 897 habitants, dans le caza du même nom ; 202 391 dans le vilayet d'Erzeroum ; 250 000 dans celui de Bithis-Baghech, 150 000 Arméniens dans le vilayet de Diarbekir, 124 289 dans le vilayet de Kharpert ; 189 565 dans celui d'Alep ; 83 733 dans celui d'Adana ; 204 472 à Sivas-Sebask ; 135 869 à Angora ; 73 395 dans le vilayet de Trébizonde ; 118992 dans celui de Brousse et 241 000 à Constantinople, ainsi que dans son arrière-pays. Cette énumération de chiffres ne sert qu'à une chose, arriver au nombre total d'Arméniens qui vivaient dans l'Empire ottoman avant le génocide de 1915, soit 1 893 000 âmes environ. Et lorsque l'on sait qu'ils ont été 1.500 000 à avoir péri sous les atrocités commises par le gouvernement jeune-turc de l'époque, l'ampleur de ce crime contre l'humanité se passe de tout commentaire.
Il suffit simplement de lire un court passage d'un historien spécialiste de la question arménienne, André Mandelstam, pour avoir un aperçu des méthodes employées par les Turcs. «Au cours du printemps et de l'été 1915, sur l'ordre du gouvernement jeune-turc aux commandants d'armée et aux autorités
civiles des provinces, une partie des Arméniens des vilayets orientaux de la Turquie furent massacrés sur place, d'autres déportés vers le sud et décimés en route. Les autorités turques, non seulement ne prenaient aucune mesure pour le ravitaillement et la sécurité des convois, mais encourageaient et souvent même organisaient attaque et pillage par les villageois et les brigands turcs et kurdes ou leur massacre, par les gendarmes chargés de leur protection. Des milliers de déportés tombaient épuisés de faim, de soif et de fatigue. Parfois les bourreaux noyaient leurs victimes dans les fleuves, les brûlaient vifs ou les assommaient avec des raffinements de torture, souvent aussi les jeunes femmes et les enfants étaient enlevés et vendus aux harems musulmans. D'autres déportés mouraient d'inanition ou de maladies à leur arrivée dans les camps de concentration en Mésopotamie ou dans le désert arabique ; parfois ils y étaient même tout simplement massacrés».
Et tout cela ne se passait ni en 1943, ou 44, mais en 1915. Cette monstruosité commise contre l'humanité ne fut jamais désavouée par les Turcs qui continuent toujours de l'ignorer ; aucun geste, aucune déclaration de reconnaissance ou de regret, aucune réponse, à l'exception de pressions diplomatiques en retour, aux quelques (rares) demandes internationales, rien qu'une obstination infaillible et déterminée, comme l'achat de chaires universitaires en Europe ou aux États-Unis afin de défendre leur thèse, bref, la Turquie, apparemment, s'est engagée à élever le négationnisme au rang de doctrine politique. La solidarité arabe, déjà. Il a fallu attendre 1985, soit soixante-dix ans après le massacre, pour que la communauté internationale prenne enfin conscience de l'indiscutable réalité : c'est à cette date-là que la Commission des droits de l'homme de l' Onu a présenté, pour la première fois, une proposition de loi visant à reconnaître le génocide dont a été victime le peuple arménien. Mais c'est le 18 juin (!) 1987 qu'est enfin arrivée la première reconnaissance officielle, et elle émanait du Parlement européen de Strasbourg qui a posé comme condition à la Turquie, pour son entrée au sein de l'Union européenne, d'assumer son entière et unique responsabilité. L'Assemblée nationale française, pour sa part, a attendu 1998 pour admettre, certes à l'unanimité, ce génocide, mais la proposition de loi n'a toujours pas été adoptée par le Sénat. Aux USA, seuls certains États ont adhéré à cette mesure, le Congrès américain continuant de s'y refuser, la Turquie étant un des principaux alliés de l'Otan. La Douma russe, le Parlement grec, l'Argentine et surtout l'Uruguay, ce fut le premier pays à le faire, ont également reconnu cet holocauste. Quant au Parlement libanais, même s'il a adopté une résolution de loi condamnant le massacre, il n'a pas été, en omettant de mentionner les Ottomans, à la hauteur des espérances de sa communauté arménienne. Est-il utile, à ce sujet, de rappeler la place, prépondérante, qu'occupe cette communauté au sein de la mosaïque confessionnelle libanaise, ainsi que l'intégration socio-économico-culturelle, en fin de compte et malgré tout pleinement réussie qui la caractérise ? Dans tous les cas, cette empathie, cette coexistence, ne datent pas d'aujourd'hui, et ne se limitent pas, au Moyen-Orient, au seul Liban. À l'époque du génocide, le dévouement et la sollicitude des Arabes à l'égard des milliers de déportés et des rescapés des massacres ont été, selon la quasi-totalité des historiens et des spécialistes, remarquables. Selon l'un d'entre eux, Hratch Dasnabédian, «les Arabes et les Arméniens partageaient, sous la tyrannie turque, un sort identique depuis des siècles, et ces deux peuples aux aspirations communes ne pouvaient que fraterniser dans le malheur. Plusieurs hauts fonctionnaires arabes, refusant d'exécuter les ordres du gouvernement ottoman à l'égard des déportés arméniens, furent limogés et même emprisonnés», a-t-il souligné. D'autre part, de nombreux orphelinats ont été fondés au Liban, en Syrie, en Palestine ou en Égypte, dans les années 1915-1918, et ces orphelinats hébergeaient à l'époque plus de 40 000 enfants, dont les parents ont été massacrés, noyés, ou morts de typhus, de typhoïde ou d'inanition. La destruction jusqu'au bout. l est clair que l'uvre d'éradication massive du peuple arménien entreprise par les Ottomans en 1915 ne s'est pas limitée au massacre et à la suppression de ces hommes et de ces femmes qui s'enorgueillissaient d'être parmi les plus cultivés et les plus évolués d'une bonne partie de l'Empire ottoman. Le gouvernement jeune-turc a également et malheureusement entrepris d'effacer les traces les plus prégnantes, les plus signifiantes d'une civilisation, de toute une culture.  En 1914, en Arménie orientale et en Cilicie, comprise toutes deux dans l'Empire ottoman, on dénombrait 2538 églises et 451 monastères ; il était alors indéniable que l'art arménien chrétien, dont l'architecture était l'expression la plus originale et la plus importante, avait atteint, à cette époque, une apogée certaine. Les églises étaient évidemment les monuments les plus nombreux et un bon nombre de caractères particuliers s'y retrouvaient : l'usage de la coupole sur tambour, probablement en raison
d'une vision de Saint-Grégoire, la simplicité extérieure, la rareté et l'étroitesse des portes et des fenêtres, à cause du climat mais aussi de l'insécurité du pays, le cloisonnement intérieur, indiqué extérieurement par des dièdres verticaux  ce sont les niches arméniennes, le mode de construction par âme de mortier entre deux parements de tuf, la légèreté du matériau autorisant la couverture de pierre, la variété et la permanence des types, etc. Quant à l'architecture monastique, elle s'est développée à partir du Xe siècle par l'adjonction d'annexes aux églises : devant les portes furent édifiés les  matouns, servant de salles capitulaires et de lieu de sépulture, les couvents comprenant en outre des réfectoires et des bibliothèques.  Et c'est ainsi qu'entre 1915 et 1923, environ un millier d'églises et de monastères arméniens ont été rasés et près de 700 autres édifices religieux à demi-détruits. C'étaient des églises millénaires, dont la construction, qui a commencé au début du christianisme, a duré des siècles. Leur mise à sac, tout aussi inacceptable que le reste, toutes proportions gardées, ne peut demeurer, même quatre-vingts ans plus tard, impunie. L'indispensable reconnaissance. Certains d'entre eux lui déconseillant de mettre en oeuvre ses visées criminelles, Adolf Hitler, une autre erreur de l'Histoire s'il en est, dans son discours adressé aux chefs militaires du IIIe Reich le 22 août 1939, à la veille de l'attaque contre la Pologne, disait : «J'ai donné ordre à des unités SS de se rendre sur le front polonais et de tuer sans pitié hommes, femmes et enfants. Qui donc parle aujourd'hui de l'extermination des Arméniens ?» Encore une fois, cet homme s'est trompé, et lourdement. Lundi, les Arméniens  et les non-Arméniens du Liban espérons-le, tenteront de «commémorer» le quatre-vingt-cinquième anniversaire du génocide de tout un peuple, ils tenteront de faire en sorte que les dirigeants turcs, toute la Turquie, assume, il en est temps, leurs responsabilités et reconnaissent ce crime commis contre une partie de l'humanité. Il ne restera plus qu'à la communauté internationale, aux superpuissances, d'oublier, l'espace d'un moment, leurs combines politico-économiques et de jouer, elles aussi, leur rôle : Ankara saura bien à ce moment-là, que tôt ou tard elle ne pourra plus y échapper, à cette indispensable reconnaissance du génocide arménien. Oui mais quand ?
Traces, turquoise et ocre
«Elle a eu treize enfants, elle en a perdu onze, certains de soif, ou de faim, elle a connu cinq guerres, dont les deux mondiales, et elle ne m'a jamais, jamais raconté d'histoires de petits chaperons rouges, ce n'étaient, encore et toujours, que des histoires de guerre(s)».
C'est Emmanuel Guiragossian qui parle ici de sa grand-mère, la mère de Paul, son père, celle qui lui a inculqué la guerre dans l'art, celle grâce à qui il est devenu le peintre «dramatique» du corps humain, le virtuose de l'abstraction anatomique. Le génocide arménien que sa grand-mère lui détaillait, et cette guerre du Liban qu'il vivait au quotidien, ont fini par faire se confondre, à ses yeux et dans son âme d'artiste-peintre-arménien-libanais, la vie avec la mort, «c'est maintenant, pour moi, la normalité, mon quotidien de professeur de peinture, de créateur», dit-il. Pas de natures mortes, d'hyperréalisme ou autres diableries daliennes, Emmanuel Guiragossian cultive, de par son arménité, les variations sur le même thème. «Je n'ai jamais dessiné autre chose que le corps humain, si, des animaux parfois», maintenant, tout son passé, celui de ses aïeux, est en lui, pour toujours. Mais attention, n'allez pas croire que tout ça a fait de lui un artiste morbide, un peintre de la désespérance, bien au contraire, «mon drame est gai maintenant», affirme-t-il. La preuve ? Pour peindre la mort, il a abandonné ses dominantes marron, bleu ultra ciel, vert sombre, ou noir, ses couleurs de prédilection, c'est désormais le turquoise, et l'ocre. 23 ans après son père, Emmanuel Guiragossian laisse, dans L'Orient-Le Jour, une trace, sa trace, pour que l'homme n'oublie jamais qu'il y a quatre-vingt-cinq ans.
La passion Élisa
«Ce qu'il y a de plus étrange pour un non-Arménien, c'est notre persévérance, celle de toutes les générations, à faire en sorte que le génocide soit enfin reconnu». Elle a 19 ans, Élisa, et toute la fougue, toute la passion, toute la candeur d'une jeune étudiante en Sciences - Po, engagée, consciente, et maîtrisant la question arménienne jusque dans ses moindres méandres. «Lors du dernier sommet de l'OSCE à Istanbul, le président turc Demirel a proposé au président arménien Kotcharian de lever le blocus turc et azéri sur l'Arménie, à condition que plus personne ne réclame la reconnaissance du génocide arménien, raconte-t-elle, mais vous pensez bien que le président  Kotcharian a catégoriquement refusé, ce n'est pas comme son prédécesseur Ter Petrossian, qui était, lui, de mouvance turque, heureusement qu'à l'époque la diaspora avait posé son veto». Élisa a oublié le temps, pas si lointain que ça, où elle avait du mal à assumer son identité, son arménité, l'époque où elle devait souvent faire face aux quolibets plus taquins que méchants de ses camarades non arméniens. Maintenant, Élisa s'est lancée, elle veut perpétuer les traditions, sauvegarder une civilisation, une histoire, perfectionner son écriture et sa lecture de l'arménien : «Je le parle couramment, parfois instinctivement, lorsque je tombe sur un(e) autre "ian", même si je suis dans un environnement arabe». Elle loue les partis et l'église qui ont toujours encadré la communauté et surtout ses jeunes, elle applaudit les associations apolitiques, «le Homentemen, l'Antranik, le Haïgazian, ils font un très bon travail, ils transmettent» Il n'empêche, son dilemme demeure énorme lorsqu'on lui demande si elle se sent plus arménienne que libanaise, ou vice-versa. «Je suis libanaise et arménienne, arménienne et libanaise, tout autant, explose-t-elle, le Liban, c'est le cur de la diaspora, même si pour l'instant c'est en train de se déplacer de plus en plus vers les USA, il n'en reste pas moins que Beyrouth a toujours été le pôle traditionnel de la renaissance arménienne, c'est là où se trouve, à Antélias, notre église mère» Quant à la question, douloureuse, évidente, du génocide, de sa reconnaissance, Élisa la place sur le haut de la pile des priorités, juste devant le redressement et l'assainissement socio-économique de l'Arménie. «Ce n'est pas pour des raisons religieuses que le génocide a eu lieu, ça j'en suis sûre, les raisons sont ethno-culturelles : l'Arménien a toujours été considéré comme un sujet hyper actif dans l'Empire ottoman, et extrêmement dynamique», dit-elle avec toute la conviction du monde. Et elle ne parle pas uniquement Élisa, elle fait, elle (ré)agit, elle regarde certaines émissions à la télévision turque, elle «chatte» sur des sites Internet où elle s'emploie à convaincre des jeunes Turcs de la nécessité, de l'urgence d'une reconnaissance officielle du génocide arménien, «peine perdue, ils sont définitivement fermés, ils disent que j'ai été endoctrinée, comme tous les miens, mais eux aussi ils le sont, et jusqu'à la moelle». 
La sagesse de Raffi 
Il a 22 ans, Raffi, et va bientôt achever sa maîtrise de droit, et il est lucide, et entier, avec lui c'est direct au but, «la Turquie doit reconnaître le premier génocide du XXe siècle, restituer les terres qu'elle occupe, payer des dommages et intérêts», affirme-t-il d'une traite. 
«Le ministère de la Défense turc a ouvert sur Internet un site tout ce qu'il y a de plus officiel, sur lequel il travaille à fausser toutes les informations, toutes nos revendications sont refusées, ils ont érigé le révisionnisme et le négationnisme comme seule règle de dialogue». Un des rares points communs que Raffi partage avec Élisa, c'est cette double appartenance, «je suis libanais et arménien, arménien et libanais», répète-t-il à l'envie. Sauf que là où ça commence à diverger avec Élisa, c'est lorsque Raffi considère que «la priorité des priorités», c'est remettre l'Arménie sur pieds, c'est commencer par la (re)bâtir, «bâtir la petite Arménie, la nouvelle république, précise-t-il, pour pouvoir réaliser, après, la grande, et c'est une fois que nous serons forts que nous pourrons prétendre à quelque chose, nous occuper de la reconnaissance du génocide». Par contre, dès qu'il s'agit de rendre hommage aux associations culturelles  ou sportives, dès qu'il s'agit de défendre les traditions et les constantes de sa civilisation, Raffi est totalement synchrone avec Élisa. Et son credo, son leitmotiv, c'est, parallèlement à cette sauvegarde des spécificités de sa communauté, un mot, «une nécessité» : l'intégration. «Je trouve aberrant qu'il existe encore des Arméniens qui ne maîtrisent pas parfaitement la langue arabe», lance-t-il. «Nous avons toujours eu peur de nous dissoudre, voilà pourquoi nous nous sommes "ghettoisés" et ça, ce n'est pas bien, je suis contre les ghettos, ce n'est pas eux qui garantiront notre arménité, qui nous empêcheront de nous dissoudre ; ce qui nous empêchera de nous dissoudre, d'oublier, c'est l'éducation que l'on reçoit, tous les jours, de nos parents». Cette lucidité dont fait montre Raffi ne peut, ne doit absolument pas se limiter à une (sa) seule confession : gageons que si chaque jeune Libanais suivait cet heureux exemple, cet appel à toutes les intégrations, bon nombre de problèmes seraient résolus. 
L'alphabet arménien
Son origine est encore un mystère, mais l'on s'accorde à reconnaître qu'il n'est pas le produit évolué d'un alphabet préexistant : comme tous les peuples de l'Orient chrétien, les Arméniens ont adopté une écriture à signes graphiques spéciaux, d'origine éclectique. La confection de leur alphabet est un produit de «cabinet», fabriqué ex abrupto par le moine Machtolz, appelé aussi Mesrob, un ancien fonctionnaire de chancellerie, à la demande du roi Vramchapouh et du patriarche Sahak, qu'inquiétait l'envahissement de la culture mazdéenne. Sur les trente-six caractères, vingt-deux sont inspirés de modèles grecs, et quelques-un des quatorze autres de modèles sémitiques. Deux lettres supplémentaires ont été ajoutées vers la fin du XIIe siècle.
Al Faraby

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