TCHAD : odeur de pétrole et élections bidon...
Le TCHAD, protégé de la "démocratie" française 

TCHAD : LE 08 AOÛT 2001 OU LE SACRE DU DICTATEUR-PRÉSIDENT IDRISS DÉBY.



 

L'Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) interpelle l'opinion nationale et internationale sur la chronique d'une tragédie annoncée au Tchad.
En effet, le 08 Août 2001, le Général-Président Idriss DEBY, coupable de hold-up électoral va organiser son auto investiture de Président du Tchad , malgré son rejet par le Peuple dès le premier tour de l'élection présidentielle du 20 mai 2001.
Au demeurant et à toute fin utile, rappelons succinctement certains faits saillants de cette élection et la nature criminogène de ce Général Dictateur :

1- Le 28 Mai 2001, furent proclamés les résultats du premier tour de l'élection présidentielle pseudo démocratique du 20 Mai : Le Général-Président et Dictateur IDRISS DÉBY s'est autoproclamé Président.
Selon les sources dignes de foi, émanant de certains observateurs nationaux et internationaux, les fraudes ont été systématisées par le pouvoir.
La démission de 8 Membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont son vice-président, pour cause de fraudes et ainsi que leurs déclarations sur Radio France Internationale (RFI), témoignent si besoin est, de la cuisante défaite du dictateur IDRISS DÉBY.

2 - Selon la commission internationale sur les crimes de l'ancien Président HISSENE HABRÉ, 40.000 Tchadiens furent assassinés par les forces de l'ordre dirigées personnellement par l'actuel Président IDRISS DÉBY alors chef d'Etat major des armées. (Dossier Noir de la politique africaine de la France N°13 éd. l'Harmattan, Paris, 1999).
Le volumineux rapport de la mission d'enquête du 12 au 23 juillet 1991 de Jean-Paul JEAN pour le compte de la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH), mentionne: 54. 000 arrestations arbitraires et 80. 000 orphelins dont les parents ont été sommairement exécutés entre 1980 et 1990.
Selon le journal Alwihda, à ces morts viennent s'ajouter plus de 25.000 autres depuis le 1er décembre 1990, date à laquelle Idriss Déby a pris le pouvoir à la faveur d'un coup d'état militaire et aidé par l'armée française au Tchad.
D'autres sources indépendantes comme celle du Pasteur suisse, Roland Hammel, dans son témoignage " Tchad : sait-on vraiment ce qui se passe ? " dans l'hebdomadaire Jeune Afrique N°1855 du 24 au 30 Juillet 1996, mérite d'être lu. Son récit suscite de la répugnation et corrobore cette thèse de crime contre l'humanité dont est coupable le Général-Président IDRISS DÉBY.

3 - Enfin le Général Idriss DÉBY est coupable de délinquance financière internationale: fausses monnaies, trafic de drogues ( lire " Noir Procès " de F.X. VERSHAVE et LAURENT BECCARIA, éd. Les arènes, Paris 2001).

Ces faits délictueux et gravissimes sont indignes de celui qui, en principe représente un Etat et son Peuple. Malgré ces crimes, le silence, l'indifférence et la passivité des pays prétendus démocratiques notamment la France (omniprésente au Tchad) et des institutions internationales (BM, FMI, OUA, OUA,…) continuent.

L'odeur du pétrole inhiberait donc les bons réflexes de défense des Droits de l'Homme. C'est le règne de
l' hypocrisie et des rentes financières où la vie des Africains n'a aucune valeur. C'est une évidence. Avouons-le !
N'est-ce pas là un comportement d'essence raciste? N'est-ce pas là, la logique capitaliste de profits des multinationales? Cela est insupportable, inadmissible pour nous, qui voyons les nôtres massacrés, pillés, violées, subirent quotidiennement des traitements humiliants et dégradants.


Notre peuple n'a t-il pas le droit à une vie décente? n'a t-il pas le droit de se défendre pour sa survie? Notre crime, c'est de vivre sur un continent riche en ressources minières. C'est le fruit du hasard car nous ne l'avons pas choisi. En revanche les Dictateurs-Présidents Africains de l'acabit de Idriss Déby, créatures du capital et de l'impérialisme ont été choisies et imposées par le néo-libéralisme afin de mieux exploiter et piller nos pays.

L'ACTUS appelle donc à l'unité d'action de tous les patriotes et partis de l'opposition afin de renverser par tous les moyens la pétro-dictature imposée à notre pays et de rétablir la démocratie confisquée et le pouvoir usurpé. Il y va de notre survie.

L'ACTUS condamne cette injustice dont les conséquences sont tragiques pour notre peuple. Elle exige des Gouvernements et Institutions internationales invités à cette parodie d'investiture, de la boycotter fermement. En effet les masses populaires considéreraient toute participation comme une complicité de crimes contre l'humanité dont le Général DÉBY est coupable.

Une quelconque participation et à quelque niveau que se soit équivaut à une profanation de la mémoire des milliers de morts de ce génocide, une apologie de la dictature et enfin une déclaration de guerre à notre peuple.
Notre peuple, contrairement à ce régime qui disparaîtra, existera. Il tirerait les conséquences qui s'imposent pour l'avenir dans ses relations multilatérales ou bilatérales des institutions internationales (OUA, ONU, UE, FMI et Banque Mondiale) et notamment les bailleurs de fonds (USA, FRANCE ), de respecter la volonté exprimée par notre peuple qui n'aspire qu'à vivre en paix.
- de mettre en quarantaine ce régime mafieux du Général-Président Idriss Déby.
- de geler le projet pétrole jusqu'à la prise de pouvoir par le Président démocratiquement élu.
- de tout mettre en œuvre afin de traduire en justice Hissène Habré et ainsi que son ancien chef d'État-Major, le colonel IDRISS DÉBY pour crimes contre l'humanité.
- de restituer au Tchad , tous les biens matériels, financiers et autres pillés par Idriss Déby son clan et les dignitaires du régime.

Pour l'ACTUS (Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum