Roger Romain Courcelles Belgique
Marxisme Léninisme Socialisme Communisme Paix Internationalisme
Anti-racisme Anti-fascisme Unité des Travailleurs : bienvenue !
Faits historiques :1944 - 1945, quand STALINE sauvait la
Belgique...
1944 -
1945 : Quand STALINE, pour contrer l'offensive VON RUNDSTEDT, volait
au secours de l'Occident capitaliste et de la Belgique, en répondant à la
demande urgente de CHURCHILL :
En 1945, les Allemands ont dû
arrêter leur offensive des Ardennes pour tenter de faire face aux divisions
soviétiques. La Belgique fut ainsi sauvée grâce à l'offensive de STALINE sur le
front de l' Est.
Aujourd'hui, on célèbre de plus
en plus la Libération de la Belgique, toujours avec un hommage appuyé
principalement aux troupes américains. C'est une façon d'oublier d'autres volets
historiques. Le 8 mars 1953, on trouvait une version bien différente dans Le Drapeau Rouge, organe du Parti communiste de Belgique
d'alors...
Fin décembre 1944, les troupes
hitlériennes conduites par von Rundstedt, déclenchent une offensive sur le front
ouest dans la région des Ardennes.
Elles percent le front et mettent les
troupes anglo - américaines dans une situation difficile. Les alliés affirmaient
que les Allemands voulaient, en attaquant en direction de Liège, écraser la 1ère
Armée américaine, déboucher sur Anvers, isoler la 9ème Armée américaine, la 2ème
armée Anglaise, la 1ère Armée canadienne et infliger aux alliés un nouveau
Dunkerque pour mettre la Grande - Bretagne hors combat.
Churchill appelle au
secours...
Le 6 janvier 1945, Churchill adressa
dans ces circonstances le message suivant à Staline:
"Des combats très pénibles se
livrent en Occident et le commandement suprême peut être forcé à tout moment de
prendre de graves décisions. Vous savez vous - même par votre propre expérience,
combien alarmante est une situation, lorsqu' il faut défendre un très large
front, après avoir perdu temporairement l' initiative. Le général Eisenhower a
le plus grand désir et éprouve le besoin de savoir dans les lignes essentielles
ce que vous proposez de faire, car cela aura naturellement une répercussion sur
toutes les importantes décisions tant de son côté que du
nôtre.
Conformément à la communication
reçue, notre émissaire, le maréchal en chef d' aviation Tedder se trouvait hier
soir au Caire où il était retenu par les conditions atmosphériques. Son voyage
s' est trouvé fortement prolongé non pas par notre faute. S'il n' est pas encore
arrivé auprès de vous, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me
communiquer si nous pouvons compter sur une grande offensive russe sur le
front de la Vistule ou quelque part, à un autre endroit, au cours de janvier ou
toutes autres informations qu' il vous plaira peut - être d' indiquer. Je ne
communiquerai à personne cette information rigoureusement confidentielle à l'
exception du feldmaréchal Brook et du général Eisenhower et à la condition de
tenir dans le secret le plus strict. J' estime cette affaire
urgente".
"Nous ferons tout notre
possible" répond Staline...
Le 7 janvier 1945, Staline
adressait à Churchill la réponse suivante:
"J' ai reçu dans la soirée du 7
janvier votre message du 6 janvier 1945. Malheureusement, le maréchal en chef d'
aviation, M; Tedder n' est pas encore arrivé à Moscou. Il importe beaucoup d'
utiliser contre les Allemands notre supériorité en artillerie et en aviation. Il
faut à cet effet une temps clair pour l' aviation et l' absence d' une basse
nébulosité qui empêche l' artillerie de mener un tir réglé. Nous nous préparons
à l' offensive, mais actuellement le temps ne la favorise pas.
Cependant, prenant en considération
la situation de nos alliés sur le front ouest, le Grand Quartier Général du
Commandement Suprême a décidé d' achever les préparatifs à un rythme accéléré,
et, sans tenir des conditions atmosphériques, de déclencher de larges opérations
offensives contre les Allemands sur tout le front central, dans la deuxième
moitié de janvier au plus tard. Vous pouvez être sûr que nous ferons tout le
possible pour aider nos glorieuses troupes alliées".
Dans sa réponse à Staline, Churchill
écrivait le 9 janvier:
"Je vous suis très reconnaissant de
votre émouvant message. Je l' ai envoyé au général Eisenhower pour qu' il en
prenne seul connaissance. Qu' un succès complet couronne votre noble
entreprise".
Une offensive gigantesque est
déclenchée...
Désireux d' aider au plus vite les
troupes alliées à l' Ouest, le Commandement Suprême des troupes soviétiques
décide d' avancer la date de l' offensive contre les Allemands sur le front
soviéto - allemand au 12 janvier. Le 12 janvier, une grande offensive des
troupes soviétiques commença sur un large front de la mer Baltique aux Carpates.
Cent cinquante divisions soviétiques, pourvues d' une grande quantité d'
artillerie et d' aviation, entrèrent en action, enfoncèrent le front allemand et
ramenèrent les troupes allemandes à des centaines de kilomètres en arrière. Le
12 janvier, sur le front ouest, les troupes allemandes, y compris les 5ème et
6ème armées blindées qui se préparaient à porter un nouveau coup, interrompirent
leur offensive et dans les cinq à six jours furent retirées du front et
transférées dans l' Est contre les troupes soviétiques qui avançaient. L'
offensive des troupes allemandes dans l' Ouest était mise en échec.
Le 17 janvier 1945, Churchill écrivait à
Staline:
"Je vous suis très reconnaissant de
votre message. Au nom du gouvernement de Sa Majesté et de toute mon âme, je
tiens à vous exprimer notre gratitude et et nos félicitations à l' occasion de
l' offensive gigantesque que vous avez commencée sur le front
est".
Vous êtes maintenant, sans aucun
doute, au courant des plans du général Eisenhower et vous savez jusqu' à quel
point leur réalisation a été retenue et dérangée par l' offensive de von
Rundstedt. Je suis persuadé que des combats vont se livrer sans interruption sur
tout notre front. Le 21ème groupe d' armée britannique, sous le commandement du
feldmaréchal Montgoméry, a commencé aujourd'hui l' offensive dans la zone sud de
Roermond".
L' Armée rouge a brisé le
système de défense allemand...
Dans son ordre du jour aux troupes
soviétiques en date de février 1945, J. Staline disait au sujet de cette
offensive des troupes soviétiques:
"En janvier dernier de l' année
courante, l' Armée rouge a asséné à l' ennemi un coup d' une vigueur sans
précédent sur tout le front, de la Baltique aux Carpates. Elle a brisé sur une
longueur de 1.200 kilomètres le puissant système de défense que les Allemands
avaient mis plusieurs années à construire. Au cours de son offensive, l' Armée
rouge a, par ses actions rapides et habiles, refoulé l' ennemi loin à l'
ouest.
Les succès de notre offensive d'
hiver ont eu avant tout pour résultats de faire échouer l' offensive d' hiver
entreprise par les Allemands à l' Ouest, et qui avait pour but de s'
emparer de la Belgique et de l' Alsace, et ils ont permis aux armées de nos
alliés de passer, à leur tour, à l' offensive contre les Allemands et d'
associer ainsi leurs opérations offensives à l' ouest aux opérations offensives
de l' Armée rouge à l 'est".
Ainsi agissait Staline, commandant
suprême de la glorieuse Armée soviétique qui joua le rôle décisif dans la
libération de l' Europe.
"Le Drapeau Rouge", 8 mars
1953.