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Textes de Tite-Live

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traduction de Eugène LASSERRE, Garnier, 1937

RÉSUMÉ

DU LIVRE DIXIÈME DE L'HISTOIRE DE TITE-LIVE DEPUIS LA FONDATION DE ROME

On envoie des colonies à Sora, à Albe et à Carséoles. On reçoit la soumission des Marses. On augmente le collège des augures, dont on porte le nombre à neuf, au lieu de quatre qu'ils étaient avant. Une loi sur l'appel au peuple est présentée (c'est la troisième fois) par le consul Marcus Valerius. On ajoute deux tribus nouvelles, l'Aniensis et la Terentina. On déclare la guerre aux Samnites et l'on combat souvent contre eux avec succès. Alors que l'on combat contre les Étrusques, les Ombriens, les Samnites et les Gaulois, sous la direction de Publius Decius et de Quintus Fabius, et que l'armée romaine est en grand danger, Publius Decius, suivant l'exemple de son père, se dévoue pour l'armée, et, par sa mort, donne dans ce combat la victoire au peuple romain. Papirius Cursor, en face d'une armée de Samnites qui, s'étant liés par serment afin de combattre avec un courage plus opiniâtre, sont descendus de leur camp en ligne de bataille, les met en déroute. On fait le recensement, on accomplit le "lustre" : on recense deux cent soixante-douze mille trois cent vingt citoyens. 

Nous ne connaissons de toute la deuxième décade de Tite-Live (livres XI à XX) que des résumés. Les voici.

RÉSUMÉS DES LIVRES XI A XX DE L'HISTOIRE DE TITE-LIVE DEPUIS LA FONDATION DE ROME

LIVRE ONZIÈME

Le consul Fabius Gurges ayant échoué devant les Samnites, et le sénat parlant de l'écarter de l'armée, son père, Fabius Maximus, en suppliant d'épargner cette honte à son fils, touche d'autant plus le sénat, qu'il promet de partir comme lieutenant de son fils et tient cette promesse. Aidé par ses conseils et par son action, le consul, son fils, massacre les Samnites et en triomphe ; Caius Pontius, général des Samnites, figure dans son triomphe et est frappé de la hache. - La cité souffrant d'une épidémie, on envoie des ambassadeurs pour apporter la statue d'Esculape d'Épidaure à Rome ; ils rapportent un serpent qui s'était réfugié dans leur navire et en qui on est d'accord pour voir la divinité elle-même. Ce serpent ayant gagné, du bateau, l'île du Tibre, en ce même lieu on fonde un temple à Esculape. - Le consulaire Lucius Postumius, pour avoir, étant commandant d'armée, usé de la main-d'oeuvre de ses soldats sur ses terres, est condamné. - Avec les Samnites, qui demandent la paix, on renouvelle le traité pour la quatrième fois. - Le consul Curius Dentatus, après avoir massacré les Samnites, vaincu les Sabins, qui s'étaient révoltés, et reçu leur soumission, triomphe deux fois pendant la même magistrature. - On envoie des colonies à Castrum, Sena et Hadria. - Création des triumviri capitales. - Le recensement fait, on accomplit le "lustre" : on recense deux cent soixante-douze mille citoyens. A cause des dettes, la plèbe, après de graves et longues séditions, se retire enfin sur le Janicule, d'où le dictateur Quintus Hortensius la fait descendre ; celui-ci meurt au cours même de sa magistrature. - Ce livre contient en outre des opérations contre les Vulsiniens, et aussi contre les Lucaniens, contre qui on avait décidé de porter secours aux gens de Thurium.

LIVRE DOUZIÈME

Des ambassadeurs romains ayant été tués par les Gaulois Sénons, la guerre est déclarée aux Gaulois ; le préteur Lucius Caecilius est massacré par eux avec ses légions. - Les Tarentins, ayant pillé une flotte romaine et tué le duumvir qui la commandait, chassent les ambassadeurs envoyés par le sénat pour se plaindre de ces outrages. C'est pourquoi on leur déclare la guerre. - Les Samnites font défection. - Contre eux et contre les Lucaniens, les Bruttiens, les Etrusques, en quelques combats, plusieurs généraux combattent heureusement. - Pyrrhus, roi d'Épire, vient au secours des Tarentins en Italie. Une légion campanienne, avec le préfet Decius Vibellius, ayant été envoyée pour défendre Rhegium, massacre ses habitants et occupe la ville.

LIVRE TREIZIÈME

Le consul Valérius Laevinus combat Pyrrhus avec peu de bonheur, les soldats romains étant surtout effrayés par l'aspect inaccoutumé des éléphants. Après ce combat, Pyrrhus, examinant les cadavres des Romains tombés dans la bataille, les trouve tous tournés vers l'ennemi. En pillant le pays, il s'avance jusqu'à Rome. Caius Fabricius est envoyé vers lui par le sénat pour traiter du rachat des prisonniers ; le roi tente en vain de lui faire abandonner sa patrie. Les prisonniers sont renvoyés sans rançon. Cineas, envoyé par Pyrrhus au sénat en ambassade, demande que, pour établir la paix, on reçoive le roi à Rome. On décide de discuter cette demande à une séance où les sénateurs seront plus nombreux ; et Appius Claudius, qui, à cause du mauvais état de ses yeux, se tenait depuis longtemps à l'écart des conseils publics, vient à la curie, et fait prévaloir l'avis de refuser la demande de Pyrrhus. - Cneius Domitius, premier censeur plébéien, accomplit le "lustre" ; on recense deux cent quatre vingt-sept mille deux cent vingt-deux citoyens. Pour la seconde fois, on livre bataille à Pyrrhus, avec un résultat douteux. - Avec les Carthaginois, on renouvelle le traité pour la quatrième fois. - Un homme qui était passé de chez Pyrrhus chez le consul Fabricius et lui promettait de donner du poison au roi, est dénoncé et renvoyé à celui-ci. - Le livre contient en outre des succès sur les Lucains et les Bruttiens, les Samnites et les Étrusques.

LIVRE QUATORZIÈME

Pyrrhus passe en Sicile. - Entre autres prodiges, la foudre ayant, au Capitole, abattu la statue de Jupiter, sa tête est découverte par les haruspices. - Curius Dentatus, faisant une levée de troupes, fait vendre, le premier, les biens de qui ne répond pas à l'appel : il vainc aussi Pyrrhus, revenu de Sicile en Italie, et le chasse d'Italie. - Le censeur Fabricius exclut du sénat le consulaire Publius Cornelius Rufinus parce qu'il possède dix livres d'argent travaillé. Le "lustre" ayant été accompli par les censeurs, on recense deux cent soixante et onze mille deux cent trente-quatre citoyens. - Avec le roi d'Égypte Ptolémée, une alliance est conclue. -  La vestale Sextilia, condamnée pour inceste, est enterrée vive. - On envoie des colonies à Posidonia et à Cosa. - Une flotte carthaginoise vient au secours des Tarentins, en violation du traité. - Ce livre contient en outre des succès sur les Lucaniens, les Bruttiens et les Samnites, et la mort du roi Pyrrhus.

LIVRE QUINZIÈME

Aux Tarentins vaincus on accorde la paix et la liberté. La légion de Campaniens qui avait occupé Regiurn, y est assiégée; ils se rendent et sont frappés de la hache. - Des ambassadeurs d'Apollonie envoyés au sénat ayant été maltraités par certains jeunes gens, ceux-ci sont livrés aux Apolloniates. - Aux Picentins vaincus on accorde la paix. - Des colonies sont conduites à Ariminium en Picenum et à Bénévent en Samnium. - Alors pour la première fois le peuple romain commence à se servir d'argent. - Des Ombriens et des Sallentins, vaincus, on reçoit la soumission. - Le nombre des questeurs est augmenté et porté à huit.

LIVRE SEIZIÈME

Origine des Carthaginois et débuts de leur ville. Contre eux et contre Hiéron, roi de Syracuse, le sénat décide qu'il faut porter secours aux Mamertins, après un débat entre partisans et adversaires de cette mesure ; et les armées romaines ayant alors, pour la première fois, passé la mer, on combat assez souvent avec succès contre Hiéron. Il demande la paix, qu'on lui accorde. - Le lustre est accompli par les censeurs ; on recense deux cent quatre-vingt-deux mille deux cent trente-quatre citoyens. - Le premier, Decius Junius Brutus donne au public un spectacle de gladiateurs en l'honneur de son père mort. - On envoie une colonie à Aesernia. - Ce livre contient en outre des succès remportés sur les Carthaginois et les Vulsiniens. Le consul Cneius Cornelius est entouré par une flotte carthaginoise, et fait prisonnier par ruse, après avoir été invité comme pour une entrevue. Le consul Caius Duilius bat la flotte carthaginoise, et, le premier de tous les généraux romains, célèbre un triomphe pour une victoire navale. Pour cette raison, il garde, à titre perpétuel, l'honneur, quand il revient de dîner, de faire porter, au son de la flûte, une torche devant lui. - Le consul Lucius Cornelius combat heureusement, en Sardaigne et en Corse, contre les Sardes, les Corses, et Hannon, chef des Carthaginois. - Le consul Atilius Calatinus, ayant conduit à la légère son armée dans un endroit que cernent les Carthaginois, en sort grâce à la valeur et à l'activité de Marcus Calpurnius, tribun militaire, qui, en faisant une sortie avec trois cents soldats, a attiré les ennemis sur lui. - Hannibal, général carthaginois, la flotte qu'il commandait ayant été vaincue, est mis en croix par ses soldats. - Le consul Atilius Regulus, ayant vaincu les Carthaginois dans un combat naval, passe en Afrique.

LIVRE DIX-HUITIÈME

Atilius Regulus, en Afrique, tue, après avoir perdu à cause de lui beaucoup de soldats, un serpent d'une taille monstrueuse ; après avoir remporté plusieurs victoires sur les Carthaginois, le sénat n'envoyant pas de successeur à ce chef victorieux, il s'en plaint dans une lettre au sénat, dans laquelle, entre autres raisons qui lui font demander un successeur, on voit que sa petite propriété est abandonnée par ses domestiques. Puis, le destin voulant, en Régulus, fournir un grand exemple de bonne et de mauvaise fortune, les Carthaginois font venir Xanthippe, général lacédémonien, et Regulus est vaincu dans une bataille et fait prisonnier. Ensuite des succès de tous les généraux romains sur terre et sur mer sont gâtés par le naufrage des flottes. - Tiberius Coruncanius est le premier des plébéiens nommé grand pontife. - Les censeurs Publius Sempronius Sophus et Manius Valerius Maximus, dressant la liste des sénateurs, excluent du sénat seize membres ; ils accomplissent le "lustre", où sont recensés deux cent quatre-vingt-dix-sept mille sept cent quatre-vingt-dix-sept citoyens. Regulus, envoyé au sénat par les Carthaginois pour traiter de la paix et, s'il ne peut l'obtenir, de l'échange des prisonniers, mais lié par le serment de revenir à Carthage, si les Romains décident de ne pas échanger les prisonniers, conseille au sénat de refuser l'une et l'autre ; et comme, fidèle à son serment, il est retourné à Carthage, les Carthaginois le mettent au supplice et il meurt.

LIVRE DIX-NEUVIÈME

Caecilius Metellus, vainqueur des Carthaginois, célèbre un brillant triomphe, où figurent treize chefs ennemis et cent vingt éléphants. Le consul Claudius Pulcher, parti malgré les auspices, ordonne de jeter dans l'eau les poulets sacrés qui ne veulent pas manger ; il livre sur mer une bataille malheureuse aux Carthaginois ; rappelé par le sénat et invité à nommer un dictateur, il nomme Claudius Glicia, un homme du dernier rang, qui, forcé d'abdiquer sa magistrature, assiste par la suite aux jeux en robe prétexte. Aulus Atilius Calatinus est le premier dictateur à conduire une armée hors de l'Italie. On échange les prisonniers avec les Carthaginois. - Des colonies sont envoyées à Fregènes, et dans le territoire sallentin à Brindes. - Les censeurs accomplissent le "lustre" ; on recense deux cent quarante et un mille deux cent douze citoyens. - Claudia, soueur de ce Publius Claudius qui, pour avoir méprisé les auspices, avait été vaincu comme, au retour des jeux, elle se trouve pressée par la foule, dit : "Puisse mon frère vivre encore et commander à nouveau une flotte !" Elle est, pour cela, punie d'une amende. - Pour la première fois on nomme deux préteurs. - Caecilius Metellus, grand pontife, comme Aulus Postumius, consul, mais en même temps flamine de Mars, voulait partir pour faire la guerre, le retient à Rome et ne le laisse pas abandonner ses fonctions sacrées.
Plusieurs généraux ayant battu les Carthaginois, le consul Caius Lutatius couronne ces victoires en battant aux îles Aegates la flotte carthaginoise. Les Carthaginois demandent la paix, qu'on leur accorde. - Le temple de Vesta brûle ; Caecilius Metellus, grand pontife, arrache à l'incendie les objets sacrés. - On ajoute deux tribus nouvelles, la Velina et la Quirina.

LIVRE VINGTIÈME

Les Falisques s'étant révoltés, au bout de cinq ,jours, complètement domptés, ils viennent se soumettre. - On envoie une colonie à Spolète. -  On fait avancer pour la première fois une armée contre les Ligures. - Les Sarcles et les Corses s'étant révoltés, sont soumis. 
La vestale Tuccia est condamnée pour inceste. - La guerre est déclarée aux Illyriens pour avoir tué un des ambassadeurs envoyés vers eux, et, soumis, ils viennent se rendre. - Le nombre des préteurs est augmenté et porté à quatre. Des Gaulois transalpins, qui avaient fait irruption en Italie, sont massacrés. Dans cette guerre, le peuple romain, d'après Fabius, eut huit cent [mille] hommes sous les armes, Romains ou Latins. Les armées romaines ayant pour la première fois traversé le Pô, les Gaulois Insubres, mis en déroute dans plusieurs combats, viennent se soumettre. Le consul Marcus Claudius Marcellus, ayant tué le chef des Gaulois Insubres Virdomar, remporte des dépouilles opimes. - Les Histri sont soumis. De même les Illyriens, s'étant révoltés, sont domptés et viennent se soumettre. -  Les censeurs accomplissent trois fois le "lustre" ; au premier on recense deux cent soixante-dix mille sept cent treize citoyens... - Les affranchis sont ramenés dans quatre tribus, alors qu'avant ils avaient été répartis dans toutes : l'Esquiline, la Palatine, la Suburane et la Colline. - Le censeur Caius Flaminius établit la voie Flaminia et construit le cirque Flaminius. - On conduit des colonies, dans le territoire pris aux Gaulois, à Plaisance et à Crémone.

RÉSUMÉ DU LIVRE VINGT ET UNIÈME DE L'HISTOIRE DE TITE-LIVE  DEPUIS LA FONDATION DE ROME

Ce livre raconte la naissance de la seconde guerre punique et le passage d'Hannibal, général des Carthaginois, au delà de l'Hèbre, contrairement au traité. Assiégée par lui, Sagonte, cité d'alliés du peuple romain, est prise après sept mois de siège. Pour ces outrages, on envoie des ambassadeurs réclamer à Carthage. Les Carthaginois refusant de leur donner satisfaction, on leur déclara la guerre. Hannibal, ayant franchi un col des Pyrénées, arriva, à travers les Gaules, après avoir dispersé les Volques, qui s'efforçaient de l'arrêter, aux Alpes, et, les ayant franchies péniblement, après avoir repoussé aussi, en plusieurs combats, les montagnards gaulois dressés devant lui, descendit en Italie ; sur le Tessin, il battit les Romains dans un combat de cavalerie. Blessé là, Publius Cornélius Scipion fut protégé par son fils, qui reçut plus tard le nom d'Africain. L'armée romaine vaincue une seconde fois sur la Trébie, Hannibal passa aussi l'Apennin, où ses soldats souffrirent extrêmement de la violence des tempêtes. Cneius Cornelius Scipion, en Espagne, combattit heureusement les Carthaginois, prenant le chef des ennemis, Magon.

RÉSUMÉ DU LIVRE VINGT-DEUXIÈME DE L'HISTOIRE DE TITE-LIVE DEPUIS LA FONDATION DE ROME

Hannibal, ayant perdu un oeil par suite de ses veilles continuelles dans les marais, arrive en Étrurie ; dans ces marais il avait marché quatre jours et trois nuits sans aucun repos. - Le consul Caius Flaminius, homme imprudent, parti malgré de mauvais auspices, après avoir fait arracher à la pioche les drapeaux qu'on ne pouvait retirer du sol, et avoir roulé par-dessus la tête du cheval sur lequel il était monté, est cerné par Hannibal dans une embuscade et massacré avec son armée prés du lac Trasimène. Six mille hommes qui avaient percé les lignes ennemies sont, malgré la parole d'Adherbal, enchaînés par suite de la perfidie d'Hannibal. - Tandis qu'à la nouvelle de la défaite Rome est dans le deuil, deux mères, en recevant leurs fils, meurent de cette joie inespérée. Pour le désastre, sur les indications des livres Sibyllins, on voue un "printemps sacré". - Puis, alors que Quintus Fabius Maximus, dictateur, envoyé contre Hannibal, ne veut pas lui livrer bataille, pour ne pas exposer à une lutte contre un ennemi fier de tant de victoires des soldats effrayés par leurs échecs, et qu'en se plaçant seulement devant lui il arrête ses efforts, Marcus Minucius, maître de la cavalerie, hardi et imprudent, en accusant le dictateur de mollesse et de peur, se fait donner par un vote du peuple un pouvoir égal à celui du dictateur ; l'armée partagée entre eux, Minucius, ayant livré bataille sur un terrain défavorable, et ses légions étant en grand danger, est sauvé par l'arrivée de Fabius Maximus et de ses troupes. Cédant à ce bienfait, il joint son camp à celui du dictateur, le salue du nom de père e! ordonne à ses soldats de faire de même. - Hannibal, après avoir ravagé la Campanie, se trouvant enfermé par Fabius entre la ville de Casilinum et le mont Callicula, en attachant des sarments aux cornes de boeufs et en les allumant, met en fuite les troupes romaines postées sur le Callicula, et franchit ainsi le défilé. Il épargne aussi la propriété du dictateur Fabius Maximus, quand il brûle tous les alentours, pour le faire soupçonner de trahison. Puis, sous le commandement des consuls Paul-Émile et Terentius Varron, on subit devant Hannibal, à Cannes, une grande défaite; dans ce combat sont tués 45.000 Romains avec le consul Paul-Émile, 90 sénateurs, 30 anciens consuls, anciens préteurs ou anciens édiles. Après quoi, comme de jeunes nobles, par désespoir, concevaient le dessein d'abandonner l'Italie, le tribun militaire Publius Cornelius Scipion, surnommé plus tard l'Africain, tirant le fer sur la tête des délibérants, jure de tenir pour ennemi celui qui n'aura pas juré en ses termes, et obtient que tous s'engagent par serment à ne pas abandonner l'Italie. - Faute d'hommes on arme 8.000 esclaves. Quoi qu'il soit possible de racheter les prisonniers, on ne les rachète pas. Le livre contient en outre le tableau de l'agitation et du deuil à Rome, et des opérations en Espagne, plus heureuses. Opimia et Florentia, vierges Vestales, sont condamnées pour inceste. On se porte au-devant de Varron et on le remercie de n'avoir pas désespéré de l'État.