Pourquoi une rue Julien Lahaut à Courcelles ? Et que fut Julien Lahaut ?

 

Julien Lahaut

 

Il y a à COURCELLES une rue Julien LAHAUT. Pourquoi ? Et qui fut ce personnage ?

S'il y a une rue Julien LAHAUT, c' est parce que chaque rue de la nouvelle cité Thone devait posséder une dénomination et qu' au nom du groupe communiste, j' en ai fait la proposition écrite au Collège des Bourgmestre et Echevins, que la proposition fut examinée par la commission ad hoc du Conseil communal et que finalement le Conseil, ainsi que les deux Commissions de tutelle (dialectologie et déonthologie) approuvèrent et adoptèrent la proposition.

Qui et que fut donc Julien Lahaut ?
C' était un tribun populaire et républicain, échevin de Seraing, député communiste de Liège et Président du Parti communiste de Belgique, lâchement assassiné sur le pas de sa porte à coups de révolver, 65 rue de la Vecquée à Seraing, par deux tueurs à gages commandités par certains milieux monarchistes et cléricaux, le 18 août 1950, à l' issue de "L' Affaire royale" et de la prestation de serment du Roi Baudouin (Ces événements, parmi d'autres, furent piteusement, honteusement, "oubliés"  -comme on le verra plus loin-  par l' élu "communiste" qui approuva malheureusement, par opportunisme , avec une majorité du Conseil, l'appellation, à l'initiative d'un élu Psc, d'une rue Roi Baudouin à Courcelles, après la mort de ce dernier).
 
Julien Lahaut est né à Seraing -"Seraing-la-Rouge"- le 05 janvier 1884. Son père Joseph, était déjà un ouvrier révolutionnaire, fondateur du syndicat chez Cockerill, et aussi de la Ligue socialiste de Seraing. Julien à 14 ans devient ouvrier chaudronnier dans une petite entreprise, puis un an plus tard, entre dans ce qui était déjà une très grande entreprise, un centre de lutte du prolétariat de la région: Cockerill.
Julien Lahaut, d' emblée, est à la pointe de l' activité syndicale quotidienne, avec ses réunions, ses distributions de tracts, ses actions de défense des revendications immédiates contre les attaques du capital.

Et ici, il faut comprendre toute la signification donnée par des véritables syndicalistes à leur action: unir les exploités dans la dure et constante lutte de classe contre le capital exploiteur et oppresseur. C' est une prise de conscience élémentaire de classe à laquelle accèdent les travailleurs de par leur condition sociale même, alors que des dirigeants de certaines organisations syndicales tendent à la capitulation, à la soumission des travailleurs, ou que de prétendus syndicats ( les syndicats "libéraux" en Belgique, certains syndicats américains) prônent la collaboration de classe ou mènent des luttes politiques antisocialistes, cléricales, contre-révolutionnaires (à l' exemple de Solidarnosc en Pologne).De sa jeunesse jusqu'à sa mort tragique, Julien Lahaut restera porteur du message du véritable syndicalisme -celui de lutte de classe. Mais déjà alors, Julien Lahaut savait qu' il faut donner une dimension politique conséquente à cette lutte anti-capitaliste. C' est pourquoi il milite déjà dans les rangs du Parti Ouvrier Belge, au sein duquel il défendra une ligne véritablement socialiste.
En 1902, à 18 ans, Julien connaît sa première grande grève qui, dans le pays, va être menée par au moins quatre cents mille travailleurs. Le pays avait déjà connu des grèves importantes -alors que les six journées à l' usine étaient fréquemment 15, voire 16 heures, notamment pour la réduction du travail à 10 heures (qui allait devenir dans la suite la revendication des huit heures). Dans un certain sens, ces grèves étaient politiques en ce qu' elles revendiquaient un aboutissement dans une loi.
Mais la grève de 1902 était une grève à objectif directement démocratique, politique, en ce qu' il exigeait le suffrage universel alors qu' à cette époque les ouvriers et paysans travailleurs étaient exclus du droit de vote. Julien apparaît déjà parmi les dirigeants liégeois de la grève. Il sera victime de la répression et licencié pour faits de grève. Il réussit néanmoins à entrer aux "Cristallerie du Val St Lambert" qui à l' époque, étaient encore une grande entreprise de renommée mondiale.
Tout en militant pour l' édification d' un fort syndicat des métallurgistes, Julien lutte pied à pied aux "Cristalleries" pour les salaires et pour établir le respect de règles élémentaires de sécurité et d' hygiène. Ce sera l' objectif d' une grève en 1908, avec laquelle les métallurgistes seront solidaires, et à la suite de laquelle Julien Lahaut sera à nouveau licencié. Les "métallos" l' élisent alors secrétaire permanent de leur syndicat.
Lahaut est encore dans le mouvement en 1911 pour un enseignement obligatoire et laïque. En 1913, il est parmi ceux qui réclament la grève générale pour le suffrage universel. Celle-ci éclatera en avril 1913, avec plus de 500.000 grévistes, malgré l' obstruction des dirigeants réformistes. En dépit du mauvais compromis imposé par la majorité des dirigeants du POB, cela aura été une grande démonstration de la puissance du mouvement ouvrier organisé de Belgique: c' est à ce titre que Lénine salua cette grande grève.

Mais la répression s' abat de nouveau et, avec d' autres travailleurs, Julien Lahaut est jeté en prison. A sa sortie de geôle, il épousera la compagne de sa vie, Gérardine, ouvrière du "Val St Lambert".
C' est ensuite la première guerre mondiale, celle de 14/18, où Julien Lahaut fait partie du corps expéditionnaire en Russie.
Malgré l' isolement où les autorités tiennent les militaires belges, suivi de leur départ, Julien Lahaut constatera sur place la signification profonde des événements de Russie conduisant à la grande révolution socialiste d' octobre1917, avec sa portée historique mondiale. Dès lors, dans la lutte de classes à l' échelle internationale, il choisira toujours, avec son sens de classe, son camp, celui des travailleurs, de l' internationalisme prolétarien, comprenant l' indéfectible soilidarité avec l' Union soviétique.
1919, 1920: Julien Lahaut, redevenu permanent syndical, est dans le bassin liégeois à la tête de puissantes grèves qui secouent le pays qui auraient pu aller jusqu' à une révolution socialiste, s 'il y avait eu un parti révolutionnaire pour déjouer les manoeuvres de diversion démobilisatrice de la majorité des dirigeants du POB.
Joseph Jacquemotte et ses compagnons le comprendront en fondant en septembre 1921, le Parti communiste de Belgique (section belge de l' Internationale communiste).
Mais néanmoins, ces grèves de 1919/1920 permettent d' arracher d' importants acquis sociaux et démocratiques: le suffrage universel (mais pour les hommes seulement !), la liberté syndicale, la pension à 65 ans, la journée de huit heures.

En 1921 encore, avec la dure grève de neuf mois à l' usine métallurgique "Ougrée-Marihaye", Julien Lahaut est à son poste de combat, à la tête de cette lutte, organisant la solidarité, créant un comité de grève, s' opposant à des dirigeants réformistes qui essaient de corrompre l' élan combatif des travailleurs. Il y a alors une provocation policière pour jeter à nouveau Julien Lahaut en prison afin de briser la grève. Et alors qu' il est à peine libéré, les dirigeants du POB l' excluent de leur organisation. Cela aussi est une leçon de l' histoire de notre temps. 
Julien Lahaut constituera alors un comité de défense syndicale venant bientôt rejoindre les "Chevaliers du Travail", avec un peu plus tard, la formation de la "Centrale révolutionnaire des Mineurs".
En 1923, un prétendu "complot contre la sûreté de l' État" est inventé pour essayer de détruire le jeune et encore petit Parti communiste (Section belge de l' Internationale communiste).
La plupart des membres du Comité central sont jetés en prison, mais en Cours d' Assises, ce sera l' acquittement démontrant la forfaiture commise par les instances policières de l' État bourgeois. Et Julien Lahaut, quoique à l' époque non encore membre du Parti, passera néanmoins un mois en prison.
C'est une leçon des faits: par sa pratique politique et syndicale, Julien Lahaut est frappé par la répression bourgeoise comme les camarades du Parti. C' est alors le pas décisif: Julien adhère au Parti communiste dont il devient un des principaux dirigeants jusqu' à la fin de sa vie. Ainsi dès ce moment s' accomplit pleinement l' homme qu' il fut: exemple d' un prolétaire dont la conscience de classe atteint les plus hauts sommets, l' orientant à coup sûr pour déjouer les pièges politiques de la bourgeoisie et des opportunistes, éveilleur de conscience des travailleurs.
Avec les années '30 éclate et s' approfondit la grande crise économique du capitalisme. A un certain moment, il y a près de 500.000 chômeurs relevant souvent uniquement -et seulement pour les plus démunis- de l' assistance publique. Le capital et les gouvernements à son service mènent l' offensive contre le niveau de vie des travailleurs.
 
En réplique, à l' appel du Parti communiste dénonçant les théories réformistes selon lesquelles il aurait été impossible de lutter en temps de crise, se mènent les importantes grèves de 1932, surtout dans le sillon Sambre, Meuse, Vesdre, où Julien Lahaut, Henri Glineur, Joseph Jacquemotte et d' autres dirigeants du Parti, remplissent alors leur rôle d' avant-garde, se dépensent sans compter à la tête du mouvement. C' est un premier coup d' arrêt à la politique de régression sociale et un prélude aux grandes luttes de 1936.

Aux élections qui suivirent, en 1932 encore, Julien Lahaut entre au Parlement, avec Henri Glineur (Joseph Jacquemotte y était depuis 1925). Jusqu' à la fin de sa vie, il remplira ses mandats, avec les autres parlementaires communistes, au service du peuple, pour clamer à cette tribune les aspirations et la volonté des travailleurs, pour appeler à l' action pour les revendications populaires.
Mais, ce ne sera pas sa seule tribune: comme auparavant, il sera sur les places publiques, à la porte des entreprises. Il faut entendre rappeler ses meetings à ce qui qui était appelé "la passerelle de Seraing" où, du haut des escaliers, il faisait corps avec le large auditoire composé de communistes, de socialistes, de chrétiens. En exposant avec chaleur et d' une façon simple la justification, les fondements et les objectifs des revendications populaires. Au fond, il disait bien haut ce que chacun des auditeurs ouvriers ressentait au fond de lui-même.
Et encore, il y a le souvenir de Julien Lahaut entonnant de sa voix vibrante "L' Internationale", chant de lutte consacrant l' espoir des travailleurs du monde entier dans l' avenir libérateur du socialisme. Et quelle portée prenait le dernier couplet "Nous sommes le grand parti des travailleurs": le Parti communiste, parti d' avant-garde des travailleurs, représentatif de la conscience conséquente de classe, solidement lié aux plus larges masses populaires.
Mai 1933, c' est l' année de l' arrivée au pouvoir de Hitler, l' homme du recours par le grand capital allemand à la violence la plus brutale, meurtrière, avant tout contre le communisme, mais aussi d' une façon générale contre tous les démocrates.

C'était aussi le bellicisme le plus exacerbé avec le danger croissant d' une deuxième guerre mondiale. Le danger fasciste est aussi présent en Belgique, à l' intérieur des frontières.
Déjà le 1er mai 1933, le Parti communiste, malgré l' hostitlité des dirigeants socialistes, arrive à réaliser des manifestations unitaires. A Liège, ce sont 10.000 travailleurs communistes et socialistes qui sont fraternellement unis. Julien Lahaut est là. Les Jeunes Gardes socialistes et les jeunes communistes fraternisent. Aux applaudissements de la foule, une femme communiste arrache le drapeau hitlérien arboré au consulat d' Allemagne. Et quelques jours plus tard, à la Chambre des Députés, en conclusion d' un vigoureux discours antifasciste, Julien Lahaut sort de sous son veston ce drapeau à croix gammée, le lascère en symbolisant ainsi l' irréductible volonté du monde du travail se dressant contre le nazisme, contre ses agents les fascistes belges, et contre aussi la politique du gouvernement de l' époque faisant le jeu de Hitler. En 1935, Julien Lahaut sera condamné à huit jours de prison pour avoir, acclamé par la foule, stigmatisé devant le pavillon mussolinien de l' Exposition universelle de Bruxelles, le fascisme italien et frappé de sa canne le "faisceau" emblème de ce fascisme.
Soit dit en passant, en 1935 encore, Julien Lahaut sera de ceux, largement majoritaires, qui à la "Conférence nationale de Charleroi", transformé en congrès, débarrassera le Parti de séquelles de sectarisme, tout en restant vigilmants à l' égard de l' opportunisme de droite, en permettant ainsi au Parti de réaliser pleinement son rôle d' avant-garde.
Julien Lahaut sera encore avec son Parti à la pointe des luttes qui suivront. Rappelons en particulier l' année 1936 avec l' élan qui inspirait les masses populaires en lutte pour les quarante heures, les congés payés, contre la politique de régression sociale, pour l' augmentation des salaires, pour l' emploi, pour un minimum de sécurité d' existence, contre le fascisme et pour l' élargissement des libertés démocratiques, contre le danger de guerre et pour la paix. Cette convergence des fronts de luttes pour le progrès social, contre la réaction et le fascisme, pour la paix, était symbolisé par le mot d' ordre "Pain, paix, liberté!".
Mais le 18 juillet 1936, c' est en Espagne, le coup d' État militaire dirigé par Franco, agissant pour le compte des puissances de l' axe nazi-fasciste, visant à écraser le "Frente popular".
Cependant, malgré l' aide militaire massive apportée d' emblée par l' Allemagne hitlérienne et l' Italie mussolinienne, le peuple espagnol résiste. Les gouvernements d' Europe occidentale, y compris ceux à participation "socialiste", sous couvert de non-intervention, en fait refusent toute aide au peuple espagnol et à son gouvernement légitime et légal, et se font ainsi complices de l' agression.

Alors que la République espagnole du Front populaire résiste encore, P. H. Spaak (alors "socialiste") ira jusqu' à envoyer des émissaires diplomatiques officiels à Burgos où s 'est établi Franco, monobstant les innombrables crimes commis par les fascistes espagnols, italiens et allemands, dont Guernica est un exemple.
Julien Lahaut sera un des protagonistes de l' aide multiforme apportée à la République espagnole par les travailleurs de notre pays en dépit des obstacles mis par le gouvernement. Signalons ici l' engagement de jeunes communistes et socialistes de Belgique dans les rangs des glorieuses Brigades internationales (le communiste Raoul Baligand, plus tard lieutenant-colonel des Partisans, fut commandant d' une de ces Brigades).
Le 11 octobre 1936, Joseph Jacquemotte meurt: Julien Lahaut perd un de ses amis parmi les plus chers.
Malgré les efforts de l' Union soviétique pour organiser la sécurité collective des pays menacés, qui aurait pu empêcher la deuxième guerre mondiale, les puissances capitalistes occidentales, dans l' espoir de la constitution d' une coalition de fait entre elles et l' Axe Berlin - Rome contre l' Union soviétique, encouragent la poussée vers l' Est de l' impérialisme allemand. C' est en conséquence l' annexion de l' Autriche par l' Allemagne, puis le criminel accord de Münich consacrant une complicité antisoviétique de fait. C' est alors l' annexion des "Sudètes" prélude de l' occupation complète de la Tchécoslovaquie.

En même temps, à l' intérieur, c' est l' offensive contre les acquis sociaux de 1936, et le champ libre aux menées des fascistes "belges". C' est dans ce cadre que se situe la politique prétendûment de "neutralité" menée par Léopold III et ses ministres, notamment PH Spaak et Henri De Man ("socialistes"): il s' agit pour le capitalisme "belge" de s' inscrire dans la politique antisoviétique dite "de Munich", tout en proclamant la "neutralité" face aux contradictions subsistant entre les puissances nazies-fascistes et les autres pays capitalistes, de façon à pouvoir se prévaloir d' avoir ménagé celui qui aurait finalement la suprématie dans le camp impérialiste.
Il est certain, et la suite des événements l' a démontré, qu' objectivement c' était là faire le jeu de Hitler sur le plan international, l' encourager dans la voie de la guerre d' agression, donner caution à l' action de sa cinquième colonne fasciste à l' intérieur du pays, affaiblir la vigilance à l' égard de la menace d' une pourtant probable attaque allemande contre la Belgique.
Les événements vont se précipiter. Les dirigeants fascisants, pour ne pas dire fascistes, polonais, malgré la menace allemande, refusent la conclusion d' un accord permettant le passage de l' armée soviétique en cas d' agression hitlérienne. Les gouvernements français et britannique continuent à ne pas voloir conclure des accords efficaces de sécurité collective. Dans des journaux bourgeois pointe l' insinuation calomniatrice que l' Union soviétique voudrait par la sécurité collective précipiter la guerre, alors qu' en réalité, il serait peut-être encore possible de l' empêcher.
Mais la conclusion du pacte de non-agression germano-soviétique empêche en ce moment la réalisation d' une alliance de fait de toutes les puissances impérialistes qui se seraient service de l' Allemagne hitlérienne comme force de choc de l' attaque contre l' Union soviétique.
D' autre part, face à l' attitude pour le moins suspecte des puissances occidentales, le pacte de non-agression permettait à l' Union soviétique d' avoir un répit, de gagner du temps, afin de mieux se préparer à résister à l' agression.
Mais, c' est le déchaînement antisoviétique, anticommuniste dans la presse bourgeoise. Curieux n' est-ce pas cette hargne des farouches défenseurs de la "neutralité" du Royaume, qui se déchaînent parce que l' Urss a déjoué les projets visant à l' isoler en la laissant seule face à une agression hitlérienne soutenue en sous-main, ou même ouvertement, par les bourgeoisies des pays occidentaux et les gouvernements à leur service ?
Il était certain que notre position ne devint jamais celle du gouvernement belge: les communistes restaient fermement anti-fascistes.
C' est alors la guerre de Hitler contre la Pologne qui, sous le régime des colonels, s' effondre rapidement. Les impérialistes anglais et français, sous peine de perdre tout crédit et de trop se déforcer par rapport à leur concurrent allemand, déclarent la guerre. L' armée soviétique s' avance jusqu' à la "ligne Curzon" libérant ainsi des populations biélorusses et ukrainiennes qui avaient été arrachées à leur patrie par les interventions impérialistes après la première guerre mondiale.

A ce moment, si les puissances occidentales avaient fermement et sincèrement manifesté à l' Union soviétique leur volonté d' accord pour un solide front de résistance contre Hitler, il était peut être encore possible de faire reculer celui-ci et d' éviter la deuxième guerre mondiale.
Mais tout en étant en guerre avec l' Allemagne, les impérialistes occidentaux restent passifs militairement et diplomatiquement: ce sera la "drôle de guerre" (septembre 39 / 10 mai 1940) avec notamment en France une féroce répression envoyant en prison et dans les camps nombre de communistes. En France encore, des projets d' agression directe contre l' Urss, notament en direction de Bakou, sont envisagés.
L' Union soviétique réintègre en son sein la Moldavie qui lui avait été arrachée à l' issue de la première guerre mondiale et rattachée à la Roumanie qui, en 1939, était sous influence allemande. L' Union soviétique prendra encore des précautions dans les États baltes dont le territoire aurait pu servir de base de départ à l' agression hitlérienne.
Ce sera encore la guerre de Finlande dont l' issue arrivera à dégager les abords de Léningrad menacée au Nord en cas d' attaque par l' impérialisme allemand éventuellement épaulé par les puissances occidentales: il n'y avait pas lieu de se faire d' illusions sur le dirigeant finlandais, le Maréchal Mannerheim, ex-général tsariste, prêt à servir l' impérialisme qui attaquerait l' Union soviétique.
En Belgique, sur le plan militaire, malgré les avertissements confirmant la préparation, et même finalement l' imminence d' une agression allemande allemande, aucune disposition sérieuse n' est prise pour y faire face: bien plus, c' est à la frontière sud que des obstacles sont dressés face à la France, sous prétexte de "neutralité".

Ce long rappel des événements de 39/40 est fait pour montrer le courage des militants communistes, et ici Julien Lahaut, qui malgré les odieuses campagnes d'intoxication anti-soviétique menées par la "grande presse" depuis 1917, y compris la social-démocrate, et malgré la répression frappant alors les journaux du Parti et certains de ses membres, résistent courageusement à ces attaques, proclamant la vérité et sont solidaires de l' Union soviétique, bastion du socialisme agissant d' une façon conséquente pour la paix, la libération des peuples, et pour une démocratie véritable.
Le 10 mai 1940, c' est l' attaque allemande à l' Ouest. Et à ce moment dramatique, sous les auspices du gouvernement belge, les polices arrêtent de nombreux communistes qui seront en général déportés dans des camps de concentration français. A Abbeville, deux prisonniers communistes belges, Monami et Kasteber, seront sauvagement abattus. Et cela alors que, comme conséquence de la politique menée précédemment par les gouvernements capitalistes d' Europe occidentale, c' est la déroute militaire, avec notamment, dès le 28 mai 1940, la capitulation de l' armée belge ordonnée par Léopold III. Le pays est occupé.
Julien Lahaut se dépense, avec ses camarades du Parti, pour organiser sous différentes formes la lutte contre l' occupant, contre ses agents fascistes dans le pays, et contre la plus grande partie du patronat belge qui "collabore" et profite de la situation pour accroître l' exploitation des travailleurs. Ce sera aussi la parution de la presse clandestine, le sabotage de la production de guerre, les renseignements donnés aux "Partisans", la formation des Comités de Lutte syndicale (les CLS).
Deux points forts sont à signaler au début de '41 où Julien Lahaut remplit un rôle éminent. A l' occasion d' une "marche sur Liège", organisée par le chef de "Rex", Léon Degrelle, dix mille travailleurs liégeois contre-manifestent et, avec Julien Lahaut en tête, mettent les quelques centaines de rexistes en déroute malgré la présence des militaires allemands armés.
En mai 1941, cent mille ouvriers du bassin de Liège entrent en grève, contre la misère, pour l' amélioration du ravitaillement et aussi contre l' occupant ennemi cause de cette situation, en montrant du même coup le rôle dirigeant du prolétariat dans la lutte pour recouvrer la liberté, l' indépendance ("Hors du pays l' occupant!", "Front de l' Indépendance").
Le 22 juin 1941, c' est l' attaque hitlérienne contre l' Urss. Sur la base des listes préparées à l' avance, en fait dès le début de l' occupation, et dans certains cas avec la collaboration de "Belges", c' est l' arrestation de nombreux militants communistes malgré les mesures de précaution prises auparavant par le Parti. Julien Lahaut qui, par son activité de masse était largement connu et pouvait difficilement se soustraire à une activité publique, est arrêté. Ce sera d' abord la citadelle de Huy d' où, avec d' autres, il ssayera de s' évader: blessé en tombant du mur le long duquel il descendait, il est repris et roué de coups jusqu' à l' évanouissement. 

Ensuite, il est déporté dans les camps de concentration allemands, à Neuengamme d' abord, à Mauthausen ensuite. Partout à Huy, à Neuengamme, à Mauthausen, Julien Lahaut sera, avec d' autres dirigeants communiste, l' organisateur de la résistance qui continue, de la solidarité entre détenus.
L'optimisme -révolutionnaire- de Julien Lahaut, son courage personnel, sont communicatifs. C' est un officier détenu appartenant à la noblesse polonaise qui dira: "c' est un homme qui portait le soleil dans sa poche et chaque jour, il en donnait un morceau à chacun".
Julien Lahaut survivra.

Sitôt de retour, malgré sa santé fort ébranlée, il reprend la lutte prolétarienne pour la réalisation des espoirs qui avaient été ceux de la vraie Résistance.


Certes, chez lui comme chez la plupart des rescapés des camps de la mort, il y avait une certaine amertume en constatant que les aspirations populaires à des transformations progressistes radicales étaient déçues, que d' anciens dirigeants politiques discrédités par leur politique d' avant-guerre, reprennent le dessus, que l' épuration est absolument insuffisante à l' égard des principaux chefs de file de la collaboration, notamment dans la classe capitaliste et au sommet de l' appareil d' État, particulièrement dans les forces répressives.


Mais il s' agit de continuer courageusement le combat, notamment en matière de progrès social et de libertés démocratiques. Dès le courant de 1947, les apparences que s' étaient données les impérialistes occidentaux à partir de '41 de combattre effectivement les puissances impérialistes fascistes, en alliance avec l' Union soviétique, sont jetées par-dessus bord. En réalité, pendant toute la guerre, les "démocraties" capitalistes occidentales ont mené des opérations militaires de façon à laisser le poids principal de la lutte contre le fascisme sur l' Union soviétique, avec en conséquence les terribles sacrifices humains et les destructions endurés par les peuples de celle-ci. De plus, les preuves ne manquent pas que même au plus fort des événements de cette période, certains milieux ne rejetaient pas totalement l' idée d' un "retournement d' alliances" à base d' anticommunisme, et que, en tout cas, la principale préoccupation politico-militaire des milieux dirigeants occidentaux, était de préserver les voies de communication avec les colonies, de faire du bassin méditerranéin un fief américano-britannique, d' intriguer dans les Balkans, bref de jeter les bases d' un nouvel encerclement de l' Union soviétique.


Mais dans le courant de 1947, et plus encore en '48 et dans les années qui suivirent, l' impérialisme américain, s' appuyant notamment sur son monopole de l' arme atomique, et ses valets en Europe, "oubliant" le rôle décisif rempli par l' Union soviétique dans la victoire sur le fascisme, déchaînent un vaste campagne d' intoxication et de haine contre le communisme et contre le camp socialiste en particulier: c' est la "guerre froide", préparation psychologique de la guerre tout court.
 


C' est l' élimination, dans des gouvernements d' Europe occidentale où ils siégeaient, des communistes porteurs des espoirs de la Résistance. Julien Lahaut, et son Parti dont il devient président, font face à la vague réactionnaire qui s' en prend aussi aux conquêtes sociales.


Le fameux "discours de la peur" du "socialiste" P. H. Spaak donne le ton de la propagande antisoviétique, avec les articles de la "grande presse" aux ordres (américains), les invectives des traîtres "munichois" antisoviétiques d' avant-guerre et toujours antisoviétiques malgré la honte qui recouvre leurs actes passés.

Ce sont aussi les intrigues et le complot arrivant à détacher la Yougoslavie du camp socialiste. C' est la conclusion, le 4 avril 1949, du pacte de l' Otan, qualifié à juste titre d' agressif.

Un point particulier important dans ce rappel des luttes de l' époque: c' est celle qui rassemble dans l' après-guerre de vastes masses populaires, qui n' avaient pas oublié, contre le retour de Léopold III sur le trône.


Et ici, il nous faut être prudents dans l' expression du récit car aujourd' hui exprimer publiquement ce que tout démocrate sensé pensait de ces événements risquerait d' attirer la répression: elle est belle la "démocratie" bourgeoise de nos jours. Mais les lecteurs tireront par eux-mêmes les enseignements du simple exposé des faits.


Passons rapidement sur les clivages qui divisent le pays dès la Libération à propos du retour éventuel de Léopold III sur le trône. Le fait est que des forces sociales réactionnaires -sans même parler de celles qui avaient plus ou moins collaboré avec l' occupant- avaient fait le calcul que le rétablissement de Léopold III sur le trône entraînerait du fait même, le "classement", "l' oubliette" à l' égard de leurs politiques d' avant et de pendant la guerre. Ce serait là une manoeuvre parmi d' autres, destinées à favoriser le développement des dangereuses options prises depuis 1947 de régression sociale en politique intérieure, du maintien do colonialisme à l' égard du Congo, de guerre froide en politique internationale.


Contre ce retour s' établit un large front regroupant non seulement ceux qui étaient pleinement conscients de l' ensemble de cet  enjeu politique, mais d' une façon plus générale, tous ceux qui n' admettaient pas ce qui aurait constitué effectivement une insulte à la Résistance, et même jusqu' à ceux qui, restant monarchistes, estimaient qu' il fallait mieux que Léopold III s' efface personnellement.

Cela allait des républicains selon une vieille tradition dans les grands centres ouvriers, à ceux qui voulaient "Charles-Roi", en passant par toutes sortes de nuances: effacement, abdication, déchéance.
Une certaine confusion certes, mais un dénominateur commun: en tout cas pas question de voir Léopold III sur le trône.


Au-delà du mot d' ordre d' abdication qui apparaît le plus fréquemment, Julien Lahaut est à la pointe de l' action communiste pour apporter la clarté en expliquant le sens de classe de cette lutte en fait contre la réaction capitaliste. Mais celle-ci au travers de la presse (et en partie de la radio), avec l' appui de la haute hiérarchie de l' Eglise catholique, avec comme relais politique principal, le P.S.C.-C.V.P., mène une campagne frénétique contre les "anti-léopoldistes", mêlant d' ailleurs à leurs calomnies de féroces attaques - y compris physiques- contre les communistes calomnieusement qualifiés d' "agents de l' étranger", protagonistes de la "subversion". Et cela est conduit en corrélation avec la "guerre froide", menée sous l' égide de l' impérialisme américain.

Des groupes fascistes s' agitent. Dans toute une série de pays des dirigeants de Partis communistes sont particulièrement visés: le secrétaire général du Parti communiste du Japon est assassiné, des attentats manqués sont organisés contre Palmiro Togliatti en Italie et Jacques Duclos en France, ...

Le référendum de mars 1950 donne pour le pays une faible majorité en faveur du retour de Léopold III. Elle est belle la "démocratie" bourgeoise, démocratie truquée qui fait que la haute bourgeoisie et ses laquais peuvent arriver à tromper, intoxiquer une partie de l' opinion publique.


Mais à Bruxelles et en Wallonie, la majorité s' est prononcée contre le retour de Léopold III.
Et cette opposition est particulièrement forte dans le sillon industriel wallon, et aussi à Gand, et à Anvers en Flandre: une fois de plus la classe ouvrière démontre qu' elle est la classe sociale la plus conséquente dans la lutte contre la réaction, la régression sociale et politique, pour le progrès social et les véritables libertés démocratiques.

Le 22 juillet 1950, c' est le coup de force: Léopold III revient. Ce sont, dès l' aube, dans tout le pays, de grandes manifestations d' opposition. Et commencent des grèves, malgré l' attitude négative de la CSC, malgré la division au sommet de la F.G.T.B. où sévissent certains "attentistes", malgré l' attitude équivoque d' une bonne partie du PSB.
Julien Lahaut est sur la brèche à Liège: dès le 24 juillet au matin, la grève est totale dans le bassin liégeois. Le 25, la grève s' étend dans tout le bassin industriel wallon, et en Flandre aussi. Dès le 27, on peut dire que la grève sera générale dans tout le pays. Les manifestations de masse se succèdent. Des comités de grève sont créés pour pallier les carences syndicales.
Le gouvernement espère briser le mouvement par la répression. Celle-ci aura comme conséquence qu' à Grâce-Berleur le 30 juillet, trois ouvriers ont été tués et de nombreux autres blessés par la gendarmerie. De nombreuses arrestations ont lieu partout.

Les communistes et la gauche du PSB lancent l' idée de "marche sur Bruxelles". Elle est reprise par les comités de grève et ceux-ci sans plus attendre, préparent cette action. Il faut bien se rendre compte de la portée politique donnée par le peuple à cette "marche".

 
Bien au-delà de l' affront ressenti par ce retour de Léopold III sur le trône, il y a le rejet de toute une politique antipopulaire, intérieure et internationale, menée par le gouvernement d' alors, variante ajustée à l' époque, de la politique menée depuis 1937 jusqu' à la guerre. Et entretemps, il y avait eu celle-ci, avec ses souffrances, ses morts... et aussi la Résistance, et la victoire sur le fascisme.
C'est une aspiration à un véritable changement que l' immédiat après-guerre n' avait pas apporté, c' est l' espoir en la reprise de la marche en avant vers le progrès social, vers plus de libertés démocratiques, en la sauvegarde de la Paix aussi, bref des objectifs que vise à réaliser complètement la révolution socialiste.

C' est à ce moment que la direction du Parti communiste, à la tête duquel se trouve Julien Lahaut, lance le mot d' ordre de "République". C' était là fixer un objectif susceptible de contrecarrer les manoeuvres d' une majorité de dirigeants "socialistes" complotant un prétendu compromis, en fait une capitulation devant l' exigence royale.


On pourrait dire qu' avec des républiques bourgeoises se perpétuent les mêmes oppressions que dans des monarchies, qu' il y a même des "républiques" fascisantes, voire fascistes.


Mais, les travailleurs, spontanément comprennent qu' il s' agit avec ce mot d' ordre, en quelque sorte, d' une "république sociale" qui permettrait par le fonctionnement réellement démocratique de ses institutions, d' aller de l' avant vers de radicales transformations progressistes.


C' est pourquoi ce mot d' ordre de "république" trouvera un écho favorable dans le peuple en lutte. Et il se trouve aujourd' hui de faux communistes pour condamner cette revendication au nom de l' intangibilité de la "monarchie constitutionnelle" !


Et quelle constitution ?


La Marche sur Bruxelles s' amorce malgré la ceinture de forces répressives qui bouclent la capitale.


Mais alors, aux manifestants, les principaux dirigeants "socialistes" lancent un grossier mensonge, pour désorienter et briser le mouvement: ce serait la victoire, "Léopold III fait ses valises".


Or en réalité, il n' en est rien. L' accord conclu par ces dirigeants avec la réaction, c' est que Léopold III conserve le titre de Roi, et s' en tire avec les "honneurs", en conférant à Baudouin, son fils aîné, l' exercice des fonctions de "chef de l' État", sous l' appellation de "Prince royal" (il prendra un an plus tard, lui aussi le titre de Roi).


Mais la manoeuvre des dirigeants "socialistes" malheureusement a réussi: les masses populaires, trompées pour une part, découragées de l' autre, reprennent petit à petit le travail.


Le 11 août 1950, devant les parlementaires, Baudouin va prononcer le "Serment constitutionnel". Des parlementaires communistes (en premier Georges Glineur) crient "Vive la République". Le fait est que la voix de stentor de Julien Lahaut résonne particulièrement. La presse et la radio lui attribueront à lui personnellement d' avoir lancé cet appel.

Le tumulte des cris d' "indignation" qui s' ensuivit de la part des parlementaires de la réaction, et ceux serviles à l' égard de celle-ci, démontrait plutôt le désarroi de la droite et des capitulards.

Et en tout cas, les travailleurs qui ont lutté si courageusement comprennent le sens mobilisateur du mot d' ordre lancé par les communistes: au-delà de la péripétie qui fait que Léopold III conserve "l' honneur" du titre de Roi, la lutte continue contre la réaction, pour le progrès social et démocratique, contre les menaces de guerre. Et dans les conditions concrètes de l' action dans ce moment-là, alors qu' un aspect particulier de la politique gouvernementale avait concentré dans les faits, sur un point le mécontentement populaire, avancer la revendication républicaine au sens démocratique et progressiste du qualificatif, était poser dans un domaine un objectif légitime.


Et bien entendu, les communistes maintenaient simultanément leur action d' avant-garde dans l' opposition globale à la politique gouvernementale tant en matière internationale qu' en politique intérieure.

Mais sept jours après la mémorable séance du Parlement où fut lancé ce cri de "Vive la République", c' est à dire le vendredi 18 août 1950, Julien Lahaut est assassiné à Seraing, (sur le pas de sa porte) , près de Liège, par un commando constitué de deux tueurs professionnels. Depuis un bon bout de temps, le dirigeant des communistes belges et militant antifasciste de longue date, ainsi que de nombreux autres politiciens de gauche, recevait des lettres anonymes le menaçant. Le lendemain du meurtre, une bonne partie de la population s'indigna. A travers tout le pays, en signe de protestation, des grèves furent organisées. Le premier ministre de l'époque Joseph Pholien, inquiet de la situation, tenta de calmer les ouvriers par des paroles lénifiantes. Le gouvernement pensait alors que cet attentat pouvait susciter une révolte auprès de l'opposition politique et syndicale (socialiste et communiste). Révolte qui représenterait un risque majeur pour la survie du pouvoir. (Coïncidence:  6 ans plus tôt les rexistes massacraient froidement plus de 20 otages innocents au Rognac à Courcelles (?)).

Le 22 août 1950, c' est une foule immense (300.000 travailleurs probablement!) qui rend hommage à ce dirigeant aimé. L' émotion est grande dans le monde ainsi qu' en témoignent les messages venus de nombreux coins du globe, avec notamment ceux des Partis communistes: l' internationalisme des travailleurs s' exprimaient ainsi.


Pour conclure: Julien LAHAUT est cet homme qui s' est engagé, dès sa jeunesse, dans le combat pour l' émancipation des travailleurs, pour la libération de toutes les formes d' exploitation et d' oppression de l' homme par l' homme.


Julien Lahaut donne l' exemple d' une vie tout entière au service des travailleurs, d' un dirigeant se plaçant avec un admirable courage à la tête des luttes populaires, en exprimant avec une chaleur combien convaincante, les aspirations profondes des masses populaires. Julien Lahaut savait aussi donner aux revendications de caractère national du peuple wallon, auquel il appartenait, la pleine légitimation d' un contenu de progrès social et démocratique. Et tout en tenant compte des caractéristiques particulières de la lutte de classes dans sa région wallonne, Julien Lahaut, en communiste conséquent, fut un internationaliste donnant toute sa signification au grand mot d' ordre de fraternité: "Prolétaires de tous les pays, unissez - vous !"


Et, à l' avant-garde des luttes quotidiennes contre le grand capital, sur les terrains du niveau de vie, des libertés démocratiques, de la culture, de l' opposition aux guerres impérialistes, Julien Lahaut fut un éveilleur de la conscience prolétarienne jusqu' au niveau de la détermination à aller vers la société nouvelle socialiste, espoir de l' humanité sortant de la barbarie des régimes d' oppression et d' exploitation de l' homme par l' homme.

Ainsi fut Julien LAHAUT !
 
 
 
Ce texte sera assez long. C' est pourquoi, il sera complété progressivement au fur et à mesure de mes rares moments de temps libres.    18/02/2005

 


                                     


      

Cette page a été mise à jour le 04/07/11.               
                                     

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